La religion du chiffre, les CDC et les statistiques interdites

Les CDC, ou Centers for Disease Control, constituent l’agence fédérale de santé publique des États-unis. Elle vient de publier des statistiques étranges, qui seraient interdites en France puisqu’il n’est pas question ici de classer les individus selon leur appartenance ethnique.

Voici le graphe qui en résulte, concernant la population tous âges confondus à gauche, et de 18 à 22 ans à droite (donc correspondant aux étudiants de retour à l’université) :


Une chose est frappante sur ces deux graphes : l’extrême symétrie entre la courbe rouge (qui monte de façon “inquiétante” fin août et correspond à la population blanche non-hispanique) et la courbe bleue, qui correspond à la population “hispanique”. Il en résulte que si l’on additionne les deux, on aboutit à un total à peu près invariable au cours du temps.

Quelle est la bonne interprétation de ce joli dessin ?

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Le Pr. Toussaint révèle ce qui se cache derrière
la propagande de la 2ème vague (CNews)

(source)

Et pour mettre un exemple concret sur ce que dit le Pr. Toussaint, voici un témoignage de mère d’élève :

C… a raté sa rentrée en khâgne à XXX hier. Pour être certaine qu’elle n’avait plus rien (faibles traces avec juste perte d’odorat  il y a une semaine et traitement zinc+plaquenil+zythromax), elle a voulu vérifier avant d’aller en cours.
Devant les centaines de queues en labos débordés, nous avons fait le test gratuit public de la mairie au stade Emile Antoine. Quelle erreur !!!!
Le lendemain matin le labo m’appelle en me disant qu’elle a de très faibles traces d’ARN et n’est pas contagieuse. Mais elle est comptabilisée tout de même positive.
La lettre du ministère de la Santé tombe : confinement, traçage contacts et appli StopCovid.
Pas de maladie + masques généralises pour tous, le tour est joué !

 

Les (vrais) masques tombent (Marc Henry)

[Note de l’administrateur de ce blog : Marc Henry est un chimiste, professeur des universités, qui fait honneur à cette institution à une époque où la majorité de ses collègues ruine consciencieusement sa réputation par un suivisme consternant. Esprit indépendant, il a derrière lui une brillante carrière de chercheur… comme d’autres.

On prêtera particulièrement attention à la section “Que dit la science ?” de son article. Bien entendu, il s’agit de lois fondamentales parfaitement établies et générales – au contraire de celles, assez souples et contingentes, de la médecine – qui rendent la démonstration implacable. Attendons-nous donc à ce qu’il soit traîné dans la boue s’il persiste à défendre la raison !

On pourra lire aussi avec grand intérêt un autre article récent de lui (janvier 2020 – mais c’était encore le monde d’avant !) sur ce qu’est – ou n’est pas – la médecine. Les ignorants en prennent pour leur grade, et c’est tant mieux.

PS : l’être humain Marc Henry ne doit pas être confondu avec un extra-terrestre homonyme.]


Une situation de dictature

Après deux mois d’interruption estivale, je reprends la plume. Car côté COVID-19, la situation est devenue ubuesque. Dans les grandes villes, on ne peut plus sortir dehors sans porter un masque sur son visage. Notre meilleur virologue est traîné devant un conseil de l’ordre comme un vulgaire charlatan. On prétend que les cas de contamination explosent alors les hospitalisations restent stables. Peu de gens semblent avoir compris que l’obligation de se voiler la face en public a pour corollaire logique de lever le masque d’hypocrisie porté habituellement par nos dirigeants.

Expliquons-nous. On assiste actuellement à la mise en place d’une véritable dictature hygiéniste. Les caractéristiques d’une dictature sont de fait bien là. Obligation de faire certaines choses bridant les libertés fondamentales d’une population. Recours à la force policière en cas de non-respect des obligations imposées par un nombre très restreint de personnes à des millions d’individus. Recours massif à la propagande de contre-vérités flagrantes via une main-mise sur les grands média.

La nuit des longs couteaux

Dans ce climat détestable, la chaîne ARTE a eu l’excellente idée de diffuser un documentaire passionnant. Il portait sur la nuit des longs couteaux en juillet 1933. On y analyse comment toute une société démocratique a pu basculer en seulement 3 jours dans la dictature nazie. Ceci sous l’impulsion d’une minorité aux idées bien arrêtées se drapant pour agir dans une légitimité sortie des urnes.

Il est peut-être temps de rappeler ici l’avertissement du poète allemand Johann Wolfgang von Goethe. Selon lui, « Ceux qui ne comprennent pas leur passé sont condamnés à le revivre ». Car, il y a une leçon que l’on peut tirer de la nuit des longs couteaux. C’est que la dictature peut s’imposer avec l’accord du peuple et non contre sa volonté. Il suffit pour cela de l’endoctriner convenablement via des techniques éprouvées. La toute première technique est un signe de ralliement ostensible qui permet clairement d’identifier les individus récalcitrants. Cela peut être un bras tendu vers le haut ou le port d’un objet visible par tous. Aujourd’hui, le signe de ralliement à la cause totalitaire est le port du masque. Gare à ceux qui refusent de se plier à la règle.

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En France, une poignée d’individus face au totalitarisme pseudo sanitaire (Un peu d’air frais)

[Note de l’administrateur de ce blog : sombre, violent, à l’image des temps.]


“La bourgeoisie a dépouillé de leur auréole toutes les professions jusque-là réputées vénérables et vénérées. Du médecin, du juriste, du prêtre, du poète, du savant, elle a fait des travailleurs salariés.”

Manifeste du parti communiste, Karl Marx, Friedrich Engels

“Or aujourd’hui, les individus, c’est ce qui manque le plus. Le marxisme nous avait assez expliqué que l’homme n’est que le produit des conditions sociales dans lesquelles il vit, que sa conscience individuelle n’est qu’une illusion, sa liberté un leurre, etc. Eh bien, voilà, à force d’écrire des choses horribles, elles finissent par arriver !”

Dialogues sur l’achèvement des temps modernes, Jaime Semprun

 

La société du spectacle qui n’est que l’exercice du pouvoir par la pratique permanente du mensonge, aboutit inéluctablement à sa forme politique la plus adéquate : le totalitarisme.

La fausse pandémie du coronavirus est le moyen efficace et opportuniste de son instauration. Le virus existe et a tué mais ce fut le plus souvent dû à la volonté implacable de l’Etat moderne capitaliste mondialiste d’interdire les traitements existants. La mise en scène sordide des nécromanciens de l’Etat attisant la terreur avec le chiffrage quotidien des décès restera l’exemple le plus abominable de la pratique du mensonge politico-médiatique. Qu’il soit clair que nous ne nions pas l’existence du virus et son caractère agressif, que son origine soit naturelle ou due à une fabrication en laboratoire avec fuite accidentelle ou encore à des fins d’utilisation d’arme bactériologique. Mais l’escroquerie de la production falsifiée des chiffres des décès, le confinement autoritaire et le déni des traitements entre autres par la mise au ban de l’hydroxychloroquine, ont représenté les moyens sûrs de la production d’une terreur de masse justifiant la voie totalitaire.

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Bonus : témoignage d’une mère d’élève de 6ème, France, 3 septembre 2020.

Robert Kennedy Jr,
discours historique du 29 août 2020 à Berlin

[Note de l’administrateur de ce blog : les “grands” media en ont-il parlé ? Vous ont-ils montré cette foule immense venu l’écouter (et en écouter d’autres) ?]


Grande interview de Guy Courtois, auteur du livre :
Et si Didier Raoult avait raison ? (France Soir)

[Note de l’administrateur de ce blog : France Soir semble bien, comme on l’avait déjà remarqué, être un des seuls journaux français grand public à faire encore du véritable journalisme.

Souhaitons-lui de ne pas subir le sort des autres titres (en chute plus ou moins libre en raison de leurs mensonges répétés) et de faire des émules.]


INTERVIEW : Guy Courtois est l’auteur de « Et si Didier Raoult avait raison ? Les coulisses d’un scandale international. » un ouvrage qui s’intéresse à la crise sanitaire mondiale que nous vivons encore.

FS : Tout d’abord Guy Courtois, qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au professeur Raoult et à cette crise ?

Guy Courtois : Dans ma vie personnelle, plusieurs personnes de mon entourage plus ou moins proches sont décédées du Covid-19. Huit exactement. 4 en France, 2 en Espagne et 2 en Italie dont une personne âgée par glissement. Je dois avouer que j’ai été bouleversé. Et ça m’a interrogé.

Par ailleurs, pendant la période de confinement, j’avais du temps libre. Mon activité professionnelle étant au ralenti. Comme beaucoup, j’étais en télétravail ; je suis consultant en stratégie. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressé à cette crise qui frappait de plein fouet beaucoup de pays dans le monde !

Et là, je me suis rendu compte qu’il y a des choses très surprenantes et j’ai voulu comprendre. Je suis curieux de nature, et du coup, je me suis mis à enquêter.

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Analyse stratégique de la pandémie avec Slobodan Despot (Régénère)

[Note de l’administrateur de ce blog : une heure et demie de conversation passionnante entre Slobodan Despot (cofondateur de l’Antipresse) et Thierry Casasnovas, miraculé d’une précédente vie d’excès en tout genre qui a choisi de partager son expérience en éduquant ses semblables à la physiologie humaine. Ce qui ne plaît pas à tout le monde, puisque certains s’emploient à ruiner sa crédibilité via une chaîne YouTube dédiée… qui reste une chaîne YouTube, c’est-à-dire du virtuel (même si, reconnaissons-le, il n’est pas très difficile de trouver des perles dans les centaines d’heures de vidéos du très bavard Casasnovas) et pas de l’expérience concrète.

Mais ici, nous avons un débat de haute tenue philosophique, où les habitués de Thierry seront étonnés de le voir écouter religieusement son invité et ne presque pas ouvrir la bouche. C’est un signe.

Ne pas oublier de consulter également les liens donnés sous la vidéo sur YouTube, notamment pour les articles de Slobodan Despot et son récit de l’expérience du jeûne, sans oublier un conseil pour “45 lectures qui forment la jeunesse sans forcément l’emmerder”.]


Question de vie ou de mort : qui va GAGNER ?
(Santé Corps Esprit)

[Note de l’administrateur de ce blog : c’est en effet la seule véritable question que pose la Covid-19, une maladie qui aurait pu être assez quelconque si des gouvernements et des media n’avaient pas volontairement créé une psychose, et même renforcé cette psychose en prenant toutes les mesures possibles pour que le nombre de victimes augmente. Rappelons donc deux chiffres objectifs, témoignant de la déconnexion entre l’ampleur réelle de l’épidémie et les réactions gouvernementales.

  1. En France, lors de l’hiver 2016-2017, la surmortalité due à la grippe saisonnière a été estimée à plus de 20 000 décès (voir ce bulletin de Santé Publique France, p. 474, et ne pas se fier à son résumé qui fait état de “seulement” 14 400 décès supplémentaires), ce qui n’est pas radicalement différent des 28 000 décès actuellement attribués à la Covid-19 en France, en fin d’épidémie, et au prix d’une inflation délibérée des chiffres (beaucoup de morts, non testés, sont en réalité morts d’autre chose) sans parler du refus de soins ;
  2. Au Vietnam, pays frontalier de la Chine touché dès les débuts de l’épidémie, à forte densité de population, le gouvernement a lui aussi prôné le confinement alors que l’épidémie a fait, à ce jour… 324 cas confirmés et zéro mort.

On pourra aussi consulter ce bilan du 14 mai 2020 sur l’épidémie de Covid-19 et constater que, si le pic de mortalité hebdomadaire (p. 20) a bien atteint des hauteurs nettement supérieures (environ 15 000) au maximum de début 2017 (environ 12 000), et ceci principalement à cause d’une concentration des cas dans quelques zones très touchées (Grand Est, région parisienne), d’hôpitaux sinistrés donc débordés (trois fois moins de lits en soins intensifs, pour le même nombre d’habitants, en France qu’en Allemagne) et d’un refus de soins par les “autorités de santé” (ou de mort ?), l’aire sous le pic, représentant la surmortalité totale, n’est pas radicalement différente à ce qu’elle était lors de l’hiver 2016-2017.]


Après la crise du coronavirus, un combat magistral va commencer.

Une lutte à mort entre deux camps irréconciliables.

Les enjeux sont immenses.

Nous avons un choix de civilisation à faire, entre deux voies possibles :

  • Soit le bon sens écologique, l’humanité et la liberté ;
  • Soit le « tout-chimie », la surveillance et la censure.

Qui va gagner ?

Cela dépend de notre réaction à tous.

Comptez-sur moi, en tout cas, pour me battre comme un lion.

Car je refuse catégoriquement ce qu’une partie de nos élites nous prépare :

Réveillons-nous ! Voici la vie qu’ils veulent nous imposer

Voici ce qu’a déclaré le Dr Anthony Fauci, le patron de la réponse sanitaire aux Etats-Unis :

« Je pense que nous ne devrions plus jamais nous serrer la main ».

Derrière cette phrase stupide, il y a une idéologie précise, profonde et dangereuse.

Il est très important d’en être conscient, alors voici ses 4 éléments fondamentaux :

  1. Les virus et bactéries seraient des « ennemis mortels » du genre humain

Ils veulent nous empêcher de nous serrer la main, comme si les microbes étaient toujours des ennemis à abattre.

Mais c’est une erreur colossale, comme l’ont montré les découvertes récentes sur le microbiote !

En réalité, nous formons une véritable « symbiose » avec les bonnes bactéries qui pullulent dans notre intestin, sur notre peau et un peu partout dans notre corps !

On commence à comprendre que les bactéries peuvent être des alliées… et ce qui nous rend malade, ce sont généralement les déséquilibres bactériens !

Prenez la bactérie Helicobacter Pylori, qui a été diabolisée depuis qu’on a découvert qu’elle est impliquée dans les ulcères de l’estomac.

Des chercheurs commencent à réaliser que cette bactérie n’est pas mauvaise en soi.

Au contraire, Helicobacter Pylori aurait aussi des effets positifs pour la santé, notamment contre l’obésité et l’inflammation chronique.

Des chercheurs ont même découvert, à leur stupéfaction, que les gènes de cette bactérie améliorent le fonctionnement de nos intestins et pourrait éloigner les maladies inflammatoires :

« Il est incroyable que l’ADN de cette bactérie ait une influence significative sur l’immunité intestinale de la personne qui l’abrite », ont déclaré ces chercheurs.

En fait, c’est « incroyable » uniquement pour ceux qui ont une vision simpliste des microbes.

Helicobacter Pylori cohabite avec l’homme depuis au moins 50 000 ans. Il n’est donc pas étonnant que nous ayons appris à vivre en harmonie avec elle…

…comme avec la plupart des microbes qui nous entourent !

Et on commence à se rendre compte qu’il ne faut surtout pas les traiter en ennemis.

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En pleine pandémie, quelle priorité pour le “philanthrope” Soros ? “abolir la famille” !

Vous l’avez compris dès la lecture du titre, les guillemets sont nécessaires : les premiers pour étendre les bases de la philanthropie à tous ceux qui veulent d’abord créer le chaos pour pouvoir reconstruire le monde à leur idée, et les seconds pour bien insister sur la véracité de la citation. Dans un article du 24 mars 2020 publié sur le site de openDemocracy, une des nombreuses ramifications des Open Society Foundations du milliardaire George Soros, une certaine Sophie Lewis ne trouve rien de mieux que de titrer : “La crise du coronavirus montre qu’il est temps d’abolir la famille“. Au cas où le cheminement logique qui mène à cette déduction vous échapperait encore, je vous propose ci-dessous la traduction de cet article, afin que chacun puisse s’imprégner de la sagesse de l’auteur. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement avec un prénom pareil ?

———————————— Début de la traduction ————————————

Que nous apprend la pandémie sur la famille nucléaire
et le domicile privé ?

Sophie Lewis, 24 mars 2020

Au moment d’écrire ces lignes, l’humanité est bel et bien entrée dans l’ère du coronavirus.

Dans l’espoir « d’aplanir la courbe » de la pandémie, de vastes pans de la société ont adopté des pratiques de ralentissement de la contagion (qu’elles soient obligatoires, volontaires ou semi-volontaires, selon la législature locale) appelées « distanciation sociale » et « confinement ».

Les media sont inondés de chroniques sur ces pratiques, dont beaucoup sont naturellement anxiogènes, provoquant un état de choc et de désespoir, en raison de la perte de revenus ou de la peur d’une mauvaise santé pour ses proches. Pourtant, beaucoup d’individus, au contraire, prennent cela avec humour, sont enthousiasmés et heureux de ne pas travailler, et font preuve d’une créativité comique due au confinement surprise (par exemple : jouer au morpion avec son poisson rouge ; faire le DJ avec les plaques de cuisson de la cuisinière ou simuler un trajet dans le métro en agrippant la barre du rideau de la douche).

Certes, il y a eu des tentations totalitaires et des appels à une prise en main autoritaire de la situation par l’État, mais l’entraide s’est également développée : organisation de courses et fourniture de désinfectants pour les personnes immunodéprimées ; garde d’enfants et kits d’injection pour les professionnels du sexe et les toxicomanes ; facilités de paiement ; moratoires d’expulsion ; grèves des loyers et efforts pour assurer un refuge aux sans-abri. Cette dernière mesure, en particulier, met en lumière un point crucial, inavoué et pratiquement jamais discuté de la réponse à la pandémie : les domiciles privés.

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Le coup d’État technologique (Journal de Coronafoirus, 6e semaine) — L’édifiante histoire du naufrage Theranos (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : le “Journal de Coronafoirus” est un échappatoire hebdomadaire délicieux offert par l’Antipresse à l’obscurantisme scientiste ambiant, dont je reproduis ici un extrait. Il permet non seulement de se détendre mais aussi d’entrevoir les raisons de l’effondrement prochain de la psychose COVID-19 et avec lui, des projets délirants et totalitaires d’une hyperclasse hors-sol.

L’éternel retour du réel, en somme. Et n’oubliez pas de soutenir l’Antipresse en vous y abonnant !]


2 mai 2020. Samedi. Elizabeth Holmes passait pour l’un des rares génies féminins — sinon le seul — de la Silicon Valley. On l’appelait le Steve Jobs de la médecine. Elle favorisait la comparaison en portant hiver comme été un col roulé noir, comme son modèle. Comme son modèle, elle était habitée par une idée à la fois populaire et sophistiquée qui allait révolutionner la vie de tous : elle voulait rendre l’analyse du sang universellement accessible — et même l’intégrer à l’équipement domestique. Son invention consistait à comprimer l’équivalent d’un labo d’analyses sanguines dans un boîtier à peine plus grand qu’une machine à espresso. Il suffisait de prélever une goutte de sang au bout d’un doigt, de manière quasi indolore, et Edison faisait le reste : des centaines de tests en moins de temps qu’il ne faut pour se mettre un sparadrap.

Adieu terrifiantes aiguilles, adieu fioles, adieu attentes sans fin…

Sur cette promesse, Elisabeth avait recruté une équipe de biologistes et d’ingénieurs du plus haut niveau et implanté son label Theranos à deux pas des géants de la tech. Le board de sa compagnie se composait de noms retentissants tels George Schultz, ex-secrétaire d’État à l’économie, William Perry, ex-secrétaire à la Défense, le général James Mattis, David Boies, l’un des plus redoutables avocats des États-Unis, et même le légendaire gourou de la géopolitique Henry Kissinger ! Parmi les investisseurs, l’on retrouvait des figures non moindres, à commencer par des requins de haut vol comme Rupert Murdoch et Warren Buffett. Leur foi dans son projet égalait presque la confiance qu’elle-même s’accordait. Cette poupée Barbie aux grands yeux écarquillés avait fait la couverture de tous les magazines. Elle avait levé sur les promesses de son minilabo quelque 700 millions de dollars. En 2015, à 31 ans, elle était devenue selon Forbes la plus jeune milliardaire à ne pas avoir hérité de sa fortune. Détentrice d’une moitié des actions de Theranos, elle «pesait» alors 4,5 milliards. Personne n’avait jamais fait mieux.

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