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ce que les media ne vous disent pas

Jeune, “en pleine santé” et décédé de la COVID-19 :
ce que les media ne vous disent pas

Feu Dmitriy Stuzhuk. D'autres photos permettent de mieux voir quel était l'état de son système veineux.

Feu Dmitriy Stuzhuk.
D’autres photos permettent de mieux voir quel était l’état de son système veineux.

Récemment, plusieurs titres de presse “grand public” ont relaté l’histoire édifiante de ce jeune “influenceur” ukrainien, “star du fitness”, décédé de la COVID-19 à 33 ans alors qu’il était “en pleine santé”.

Voici quelques titres que l’on peut facilement retrouver en tapant son nom, Dmitriy Stuzhuk, dans un moteur de recherche :

Le message est clair : La COVID-19 peut frapper partout, même les personnes jeunes et en bonne santé, et son doigt vengeur peut vous envoyer au cimetière après d’atroces souffrances, même et surtout si vous ne croyez pas en elle. Vous serez châtiés !

À moins que… la réalité ne soit quelque peu différente.

On le sait maintenant, la maladie COVID-19 (à ne pas confondre avec le virus SARS-CoV-2, qui la provoque parfois), particulièrement dans ses formes critiques, provoque un dysfonctionnement de la coagulation sanguine. Citons Wikipédia :

Le risque thromboembolique est une complication des formes critiques. Ces dernières s’accompagnent d’un état d’hypercoagulabilité, et on observe une corrélation entre le taux de D-dimère et le risque de mortalité. L’embolie massive est une cause majeure de mortalité, surtout chez les sujets jeunes et chez les patients sévèrement atteints.

Or, quiconque a, comme moi, passé du temps en salle de sport, plus précisément du côté des adeptes du soulevage de fonte, en croisant des “athlètes” évoluant en quelques mois du physique d’Élie Semoun à celui de Simeon Panda, doit savoir que ces sportifs miraculeux ne doivent pas leurs progrès qu’à une hygiène de vie exemplaire.

Alors, devez-vous craindre la fin du monde et commencer à rédiger vos dernières volontés, si vous êtes jeune, sportif et musclé, ou mieux connaître les lois de la physiologie humaine pour profiter longtemps de l’existence en bonne santé (voire remonter la pente après être tombé au plus bas) ? Plutôt que de vous dire ce que vous devez penser, en ces temps d’injonctions hystériques paranoïaques, je préfère vous conseiller de regarder l’intégralité de la vidéo ci-dessous et conclure par vous-même.

Et sans vouloir vous influencer le moins du monde (d’ailleurs, je ne suis pas, moi, influenceur), je rappellerai juste pour terminer le taux de létalité (Infection Fatality Rate)1 de la COVID-19 tel qu’il est officiellement reporté2 par l’administration fédérale américaine des Centers for Disease Control, en fonction des tranches d’âge (mais sans tenir compte des comorbidités éventuelles) :

  • de 0 à 19 ans : 0,00003 soit 0,003 %
  • de 20 à 49 ans : 0,0002 soit 0,02 %
  • de 50 à 69 ans : 0,005 soit 0,5 %
  • plus de 70 ans (mais moins de 80) : 0,054 soit 5,4 %

À titre de comparaison, la varicelle a un taux de létalité chez les enfants (non vaccinés) de 0,001 % et de 0,02 % chez les adultes (non vaccinés). J’ai personnellement survécu à cette terrible maladie, que m’avaient gracieusement refilé mes propres enfants, au printemps de cette année.

  1. Il faut remarquer que l’anglais fait une différence entre IFR (Infection Fatality Rate, ou Ratio) et CFR (Case Fatality Rate). Le premier tente de tenir compte de la totalité des personnes infectées, même asymptomatiques et non détectées.
  2. Et tiré de cette publication scientifique

2 commentaires sur “Jeune, “en pleine santé” et décédé de la COVID-19 :
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