Le message symbolique et non verbal du président Assad qui affole les analystes israéliens et les cabbalistes du monde entier (Strategika 51)

[Note de l’administrateur de ce blog : voilà qui prouve que celui qui “ne mériterait pas d’être sur la Terre” (dixit Laurent Fabius) a parfaitement compris à quelle hydre il avait affaire. Tant mieux pour nous : Rumpelstilzchen va trépigner de plus belle.

Pour ceux qui ont encore des doutes sur l’idéologie folle qui s’est emparée de “l’Occident”, je conseille notamment la lecture de :


Lors d’un discours commémorant la victoire d’Alep le 17 février dernier, le président de la République Arabe de Syrie est apparu dans un bureau où il n’y avait aucun drapeau syrien ou armoire de l’Etat syrien.

Attablé derrière un bureau vide mis à part un moniteur discret, le président Assad a délivré son discours en mettant à sa droite un faucon dont les yeux étaient tournés vers la droite et une très étrange fiole en verre remplie de liquide de couleur ambre à sa gauche.

Le président Bashar Al-Assad a tenu à ce que ces deux objets remplacent respectivement le drapeau national syrien et les armoiries de l’État avant la diffusion d’un message destiné à célébrer la victoire d’Alep. Ce message aurait pu passer inaperçu si ce n’est l’affolement qui a commencé à s’emparer des cabbalistes et des analystes israéliens qui ont commencé à décoder la symbolique cachée des images de ce discours. C’est en fait un message dans le message destiné au mouvement sioniste international et à la Cabbale talmudiste au pouvoir en Israël et imprégnant les États profonds aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne. Le décryptage de ce message non verbal affole l’internationale sioniste et les dirigeants israéliens dont la superstition est toujours sans aucune limite. Il implique trois éléments importants:L’absence de drapeau syrien et de tout signe représentatif de la République Arabe Syrienne indique que la guerre en cours ne concerne pas la Syrie mais relève d’un conflit plus grand et plus étendu impliquant des acteurs non toujours identifiés par la communication verbale, conventionnelle et formatée.

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États-Unis/Iran : western asymétrique et
détestation globale… (Richard Labévière)

Richard Labévière

[Note de l’administrateur de ce blog : il reste encore des journalistes capables de faire leur métier, Richard Labévière est l’un d’eux.]


En tuant — vendredi dernier près de l’aéroport de Bagdad dans une attaque au drone — le général Qassem Soleimani (62 ans) — commandant de la brigade Al-Qods (Jérusalem) des forces spéciales des Gardiens de la révolution et des opérations extérieures — Washington a pris la responsabilité d’aggraver trois dynamiques : 1) celle des différents fronts militaires de la région : Syrie, Liban, Irak, Yémen, détroit d’Ormuz et Méditerranée orientale ; 2) celle d’un resserrement nationaliste autour du guide suprême de la Révolution Ali Khamenei ; 3) enfin, celle d’une détestation mondiale croissante et d’un rejet américain qui rejaillit sur l’ensemble des Occidentaux.

Assimilés aux Américains, nous autres Européens/Occidentaux – du moins catalogués comme tels – ne pourront bientôt plus sortir de nos frontières ! Après cela, les dirigeants occidentaux auront beau jeu de faire la morale pour le respect du droit international et la lutte contre le terrorisme…

A noter qu’avant cet « assassinat ciblé », les autorités américaines ont pris soin d’avertir le Royaume Uni (le partenaire historique), l’Allemagne (pour Washington, l’Europe c’est Berlin), et la Chine (le principal partenaire économique). La Russie, pas question ? Quant à la France, qui s’en soucie à Washington ? Les experts en droit du travail peut-être et encore… Toujours est-il que cet événement n’est pas banal et qu’il risque encore d’aggraver des situations dont – nous autres pauvres Occidentaux – avons trop tendance à oublier l’arrière-plan historique. Quelques rappels ne sont pas superflus.

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Mort de l’Iranien Soleimani :
quelle implication du Mossad ? (Le Courrier des Stratèges)

[Note de l’administrateur de ce blog : l’assassinat du général Qassem Soleimani (et par la même occasion  de son son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis et des hommes qui les accompagnaient), assimilable à une déclaration de guerre dans tout esprit normalement constitué, déclenche des interprétations diverses allant des habituels commentaires sur la “folie” de Trump aux contre-pieds les plus osés.

Il est dans tous les cas nécessaire de rappeler que tout président qu’il soit, Trump n’a certainement pas tous les pouvoirs aux USA, et que l’Iran est dans le collimateur d’Israël depuis longtemps.]


L’exécution du général iranien Soleimani par une frappe américaine à distance fait monter d’un cran une tension déjà forte au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran. Nous considérons toujours que, dans ce dossier, Donald Trump résiste pied à pied aux pressions du Deep State américain pour mener une opération terrestre sur place. Tout laisse à penser que cette opération a été menée avec l’aide du MOSSAD, qui avait déjà proposé d’éliminer le général iranien, selon Maxime Chaix dans www.deep-news.media.

L’assassinat du général Soleimani devrait laisser des traces profondes dans l’opinion et crisper fortement les relations internationales. Déjà, les premières secousses sont apparues dans les bourses mondiales, et les premières tensions sur le cours du pétrole ne tarderont pas à faire souffrir l’économie mondiale. Tout le monde attend avec crainte les représailles iraniennes, qui marqueront une nouvelle étape dans une escalade infernale.

Quel est le rôle du Mossad et de Trump dans l’opération?

À en croire les tweets de Donald Trump, cette opération es tune grande réussite personnelle pour lui. Notre conviction est que, dans ce dossier, Trump entrave comme il peut la course à la guerre voulue par le complexe militaro-industriel américain, favorable depuis de longs mois à une intervention militaire directe en Iran. Tout laisse à penser que, dans cette élimination à distance, les Américains ont bénéficié de la complicité active de plusieurs alliés : peut-être l’Arabie Saoudite, et plus sûrement Israël.

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Médias : l’aveu… (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : chaque jour apporte son lot de révélations (ou de farce…) sur notre environnement médiatique. Il devient impossible même aux plus naïfs de croire que la mission première des “grands” media est d’informer, et il devient maintenant de plus en plus difficile de croire que les media “alternatifs” et auto-proclamés “indépendants” sont tous animés par une éthique du journalisme digne de ce nom.

C’est un progrès, car à force de se rendre compte qu’on ne peut faire confiance à personne qu’on ne connaît réellement – surtout son discours lui rapporte de l’argent – l’être humain raisonnable finira peut-être par davantage interagir avec son voisin proche qu’avec le “commercial cynique” qui s’adresse à lui via sa télé, son ordinateur ou son smartphone. De façon plus théorique, il finira par percevoir l’asymétrie de l’information comme le problème central : pourquoi croyez-vous que les oligarchies paniquent tant à l’idée que tout individu puisse, avec très peu de moyens, contribuer à informer et éduquer ses semblables ?]


En juillet 2017, nous dénoncions déjà trois « commerciaux cyniques «  travaillant pour des médias « progressistes » participant à une « campagne de désinformation visant à convaincre les Américains de soutenir de nouveau le renversement d’un gouvernement du Moyen-Orient pour qu’Al-Qaïda et ses alliés comblent le vide ». Ces trois « commerciaux cyniques » se « font passer pour des journalistes ».

Cinq ans après le début de la guerre contre la Syrie, ces trois « commerciaux cyniques « , qui n’avaient pas cessé de faire de la propagande pour attiser la guerre contre la Syrie, ont retourné leur veste et ont commencé à écrire en faveur du gouvernement syrien, en oubliant bien sûr de mentionner leur parti pris de l’époque, voire même en essayant de le cacher.

Tiré de notre article écrit en 2017, intitulé “Les prétentieux rénégats d’Alternet Grayzone – Blumenthal, Norton, Khalek” :

Max Blumenthal est un auteur connu et bien connecté ayant travaillé sur le problème palestinien d’un point de vue situé un peu à gauche. C’est aussi un m’as-tu-vu arrogant et ignorant.

Blumenthal édite maintenant l’Alternet Grayzone. Dans leurs récents écrits, lui et ses coauteurs avouent qu’ils n’aiment pas l’opposition dirigée par Al-Qaïda en Syrie. Pourtant, c’est exactement la même opposition qu’ils appuyaient avec véhémence auparavant.

Hier, le Real News Network interviewait Blumenthal au sujet de son récent article sur la promotion d’Al-Qaïda par CNN. Le titre était : «Max Blumenthal sur la façon dont les médias parlent de la Syrie». Au cours de l’interview, Blumenthal déplore l’échec des médias progressistes sur la Syrie : …

Blumenthal est outré, outré, que les médias “progressistes” vendent le conflit syrien en suivant “la ligne officielle”.

Pourtant, en 2012, Max Blumenthal démissionnait de son poste de chroniqueur du journal libanais Al Akhbar English parce que le journal ne publiait pas selon la “ligne officielle”. Il a publiquement (également ici) calomnié et accusé ses collègues d’Al Akhbar d’adopter une position prudente, voire anti-opposition à l’égard de la Syrie.

Les journalistes d’Al Akhbar remettaient en question les récits du courant dominant, tandis que Blumenthal, comme le montrent ses articles à ce sujet et sa démission, s’alignait solidement sur le projet impérial. A l’époque, il suivait lui-même “la ligne officielle”. …
Aujourd’hui, Max Blumenthal a trouvé un journal qui le paye pour écrire selon la même ligne éditoriale qu’il condamnait lorsqu’il a démissionné d’Al Akhbar. Je ne trouve nulle explication donnée par Blumenthal pour justifier son changement de position. Il n’a pas présenté d’excuses publiques pour avoir dénigré ses anciens collègues.

 

De mars 2011 à mi 2016, Max Blumenthal et ses acolytes, Ben Norton et Raina Khalek, étaient d’enragés ‘pro-rebelles’. Après cinq longues années passées à encourager Al-Qaïda et consorts, qui ne cessaient de tuer des Syriens à tout va, ils ont retourné leur veste et ont commencé à écrire en faveur du gouvernement syrien.

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Sur la Syrie, lire sur ce blog une contribution de la physique à la destruction du mensonge :

Allocution du colonel Alain Corvez au Forum Syndical International de Damas (8 et 9 septembre 2019)

[Note de l’administrateur de ce blog : la déclaration qui suit est reproduite avec l’autorisation de son auteur. J’ai ici même depuis longtemps dénoncé le mensonge syrien, que ce soit en démontrant la fausseté des accusations de “gazage” de la part du gouvernement syrien, la véritable nature de la “guerre au terrorisme” qui est en réalité une guerre par le terrorisme (et en grande partie pour l’accès aux hydrocarbures), et les nombreuses manipulations médiatiques qui l’accompagnent. J’ai, notamment pour cela, été traité de tous les noms par un lobby aussi illégitime que criminel, mais aussi, et c’est plus grave, été sanctionné lourdement par l’université française, ou plus exactement certains de ses membres parlant en son nom.

Mon camarade de blog Cadet Roussel a lui aussi pris sa plume pour remettre quelques idées à l’endroit.

Il semble que, peu à peu, la vérité sur cette sinistre entreprise apparaît enfin, ce qui laisse entrevoir des montagnes de chapeaux à avaler pour les “journalistes” ayant participé à la propagande de guerre, et qui devront – je l’espère – répondre un jour ou l’autre de leurs écrits coupables. Mais cela laisse entrevoir aussi la mise en cause des cercles académiques ayant, au mieux choisi de ne pas savoir (faute lourde pour des gardiens du savoir), et au pire choisi de mentir pour complaire à quelques lobbies criminels.

Ils ont cru pouvoir faire cela impunément, et se sont trompés : leurs noms sont connus et ne seront pas oubliés. À ceux qui, parfois, me félicitent pour mon courage lorsque je m’attaque à ce genre de mensonges, je réponds simplement, et certainement pas par modestie mais par simple réalisme, qu’il faut plus de courage pour continuer à se regarder dans la glace le reste de sa vie après avoir manqué à tous ses devoirs humains les plus élémentaires, qu’il n’en faut pour se libérer l’esprit de compromissions criminelles.]


Les observateurs objectifs des événements tragiques de Syrie savent tous qu’il ne s’agit pas d’une crise sociale interne à cette vieille nation du monde arabe, connue pour sa tradition ancienne de cohabitation harmonieuse entre ses multiples communautés, juives, musulmanes et chrétiennes, mais du déploiement de l’impérialisme occidental, dirigé par l’alliance américano-sioniste, à laquelle s’agrègent ses vassaux européens et arabes, pour renverser un gouvernement qui n’a pas accepté de se soumettre à ses exigences.

Cet impérialisme du mal dissimule plus ou moins ses visées derrière de sempiternelles fausses allégations de protection des populations ou de lutte contre un terrorisme barbare qu’il a lui-même créé et, s’affranchissant des règles internationales, justifie ses interventions militaires, directes ou par des factions complices, sous de faux prétextes, utilisant une presse complice pour faire accepter ses exactions.

Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les États-Unis sont atteints d’un « hubris », d’une démesure, qui les persuade, du moins leurs dirigeants, qu’ils sont la « nation indispensable, la nouvelle Jérusalem », qui doit guider le monde vers le destin unique du « mode de vie américain.»

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