Le message symbolique et non verbal du président Assad qui affole les analystes israéliens et les cabbalistes du monde entier (Strategika 51)

[Note de l’administrateur de ce blog : voilà qui prouve que celui qui “ne mériterait pas d’être sur la Terre” (dixit Laurent Fabius) a parfaitement compris à quelle hydre il avait affaire. Tant mieux pour nous : Rumpelstilzchen va trépigner de plus belle.

Pour ceux qui ont encore des doutes sur l’idéologie folle qui s’est emparée de “l’Occident”, je conseille notamment la lecture de :


Lors d’un discours commémorant la victoire d’Alep le 17 février dernier, le président de la République Arabe de Syrie est apparu dans un bureau où il n’y avait aucun drapeau syrien ou armoire de l’Etat syrien.

Attablé derrière un bureau vide mis à part un moniteur discret, le président Assad a délivré son discours en mettant à sa droite un faucon dont les yeux étaient tournés vers la droite et une très étrange fiole en verre remplie de liquide de couleur ambre à sa gauche.

Le président Bashar Al-Assad a tenu à ce que ces deux objets remplacent respectivement le drapeau national syrien et les armoiries de l’État avant la diffusion d’un message destiné à célébrer la victoire d’Alep. Ce message aurait pu passer inaperçu si ce n’est l’affolement qui a commencé à s’emparer des cabbalistes et des analystes israéliens qui ont commencé à décoder la symbolique cachée des images de ce discours. C’est en fait un message dans le message destiné au mouvement sioniste international et à la Cabbale talmudiste au pouvoir en Israël et imprégnant les États profonds aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne. Le décryptage de ce message non verbal affole l’internationale sioniste et les dirigeants israéliens dont la superstition est toujours sans aucune limite. Il implique trois éléments importants:L’absence de drapeau syrien et de tout signe représentatif de la République Arabe Syrienne indique que la guerre en cours ne concerne pas la Syrie mais relève d’un conflit plus grand et plus étendu impliquant des acteurs non toujours identifiés par la communication verbale, conventionnelle et formatée.

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Médias : l’aveu… (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : chaque jour apporte son lot de révélations (ou de farce…) sur notre environnement médiatique. Il devient impossible même aux plus naïfs de croire que la mission première des “grands” media est d’informer, et il devient maintenant de plus en plus difficile de croire que les media “alternatifs” et auto-proclamés “indépendants” sont tous animés par une éthique du journalisme digne de ce nom.

C’est un progrès, car à force de se rendre compte qu’on ne peut faire confiance à personne qu’on ne connaît réellement – surtout son discours lui rapporte de l’argent – l’être humain raisonnable finira peut-être par davantage interagir avec son voisin proche qu’avec le “commercial cynique” qui s’adresse à lui via sa télé, son ordinateur ou son smartphone. De façon plus théorique, il finira par percevoir l’asymétrie de l’information comme le problème central : pourquoi croyez-vous que les oligarchies paniquent tant à l’idée que tout individu puisse, avec très peu de moyens, contribuer à informer et éduquer ses semblables ?]


En juillet 2017, nous dénoncions déjà trois « commerciaux cyniques «  travaillant pour des médias « progressistes » participant à une « campagne de désinformation visant à convaincre les Américains de soutenir de nouveau le renversement d’un gouvernement du Moyen-Orient pour qu’Al-Qaïda et ses alliés comblent le vide ». Ces trois « commerciaux cyniques » se « font passer pour des journalistes ».

Cinq ans après le début de la guerre contre la Syrie, ces trois « commerciaux cyniques « , qui n’avaient pas cessé de faire de la propagande pour attiser la guerre contre la Syrie, ont retourné leur veste et ont commencé à écrire en faveur du gouvernement syrien, en oubliant bien sûr de mentionner leur parti pris de l’époque, voire même en essayant de le cacher.

Tiré de notre article écrit en 2017, intitulé “Les prétentieux rénégats d’Alternet Grayzone – Blumenthal, Norton, Khalek” :

Max Blumenthal est un auteur connu et bien connecté ayant travaillé sur le problème palestinien d’un point de vue situé un peu à gauche. C’est aussi un m’as-tu-vu arrogant et ignorant.

Blumenthal édite maintenant l’Alternet Grayzone. Dans leurs récents écrits, lui et ses coauteurs avouent qu’ils n’aiment pas l’opposition dirigée par Al-Qaïda en Syrie. Pourtant, c’est exactement la même opposition qu’ils appuyaient avec véhémence auparavant.

Hier, le Real News Network interviewait Blumenthal au sujet de son récent article sur la promotion d’Al-Qaïda par CNN. Le titre était : «Max Blumenthal sur la façon dont les médias parlent de la Syrie». Au cours de l’interview, Blumenthal déplore l’échec des médias progressistes sur la Syrie : …

Blumenthal est outré, outré, que les médias “progressistes” vendent le conflit syrien en suivant “la ligne officielle”.

Pourtant, en 2012, Max Blumenthal démissionnait de son poste de chroniqueur du journal libanais Al Akhbar English parce que le journal ne publiait pas selon la “ligne officielle”. Il a publiquement (également ici) calomnié et accusé ses collègues d’Al Akhbar d’adopter une position prudente, voire anti-opposition à l’égard de la Syrie.

Les journalistes d’Al Akhbar remettaient en question les récits du courant dominant, tandis que Blumenthal, comme le montrent ses articles à ce sujet et sa démission, s’alignait solidement sur le projet impérial. A l’époque, il suivait lui-même “la ligne officielle”. …
Aujourd’hui, Max Blumenthal a trouvé un journal qui le paye pour écrire selon la même ligne éditoriale qu’il condamnait lorsqu’il a démissionné d’Al Akhbar. Je ne trouve nulle explication donnée par Blumenthal pour justifier son changement de position. Il n’a pas présenté d’excuses publiques pour avoir dénigré ses anciens collègues.

 

De mars 2011 à mi 2016, Max Blumenthal et ses acolytes, Ben Norton et Raina Khalek, étaient d’enragés ‘pro-rebelles’. Après cinq longues années passées à encourager Al-Qaïda et consorts, qui ne cessaient de tuer des Syriens à tout va, ils ont retourné leur veste et ont commencé à écrire en faveur du gouvernement syrien.

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Sur la Syrie, lire sur ce blog une contribution de la physique à la destruction du mensonge :

Allocution du colonel Alain Corvez au Forum Syndical International de Damas (8 et 9 septembre 2019)

[Note de l’administrateur de ce blog : la déclaration qui suit est reproduite avec l’autorisation de son auteur. J’ai ici même depuis longtemps dénoncé le mensonge syrien, que ce soit en démontrant la fausseté des accusations de “gazage” de la part du gouvernement syrien, la véritable nature de la “guerre au terrorisme” qui est en réalité une guerre par le terrorisme (et en grande partie pour l’accès aux hydrocarbures), et les nombreuses manipulations médiatiques qui l’accompagnent. J’ai, notamment pour cela, été traité de tous les noms par un lobby aussi illégitime que criminel, mais aussi, et c’est plus grave, été sanctionné lourdement par l’université française, ou plus exactement certains de ses membres parlant en son nom.

Mon camarade de blog Cadet Roussel a lui aussi pris sa plume pour remettre quelques idées à l’endroit.

Il semble que, peu à peu, la vérité sur cette sinistre entreprise apparaît enfin, ce qui laisse entrevoir des montagnes de chapeaux à avaler pour les “journalistes” ayant participé à la propagande de guerre, et qui devront – je l’espère – répondre un jour ou l’autre de leurs écrits coupables. Mais cela laisse entrevoir aussi la mise en cause des cercles académiques ayant, au mieux choisi de ne pas savoir (faute lourde pour des gardiens du savoir), et au pire choisi de mentir pour complaire à quelques lobbies criminels.

Ils ont cru pouvoir faire cela impunément, et se sont trompés : leurs noms sont connus et ne seront pas oubliés. À ceux qui, parfois, me félicitent pour mon courage lorsque je m’attaque à ce genre de mensonges, je réponds simplement, et certainement pas par modestie mais par simple réalisme, qu’il faut plus de courage pour continuer à se regarder dans la glace le reste de sa vie après avoir manqué à tous ses devoirs humains les plus élémentaires, qu’il n’en faut pour se libérer l’esprit de compromissions criminelles.]


Les observateurs objectifs des événements tragiques de Syrie savent tous qu’il ne s’agit pas d’une crise sociale interne à cette vieille nation du monde arabe, connue pour sa tradition ancienne de cohabitation harmonieuse entre ses multiples communautés, juives, musulmanes et chrétiennes, mais du déploiement de l’impérialisme occidental, dirigé par l’alliance américano-sioniste, à laquelle s’agrègent ses vassaux européens et arabes, pour renverser un gouvernement qui n’a pas accepté de se soumettre à ses exigences.

Cet impérialisme du mal dissimule plus ou moins ses visées derrière de sempiternelles fausses allégations de protection des populations ou de lutte contre un terrorisme barbare qu’il a lui-même créé et, s’affranchissant des règles internationales, justifie ses interventions militaires, directes ou par des factions complices, sous de faux prétextes, utilisant une presse complice pour faire accepter ses exactions.

Depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, les États-Unis sont atteints d’un « hubris », d’une démesure, qui les persuade, du moins leurs dirigeants, qu’ils sont la « nation indispensable, la nouvelle Jérusalem », qui doit guider le monde vers le destin unique du « mode de vie américain.»

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Les guerres de Syrie (Michel Raimbaud)

[Note de l’administrateur de ce blog : le lobby sioniste français, par la personne du président du CRIF Francis Kalifat, a essayé de me faire passer pour un esprit dérangé en citant, entre autres, des articles où je démontais la propagande de guerre anti-syrienne. Cela, comme le reste, finira tôt ou tard par lui revenir à la figure, et constituer une preuve à charge contre lui.

Israël est bien évidemment au premier rang des pays qui avaient “intérêt” à déstabiliser la Syrie pour se poser en “rempart contre l’islamisme” et en “îlot de stabilité” pour le Moyen-Orient, mais la contre-propagande court aussi vite que la propagande et surtout est plus durable qu’elle, reposant tout de même sur un produit universel (quoique malmené) de l’esprit humain : la logique.

Michel Raimbaud, dont je connais certains articles mais dont je n’ai pas lu le livre, a écrit un ouvrage qui pulvérise, évidemment, tous les mensonges que j’ai pu dénoncer ici. Son statut d’ancien ambassadeur de France ne nous fait regretter qu’une chose : qu’il soit depuis longtemps à la retraite.]


« Ils mentent… et ils savent qu’ils mentent… et ils savent que nous savons qu’ils mentent… Et malgré cela, ils continuent à mentir de plus en plus fort. » En choisissant de mettre en exergue de son livre, cette phrase écrite par Naguib Mahfouz, Michel Raimbaud donne le LA, celui d’une volonté de rétablir la vérité concernant un conflit qui a été si mal traité par les médias et certains experts. Le diplomate n’épargne pas ces intellectuels qui se sont « déconsidérés à force de respecter la doxa plutôt que la vérité et ceci au prétexte d’éviter marginalisation et isolement. » Lui, décrit « la guerre de Syrie telle qu’elle s’est déroulée dans sa réalité crue et cruelle et non la fiction martelée à coups d’intox par la communauté internationale. »

L’ouvrage est dense et limpide, il parle de la Syrie comme on l’aime, « ce cœur historique du monde », ce pays que tout être civilisé se devrait d’aimer et de chérir (1).

Michel Raimbaud parle clair. Il ne se perd pas. Il ne s’emberlificote pas dans les demi-mesures de salon chères aux diplomates, il ne renvoie pas dos à dos, « le régime de Bachar » et les « djihadistes modérés » qui auraient mal tourné. Il ne confond pas agresseurs et agressés. D’un côté il y a un Etat légitime, membre des Nations Unies, disposant donc du droit de se défendre et de protéger sa souveraineté, de l’autre, une horde de terroristes « hirsutes, coupeurs de têtes, égorgeurs, cannibales à l’occasion ayant laissé aux vestiaires toute trace d’humanité. »

L’auteur ne dilue pas non plus les responsabilités. Il désigne les États-Unis avec ses alliés occidentaux, France et Royaume-Uni en tête et leurs complices orientaux qui « ont tout fait pour anéantir la Syrie, son modèle de société, son identité de vieille nation, sa conscience historique immémoriale, tout ce que les régimes obscurantistes haïssent et veulent éradiquer, quel que soit le prix à payer. – Plus de soixante pays se sont abattus sur la “proie syrienne” dans le cadre des groupes Amis de la Syrie, sous direction américaine, ils ont soutenu les groupes armés, y compris, al-Nosra, en liaison avec les États-Unis et la CIA. » Personne n’a lésiné sur les moyens et l’auteur de rappeler que l’entreprise Caterpillar a fourni des tunneliers pour assister les terroristes de la Ghouta afin de creuser des galeries souterraines accessibles aux véhicules. L’un des administrateurs de cette firme, John Huntsman JR, est l’actuel ambassadeur des États-Unis à Moscou. Le monde est si petit…

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Noël 2018: L’Iran et la Syrie font preuve de respect,
au contraire d’Israël et de l’Arabie saoudite
(le saker francophone)

Une vitrine à l’honneur des décorations de Noël dans le centre de Téhéran © Global Look Press

Une vitrine à l’honneur des décorations de Noël
dans le centre de Téhéran (© Global Look Press)

[Note de l’administrateur de ce blog : est-il encore besoin d’en rajouter une couche ? Vu le nombre d’ânes qui continuent de braire la propagande médiatique “occidentale”, oui, hélas.]


Noël est une période de bienveillance pour tous les hommes. Ou devrait l’être, tout du moins. Or, si l’Iran et la Syrie, que l’Occident décrit comme « les méchants » du Moyen-Orient, ont respecté l’esprit de Noël, les alliés de l’Occident dans la région, l’Arabie saoudite et Israël, ont préféré passer outre.

L’Iran est diabolisé par les néo-conservateurs occidentaux et nous sommes tous censés nous représenter ce pays comme l’incarnation du Mal, un régime monstrueux de fanatiques religieux, qui, l’écume aux lèvres, détestent le monde entier.

Ainsi, la fiction favorite des Occidentaux a pris du plomb dans l’aile lorsque le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, a envoyé le soir du réveillon ses vœux de Noël sur Twitter, souhaitant « paix et joie pour 2019 ».

The angels said, « Mary, God gives you good tidings of a Word from Him whose name is Messiah, Jesus, son of Mary ; high honored shall he be in this world and the next, near stationed to God. » (QURAN 3:45)
 May the blessings of the birth of Jesus usher peace and joy to all in 2019.

(Les anges dirent : « Marie, Dieu te donne la bonne nouvelle d’une Parole de la part de Celui dont le nom est Messie, Jésus, fils de Marie ; il sera très honoré dans ce monde et le prochain, proche de Dieu. » (QURAN 3:45). Que les bénédictions de la naissance de Jésus annoncent la paix et la joie pour tous en 2019.
– Javad Zarif (@JZarif) December 24, 2018

Cette fiction occidentale avait déjà été mise à mal en septembre lorsque M. Zarif avait souhaité aux juifs d’Iran et du monde entier « une très joyeuse année emplie de paix et d’harmonie ».

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La véritable nature d’Israël :
un cas pratique

Bombe GBU-39, de fabrication américaine,
telle que celles utilisées par les six F-16 israéliens
lors de l’attaque à Damas du jour de Noël 2018.

Le 26 décembre, on apprenait (par le Réseau Voltaire ou ailleurs) qu’Israël n’avait pas hésité à bombarder le jour de Noël un objectif en Syrie à Damas, et certains s’étonnaient par la même occasion de la réussite de l’opération (partielle, 2 bombes sur 16 ayant atteint leur but) puisque la Syrie bénéficie maintenant de la protection des missiles sol-air russes S-300, réputés très efficaces.

Le 27 décembre, on apprenait toujours par le réseau Voltaire (l’info avait déjà circulé la veille ailleurs) la raison de ce coup au but : dans la grande tradition de lâcheté et de coups tordus qui caractérise la maison (voir par exemple le cas fameux de l’attaque contre l’USS Liberty en 1967), la très mal nommée Armée de défense d’Israël s’est servi de la présence de deux avions civils comme boucliers. L’armée syrienne ne pouvait donc activer son système de protection sans mettre en danger la vie des civils passagers de ces vols, un épisode qui rappelle l’incident survenu en septembre 2018 où l’armée israélienne avait délibérément causé la perte d’un avion militaire russe et de son équipage en se “cachant” derrière celui-ci.

Ainsi, il apparaît que le pire n’est pas pour Israël d’avoir attaqué le territoire syrien le jour de Noël, mais bien d’avoir ce jour-là utilisé des civils innocents comme boucliers, en comptant sur le respect des vies humaines de l’armée syrienne pour parvenir à contourner ses nouvelles défenses anti-aériennes réputées inviolables.

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Dessine-moi un complot (Michel Raimbaud)

[Note de l’administrateur de ce blog : Michel Raimbaud est ancien ambassadeur de France, du temps où celle-ci n’était pas encore un dominion anglo-sioniste. Il fait donc appel aux facultés dont dispose normalement tout diplomate français : la raison, la connaissance du droit international et une certaine conception de l’indépendance de sa nation, voire de son rôle moteur dans le respect des valeurs fondamentales de notre civilisation.]


Incrusté dans l’actualité depuis mars 2011, pris en main par des médias de révérence, des intellectuels peu courageux et des dirigeants souvent ignares, le conflit de Syrie s’est vu classé illico presto à la rubrique des sujets qui fâchent et des nerfs qui lâchent. On connaît la doxa qui a pu s’imposer à la faveur de cette conjonction des médiocrités, qui ne fait pas honneur à notre vieille France éternelle.

A défaut de provoquer un séisme cérébral ou un remue-méninge, la tournure des évènements depuis la libération d’Alep en décembre 2016 a fini peut-être par bousculer quelques certitudes, mais il serait exagéré de dire, deux ans plus tard, que l’électricité a été totalement rétablie dans la patrie des lumières. On perçoit seulement, au compte-goutte et au microscope, des lueurs fugaces perçant l’obscure clarté qui tombe des étoiles de notre intelligentzia.

Curieusement, beaucoup d’ennemis « déclarés » de la Syrie font preuve de plus de clairvoyance que les cerveaux paresseux de notre microcosme. Ils se rendent compte et admettent que les avancées de la reconquête du territoire syrien par l’armée nationale, allant de pair avec les accords de réconciliation en série, ont créé une dynamique qui semble irréversible et leur interdit tout espoir de rétablissement stratégique.

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Syrie (7 avril 2018) – Gaza (14 et 15 mai 2018) :
le scandaleux “2 poids 2 mesures” de la diplomatie française et européenne (UPR)

Syrie - Gaza - 2 poids 2 mesures (UPR)[Note de l’administrateur de ce blog : si la France avait encore une classe politique digne de ce nom, voilà à quoi ressemblerait l’analyse des conflits au Moyen-Orient. Ce n’est hélas plus le cas depuis longtemps.]


À un mois d’intervalle, deux crises au Moyen-Orient, l’une en Syrie et l’autre à Gaza, viennent d’illustrer le scandaleux « 2 poids 2 mesures » de la diplomatie française. Une différence de traitement tellement indécente qu’elle explique la dégradation de l’image de la France dans tout le Moyen-Orient. Notre pays apparaît désormais comme tellement de parti pris que cela ne peut avoir pour conséquence que d’accroître le risque d’actes terroristes désespérés sur le sol national.

SYRIE, 7 avril 2018

Dans la nuit du 7 au 8 avril 2018, une attaque chimique présumée aurait été perpétrée dans la ville syrienne de Douma (Ghouta orientale) et y aurait provoqué entre 40 et 100, ou 150 morts (source ici).

Bien qu’aucune enquête indépendante n’ait eu le temps d’être conduite pour témoigner de la réalité même de l’attaque, et bien que ni l’identité ni les photographies d’aucune victime n’aient même été présentées à la presse mondiale, les gouvernements de Washington, Londres et Paris ont aussitôt accusé les forces régulières syriennes et le président Bachar el-Assad d’être les auteurs de cette tuerie, malgré les dénégations formelles de ce dernier, dénégations reprises par les autorités russes.

Moins d’une semaine après, dans la nuit du 13 au 14 avril, les trois mêmes gouvernements occidentaux ont tiré des missiles contre la Syrie, en violation expresse du droit international, et alors même que plusieurs pays occidentaux, dont l’Allemagne, refusaient d’intervenir militairement faute de preuves.

Un mois après, en ce 15 mai 2018, les tenants et aboutissants exacts de cette attaque chimique présumée n’ont toujours pas été élucidés.

Plus grave même, il existe un soupçon que l’ensemble de cette affaire n’aurait été qu’un montage :

  • le 13 avril, le ministre des Affaires étrangères russe a affirmé qu’il détenait les « preuves irréfutables » que les services spéciaux d’un État «en première ligne dans la campagne russophobe» étaient impliqués dans la « mise en scène de l’attaque chimique » présumée ;
  • le 19 avril, la télévision russe RT a ensuite  diffusé une vidéo où un garçonnet syrien – Hassan Diab -, qui avait été présenté par les médias occidentaux en train d’être aspergé à grande eau par les Casques blancs, ce qui aurait constitué une « preuve » de l’attaque – témoigne avec son père qu’il ne se serait agi que d’une mascarade organisée par les « Casque blancs ».

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Syrie : festival de fake news sur les media de grand chemin

[Note de l’administrateur de ce blog : on pardonnera à l’auteur de la vidéo quelques fautes d’orthographe dans les sous-titres, et on le remerciera chaleureusement pour cette petite séquence fort pédagogique. Mais sans vouloir me vanter, si tout ce que je devais expliquer à mes étudiants était d’une aussi éclatante limpidité, mon métier serait vraiment du gâteau.

De cette compilation d’intervention de “journalistes” on retiendra donc ceci : soit ce sont tous des quiches de niveau olympique, avec un QI de moule sous Prozac® ne leur permettant pas de vérifier la source d’une information que même un enfant de 10 ans peut retrouver en moins de 5 minutes sur son smartphone, soit ils sont payés pour mentir et tremblent comme des feuilles à le seule idée de dire la vérité – et de perdre ainsi leur emploi.]


On retiendra aussi cette information sur l’affaire Skripal : selon des experts suisses indépendants du Laboratoire Spiez travaillant à la demande de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques, en abrégé OIAC (hein M. Bourdin…), l’agent toxique BZ, faisant partie de l’arsenal des USA et du Royaume-Uni mais n’ayant jamais été produit en Russie ou en URSS, aurait été utilisé contre les Skripal.

Après cela, ceux qui s’imagineront que les frappes contre la Syrie ont été décidées précisément pour détruire les preuves de l’attaque chimique présumée et surtout les indices matériels permettant de remonter à ses véritables auteurs seront évidemment taxés de dangereux complotistes, et plus si affinités.

Télescopages

Parfois, l’histoire joue des tours… et ces tours deviennent particulièrement comiques (pour qui aime l’humour noir) à l’heure de twitter et du “déterrage” instantané d’anciennes informations. La preuve en images :

Et deux jours plus tard :

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