Le pro-sionisme et l’antisémitisme sont inséparables
et l’ont toujours été (Joseph Massad)

[Note de l’administrateur de ce blog : voici une analyse qu’on ne risque pas de lire dans les media dominants, tant ils sont sous le joug de la propagande sioniste. Personnellement, j’aurais ajouté deux précisions à l’attention des lecteurs. La première, pas vraiment indispensable car anecdotique, c’est que le mot même “antisémite” est une arnaque sémantique popularisée par un antisémite (marié successivement à deux femmes juives…) pour justifier une haine anti-juive ; la seconde, beaucoup plus importante car elle permet de relire Herzl sans y voir nécessairement de haine anti-juive – au sens racial – de sa part, est que la notion d’antisémitisme peut avoir une acception purement intellectuelle, s’il s’agit de s’opposer à la religion ou à la culture juives, sans la moindre connotation raciste.

L’arnaque contemporaine est d’ailleurs d’avoir réussi à lier ces deux acceptions en une seule, de façon à pouvoir disqualifier immédiatement toute personne critiquant certaines idées juives en les assimilant à du racisme, en particulier lorsqu’elles ont des répercussions politiques importantes. À cette aune-là, Jésus était antisémite… Or, le néo-conservatisme est d’origine juive, la mise en avant des minorités dans une logique de compétition victimaire l’est également, et il n’y a pas de honte à s’insurger contre des idéologies qui font de tels dégâts, bien au contraire. Et l’idée même d’un “peuple élu” choisi par son dieu jaloux pour tenir les autres sous ses ordres, brandie encore aujourd’hui sans complexe par certains rabbins, n’a évidemment rien de sympathique : s’y opposer est donc non seulement permis, mais assez recommandable sur le plan philosophique !

Ajoutons également que si les précisions historiques de l’auteur – sur Balfour et Churchill notamment – sont fort intéressantes, il est également possible d’être antisioniste sur des bases simplement logiques et éthiques sans rien connaître de l’histoire. En effet, s’il existe un “État juif” qui, comme le voulait Herzl, vise à vider la diaspora juive – ce qui ne s’est pas produit, chacun peut le constater – cela signifie deux choses : premièrement, que les non-juifs n’ont pas dans cet État les mêmes droits que les juifs, mais aussi, que les juifs ne peuvent pas être, en dehors de cet État, traités à égalité avec les non-juifs, justement parce qu’ils ont “leur” État. De quoi dégonfler définitivement l’hystérie victimaire d’un Meyer Habib, qui tente d’apitoyer ses collègues parlementaires en affirmant que “le peuple juif n’a qu’un seul État” : dire cela, c’est admettre qu’il est légitime de chasser les juifs de tous les autres États. Or, même en Iran, le bouc-émissaire favori d’Israël, il existe une communauté juive très ancienne, et bien davantage préoccupée par la folie sioniste que par une quelconque persécution – inexistante – de la part de la République Islamique.]


Pour le gouvernement israélien et les nationalistes blancs pro-sionistes du monde entier, le pro-sionisme est une forme respectable d’antisémitisme.

Au cours des dernières années, face au succès grandissant de la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS), des voix pro-israéliennes ont exprimé de vives inquiétudes quant aux motifs « antisémites » de tous les mouvements s’opposant au colonialisme, au racisme d’État et à l’occupation militaire israéliens.

Ces accusateurs pro-israéliens disent vouloir rectifier les faits, affirmant que l’antisémitisme n’est plus une idéologie de droite, mais qu’il est devenu une idéologie endémique à gauche.

Il ne s’agit pas d’une stratégie nouvelle, mais d’un ancien programme israélien commandité par l’État qui vise à attaquer les Palestiniens et à diffamer les critiques d’Israël au sein de la gauche américaine et européenne. Ces détracteurs ont commencé à se manifester après 1967.

Réprimer les Palestiniens

Au cours des deux décennies qui se sont écoulées entre l’établissement de la colonie de peuplement israélienne et ses invasions de la Syrie, de la Jordanie et de l’Égypte en 1967, la gauche blanche américaine et européenne était enchantée par le pays, le défendant en toute circonstance contre les revendications des Palestiniens autochtones dont il avait usurpé les terres et les moyens de subsistance, les expulsant et les opprimant.

Toutefois, après les invasions de 1967, l’essor des mouvements de défense des droits civils et de libération aux États-Unis ainsi que les soulèvements d’étudiants en France et ailleurs ont impulsé un changement dans la situation. Une fraction minoritaire de la gauche blanche aux États-Unis et en Europe occidentale a commencé à exprimer des critiques envers Israël, alarmant les dirigeants israéliens et les cercles pro-sionistes dans ces pays.

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Si vous pratiquez la liberté d’expression sans déranger
personne, vous ne le faites pas correctement.
(Dmitry Orlov via le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : Dmitry Orlov rappelle fort à propos ici qu’à tout droit est en général associé un devoir et une responsabilité.

Ce que beaucoup semblent oublier, sans doute à force d’écouter la publicité.]


La LICRA cherche des réponses… à des questions qu’elle n’a pas l’habitude qu’on lui pose ! (Isadora Duncan)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’avais depuis longtemps l’idée d’écrire un article qui se serait intitulé “La vaste arnaque de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme”, afin de montrer comment des équipes de Tartuffe, eux-mêmes racistes de niveau olympique et vivant aux crochets de la société française via des subventions injustifiées et les revenus qu’ils tirent de procès où ils se constituent partie civile, osent donner des leçons de vivre-ensemble à un peuple dont le seul crime est de refuser l’injustice et le “deux poids-deux mesures”. Il semble que ce soit inutile tant la LICRA, interrogée avec talent par ce journaliste sous pseudonyme à qui on pardonnera quelques fautes dans les sous-titres, se ridiculise elle-même et montre en quelques minutes sa véritable nature d’agent de propagande sioniste et de pompe à fric pour quelques Pieds nickelés incapables d’exercer une activité productive.

Petit rappel historique : la LICRA est née initialement LICA (Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme) en février 1928, suite à l’affaire Petlioura où le révolutionnaire juif Samuel Schwartzbard avait assassiné à Paris le nationaliste ukrainien Symon Petlioura. Afin de faire passer les poursuites légitimes envers cet assassin pour de “l’antisémitisme”, le futur premier président de la LICA, Bernard Lecache, fit une vaste campagne médiatique et fonda la Ligue contre les pogroms, ce qui permit à l’accusé d’être déclaré non coupable… alors même qu’il avait revendiqué l’assassinat de Petlioura. La Ligue contre les pogroms devint la LICA, puis la Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme en 1932, tout en conservant le sigle LICA (tiens, ça rappelle le CRIF cette manie d’oublier des lettres) ; sans doute pour faire croire à un certain universalisme. Le sigle LICRA est finalement adopté en 1979.]


Trump et Corbyn, l’avertissement russe sur la Syrie
(Israël Adam Shamir)

[Note de l’administrateur de ce blog : excellent article d’Israël Adam Shamir, comme d’habitude. Un homme qui n’est plus juif selon l’acception religieuse de ce mot (il s’est converti au christianisme orthodoxe), mais qui le reste selon la conception “ethnique” qui prévaut en Israël, et encore chez beaucoup de juifs. Et qui écrit des livres lumineux.

L’article ayant initialement été publié en anglais sur The Unz Review, le site fondé par Ron Unz, autre “juif antisémite” selon la propagande sioniste, mais aussi physicien théoricien de formation et homme d’affaires américain, je ne saurais trop conseiller à mes lecteurs de compléter la lecture de cet article par celle de “La Pravda américaine. La nature de l’antisémitisme”, traduite en français par le saker francophone.

On y constatera, comme avec Israël Shamir, que ceux qui savent encore penser ne font pas semblant de croire que la “question juive” est réglée, un problème qui fut d’ailleurs à l’origine des motivations de Herzl pour créer un “État juif”. Mais au contraire des espoirs de ce dernier, la réalisation du projet sioniste (qui devait, initialement, assécher la diaspora) ne régla pas la question, elle ne fit que l’amplifier (tout en faisant des victimes directes supplémentaires avec les Palestiniens).

Rappel : en France, le président d’une institution qui ne représente que les intérêts d’Israël peut envoyer au président d’une université une lettre diffamatoire  sur l’un de ses membres (le rédacteur de ces lignes) sans que le représentant de l’institution se sente autorisé à réagir comme le bon sens le voudrait, c’est-à-dire en l’envoyant paître. Dans le monde tordu qui est le nôtre, c’est la victime qui est condamnée d’office.]


Une nouvelle confrontation militaire pour la Syrie se dessine, telle que concoctée par Israël, bricolée par les Britanniques et exécutée par les US ; mais l’avenir de l’Occident dépend largement de deux franc-tireurs, le président US Donald Trump, et le dirigeant de l’opposition au Royaume Uni Jeremy Corbyn. Ils sont aussi différents que possible l’un de l’autre. L’un est adepte du capitalisme, l’autre est un socialiste, mais tous deux sont considérés comme complaisants envers la Russie, dans la mesure où ils n’ont pas la bave aux lèvres en entendant le nom de Poutine. Tous les deux sont ennemis de Wall Street et de la City, tous deux se dressent face à l’État profond, à l’OTAN ; ce sont des ennemis du mondialisme et du gouvernement unique. L’un est un ami d’Israël, l’autre de la Palestine, mais tous les deux sont accusés d’être des racistes antisémites.

C’est une particularité pittoresque de notre temps, que l’antisémitisme soit considéré comme le gros péché impardonnable, en lieu et place du reniement du Christ. Jadis, une attitude négative face aux juifs négateurs du Christ était de rigueur, et l’Église, voire son tribunal l’Inquisition, se chargeait de châtier les dissidents. De nos jours, c’est le pesant réseau juif des médias qui est l’accusateur, le juge et le jury, et l’attitude anti-juive est une sorte de pire degré du racisme. Nos deux dirigeants ne sont nullement coupables parce qu’accusés, mais le tribunal des MSM (Main Street Media) n’acquitte jamais personne.

Le racisme est certes fort laid (quoique la rapacité soit pire) et la haine des juifs parce qu’ils sont juifs n’est pas plus jolie (vous ne vous attendiez pas à ce qu’un fils de parents juifs dise autre chose, je suppose ?). Les juifs sont amusants, intelligents, spirituels, sentimentaux et ils aiment l’aventure, ce qui les rend capables d’aller loin. Ils peuvent être bons, ce pourquoi l’Église veut les ramener vers le Christ. S’ils étaient intrinsèquement mauvais, pourquoi se soucierait-elle de leur âme ? Les juifs sont-ils rapaces ? N’importe qui vendrait sa grand-mère pour une poignée de dollars, mais seul un juif la livrerait effectivement, disent les juifs. Les juifs ont tendance à sermonner et à se placer sur un terrain moral élevé, mais c’est là une tradition chez ce peuple de prêtres. Pourtant, l’universalisme et le non-racisme ne sont pas leur point fort, et il est assez ahurissant qu’ils se soient érigés eux-mêmes en juges du racisme.

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Lucien Cerise – Histoire du suprémacisme blanc
(partie 1/4 – E&R)

Ku Klux Klan à Washington DC, milieu des années 1920.

Ku Klux Klan à Washington DC, milieu des années 1920.

[Note de l’administrateur de ce blog : c’est avec un grand intérêt que je relaie ici ce premier (long) article d’une série de quatre, de Lucien Cerise, sur le thème du suprémacisme blanc et publié par Égalité & Réconciliation.

Il est en effet plus qu’utile aujourd’hui de mettre en lumière les racines communes aux idéologies affirmant une supériorité “naturelle” de certains hommes sur d’autres par leur seule naissance, et qui n’ont fait que trop de victimes jusqu’ici. Y compris, et surtout, quand les donneurs de leçons “antiracistes” sont eux-mêmes au sommet de la pyramide suprémaciste…

En bon analyste “sérieux”, Lucien Cerise annonce ne pas prendre parti sur le suprémacisme blanc, mais il est évidemment bien difficile à la lecture de son histoire d’éprouver de la sympathie pour un milieu reposant avant tout sur la manipulation des esprits, le culte du secret et la prise du pouvoir par le chaos. Pas besoin d’être chrétien pour éprouver un certain dégoût vis-à-vis de cette idéologie que Lucien Cerise qualifie d'”antichrétienne” ; il suffit d’être un peu humain.

À propos du Ku Klux Klan, les media de grand chemin avaient fait beaucoup de publicité au soutien affiché par un ancien membre de cette association à Donald Trump pendant sa campagne. Bizarrement, ils s’étaient abstenus de le faire lorsqu’un dirigeant en activité (“Grand Dragon”…) avait apporté son soutien à Hillary Clinton.

L’asymétrie inégalitaire dans l’accès à l’information est décidément bien la clé de compréhension de notre monde et de ses problèmes, comme le répète Lucien Cerise !]


Le samedi 17 février 2018, l’équipe d’E&R Haute-Savoie recevait Lucien Cerise à Genève pour une conférence intitulée « Suprémacisme racial et magie noire ». En attendant que la post-production de la vidéo soit achevée, nous vous proposons le texte inédit qui a servi de base de travail à la première partie de la conférence (qui constitue aussi le premier des quatre volets d’une étude plus générale sur le suprémacisme blanc).

La Confédération sudiste et la franc-maçonnerie
(Histoire du suprémacisme blanc, partie 1/4)

 

Le suprémacisme racial est la doctrine politique qui affirme l’existence d’une hiérarchie entre les races et la supériorité des unes sur les autres. Sa forme la mieux documentée est le suprémacisme blanc, qui a connu quatre grandes tentatives historiques : la Confédération sudiste, prolongée dans le Ku Klux Klan ; le régime d’apartheid en Afrique du Sud ; le Troisième Reich ; l’Ukraine post-soviétique. Quatre tentatives historiques, mais aussi quatre échecs. Sans porter de jugement sur le suprémacisme blanc en tant que tel, cette étude vise avant tout à répondre à la question : « Pourquoi ces échecs ? »

À l’examen, une filiation apparaît en filigrane entre ces quatre moments : la présence continue d’un rapport à l’occultisme, généralement antichrétien. Sur l’échiquier des idées, le suprémacisme blanc se positionne dans le camp conservateur, affichant des valeurs qualifiées de « droite réactionnaire », mais il parvient difficilement à dissimuler sa parenté avec une tradition ésotérique dite de la « voie de la main gauche », qui vient quelque peu contredire ses engagements officiels. L’analyse qui suit a pour objet de contribuer à débroussailler le terrain des relations apparemment paradoxales entre un courant politique toujours perçu comme cultivant l’enracinement et la stabilité, et la mystique du chaos qui en dessine pourtant l’arrière-fond.

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L’appel à expurger la Torah de ses versets meurtriers
et racistes (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : avec une obstination qui confine à l’inconscience voire au penchant suicidaire, des autorités “juives” (ou se prétendant telles) tentent de museler l’intelligence et d’anéantir l’esprit critique de tous ceux qui se mettent en travers de leurs ambitions hégémoniques ; elles refusent à l’histoire le statut de science, de peur sans doute que l’on découvre des compromissions trop gênantes avec des idéologies politiques servant aujourd’hui à diaboliser leurs adversaires, elles crient au complotisme dès que l’on suit sa raison plutôt que la propagande pour semi-débiles racontant les événements du 11-Septembre, et bien sûr hurlent à l’antisémitisme dès que l’on critique ce faux État, ayant réussi la prouesse d’apparaître comme un refuge pour les juifs en cas d’un retour d’animosité envers eux, alors qu’il est le plus sûr moyen de hâter ce retour : Israël.

Ainsi, on peut voir un ancien réparateur de chaussures, à qui on aura bien du mal à trouver une quelconque légitimité scientifique ou républicaine, oser écrire au président d’une université française une lettre de dénonciation calomnieuse pour lui demander rien de moins que de se débarrasser d’un “élément gênant” parmi ses rangs. Le ridicule ne tue pas, on le sait depuis longtemps (avant même les premières apparitions médiatiques de Bernard-Henri Lévy).

Mais les idéologies suprémacistes, qui considèrent qu’un groupe humain est supérieur aux autres et à ce titre, a tous les droits sur eux y compris le droit de mise en esclavage voire de génocide, tuent bel et bien : on l’a déjà vu avec le nazisme. Il est donc temps de dénoncer leurs promoteurs et de les mettre hors d’état de nuire, pacifiquement mais fermement.]


Tout a commencé par cette accusation dans le manifeste des 250 contre l’ansémitisme :

« Nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques »

En retour nous demandons que les versets de la Torah appelant à la soumission des nations et au meurtre des goyim soient frappés d’obsolescence théologique.

Dans les Nombres :

Moïse leur dit :

« Quoi ! Vous avez laissé vivre toutes les femmes ? (…)
Et maintenant tuez tous les enfants mâles et toute femme qui a connu l’homme par cohabitation »
(No XXXI.15-18).

Et dans le Deutéronome, premier livre apologiste de l’idée génocidaire :

« Tu anéantiras donc tous les peuples que te livre l’Éternel, ton Dieu, sans laisser ton œil s’attendrir sur eux »
(De VII.16).

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