11/09 : quelques arguments de physique ordinaire

[English subtitles available in the video]

Au mois de septembre 2019, j’étais invité à Lille par la section locale d’Égalité & Réconciliation pour une conférence de vulgarisation sur la destruction du World Trade Center, afin de compléter des explications données en février 2017 à Escos sur l’impossibilité de la “version officielle” de l’effondrement des trois gratte-ciel. À l’époque, ma conférence avait consisté à expliquer de façon simple les arguments publiés par Europhysics News, la revue officielle de la Société Européenne de Physique, dans un article aujourd’hui célèbre dont j’ai déjà parlé ici.

Ce discours se basait sur les lois du mouvement de Newton, qui sont à la base de la mécanique et sont enseignées en première année de cycle universitaire scientifique voire au lycée, et n’abordait le problème de la chaleur dégagée à Ground Zero, d’où l’on déduit la nature nucléaire de la destruction, que de façon très superficielle en fin de conférence et sans exposer l’argument scientifique permettant d’arriver à cette conclusion dérangeante. Il est temps maintenant d’entrer davantage dans les détails et de montrer ainsi l’extrême utilité de la thermodynamique – la science à la base de tous les transferts d’énergie – et de quelques connaissances de base sur la structure de la matière, disciplines également enseignées dès la première année universitaire.

Je remercie tout particulièrement l’équipe de E&R Lille, non seulement pour son invitation et son accueil chaleureux, mais également pour l’excellent travail de post-production réalisé sur la vidéo, avec des inserts judicieux de vidéos annexes et aussi de magnifiques animations très pédagogiques sur des figures qui au départ étaient statiques – voir notamment à partir de 54 minutes dans la vidéo. Le spectateur pourrait croire que ces animations sont de moi, il n’en est rien, et de plus c’est le monteur qui a de lui-même pris l’initiative de les réaliser sans que je le lui demande ! Du très beau travail très “pro” – bien que parfaitement gratuit – qui mérite respect. Chapeau !

Je remercie également l’équipe pour son impeccable travail de sous-titrage en anglais de mes paroles, qui devrait assurer à cette vidéo une diffusion encore plus importante que les 186 500 vues totalisées aujourd’hui (sur ERTV) par la conférence d’Escos !

Certains commentaires sur le site d’Égalité et Réconciliation m’amènent à préciser quelques points qui ont été abordés lors des questions du public (non retranscrites dans la vidéo) :

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Phénoménologie générale des explosions nucléaires
souterraines

Cratères de subsidence <br>(centre de tests du Nevada, USA)

Cratères de subsidence
(centre de tests du Nevada, USA)

Ce titre n’est pas de moi, c’est celui d’un article du Commissariat à l’Énergie Atomique d’août 1969. L’article étant en français, j’aurais pu me contenter d’y renvoyer mes lecteurs… mais j’aurais manqué à mes devoirs de vulgarisateur. Je vais donc m’en inspirer, bien sûr, mais également résumer dans ce qui suit bien d’autres lectures que j’ai pu faire sur le sujet, et qui toutes racontent à peu près la même chose. Heureusement : la démarche scientifique se veut objective, il est donc nécessaire de se mettre d’accord sur ses résultats. S’il y a divergence irréconciliable, c’est qu’on n’est plus dans la science – ou pas encore.

Dans “Physique ordinaire de l’extraordinaire”, j’avais expliqué que l’observation objective de certains phénomènes consécutifs aux attentats du 11 septembre 2001 à New York validait l’hypothèse d’une source d’énergie nucléaire utilisée pour la destruction du World Trade Center, en montrant que l’utilisation exclusive de toute forme d’énergie chimique ne permettait pas d’expliquer la chaleur dégagée.

Même si je n’avais pas, à ce stade, parlé expressément d’explosif, il est clair que le caractère catastrophique des destructions observées oriente immédiatement la pensée vers des explosifs nucléaires et non de simples réacteurs libérant progressivement leur énergie. Beaucoup de lecteurs peuvent alors rejeter instinctivement cette idée – comme je le fis moi-même avant que ma curiosité ne reprenne le dessus – en pensant savoir qu’une bombe nucléaire, cela ne peut en aucun cas produire le genre de choses que tout le monde a pu observer en mondovision. Est-ce bien sûr ?

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11 Septembre : quelques arguments de physique ordinaire
conférence à Lille samedi 28 septembre

[Note de l’organisateur de ce blog : simple page de publicité ; c’est demain donc prenez vos dispositions si vous voulez y assister. Il sera question, je le précise, d’abord et avant tout de physique, dans un but de pédagogie envers les récalcitrants à cette discipline, parfois martyrisés par des professeurs de lycée peu doués (j’ai eu la chance, au contraire, de tomber sur un bon voire excellent) ou trompés par l’image de discipline inaccessible et hyper-calculatoire qu’en donnent souvent les media.

Ceux qui souhaitent “préparer” la conférence pourront au préalable lire les articles suivants :

et pourront également visionner ma conférence à Escos (et à succès) de février 2017.]


Lettre ouverte à deux mains

La déclaration suivante a été rédigée à l’occasion d’une conférence commune de mon ami François Sebesi et moi-même, où nous tentions de remettre de façon pédagogique un peu de raison dans le discours dominant, aujourd’hui encore fortement obscurantiste, qui enveloppe les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Dix-huit ans déjà, et pourtant des institutions, qu’elles soient médiatiques ou même académiques, bien loin de prendre leurs responsabilités d’adultes. Sans doute est-ce là une preuve de plus de leur non-représentativité du monde réel, composé d’hommes et de femmes devant faire face tous les jours à des réalités concrètes au lieu de tirer leurs revenus d’un discours visant à les masquer.


Chers collègues,

Physiciens, ingénieurs,

Enseignants, chercheurs, ou les deux,

De France et d’ailleurs,

Nous avons le privilège de parler une langue universelle : la physique, émanation de la raison humaine, mais qui nous permet d’appréhender la Nature dans son ensemble. Une langue qui ne connaît aucune frontière, ni géographique, ni ethnique, ni religieuse ou culturelle.

Ce privilège entraîne un devoir : la cohérence et la rigueur d’un discours, qu’il soit tenu en langue vernaculaire dans le cadre feutré de colloques, ou vulgarisé comme aujourd’hui vers le grand public. L’erreur est certes tolérée, mais pas la tromperie délibérée. Errare humanum est… perseverare diabolicum.

Le 21 février 2017, l’Assemblée nationale a adopté la résolution n°926 intitulée « sur les sciences et le progrès dans la République » qui précise notamment :

« Considérant que la culture scientifique est le ferment indispensable pour des citoyens éclairés et responsables »
« [L’Assemblée nationale] souhaite rappeler que la science […] constitue […] un bien commun, […] en ouvrant les perspectives culturelles des citoyens à la recherche d’une meilleure compréhension du monde »

Mon camarade François Sebesi et moi-même souscrivons pleinement à ces remarques.

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Physique ordinaire de l’extraordinaire

Ou les étonnantes vertus explicatives du refroidissement de l’eau chaude.

Mise à jour du 9 mars 2019 : grâce à Heinz Pommer, auteur d’un gros travail sur le caractère nucléaire des destructions survenues à Ground Zero, la version allemande de cet article est maintenant en ligne sur Ken FM. Vielen Dank Heinz!

La « reine des sciences », cette inconnue

Nous vivons tous dans un environnement hyper-technique qui doit beaucoup aux avancées de la physique. Certains de ses développements sont déjà anciens (comme la thermodynamique, qui permit l’utilisation massive des machines à vapeur, puis des moteurs à combustion interne de nos automobiles), d’autres plus récents (la physique du solide, qui permit l’explosion de l’électronique puis de l’informatique). Chacun peut aujourd’hui utiliser le GPS de son smartphone avec une extrême simplicité, sans avoir la moindre idée des prouesses scientifiques et techniques qui se cachent derrière, les mesures de distance étant basées sur des temps de parcours d’ondes électromagnétiques voyageant à 300 000 km/s.

Mais ces exploits scientifico-techniques ont un revers : à force d’utiliser des objets « magiques », qui nous obéissent au doigt et à l’œil comme si nous étions Harry Potter au mieux de sa forme, nous finissons par accepter une forme de « pensée magique ». Nous redevenons des enfants de moins de 7 ans (l’âge de raison) et sommes prêts à croire n’importe quoi. Il est temps de prendre conscience de ces dérives, et de rappeler que les physiciens et les ingénieurs ne sont pas des magiciens. Ce n’est pas la nature qui leur obéit, mais bien au contraire eux qui doivent obéir scrupuleusement aux lois de la nature qu’ils formalisent.

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Esprit critique, es-tu là ?

Beaucoup pensent que démonter la théorie du complot officielle du 11 Septembre nécessite de gros efforts intellectuels basés sur des connaissances – notamment scientifiques et techniques – de haute volée. C’est très exagéré : il suffit de savoir lire les journaux – même les “grands” journaux, oui, pas besoin d’aller fouiller dans les recoins1 obscurs de la “complosphère” – et d’avoir le sens de la dérision.

Exemple : le 27 avril 2014, on pouvait lire dans un article du Figaro qu’un morceau d’avion avait été retrouvé sur le site des attentats du 11 septembre (2001, car il y eut aussi un 11 septembre 1973, ne l’oublions pas). Voilà de quoi conforter la thèse complotiste officielle et clouer définitivement le bec aux doux dingues qui osent affirmer qu’il n’y eut point d’avions-suicides à New York City ce jour-là, me direz-vous.

Est-ce bien sûr ?

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