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Leçons du confinement — pourquoi y a-t-il eu si peu de morts d’enfants ?

L’hystérie mondiale — la psychose, même — autour de l’épidémie de Covid-19 est un phénomène dont il faut savoir apprécier l’importance, pas uniquement dans ce qu’il a de désastreux (en vies humaines, en libertés individuelles, économiquement…) mais également dans ce qu’il a de positif et d’unique : jamais une “expérience” à aussi grande échelle n’a, par exemple, permis de révéler avec autant d’éclat la corruption profonde du milieu médical par l’industrie pharmaceutique, ce lobby de la santé qui a tout intérêt à nous garder malades pour en tirer des bénéfices. Mais il y a mieux : ce genre de révélation n’est pas uniquement obtenu au prix de vies humaines sacrifiées ; il y a eu aussi des vies humaines sauvées grâce à la pandémie. Et cette information paradoxale est lourde de signification. Je vous propose de comprendre pourquoi via la traduction d’un article en anglais de l’association américaine Children’s Health Defense, présidée par Robert Francis Kennedy, Jr., le neveu de JFK.

———————————— Début de la traduction ————————————

Article écrit par :

Mark Blaxill, auteur contributeur, de Health Choice

Amy Becker, auteur contributeur

Publié à l’origine sous forme de livre blanc de Health Choice

La Covid19 est un grave problème de santé publique, mais la litanie médiatique sans fin du comptage des cas positifs et des morts ne nous renseigne guère sur la véritable nature du virus et sur les mesures sans précédent prises pour minimiser ses effets. Comme dans de nombreux phénomènes de santé complexes et omniprésents, il existe de nombreuses façons de mesurer les effets sur la santé, mais à notre avis, pour en mesurer l’impact de façon appropriée on ne peut se contenter de décomptes étroits et intermédiaires, il faut plutôt analyser des chiffres de santé globaux. Dans le cas d’un virus pandémique affectant de grandes populations et où la préoccupation immédiate est une forte augmentation des décès, la meilleure mesure des résultats n’est pas une mesure sélective des décès attribués d’une manière ou d’une autre à la maladie, mais plutôt des décès de toutes causes. Pour une mise en perspective, ces décès doivent être comparés aux taux de mortalité historiques toutes causes confondues au cours des années précédentes (le pourcentage de décès attendus). Comme nous le montrerons, une vision équilibrée de l’effet global de la Covid19 aux États-Unis démontre à la fois l’échelle et la variabilité de ses résultats négatifs chez les Américains plus âgés, en particulier les vieillards, mais aussi certains points positifs inattendus. Étonnamment, les taux de mortalité aux États-Unis ont baissé chez les jeunes pendant le confinement, en particulier chez les nourrissons. Ces tendances sont passées largement inaperçues et restent inexpliquées.

Les taux de mortalité de toutes causes varient considérablement et de façon assez prévisible. La variation la plus prononcée se produit par tranche d’âge (la plupart des décès surviennent chez les personnes âgées) et par période de l’année et dans une moindre mesure par zone géographique. Les décès toutes causes sont cycliques, augmentant généralement pendant les mois d’hiver et la « saison grippale », puis retombant à des niveaux inférieurs à mesure que le temps chaud arrive. Dans la mesure où les taux de mortalité varient selon les régions, cela résulte principalement de différences dans la composition par âge des habitants. Dans le cas de la Covid-19, on ne peut pas encore savoir si les taux de mortalité sont cycliques, mais ils varient considérablement selon l’âge et la géographie.

Dans l’analyse qui suit, nous avons examiné les données sur les taux de mortalité totaux par zone géographique (principalement par État), par groupe d’âge et par semaine (et année à période grippale identique). Nous en avons extrait huit leçons principales. Certaines d’entre elles sont régulièrement commentées dès que l’on parle de Covid-19 ; d’autres sont inattendues ou du moins n’ont pas été largement diffusées. Pourquoi cette divergence ? Puisque c’est l’establishment des maladies infectieuses qui a contrôlé le discours sur la « pandémie », le décalage entre ces données et la croyance populaire est largement dû à des biais cognitifs ancrés de longue date parmi les experts de cette communauté.

Tendance globale aux États-Unis

L’impact de la Covid-19 sur les décès toutes causes confondues a été clair et net. Des dizaines de milliers d’Américains de plus que prévu sont morts en peu de temps. [1]

Nombre de morts hebdomadaires aux USA. L’année 2020 (en marron) se distingue nettement. NdT : attention, l’échelle verticale est tronquée, son zéro ne correspond pas au bas de la figure.

Avant la mi-mars, les décès dans l’ensemble des États-Unis avaient tendance à ne pas différer des dernières années, entre 55 000 et 60 000 par semaine. À partir de la semaine se terminant le 28 mars, les décès toutes causes confondues ont commencé à augmenter fortement, atteignant un pic à environ 75 000 au cours de la semaine se terminant le 11 avril, soit 137% des décès attendus pour la semaine. Immédiatement après, les décès de toutes causes ont commencé à baisser fortement.

En cinq semaines, les décès toutes causes confondues étaient revenus à leur fourchette habituelle. La semaine se terminant le 16 mai, l’impact mesurable des décès dus à une pandémie avait pris fin, même si les décès liés à la Covid-19 n’étaient certainement pas encore retombés à zéro. [2]

Décès hebdomadaires aux USA, en pourcentage de la valeur attendue. Le point culminant est à 137%.

L’attribution d’un décès à la Covid-19 n’est pas toujours claire, en raison d’un chevauchement important entre cette maladie, la pneumonie, la grippe et vraisemblablement d’autres causes de décès primaires. [2]

Cela dit, le pic de décès officiellement attribué à la Covid-19 s’est produit en parallèle avec le pic de décès toutes causes confondues, ne laissant aucun doute que la Covid-19 a été le principal contributeur à l’augmentation de décès attendus entre le 22 mars et le 9 mai.

Mortalité hebdomadaire totale aux USA comparée aux mortalités dues à la Covid-19 (en bleu), aux pneumonies (en orange) et à la grippe (en jaune).

Au minimum, au cours de cette période de 8 semaines, la pandémie de Covid19 a été considérablement pire qu’une saison grippale typique. Dans la mesure où les décès toutes causes confondues sont retombés aux niveaux attendus en mai, la surmortalité imputable à la pandémie est maintenant passée. [1]

 

Localisation

L’augmentation des taux de mortalité toutes causes confondues au cours de la pandémie a été extrêmement localisée, variant considérablement selon l’État / le territoire. Pour la période de 3 mois et demi entourant la pandémie, du 1er février au 16 mai (la période la plus récente avec 100% de signalements), le nombre total de décès aux États-Unis s’est élevé à 105% de la valeur attendue. [2]

Mortalité en pourcentage de la mortalité attendue, suivant l’État ou le territoire aux USA. New York City est tout en haut, la valeur globale pour les USA (105%) en rouge et les États n’ayant pas pratiqué le confinement (Iowa, Arkansas, Nebraska, Dakota du Nord et du Sud) sont en jaune.

De nombreux États ont en fait enregistré des décès inférieurs aux prévisions au cours de la période. Certes, un taux de mortalité excédentaire de 5% pour l’ensemble des États-Unis est considérable mais aussi bien loin du récit apocalyptique que la pandémie a reçu.

Des taux de mortalité plus élevés que prévu étaient fortement concentrés dans le couloir nord-est. La ville de New York et ses environs, y compris le New Jersey, l’État de New York (bien que cela ne concerne peut-être pas le nord de New York), le Connecticut, le Massachusetts, le Maryland et le district de Columbia ont jusqu’à présent constitué 6 des 8 principaux territoires avec une augmentation des décès toutes causes confondues. New York City a été particulièrement touchée. Au cours d’un printemps typique, la ville de New York pourrait s’attendre à 700 à 800 décès toutes causes confondues par semaine. De la mi-mars à la mi-mai, ce nombre a fortement augmenté, dix fois plus, atteignant plus de 7500 décès au cours de la semaine de pointe se terminant le 11 avril. [1]

Mortalité hebdomadaire à New York City, années 2013 à 2020.

D’autres États du Nord-Est ont connu une forte augmentation des décès attendus, mais loin des taux de New York. [2] La date des pics a varié, celui du Massachusetts est venu le plus tôt, suivi de ceux du Maryland, de New York City, de l’État de New York et du New Jersey. Néanmoins, toute la région a enregistré une baisse des décès attendus à partir de mai.

Mortalité hebdomadaire en pourcentage de la mortalité attendue, sur les territoires les plus touchés par la pandémie aux USA.

De nombreux États n’ont enregistré aucune augmentation ou une modeste augmentation des décès attendus, y compris certains des plus grands États comme la Californie, la Floride et le Texas. [2] Cela suggère qu’il peut y avoir eu des facteurs spécifiques qui ont influencé le cas de New York et qui n’ont pas été présents ailleurs.

Mortalité hebdomadaire en pourcentage de la mortalité attendue, sur les principaux États les moins touchés, et moyenne des USA en rouge.

Variation par environnement politique

Dans la mesure où les politiques ont varié d’un État à l’autre, il n’est pas certain que l’imposition et / ou la présence de politiques de confinement strictes aient beaucoup à voir avec la variation des excès de mortalité. Des politiques de confinement moins strictes n’étaient pas associées à des taux de mortalité plus élevés. En fait, les 5 États qui ont choisi de ne pas imposer de confinement font partie des quelque 20 territoires sans excès de mortalité. [2]

Mortalité hebdomadaire en pourcentage de la valeur attendue pour les États n’ayant pas imposé de confinement.

Plusieurs États ayant les confinements les plus stricts, dont la Californie, le Maine, le Minnesota et la Pennsylvanie n’ont eu pratiquement aucun excès de mortalité. Malgré d’énormes concentrations de population, la situation en Californie ne ressemblait en rien à celle de la ville et de l’État de New York. Le Maine, un État principalement rural, a imposé un confinement parmi les plus draconiens sans aucune raison. Le Minnesota a suivi une politique de confinement beaucoup plus agressive que ses États voisins de l’Iowa, du Dakota du Sud, du Dakota du Nord et du Wisconsin. Pourtant, ses décès dus à la Covid-19 étaient parmi les plus concentrés du pays : environ 80% sont survenus chez des personnes âgées infirmes qui résidaient dans des établissements de soins de longue durée. [2]

Mortalité hebdomadaire en pourcentage de la valeur attendue pour les États ayant pratiqué un confinement strict.

Des confinements agressifs ont-ils empêché le pire des scénarios, empêchant les États vulnérables de devenir des zones sinistrées comme New York ? Aucune expérience contrôlée ne nous donnera cette réponse. La Pennsylvanie est le meilleur exemple pour cet argument, avec un excès de mortalité précoce qui ressemblait à celui de ses voisins dans le couloir du nord-est, mais elle a vu ce taux baisser précipitamment début avril. Et la Pennsylvanie est également une unité géographique inhabituelle, avec sa plus grande ville, Philadelphie, située sur la côte et séparée de la partie ouest de l’État et sa deuxième plus grande ville, Pittsburgh, par les Appalaches. Cette anomalie rend difficile de tirer des conclusions claires de la courbe Covid-19 de Pennsylvanie.

Effet de l’âge : les vieillards

Un fait universellement reconnu de la pandémie de Covid-19 est que le risque de mort est le plus élevé chez les personnes âgées. Les décès toutes causes confondues montrent clairement cet effet, avec une forte augmentation des décès chez les personnes de 65 ans et plus à partir de la fin mars, atteignant un pic au début avril puis diminuant fortement en mai, de sorte qu’à la fin du mois, l’excès de mortalité a presque disparu. [1] Des dizaines de milliers de décès excédentaires dans ce groupe d’âge ont entraîné une grande partie des décès excédentaires aux États-Unis.

Mortalité hebdomadaire chez les plus de 65 ans, 2014-2020.

Les adultes âgés de 18 à 64 ans ont présenté un excès de mortalité de même type que celui des personnes âgées, bien que le bilan global des décès ait été moindre. [1]

Mortalité hebdomadaire chez les adultes de 18 à 64 ans, 2014-2020.

Avec un ensemble de données sur des groupes d’âge plus détaillés, l’impact est encore plus clair : plus la tranche d’âge est élevée, plus le nombre total de décès augmente pendant la pandémie. [3] Le plus grand excès de mortalité survient chez les personnes âgées de 85 ans et plus, suivies par celles âgées de 75 à 84 ans, suivies par le groupe d’âge de 65 à 74 ans. Le dernier groupe montrant une augmentation des décès pendant la pandémie était le groupe des personnes de 55 à 64 ans, avec une augmentation modeste des décès en avril. Pour toutes les tranches d’âge de moins de 55 ans, l’impact de la pandémie est indétectable.

Mortalité hebdomadaire par tranche d’âge aux USA.

La plupart des observateurs croient comprendre cet effet de l’âge et le minimisent. Que les personnes âgées meurent plus fréquemment n’est pas une excuse pour ne pas les protéger de la pandémie. Mais comme nous avons déployé les mesures de confinement en tant qu’instrument brutal pour protéger les personnes âgées d’une perte tragique et prématurée d’années de vie, nous sommes passés à côté d’un avantage totalement involontaire et bénéfique de ces confinements : un effondrement inexpliqué de la mortalité parmi les jeunes, en particulier les enfants et les nourrissons.

Effet de l’âge : les enfants

Les décès d’enfants de moins de 18 ans sont relativement rares et présentent des tendances différentes de celles des personnes âgées. L’effet cyclique prononcé des décès toutes causes confondues chez les adultes est totalement absent chez les enfants. Et tandis que les décès hebdomadaires chez les adultes dominent le bilan global des décès aux États-Unis — environ 13 000 décès par semaine chez les 18-64 ans et 35-40 000 décès par semaine chez les 65 ans et plus — les décès hebdomadaires chez les enfants sont dispersés à travers les États et généralement tombent autour de 700. Bien plus de la moitié se produisent chez les nourrissons de moins d’un an.

Mais l’expérience de la pandémie a eu un effet surprenant sur ce taux de mortalité attendu chez les enfants. À partir du début mars, les décès attendus ont commencé à décliner, passant d’un niveau prévu d’environ 700 décès par semaine à bien moins de 500 à la mi-avril et tout au long du mois de mai. [1]

Alors que des décès prématurés ont augmenté parmi les personnes âgées dans les maisons médicalisées de Manhattan et dans des contextes similaires dans tout le pays, quelque chose de mystérieux a sauvé la vie des enfants. Alors que le printemps en Amérique entraînait des perturbations massives de la vie de famille au milieu des confinements quasi universels, environ 30% d’enfants en moins sont morts.

Mortalité hebdomadaire chez les moins de 18 ans.

Était-ce un effet protecteur des fermetures d’écoles ? Les adolescents se mettaient-ils moins souvent dans des situations à risque ? Non. Il y a eu très peu d’effet chez les enfants ou les adolescents d’âge scolaire. [3]

La quasi-totalité du changement est venue des nourrissons. D’une manière ou d’une autre, les changements dans la vie américaine pendant la période de confinement ont sauvé la vie de centaines de nourrissons, plus de 200 par semaine.

Mortalité hebdomadaire chez les enfants : de moins de 1 an (courbe du haut, fortement déclinante), de 1 à 4 ans (courbe du bas) et de 5 à 14 ans (courbe du milieu).

Les décès chez les nourrissons et les enfants surviennent à un taux plus élevé chez les minorités ethniques. [4] Ainsi, la réduction des décès d’enfants durant le confinement a signifié que la vie des nourrissons et des enfants noirs et hispaniques a été proportionnellement davantage épargnée.

Mortalité totale aux USA par tranche d’âge et par ethnie. Moyenne de toutes les tranches d’âge à gauche.

Effet net en années de vie

Espérance de vie moyenne par tranche d’âge.

Chaque mort prématurée est tragique. Mais si l’on considère les années de vie perdues, la mort prématurée d’un nourrisson a plus de poids que la mort prématurée d’une personne dont l’espérance de vie est de 5 ans ou moins. Et alors que l’âge médian à la mort, par exemple, d’un habitant du Minnesota mourant de Covid-19 est de 83 ans, l’espérance de vie typique de cette personne âgée épargnée par la Covid-19 aurait pu être de 2 à 3 ans de plus. À titre de comparaison, lorsqu’un nourrisson en confinement évite un décès, l’impact potentiel sur les années de vie sauvées peut atteindre 80 ans ou plus. [5]

Nombre d’années de vies sauvées ou perdues par tranche d’âge, pondérées par la qualité de vie, pour la période du 1er février au 16 mai 2020 aux USA.

Lorsqu’on mesure l’effet net des années de vie perdues ou gagnées pendant la pandémie et les blocages associés, le résultat net entre les groupes d’âge est inattendu. Sans surprise, l’excès de mortalité est le plus élevé chez les personnes âgées les plus vieilles où l’espérance de vie est la plus faible. La combinaison de l’excès de mortalité avec l’espérance de vie par groupe d’âge (avec un ajustement pour la qualité de ces années de vie) montre le bilan de la pandémie : environ 540 000 années de vie perdues chez les 65 ans et plus. [3, 5, 6] En comparaison, la réduction des décès attendus est plus élevée chez les nourrissons, où les avantages en termes d’espérance de vie sont les plus importants. Par rapport aux attentes, la vie de plus de 200 nourrissons par semaine a été sauvée au cours du mois de mai. La combinaison du nombre de vies sauvées chez les nourrissons et les enfants âgés de 1 à 4 ans démontre un effet plus petit mais comparable et bénéfique : environ 145 000 années de vie sauvées chez les enfants de moins de 5 ans. Remarquer l’effet surprenant du confinement chez les enfants de moins de 5 ans ne nie en rien l’effet tragique de la pandémie sur les personnes âgées. Cela soulève cependant une question : pourquoi y a-t-il eu si peu de morts d’enfants ?

Causalité ?

Lorsque les nourrissons meurent, la cause en est souvent une forme de maladie ou d’anomalie congénitale. Malheureusement, les accidents et les homicides sont également courants. Il existe cependant des cas fréquents dans lesquels des nourrissons jusque là en bonne santé meurent de façon inattendue. Ces décès sont généralement classés sous le nom de « syndrome de mort subite du nourrisson » ou SMSN. Selon le CDC [Center for Disease Control, NdT], les décès dus au SMSN sont l’une des deux principales causes de décès chez les nourrissons âgés de 1 mois à 1 an. [7]

Nous n’avons pas de données spécifiques sur la tendance des décès des SMSN pendant la pandémie. Nous avons cependant entendu des rapports anecdotiques de médecins urgentistes suggérant que certains ont observé une baisse des SMSN. Un médecin qui dit qu’il pourrait voir 3 cas de SMSN au cours d’une semaine typique n’a vu aucun cas depuis le début de la pandémie et des confinements associés.

Qu’est-ce qui a changé pendant cette période, qui pourrait avoir un tel effet ? Les décès de nourrissons sont-ils non enregistrés ? Les parents prennent-ils mieux soin de leur famille lorsqu’ils travaillent à distance et que leurs enfants ne vont pas à l’école ? Il existe de nombreuses hypothèses possibles sur le déclin de la mortalité infantile.

Un changement très clair qui a retenu l’attention, et que les responsables de la santé publique ont déploré, est la forte baisse des vaccinations infantiles car les parents n’ont pas emmené leurs nourrissons dans des cabinets pédiatriques pour leurs contrôles réguliers. Dans le numéro du 15 mai du CDC Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR), un groupe d’auteurs du CDC et de Kaiser Permanente a signalé une forte baisse des commandes de vaccins par les prestataires ainsi qu’une baisse des doses de vaccins pédiatriques administrées. [8] Ces déclins ont commencé au début du mois de mars, à peu près au moment où la mortalité infantile a commencé à décliner.

Variations hebdomadaires de vaccination infantile aux USA du 6 janvier au 19 avril 2020. Courbe pleine : vaccins non grippaux ; courbe en tirets : vaccins contenant une valence contre la rougeole.

Cet effet n’est peut-être pas limité aux États-Unis. L’Organisation mondiale de la santé a publié un communiqué de presse le 22 mai, notant que « depuis mars 2020, les services de vaccination systématique des enfants ont été perturbés à l’échelle mondiale, ce qui peut être sans précédent depuis le lancement de programmes élargis de vaccination dans les années 70. » [9] Y a-t-il moins d’enfants qui meurent parce que leurs parents ne font pas les vaccinations pédiatriques de routine ? Si des vies sont sauvées pendant la pandémie, c’est une question à laquelle il est urgent de répondre.

* * *

La Covid-19 est unique parmi les pandémies récentes en ce que son bilan de mortalité est mesurable, réel et convaincant. Il est également presque certain qu’il sera transitoire, mais cela n’empêchera pas le mastodonte de la propagande de progresser. Cependant, comme le dit le proverbe, « les plans les mieux préparés des souris et des hommes tournent souvent mal » [NdT : locution anglaise…]. Ce que personne n’aurait prédit avant la Covid-19, c’est que la réponse des autorités sous forme de confinement strict a produit une expérience naturelle qui remet en question les actions mêmes — des vaccins répandus et obligatoires pour tous — que l’establishment des maladies infectieuses et de la santé publique a imposé depuis des années. Nous devons pleurer la mort des personnes âgées résidant dans les maisons médicalisées de Manhattan, mais aussi tenir compte des centaines de décès infantiles évités. Ce n’est qu’avec ce genre d’observation équilibrée que nous tirerons les leçons de la pandémie et des mesures de confinement qui ont suivi.

Références:

1. Centers for Disease Control and Prevention. Système de surveillance de la mortalité du National Center for Health Statistics. [En ligne] [Cité: 6 juin 2020.] https://gis.cdc.gov/grasp/fluview/mortality.html.

2. Décompte provisoire des décès par coronavirus (COVID ‐ 19). [En ligne] [Cité: 6 juin 2020.] https://www.cdc.gov/nchs/nvss/vsrr/COVID19/index.htm.

3. Décompte provisoire des décès par COVID ‐ 19 par sexe, âge et semaine. [En ligne] [Cité: 6 juin 2020.] https://data.cdc.gov/NCHS/Provisional‐COVID‐19‐Death‐Counts‐by‐Sex‐Age‐and‐W/vsak‐wrfu.

4. Décès impliquant une maladie à coronavirus 2019 (COVID ‐ 19) par groupe d’origine ethnique et âge, par État. [En ligne] [Cité: 6 juin 2020.] https://data.cdc.gov/NCHS/Deaths‐involving‐coronavirus‐disease‐2019‐COVID‐19/ks3g‐spdg.

5. Administration de la sécurité sociale. Table de mortalité actuarielle. [En ligne] [Cité: 7 juin 2020.] https://www.ssa.gov/oact/STATS/table4c6.html.

6. Centers for Disease Control and Prevention. Décompte hebdomadaire des décès par juridiction et groupe d’âge. [En ligne] [Cité: 7 juin 2020.] https://data.cdc.gov/NCHS/Weekly‐counts‐of‐deaths‐by‐jurisdiction‐and‐age‐gr/y5bj‐9g5w.

7. NCHS Data Brief, Number 355. [En ligne] janvier 2020. [Cité: 16 mai 2020.] https://www.cdc.gov/nchs/data/databriefs/db355_tables‐508.pdf#4.

8. Santoli, Jeanne M et al. Effets de la pandémie de COVID ‐ 19 sur la commande et l’administration routinières des vaccins pédiatriques – États-Unis, 2020. cdc.gov. [En ligne] 15 mai 2020.
https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6919e2.htm#F1_down.

9. Organisation mondiale de la santé. Au moins 80 millions d’enfants de moins d’un an sont à risque de maladies telles que la diphtérie, la rougeole et la polio, car la COVID ‐ 19 perturbe les efforts de vaccination de routine, avertissent Gavi, l’OMS et l’UNICEF. [En ligne] [Cité: 23 mai 2020.] https://www.who.int/news‐room/detail/22‐05‐2020‐at‐least‐80‐million‐children‐under‐one‐at‐at‐ risque ‐ de ‐ maladies ‐ telles ‐ que ‐ la ‐ diphtérie ‐ rougeole ‐ et ‐ polio ‐ comme ‐ convoitée ‐ 19 ‐ perturbe ‐ les ‐ efforts ‐ de ‐ vaccination ‐ de ‐ routine ‐ avertissez ‐ gavi ‐ qui ‐ et ‐ unicef.

Notes de fin:

Les Centers for Disease Control and Prevention notent ce qui suit concernant la sous-déclaration au cours des dernières semaines. Pour nous assurer que les signaux que nous signalons ne sont pas le résultat de ces retards de déclaration, nous avons délibérément exclu les quatre dernières semaines de données disponibles (les graphiques se terminent le 16 mai 2020, tirés le 6 juin). Étant donné que le CDC reformule également les données historiques chaque fois qu’il actualise ses ensembles de données, nous avons également actualisé toutes les données déclarées pour les deux années précédentes à chaque mise à jour hebdomadaire de l’ensemble de données.

Les chiffres provisoires sont pondérés pour tenir compte de la sous-déclaration potentielle au cours des dernières semaines. Cependant, les données pour les semaines les plus récentes sont encore susceptibles d’être incomplètes. Environ 60% seulement des décès sont signalés dans les 10 jours suivant la date du décès, et il existe des variations considérables selon la juridiction et l’âge. L’exhaustivité des données provisoires varie selon la cause du décès et le groupe d’ âge . Cependant, les pondérations appliquées ne tiennent pas compte de cette variabilité. Par conséquent, le nombre prévu de décès peut être trop faible pour certains groupes d’âge et causes de décès. Par exemple, les données provisoires sur les décès parmi les groupes d’âge plus jeunes sont généralement moins complètes que parmi les groupes d’âge plus âgés. Les dénombrements prévus peuvent donc être trop faibles parmi les groupes d’âge plus jeunes.Plus de détails sur les méthodes, la pondération, les données et les limitations peuvent être trouvés dans les notes techniques .

 

———————————— Fin de la traduction ————————————

6 commentaires sur “Leçons du confinement — pourquoi y a-t-il eu si peu de morts d’enfants ?

  1. Bonjour
    Article détaillé et donc intéressant. Je vais pour autant me permettre de corriger un point important, par souci de clarté, et ce même si je partage les inquiétudes de Robert Francis Kennedy sur les vaccinations délirantes, et parfois criminelles, que les autorités occidentales (sur recommandation de l’OMS) font subir a leurs populations, quand ce n’est pas imposé aux enfants africains, servant de cobayes pour l’occasion. Bref, pour autant, l’idée de Mort Subite du Nourrisson (la fameuse MSN) est probablement une “lubie”, en cela qu’elle sous entend une mort non expliquée, chez un nourrisson en bonne santé, mais qui ne s’accrocherait pas a la vie pour des raisons encore mystérieuses. La vérité est différente, et lorsqu’une autopsie est pratiquée sur un enfant ayant subi une MSN, en recherchant une cause médicale autre que la maltraitance (si un enfant décède ailleurs qu’a l’hôpital, cela est théoriquement obligatoire. Mais il est courant que les médecins, comme les policiers, ne la réclament pas par compassion, pour peu qu’aucune suspicion n’émerge), l’on trouvera dans la grande majorité des cas (presque tous en fait !) une cause infectieuse qui, décelée suffisamment tôt, aurait pu être bénigne : la maladie va déclencher une fièvre qui sera fatale, dans la nuit ou la journée, mais a un moment ou les parents ne seront pas présents pour réagir efficacement.
    C’est exactement pour cela que l’on fait depuis les années 90 dormir les bébés sur le côté et non sur le ventre comme préconisé auparavant, craignant a cette époque que ceux-ci s’étouffent dans leur régurgitations nocturnes. Simplement parce que l’ensemble des intestins forme un formidable radiateur, qui permet d’évacuer la température de la fièvre, alors que dormir sur le ventre créait un confinement thermique dangereux. Gageons que l’obligation de rester chez soi, ou même plus simplement le fait d’être plus attentif a la santé de ses enfants en période de pandémie (que les média ont bien évidement “sur-accentué”) ont pu sérieusement restreindre les excès mortels de température, auxquels je faisais allusion plus haut.

    NB :
    1/lorsqu’en France nous avons modifié la position de sommeil des nourrissons, la mortalité infantile a chuté en quelques années d’un facteur 4 à 5 au moins (de mémoire)
    2/je suis très surpris que ce que je viens de vous raconté ne soit pas connu aux USA, une bonne médecine de pointe et une mauvaise médecine de masse en sont peut être la cause, a fortiori lorsque le remède ne rapporte pas d’argent !
    3/Bien sur mon commentaire n’aurait aucune valeur si ma femme et moi n’avions pas été concernés par la question, y compris dans les milieux associatifs qui ont financé les recherches aboutissant à la solution simple dont je viens de parler

    1. Merci pour ce commentaire très instructif. Les auteurs ne sont pas affirmatifs quant à la cause, ils se contentent d’établir une corrélation et de demander qu’on élucide le “problème” (ou anti-problème plus exactement). Mais venant d’une association sensibilisée (à juste titre, surtout aux USA) aux excès vaccinaux, il est naturel qu’ils pensent à cette hypothèse. Je connaissais la préconisation de faire dormir les bébés sur le côté pour la bonne raison que nos enfants y ont eu droit, je connaissais aussi les risques d’étouffement en cas de régurgitation nocturne, mais personne ne nous avait parlé de cette raison thermique… c’est pourtant encore une fois une histoire de rapport surface/volume pour la dissipation thermique et j’aurais pu y penser !

      Vous avez ô combien raison sur l’épineuse question des remèdes qui ne rapportent pas d’argent… et pour lesquels il est en conséquence très difficile de financer des recherches. Didier Raoult en parle très bien lors de sa longue audition devant les parlementaires (que je recommande à tous) ; il fait notamment remarquer que la seule véritable révolution thérapeutique de ces dernières années c’est… la greffe fécale. J’y reviendrai d’ailleurs à propos d’un succès inattendu de la technique sur une maladie qu’on pensait irréversible.

  2. Le COVID vu par Patrick Shan, en rapport avec les médecins chinois.

    https://www.plantes-et-sante.fr/articles/rencontres/3828-patrick-shan-lhomme-a-tendance-a-se-fragiliser-en-se-protegeant-a-lexces:

    “Au quotidien, la meilleure prévention est la mithridatisation, à savoir une forme d’immunisation naturelle qui entretient notre capacité d’adaptation à un monde qui grouille de micro-organismes. Un enfant se mithridatise, par exemple, en suçotant un doudou qui agit comme une sorte de vaccin portatif.” (!)

    Une piste sur l’abondance de malades aux USA ? :

    “P & S À votre avis, vivons-nous dans un monde trop aseptisé ?
    P. S. Ce que l’on peut observer, c’est que ce ne sont pas dans les milieux les plus aseptisés que l’on a le moins de maladies. C’est dans nos hôpitaux, qui fleurent bon l’eau de Javel, que naissent les bactéries les plus résistantes et dangereuses comme le staphylocoque doré. Les maladies nosocomiales, responsables de quelque 6 % de décès dans les hôpitaux, sont la conséquence d’une confusion tenace entre santé et pureté, propreté et asepsie. Même problème avec la nourriture : on pasteurise les produits laitiers, on farcit la viande d’antibiotiques, on chlore la salade, on irradie les fruits… C’est moins notre rapport à l’hygiène que celui à la nature, et notre dépendance à ceux qui la dénaturent, qu’il faut à mon avis questionner. (…) Certaines variétés d’armoise soignent le paludisme depuis des siècles et pourraient sauver l’Afrique, mais l’industrie pharmaceutique en a breveté le principe actif, et cherche à faire interdire son usage naturel.”

    Et les raisons du succès chinois ? :
    “La pharmacopée chinoise dispose de dizaines de formules traditionnelles pouvant être adaptées aux multiples variantes des phases initiales du Covid-19, là où la médecine occidentale ne dispose que des traitements très limités, comme le paracétamol, ou faisant payer leur efficacité par de graves effets secondaires possibles, comme l’hydroxychloroquine.”


    Autrement, je découvre le professeur Denis Rancourt:

    https://youtu.be/aqIZbyZJRZE?t=854
    ou https://youtu.be/CZSzhhJVSHg?t=854

    Comme vous il a eu des problèmes avec sa hiérarchie universitaire (et ses co-équipiers et étudiants aussi :renvoi, surveillance clandestine).
    Il doit être trop à gauche et pacifiste. Cockburn a salué son travail sur le mythe du réchauffement par le CO2.
    “Rancourt states the administration’s actions in general, and his dismissal in particular, are influenced in part by the Israel lobby and the military-industrial complex.[31][32][33] He has stated that his dismissal may be related to his political views, specifically his position on the Israel-Palestine conflict,[34] and wrote in his blog that university of Ottawa president (and former Minister of Justice) Allan Rock appears to be “a point-man (porte-parole) of the Israel lobby at the University of Ottawa.”[35]”

    1. Sur l’excessive asepsie (voire antisepsie) qui fait des humains des êtres fragiles, je vous suis entièrement. J’ai une cousine qui, élevée à la ferme, se baladait toujours quand elle était petite avec un doudou qui traînait partout. Inutile de dire qu’il était d’une couleur indéfinissable. Évidemment elle ne tombait pas malade pour autant, bien au contraire…

      Les USA sont en effet un pays où tout ce qui n’est pas emballé sous plastique et sous vide est hautement suspect. Un amateur de fromage français au lait cru y passe presque pour un terroriste détenteur d’armes biologiques… et si en plus (comme moi) il aime manger la croûte l’enfermement psychiatrique le guette ! Mais la nourriture hautement transformée, gavée de sucres, et son corollaire le microbiote totalement déséquilibré, est sans doute au moins aussi nocive. Sans parler de la manie de grignoter à toute heure.

      Merci de me faire découvrir Denis Rancourt, que je ne connaissais pas. Oui, être vraiment de gauche et pacifiste est un des meilleurs moyens de se faire traiter de tous les noms, et en particulier de raciste, d’antisémite et de militant d’extrême-droite, quand le lobby au pouvoir est l’allié de la pire extrême-droite suprémaciste qui soit, solidement implantée dans une colonie européenne moyen-orientale.

      Connaissez-vous Brian Martin ? Sous ce nom des plus ordinaires se cache un universitaire australien qui a accumulé pas mal d’informations sur la répression des lanceurs d’alerte et des dissidents :

      https://www.bmartin.cc/index.html

      1. Merci pour le lien, d’utilité publique.

        Oui, à lire Josh Axe, le sucre, le gras et la viande peuvent trouer les intestins.
        Et un de ses collègues avait démontré sur son fils qu’on pouvait perdre 40% des bactéries/microbes de ses intestins en 10 jours de fast food.
        Et il fallait des mois pour que les microbes bénéfiques le repeuplent.

        Le lait made in USA peut contenir 20 produits chimiques : antibiotiques, hormones, médicaments (diclofenac, l’anti inflammatoire qui rend les reins acides).
        La protéine beta caséine 1 des vaches US peut être plus inflammatoire que le gluten.
        L’auteur conseille le lait de coco (mélange de chair et de liquide), d’amande, ou du lait cru fermenté de brebis ou chèvre, ou des îles de Jersey et Guernesey. Le lait de chèvre n’aurait parfois pas de lactose, et les acides gras sont rapidement brûlés en énergie et nons tockés en graisse.

        1. J’ai aussi connaissance d’une jeune femme américaine qui est venue travailler en France, et qui souffre de la maladie de Crohn. Sans rien faire de particulier, à part manger des produits français, elle a vu ses crises nettement diminuer. Et quand elle revient quelques semaines aux USA, ça empire à nouveau…

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