L’écriture inclusive exclut-elle quelque chose ?

Sauf à revenir d’une mission de longue durée sur Mars, vous ne pouvez pas ignorer que la langue française a développé ces dernières années une série de symptômes inquiétants, sous forme de boutons se multipliant rapidement, associés à une prolifération inhabituelle de la lettre e, voire de groupes de lettres apparemment anarchiques.

La maladie touche principalement la communication institutionnelle, surtout celle se prétendant “de gauche”, “progressiste” ou “syndicale”, mais n’épargne pas pour autant les milieux cultivés, puisqu’elle se répand même dans les départements de lettres des universités. En voici quelques échantillons in vivo :

Cher·e·s collègues,
Nous vous proposons l’actualité syndicale récente, …

Cher·e·s collègues,
Le site du Forum 2020 est désormais ouvert pour la soumission des résumés…

Jusqu’à présent le modèle officiel de l’inspection individuel [sic] rabat l’évaluation des pratiques professionnelles des enseignant·e·s sur l’observation d’une heure de cours, la consultation des documents et affichages pédagogiques des professeur·e·s, de copies corrigées et des supports des élèves. Un entretien porte ensuite le plus souvent sur ces seuls éléments même si de nombreux·ses inspecteur·trice·s en élargissent le spectre.

Les gardiens de la langue – qui peuvent être des femmes – ont eu beau alerter sur la dangerosité de l’épidémie, il semble que la maladie n’ait pas encore pu être enrayée. Peut-être parce que le diagnostic n’est pas le bon ? Se pourrait-il que cette écriture se voulant inclusive – par opposition à l’écriture habituelle qui, elle, pratiquerait l’exclusion de certaines catégories de personnes, et notamment des femmes – soit en réalité terriblement exclusive de quelque chose ?

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Pour l’amour des juifs (Israël Adam Shamir)

Israël Adam Shamir (à g.) avec Julian Assange (à dr.) avant sa captivité

[Note de l’administrateur de ce blog : Israël Adam Shamir est un ex-juif (pour ceux qui croient au libre-arbitre et rejettent une définition ethnique du judaïsme) converti au christianisme orthodoxe, où il a reçu son deuxième prénom Adam. Ou bien c’est un juif, pour ceux qui pensent que toute personne née juive le reste jusqu’à sa mort, comme le prétendait un petit brun moustachu en Allemagne dans la première moitié du XXème siècle.

Vacciné de par sa naissance envers le chantage à l’antisémitisme, et fin connaisseur de la culture juive, il livre ici une analyse de la prétendue “lutte contre l’antisémitisme” aussi mesurée que pénétrante, à l’image de sa prose habituelle (voir par exemple son recueil d’articles “La bataille du discours” que j’ai déjà recensé ici). Derrière cette prétendue lutte contre un racisme – dont on se demande toujours pourquoi il devrait être différencié des autres, ce qui sent le racisme – on ne trouve en effet, en définitive, que ce contre quoi se fracassent les Gilets Jaunes : l’arrogance d’une caste dominante illégitime qui n’entend pas laisser le peuple prendre son destin en main.]


L’Angleterre et la France, deux antagonistes, deux socles de la civilisation européenne, se trouvent simultanément en proie à un paroxysme de judéophilie. Le résultat des élections parlementaires décisives qui s’annoncent en Grande Bretagne est suspendu à cette question, avec travaillistes et conservateurs en compétition pour exprimer à qui mieux mieux leur amour pour les juifs, tandis que les juifs n’arrivent pas à décider lesquels leur répugnent le moins. La France, après une année de révolte des classes moyennes représentées par les Gilets jaunes, connaît maintenant un soulèvement des classes travailleuses toutes fraîches avec un million de grévistes s’emparant de la rue, mais son Parlement estime qu’il est urgent, par-dessus tout, de peser et de légiférer sur la façon dont les Français devraient aimer les juifs et haïr ceux qui les haïssent. Quel peut être le sens de cette comédie?

Ils ne chipotent pas pour l’amour de la cuisine juive. Même si elle est mangeable, cela ne va guère plus loin. A preuve, en Israël, où la nourriture arabe est la règle, où la japonaise a droit de cité, l’italienne est adorée, et la cuisine juive brille par son absence. Il ne s’agit pas non plus des nez juifs, quoique ce soit un trait significatif de l’anatomie faciale, car ils ne sont pas plus élaborés ou proéminents, disons, que ceux des Siciliens. C’est au niveau des idées, que tout se passe.

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Marche contre l’islamophobie (Dieudonné)

[Note de l’administrateur de ce blog : du grand Dieudonné (même s’il ne s’agit pas ici d’un spectacle), que l’on pourra avec profit rapprocher du sketch “Le conseil de classe” (souvent appelé “Le voile”) issu du spectacle “1905” réalisé en 2005, et que je reprends ci-dessous. Un grand classique qui montre tout le génie visionnaire d’un humoriste n’épargnant personne dans la satire.]


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Je sais pas vous, mais moi, j’ai pas gazé de Juif et j’ai colonisé personne. (La Mite dans la Caverne)

[Note de l’administrateur de ce blog : philosopher, c’est savoir penser juste. L’accent, les diplômes ou distinctions, le sexe ou l’origine ethnique n’ont rien à voir avec la qualité de la pensée. Un bon arbre se reconnaît à ses fruits.

Pour une analyse plus générale et profonde des différents modes de manipulation utilisés par les esclavagistes modernes, on pourra aussi se reporter à l’épais ouvrage Neuro-Esclaves de Marco Della luna et Paolo Cioni.

Ceux qui préfèrent lire plutôt qu’écouter pourront également se diriger vers la retranscription de ce discours sur le site de l’auteur.]


Ode à Greta (anonyme du XXIème siècle)

[Note de l’administrateur de ce blog : ce texte m’a été transmis par un de mes contacts, qui n’en cite pas l’auteur. La pauvre Greta n’y est évidemment pour rien, elle qui va bientôt avoir dix-sept ans et qui en fait à peine douze (physiquement comme mentalement), mais ses parents pour beaucoup. Et aussi la grande masse des journalistes, qui semblent disposés à croire – à de rares exceptions près – qu’elle finance ses déplacements (et ceux de son entourage) avec son argent de poche, que ce soit en voilier de course, en avion ou en Tesla.

La crédulité de nos contemporains semble sans limite, sans doute est-ce pour cela que les montreurs de marionnettes n’essaient même plus de cacher les fils. Mais peut-être les marionnettistes sont-ils finalement dupes de leur propre spectacle, car trop coupés des réalités et imbus d’eux-mêmes, et ne se rendent-ils pas compte de la persistance du bon sens populaire.]


Petit message pour la p’tite hystérique Greta Thunberg.

On t’a soi-disant volé tes rêves et ta jeunesse.

Premièrement :

Ta place est à l’école pour le moment.

Secondement :

Range ta chambre avant d’essayer de ranger le monde. Et pour répondre à ton discours véhément, à notre époque (oui nous les vieux qui avons ruiné ton futur) on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

De mon temps, on montait l’escalier à pied : on n’avait pas d’escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu’il fallait se déplacer de deux rues : on marchait jusqu’à l’épicerie du coin.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

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Les facteurs aggravants de la situation française
(Aldo Sterone)

[Note de l’administrateur de ce blog : un discours sensé et mesuré, faisant preuve d’esprit critique, prouvant par contraste, au mieux l’ignorance, au pire la soumission à des intérêts étrangers et criminels d’une bonne partie des “élites” françaises. Et l’université en donne parfois, hélas, de très bons exemples.

Pour une présentation vidéo du blogueur Aldo Sterone – un Algérien vivant à Londres – par lui-même, où il exprime notamment son opinion sur les religions, assez proche de la mienne, voir ici ; et pour une interview à lire, consulter cet article.

Que le lobby sioniste français puisse mettre en avant, pour représenter les “bons” musulmans, un crétin aussi ridicule que Hassen Chalghoumi, en dit long sur les intentions criminelles de ce lobby qui sont en pleine congruence avec le discours de division tout à fait explicite de certains “responsables” religieux juifs, expliquant sans ambiguïté utiliser l’islam, selon eux le “balai d’Israël”, pour détruire l’Europe et la chrétienté.

Le discours de ces fous-furieux ne doit évidemment pas être assimilé à celui de tous les juifs – ou même de tous les juifs sionistes – mais ne doit pas être ignoré au nom du politiquement correct, car pour combattre un ennemi, il faut d’abord le nommer. Et tous ceux qui ne sauront pas le faire, soit par ignorance (qui devient coupable pour ceux dont la mission est de savoir), soit par soumission et lâcheté, devront tôt ou tard le payer. N’est-ce pas, messieurs-dames du CNESER, garants de la déontologie universitaire ?]


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