Quand le débat est clos (Antipresse)

Jacques-Louis David, «La mort de Socrate (détail)»

Jacques-Louis David, «La mort de Socrate (détail)»

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois de plus, je fais profiter à mes lecteurs d’un article de l’Antipresse en principe réservé aux abonnés (façon de suggérer d’en grossir les rangs).

Slobodan Despot n’a pas besoin ici de forcer le trait, tant l’époque est comique. Les futurs historiens auront bien du mal à expliquer — surtout en restant sérieux vu l’aspect grotesque de leur sujet d’étude — comment, dans un monde d’hyperconnectivité et de stockage quasi gratuit et sans limite d’information, a pu se développer une telle soif d’ignorance, y compris et même surtout parmi les cercles intellectuels dont la fonction sociale est d’entretenir le débat. Décidément, Le Tartuffe n’a pas fini d’être une œuvre visionnaire.]


par Slobodan Despot

Réchauffement climatique, minorités sexuelles, crises humanitaires… Sur un nombre croissant de sujets, le questionnement est mis sous la tutelle de la certitude imposée. Mais l’étouffement du débat, même sur des vérités «évidentes», peut entraîner des conséquences imprévues. Ou quand, à force d’avoir raison, on perd la raison.

Je côtoie Suzette Sandoz aux «Beaux parleurs» de la RTS le dimanche et j’ose affirmer qu’on y apprécie son humour et son acuité d’esprit. Ayant été un éminent professeur de droit, Mme Sandoz sait en principe ce que l’esprit critique veut dire. Sur son blog hébergé par Le Temps, elle s’est risquée à appliquer son scepticisme au dogme du réchauffement climatique induit par l’homme, en demandant un «vrai débat». Blasphème! L’espiègle retraitée a essuyé dans les colonnes du même journal l’ire de douze docteurs de la science climatique qui lui ont ordonné de se taire. «Le débat sur le CO2 est clos», décrètent-ils en invoquant l’autorité suprême, le climatocoran : les fameux rapports du GIEC.

(Je précise ici que je suis plutôt de leur côté, mais pas pour les mêmes motifs : je prône la retenue par respect pour la création, non par un réflexe pavlovien de peur, fût-il attisé par des chiffres.)

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Une perfide censure

Mise à jour du 20 mars 2020 : grâce à un de mes fidèles lecteurs, Mourad Dahami, dont je recommande le blog, j’ajoute une version sous-titrée en anglais et arabe de la vidéo de Gérard Lazare ! Un très grand merci à lui pour ce travail.

Un grand merci à Gérard Lazare, l’auteur des interviews et le réalisateur de la vidéo, pour avoir remis du contradictoire dans un “procès” qui l’a soigneusement évité, les deux témoins qui étaient présents (le professeur Christophe Oberlin et mon ami François Sebesi) ayant par exemple été interdits de parole par le CNESER. Et un grand merci également à Christophe Oberlin et Jean Bricmont pour leurs commentaires et leur soutien, ainsi qu’à François Sebesi, absent – à une image fixe près – de cette vidéo mais que les lecteurs de ce blog ont déjà pu entendre parler de cette étrange histoire dans une conversation vidéo déjà vieille de presque deux ans.

Les lecteurs désirant en savoir davantage pourront aussi lire l’entretien accordé récemment à Égalité et Réconciliation après le verdict du CNESER, voire (s’il sont du temps) le mémoire en défense produit par mon avocat lors de cette séance publique, et la décision du CNESER qui en a résulté ; deux documents qu’il sera intéressant de mettre en regard.

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La LICRA s’impatiente parce qu’Amazon n’a pas encore supprimé l’appli E&R (Égalité & Réconciliation)

[Note de l’administrateur de ce blog : pas grand-chose à rajouter ni à retrancher à ce court article d’Égalité & Réconciliation, résumant bien le problème qui gangrène notre pays et dont je suis un témoin privilégié. Ah si, quand même :

  • pour les quelques crétins qui croient encore que Dieudonné est un “petit entrepreneur de la haine” nauséabond, homophobe et antisémite, cette vidéo où il discute avec un juif sioniste arménien et homosexuel (potentiel victimaire maximal !). Entretien qui n’est d’ailleurs pas toujours à son avantage (personnellement, je trouve qu’il manque de répartie face aux arguments douteux de son interlocuteur pour justifier le sionisme) mais qui au moins ridiculise les histoires délirantes que font courir sur lui les professionnels de la haine et du mensonge.
  • pour ceux qui croient encore que tous les juifs sont assez bêtes pour accorder du crédit au concept de “fachosphère” et pour gober la propagande d’une oligarchie illégitime en mode panique, ce fil twitter d’Avner Solal (non, ce n’est pas un pseudo vaguement crypté pour Alain Soral), dont le blog pourtant réduit vaut également le détour, ne serait-ce que pour l’avertissement qui y figure.]

« Voilà une semaine que la LICRA a écrit à Amazon pour lui demander de supprimer l’appli Égalité & Réconciliation d’Alain Soral, multirécidiviste de la haine antisémite, raciste et négationniste, de son AppStore.

Aucune réponse n’a été faite à ce jour. Cette application, contraire à la loi française et aux conditions générales d’utilisation des plateformes avait rapidement été supprimée le mois dernier, tant par la société Apple que par la société Google en raison des fake news, des propos et dessins négationnistes, homophobes, racistes ou antisémites qu’elle diffuse.

L’antisémitisme connait aujourd’hui un regain sans précédent, dépassant largement les frontières d’internet. Si la haine est numérique, elle n’est pas virtuelle et les discours de haine sont bien souvent l’antichambre du passage à l’acte. »

Ça, c’est la fake news habituelle de la LICRA qui tente ainsi de justifier son existence et de continuer à vivre sur le dos de la Bête, forcément immonde. Les Français seraient antisémites mais suffisamment généreux pour permettre à la LICRA de se prendre pour le cabinet noir de la Justice, drôle de contradiction, non ?

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La Pravda americaine. L’Anti-Defamation League dans la société américaine (Ron Unz via le saker francophone)

Mary Phagan, la fille de 13 ans violée et assassinée par Leo Frank, dont l’héroïsation <br>est l’acte fondateur de l’ADL.

Mary Phagan, la fille de 13 ans violée et assassinée par Leo Frank, dont l’héroïsation est l’acte fondateur de l’ADL.

[Note de l’administrateur de ce blog : ayant été moi-même traité de “raciste”, “antisémite”, “militant d’extrême-droite halluciné” et de “cas psychiatrique” par l’équivalent français de l’ADL, je ne peux que souscrire entièrement à la démarche de Ron Unz consistant à montrer, non seulement le caractère totalement illégitime de tels pouvoirs, mais encore leur nature criminelle.

On pourra d’ailleurs faire le parallèle entre la création de l’ADL et celle de la LICRA, à l’origine LICA – le R n’ayant été ajouté par la suite que pour donner une illusion d’universalisme – qui elle aussi résulte de la volonté de soustraire un assassin juif à la justice en le faisant passer pour une victime. On ne peut durablement faire tenir une société sur le mensonge et le crime.]


À notre époque, il existe sûrement peu d’organisations qui terrorisent autant les Américains influents que la Ligue anti-diffamation (Anti-Defamation League, ADL) du B’nai B’rith, un organe central de la communauté juive organisée.

Mel Gibson était l’une des stars les plus populaires à Hollywood et son film de 2004, La Passion du Christ, l’un des plus rentables, quand l’ADL et ses alliés ont détruit sa carrière. Il a par la suite fait don de millions de dollars à des groupes juifs pour retrouver une partie de son statut public. Rupert Murdoch est un titan de l’industrie médiatique, mais lorsque l’ADL a critiqué une caricature parue dans l’un de ses journaux, il a présenté ses excuses personnelles à cette organisation.

Les rédacteurs en chef de The Economist ont dû retirer une caricature analogue lorsqu’elle tomba sous le feu de l’ADL. Le milliardaire Tom Perkins, célèbre capital-risqueur de la Silicon Valley, a été forcé de s’excuser du fond du cœur après avoir été critiqué par l’ADL pour son vocabulaire dans une chronique du Wall Street Journal. Tous ces individus fiers de leur puissance ont dû être profondément mécontents d’avoir été forcés de demander un pardon aussi humiliant, mais ils l’ont fait. La liste des pénitents de l’ADL est très longue.

Compte tenu de la réputation effrayante de l’ADL et de ses activistes toujours sur le pied de guerre, beaucoup de mes lecteurs s’attendaient à ce que mon petit webzine soit complètement anéanti lorsque j’ai lancé ma série d’articles controversés au début du mois de juin de cette année, en commençant par un éloge de l’historien David Irving, depuis longtemps diabolisé par l’ADL. Pourtant, absolument rien ne s’est passé.

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Alain Soral répond à Ardisson, Zemmour, Goldnadel
et Polony (Alimuddin Usmani)

[Note de l’administrateur de ce blog : la raison est universelle, la religion ne l’est pas et personne ne peut donc imposer aux autres la vision du monde issue de sa propre religion (voire de son absence de religion).

C’est peut-être cette simple constatation que certains juifs devraient méditer pour gagner en universalisme et en sagesse, sans quoi leur hubris risque de leur revenir violemment en pleine figure. Et ils pourront alors une fois de plus crier à “l’antisémitisme”.]


Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge (Bruno Guigue)

Réalisé sans trucage (la citation de Paris Match fait référence à Brigitte Macron).

Réalisé sans trucage
(la citation de Paris Match fait référence à Brigitte Macron).

[Note de l’administrateur de ce blog : le 9 mai, Bruno Guigue signait sur sa page facebook un texte enlevé sur la répression incroyablement hypocrite des “fausses nouvelles”. La Librairie Tropiques le reprenait aussitôt en l’agrémentant d’illustrations bien choisies et de deux vidéos fort éducatives. C’est donc vers cette version améliorée que je vous dirige ici.]


Cette histoire commence comme un conte de fées. Dans notre merveilleuse démocratie, tout allait pour le mieux. La presse était libre, le citoyen informé et le pouvoir impartial. Mais c’était trop beau. Imprudente, la démocratie n’a pas senti venir l’ennemi. Tapi dans l’ombre, il était prêt à fondre sur sa proie. Qui ? Le Russe, bien sûr. Il a fallu que ce barbare vienne gâcher la fête en propageant ses odieux mensonges. Heureusement, montant son blanc destrier, notre héroïque ministre de la culture a donné l’alerte : “La manipulation de l’information, dit-elle, est un poison lent qui abîme notre vie démocratique. L’attitude liberticide, face aux dangers actuels, c’est la passivité”.

Réagir, oui, mais comment ? Présentant le projet de loi “contre les fake news”, rebaptisé projet de loi “contre la manipulation de l’information”, Françoise Nyssen a employé un argument de poids : “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus”. On avait pourtant pris toutes les précautions possibles, dans les hautes sphères, pour inciter les gueux à se comporter comme des moutons. Contrôle de 95 % de la presse traditionnelle par une dizaine de milliardaires, ligne éditoriale uniforme calquée sur l’agenda libéral-atlantiste, subventions publiques réservées à des médias orthodoxes ou inoffensifs : au paradis des droits de l’homme, tout était verrouillé. Manifestement cela n’a pas suffi. Pour ramener le troupeau, il va falloir trouver autre chose. On va les aider à penser comme il faut, ces manants, car ils ont la fâcheuse manie de s’égarer sur la Toile pour entendre un autre son de cloche.

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