Extension du passe sanitaire : les 10 points d’alerte de la Défenseure des droits

[Note de l’administrateur de ce blog : dans sa fuite en avant totalitaire, tout pouvoir abusif finit par se prendre les pieds dans le tapis et par entrer en conflit avec sa propre administration (ici les services de Claire Hédon).

Il ne s’agit évidemment pas de relâcher la garde et de crier victoire, mais on peut tout de même penser que tout cela finira en vaste pantalonnade. Le gouvernement jupitérien est-il au courant des articles 225-1 à 225-4 du Code Pénal ? ]


L’évolution rapide de l’épidémie de Covid-19, portée par le variant Delta, a conduit le gouvernement à présenter hier soir en Conseil des ministres un projet de loi relatif à « la gestion de la crise sanitaire ». Ce texte proposant des transformations profondes pour l’exercice de droits et libertés qui sont au fondement de notre pacte social et républicain, la Défenseure des droits, malgré des délais extrêmement contraints pour l’examiner, a souhaité rendre public un avis au Parlement ce jour.

Tout en reconnaissant l’importance de la vaccination dans la lutte contre la pandémie, la Défenseure des droits s’interroge tant sur la méthode que sur la proportionnalité de la plupart des dispositions et restrictions présentes dans le texte.

  1. La nécessité d’un débat démocratique

Par un avis n° 20-10 du 3 décembre 2020 rendu dans le cadre de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, la Défenseure des droits a appelé de ses vœux l’organisation d’un débat démocratique public de fond. Elle ne peut aujourd’hui que renouveler cette demande et regretter vivement le choix d’une procédure accélérée compte-tenu de l’ampleur des atteintes aux droits et libertés fondamentales prévues par ce projet de loi ainsi que du caractère inédit de certaines dispositions qu’il comporte.

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Robert F. Kennedy Jr. : message au monde pour la liberté et l’espoir – 24/10/2020

[Note de l’administrateur de ce blog : afin de comprendre un peu mieux ce qui se joue en ce moment, aussi bien aux USA avec l’élection présidentielle qu’en France, ou dans bien d’autres États du monde où le cartel des “big tech” règne et montre sa véritable nature en censurant à tout va, il est important de prendre du recul et de ne pas avoir peur de poser de bonnes questions, que ce soit sur le plan politique ou sanitaire. Robert Francis Kennedy Jr. le fait très bien et, ayant vu son père assassiné à 14 ans – dans des circonstances encore aujourd’hui très troubles – il vient d’une famille où être traité de “complotiste” fait sourire.

La version originale non sous-titrée de la vidéo se trouve ici. La traduction française comporte quelques petites boulettes, mais remercions tout de même son auteur d’avoir pris la peine de la faire.]


Pour l’amour des juifs (Israël Adam Shamir)

Israël Adam Shamir (à g.) avec Julian Assange (à dr.) avant sa captivité

[Note de l’administrateur de ce blog : Israël Adam Shamir est un ex-juif (pour ceux qui croient au libre-arbitre et rejettent une définition ethnique du judaïsme) converti au christianisme orthodoxe, où il a reçu son deuxième prénom Adam. Ou bien c’est un juif, pour ceux qui pensent que toute personne née juive le reste jusqu’à sa mort, comme le prétendait un petit brun moustachu en Allemagne dans la première moitié du XXème siècle.

Vacciné de par sa naissance envers le chantage à l’antisémitisme, et fin connaisseur de la culture juive, il livre ici une analyse de la prétendue “lutte contre l’antisémitisme” aussi mesurée que pénétrante, à l’image de sa prose habituelle (voir par exemple son recueil d’articles “La bataille du discours” que j’ai déjà recensé ici). Derrière cette prétendue lutte contre un racisme – dont on se demande toujours pourquoi il devrait être différencié des autres, ce qui sent le racisme – on ne trouve en effet, en définitive, que ce contre quoi se fracassent les Gilets Jaunes : l’arrogance d’une caste dominante illégitime qui n’entend pas laisser le peuple prendre son destin en main.]


L’Angleterre et la France, deux antagonistes, deux socles de la civilisation européenne, se trouvent simultanément en proie à un paroxysme de judéophilie. Le résultat des élections parlementaires décisives qui s’annoncent en Grande Bretagne est suspendu à cette question, avec travaillistes et conservateurs en compétition pour exprimer à qui mieux mieux leur amour pour les juifs, tandis que les juifs n’arrivent pas à décider lesquels leur répugnent le moins. La France, après une année de révolte des classes moyennes représentées par les Gilets jaunes, connaît maintenant un soulèvement des classes travailleuses toutes fraîches avec un million de grévistes s’emparant de la rue, mais son Parlement estime qu’il est urgent, par-dessus tout, de peser et de légiférer sur la façon dont les Français devraient aimer les juifs et haïr ceux qui les haïssent. Quel peut être le sens de cette comédie?

Ils ne chipotent pas pour l’amour de la cuisine juive. Même si elle est mangeable, cela ne va guère plus loin. A preuve, en Israël, où la nourriture arabe est la règle, où la japonaise a droit de cité, l’italienne est adorée, et la cuisine juive brille par son absence. Il ne s’agit pas non plus des nez juifs, quoique ce soit un trait significatif de l’anatomie faciale, car ils ne sont pas plus élaborés ou proéminents, disons, que ceux des Siciliens. C’est au niveau des idées, que tout se passe.

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Etienne Chouard : « Évidemment que nous ne sommes pas en démocratie ! » (Sputnik France)

[Note de l’administrateur de ce blog : du très bon Chouard, comme d’habitude, enregistré vendredi 28 décembre 2018. Ce qui change de l’habitude, c’est l’honnêteté du journaliste.

Tous les journalistes ne sont pas malhonnêtes, j’en en fait l’expérience récemment avec deux interviews de presse régionale (par des femmes). Mais pour la prétendue “grande” presse nationale et lorsqu’il s’agit de sujets importants, cette honnêteté est aujourd’hui inexistante en France, ce dont Étienne Chouard a pu faire l’expérience à de nombreuses reprises.

Pour paraphraser Lord Acton : “l’argent tend à corrompre, l’argent sans limite corrompt sans limite”…]


L’argent dette (Paul Grignon)

[Note de l’administrateur de ce blog : donnons aux Gilets jaunes les moyens de comprendre le sens profond de leur lutte. Qui n’est pas un conflit de type gauche-droite, ni évidemment un affrontement ethnique ou religieux – même si certains tentent de toutes leurs forces de dévier le conflit sur ce terrain – et n’est même pas une lutte des pauvres contre les riches – l’extrême richesse de certains et l’extrême pauvreté d’autres n’est qu’une conséquence du problème à résoudre – mais une lutte de ceux qui travaillent durement et parviennent tout juste à survivre, contre des parasites qui s’enrichissent sur leur dos.

Cet enrichissement illégitime – il y a des enrichissements légitimes, n’en déplaise aux gauchistes bas du front – a deux instruments essentiels : l’outil bancaire et l’outil médiatique, les instruments qui permettent de produire légalement de la fausse monnaie et de la fausse réalité. Il faut y ajouter – mais vu le pouvoir acquis par les deux premiers, on peut les considérer comme de simples extensions non autonomes – les partis politiques et les institutions d’enseignement et de recherche, ayant failli les uns comme les autres depuis longtemps à leurs missions respectives de défense du bien commun et de la diffusion de la connaissance1.

Toute l’énergie des pouvoirs en place va consister à détourner cette lutte de ses véritables enjeux, qui dépassent très largement la France et sont des enjeux de civilisation. Tout le génie du peuple français devra se mobiliser pour sortir de cette crise par le haut – c’est-à-dire par l’éducation, la culture et la diffusion d’idées à portée universelle, comme il a déjà su le faire – sans tomber dans les mêmes pièges que ceux de 1789, qui fut une révolution bourgeoise au service de l’enrichissement rapide de quelques-uns et non l’établissement de la démocratie (pour une discussion très approfondie sur la question, et en particulier sur les mécanismes inéluctables de la corruption des élus, voir ici).]


Qu’est-il arrivé à l’Occident dans lequel je suis né ?
(le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : essayons de ne pas seulement “avoir très, très peur” comme le dit l’auteur de l’article, mais aussi et surtout d’avoir très, très envie de vivre, pour nous-mêmes comme pour nos descendants.

D’où l’importance du rire auquel je faisais allusion dans l’article précédent, qui permet à l’organisme en train de s’asphyxier de respirer à nouveau, mais aussi celle du retour à la nature… et de la déconnexion de toutes les sources “d’information” (en réalité, de mensonge et de propagande) aux mains des gouvernements ou des grandes puissances d’argent (ce qui revient le plus souvent au même). Personnellement, je n’ai pas la télévision, n’achète pas de journaux ni de magazines sauf occasion très spécifique, et n’écoute que très rarement la radio (généralement pour de la musique), et je m’en porte très bien.]


Franchement, je suis impressionné, étonné et même embarrassé. Je suis né en Suisse, j’y ai vécu la plus grande partie de ma vie, j’ai également parcouru la plus grande partie de l’Europe et j’ai vécu aux États-Unis pendant plus de 20 ans. Pourtant, dans mes pires cauchemars, je n’aurais jamais imaginé l’Occident sombrant aussi bas qu’aujourd’hui. Je veux dire que oui, je sais les faux drapeaux, la corruption, les guerres coloniales, les mensonges de l’OTAN, la soumission abjecte des Européens de l’Est, etc. J’ai écrit à propos de tout cela à de nombreuses reprises. Mais aussi imparfaits qu’ils aient été, et c’est un euphémisme, je me souviens de Helmut Schmidt, Maggie Thatcher, Reagan, Mitterrand, et même Chirac ! Et je me souviens de ce qu’était le Canard Enchaîné, ou même la BBC.  Pendant la Guerre froide, l’Occident n’était pas vraiment un chevalier en blanche armure, mais pourtant – la primauté du droit comptait, tout comme un certain degré de pensée critique.

Aujourd’hui, je suis profondément embarrassé par l’Occident. Et j’ai très, très peur.

Tout ce que je vois aujourd’hui, c’est un troupeau soumis conduit par de véritables psychopathes (au sens clinique du mot).

Et ce n’est pas le pire.

Le pire, c’est le silence assourdissant, la manière dont tout le monde regarde ailleurs, fait semblant que « ce n’est pas mon affaire » ou, pire encore, prend tout ce spectacle grotesque au sérieux. Qu’est-ce qui ne va pas chez vous, les gens ? Avez-vous tous été transformés en zombies ? RÉVEILLEZ-VOUS !!!

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Qui aime encore la France ? (Antipresse)

Armoiries non officielles de la République Française, telles qu’elles apparaissaient dans une encyclopédie Larousse de 1898.

[Note de l’administrateur de ce blog : le dimanche c’est (parfois) Antipresse et ce dimanche précisément, Slobodan Despot, ce non-français plus français que les vrais, nous parle de nos élections. Comment aurais-je pu ne pas vous en faire profiter, surtout qu’il tape, comme d’habitude, en plein dans le mille ?]


Pouvais-je, dans l’Antipresse, m’abstenir de tout commentaire, de toute analyse sur la présidentielle française ? Parfaitement ! La France n’est pas mon pays. Je n’y vis pas. Je suis étranger même à l’Union européenne. J’ai décliné plusieurs invitations à en débattre, jugeant inutile d’ajouter mon coup de klaxon à une bronca obsessionnelle qui occupe déjà tout l’univers mental des Français.

Grâce aux réseaux sociaux, la politique électorale a fini par pénétrer tous les pores de la vie publique. L’extrême personnalisation du débat (scandales, petites phrases, vices et compromissions) masque une profonde réticence à aborder les problèmes de fond. Les paramètres qui détermineront la vie des Français demain sont ceux-là mêmes que le barnum préélectoral jette dans l’ombre.

Je considère par ailleurs que la France n’a rien d’une démocratie. Comment peut-on parler de démocratie depuis le jour où son parlement s’est substitué au peuple en annihilant le résultat du référendum sur la Constitution européenne ? Le fait que les instances responsables n’aient pas immédiatement arrêté le président et les élus complices de ce coup d’État officialisait la transformation d’un gouvernement en régime.

Le putsch parlementaire permanent est du coup devenu le mode de gestion ordinaire des démocraties ouest-européennes, y compris de la Suisse. Des décisions de la plus haute importance pour l’avenir d’une communauté, prises dans les conditions de représentativité optimale, sont simplement balayées. Perpétuer une vie politique ordinaire dans ces conditions ne revient qu’à légitimer le simulacre. Les partis et leurs leaders s’emparent du manche à balai et font «vroum-vroum» en faisant mine d’ignorer que l’avion est passé sur autopilotage.

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L’ambiance des meetings de Macron (Rewind)

[Note de l’administrateur de ce blog : une belle démonstration vidéo du vide total vendu à coup de marketing que constitue la candidature Macron, homme de paille par excellence, au service d’intérêts étrangers et étranger aux intérêts du peuple français. On notera le rôle essentiel du smartphone pour donner des ordres en direct aux “ambianceurs de salle” afin de donner l’illusion d’un engouement pour le candidat. Mais c’est avec ce même smartphone – ou d’autres appareils connectés – que les moins décérébrés partageront cette vidéo, retournant la propagande contre elle-même.

Ça, c’est un truc qu’Orwell n’avait pas prévu, à ma connaissance.]

À propos de l’imposture Macron, voir également sur ce blog : “En marche” ou “Esbroufe médiatique” ?

Manipulations de chiffres à la primaire “de gauche” :
la preuve par les maths

Beaucoup de monde se gausse de la primaire de gauche, à la fois pour la faible participation des électeurs à la désignation du meilleur (ou moins mauvais) candidat “socialiste” (notez les guillemets), mais aussi pour l’étrange évolution des chiffres fournis, qui traduiraient un afflux d’électeurs quasi-surnaturel dans la dernière ligne droite, voire pire. Ainsi, Égalité & Réconciliation relaie des tableaux de chiffres publiés par les décodeurs du journal Le Monde, chiffres fournis successivement dans la nuit du 22 au 23 janvier, à 0h45, et au matin du 23 janvier. L’égalité parfaite des pourcentages obtenus par les différents candidats (à l’exception de Sylvia Pinel qui gagne 0,01%) est plus que troublante.

Mais, à ma connaissance, personne n’a encore publié la preuve irréfutable d’un trucage complet des derniers chiffres, preuve pourtant à la portée de mon épicier. Je précise que je n’ai rien contre les épiciers, mais c’est juste pour dire que le niveau mathématique demandé ne va pas au-delà de la maîtrise des quatre opérations. Voilà donc comment il suffit de procéder pour achever de ridiculiser le P “S”, qui n’en a pourtant pas besoin. Le plus simple est d’utiliser un tableur même si, bien sûr, vous pouvez toujours faire les calculs à la main avec un crayon.

Reprenons les premiers chiffres donnés par les décodeurs du Monde, ceux de la nuit du 22 au 23 janvier à 0h45 :

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