Comment en sommes-nous arrivés là – L’expertise
d’Alain Juillet (Liberty Voice)

[Note de l’administrateur de ce blog : une analyse limpide et concise (25 min) de la guerre en Ukraine qui ne peut que renforcer la conviction d’être gouvernés par des incapables ou des traîtres.

“En ce qui concerne les Français et les Allemands, nous sommes responsables de la situation actuelle.”

Plus exactement, nos gouvernants (gouvernés ?) sont responsables, et c’est bien sûr une chose que les “journalistes” ne peuvent dire, puisqu’ils ne sont que les auxiliaires du pouvoir.]


Sitrep Opération Z : à Azovstal, c’est l’OTAN qui se rend
(Le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : le réel reprend toujours le dessus sur le virtuel médiatique, il suffit d’attendre. Malheureusement, L’enfoncement dans le virtuel fait des morts et des blessés.

Espérons tout de même que de ce trous à rats sortiront quelques révélations fracassantes sur le “camp du Bien” et ses laboratoires biologiques un peu particuliers – dont vous pouvez déjà avoir un aperçu ici.

Une grande part de la population occidentale comprendra alors ce qu’a pu ressentir le peuple allemand à la chute du IIIe Reich, un peuple qui s’était en majorité rassemblé, très discipliné, derrière un projet sans avoir conscience de ses aspects monstrueux.]


Les Azovites nazis – des rats dans un trou aux poissons dans un tonneau – Voilà à quoi ressemble la dénazification !

Le New York Times tergiverse comme suit : L’Ukraine a mis fin à sa « mission de combat » à Marioupol et a déclaré que les combattants étaient évacués, signalant ainsi que la bataille dans la fameuse aciérie était terminée.

Zelensky ajoute à cela quelques rêves ukrainiens/cocaïniens : « La mission d’évacuation d’Azovstal se poursuit. Elle est dirigée par nos officiers militaires et de renseignement. » (OK, M. PianoDick, ils sont conduits tout droit vers la prison pour criminels de guerre ! – Remerciez vos officiers militaires et de renseignement de faire le travail pour le monde !)

Dmitry Polyansky le dit différemment : « Je ne savais pas que l’anglais avait autant de façons d’exprimer un seul message : les #Azovnazis se sont rendus sans condition. »

La nuit tombée n’a pas arrêté le processus de reddition. Les Ukrainiens se rendent encore en foule sans s’arrêter. Des forces suffisantes pour y faire face sont sur le terrain et le ministère des affaires intérieures de la RPD botte en touche et fait des prisonniers.

Des roquettes éclairantes sont constamment lancées dans le ciel, ce qui facilite au moins d’une certaine manière la sortie en rampant des habitants des souterrains.

Ces héros invincibles sont émaciés, en haillons, affamés et font pitié à voir.

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Le massacre de Boutcha, un Timișoara à l’ukrainienne (Donbass Insider)

[Note de l’administrateur de ce blog : la fascination pour les images, et la croyance naïve qu’elles constituent des preuves de l’existence de ce qu’elles représentent, est probablement le levier le plus efficace de la propagande de guerre.

Parallèlement à cet article (de reporters sur le terrain), le New York Times essaie par exemple de démontrer via des images satellites que les corps qui jonchaient les rues à Boutcha étaient bien présents avant le départ des Russes… et même très longtemps avant puisqu’on parle, sur certaines photos, d’apparition de ces corps entre le 9 et le 11 mars (les Russes ayant entièrement évacué la ville le 30).

Resteront à expliquer les étonnantes déclarations du maire de Boutcha le 31 mars, donc après le départ des l’armée russe, ne disant pas un mot du massacre et disant même “grâce à Dieu, nous sommes tous vivants”.]


Le 3 avril 2022, les autorités ukrainiennes et les Occidentaux ont accusé la Russie d’avoir commis un massacre sur des civils de Boutcha, une localité située en périphérie de Kiev. Mais plusieurs incohérences indiquent que le massacre de Boutcha est un épisode digne de l’affaire des charniers de Timisoara (un cas d’école de désinformation).

Pour comprendre ce qui s’est réellement passé, il faut reprendre la chronologie des événements.

Le 30 mars 2022, l’armée russe se retire de Boutcha, dans le cadre du redéploiement des troupes vers le théâtre principal des opérations, à savoir le Donbass. Alexandre Kots, un journaliste qui était avec les troupes russes à Boutcha dit même que l’armée russe avait commencé à se retirer de cette zone déjà plusieurs jours avant, et que le 30 mars est juste la date à laquelle les derniers soldats sont partis. L’armée ukrainienne n’a pas réalisé immédiatement que l’armée russe était partie et a continué à bombarder la zone pendant plusieurs jours, ce qui a pu provoquer des pertes civiles.

Le 31 mars 2022, le maire de Boutcha, Anatoli Fedorouk, enregistre une vidéo, où il exprime sa joie concernant le départ des forces armées russes de sa ville. À aucun moment dans la vidéo il ne parle de massacre de civils. Le maire affiche un grand sourire et parle de victoire, etc. Pas un mot sur un éventuel massacre àBoutcha, pas un mot sur des pertes civiles. Rien. Ce qui est pour le moins étrange.

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Poutine/Hitler : les points communs et les différences (Alain Soral)

[Note de l’administrateur de ce blog : espérons que la déchéance accélérée de nos media sur la plupart des sujets d’actualité, du Covid-19 à la guerre en Ukraine, convaincra ceux qui ne connaissent pas encore Alain Soral à franchir le mur de propagande qui le présente comme un dangereux extrémiste néo-nazi et viscéralement antisémite.

Comme à son habitude, et comme dans Comprendre l’Empire, il livre ici une analyse des rapports de pouvoir basée sur des réalités objectives et non sur des dogmes idéologiques.]


La situation militaire en Ukraine
(Centre Français de Recherche sur le Renseignement)

[Note de l’administrateur de ce blog : l’auteur de cette analyse, ancien colonel d’État-major général suisse, vient de publier “Poutine, maître du jeu ?” aux éditions Max Milo (que je n’ai pas lu).

D’après son éditeur, Jacques Baud est un ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est et chef de la doctrine des opérations de la paix des Nations Unies. Il a été engagé dans des négociations avec les plus hauts responsables militaires et du renseignement russes juste après la chute de l’URSS. Au sein de l’OTAN, Il a participé à des programmes en Ukraine et notamment lors de la révolution de Maïdan en 2014.]


PREMIÈRE PARTIE : EN ROUTE VERS LA GUERRE

Pendant des années, du Mali à l’Afghanistan, j’ai travaillé pour la paix et ai risqué ma vie pour elle. Il ne s’agit donc pas de justifier la guerre, mais de comprendre ce qui nous y a conduit. Je constate que les « experts » qui se relaient sur les plateaux de télévision analysent la situation à partir d’informations douteuses, le plus souvent des hypothèses érigées en faits, et dès lors on ne parvient plus à comprendre ce qui se passe. C’est comme ça que l’on crée des paniques.

Le problème n’est pas tant de savoir qui a raison dans ce conflit, mais de s’interroger sur la manière dont nos dirigeants prennent leurs décisions.

Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’« auto-détermination » ou d’« autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.

En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

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L’influence et la fonction du nazisme en Ukraine — Entretien avec Xavier Moreau (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : une réflexion profonde sur la guerre, les media, la civilisation et la responsabilité écrasante des “élites” occidentales dans le soutien à des idéologies nihilistes (terroristes islamistes ailleurs, fanatiques nazis ici)… et dans le déclin de leurs propres pays.

“L’Empire du mensonge” dont parle Poutine est une réalité, mais heureusement, son Stalingrad est proche, et même probablement en cours. Le plus dur sera de reconstruire les psychismes qu’il a pervertis.]


Blitzkrieg russe en Ukraine. 28.02.2022 (Stratpol)

[Note de l’administrateur de ce blog : Xavier Moreau est un chef d’entreprise français basé à Moscou, ancien élève de Saint-Cyr et officier parachutiste, et fondateur de Stratpol. Contrairement aux baratineurs qui nous gouvernent, il sait de quoi il parle en matière militaire, et connaît également très bien la Russie puisqu’il y vit depuis longtemps et parle russe.

Il avait écrit en août 2021 un article sanglant sur l’actuel président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, le mauvais clown que les media occidentaux tentent de faire passer pour un homme d’État ; article hélas prémonitoire et où il revient notamment sur la sordide affaire du MH-17, à laquelle j’ai moi-même consacré deux articles (le 4 mars et le 17 juillet 2015).

On remarquera que les analystes sérieux ne sont pas partisans, puisque Xavier Moreau souligne le bien-fondé de certaines initiatives à la fois chez Éric Zemmour ou chez Jean-Luc Mélenchon ; en revanche il fustige, comme on peut s’y attendre, “la civilisation du verbe et de la parole” et ses déclarations agressives et grandiloquentes (Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian…) et se félicite que celle de l’action lui donne en ce moment une leçon qui sera, une fois les combats terminés, bénéfique à la paix :

“On ne négocie pas avec des grandes puissances sérieuses et rationnelles comme la Chine, la Russie, le Brésil… en faisant du théâtre.”

Une autre analyse réaliste de la situation a été faite le 25 février par Régis Chamagne, ancien colonel de l’armée de l’air, sur RT France.]


Résumé de la situation en Ukraine

Si les media de grand chemin avaient pour rôle d’informer la population, ils pourraient, comme l’a fait François Asselineau dans cette vidéo de 46 minutes, exposer le contexte géographique et historique qui a conduit la Russie à attaquer l’Ukraine, après de longues années de provocations “occidentales”.

Mais pour ceux qui n’ont pas trois quarts d’heure à consacrer au problème – même si c’est peu par rapport à l’enjeu – de multiples sources “citoyennes” réalisent parfois d’excellents résumés sur les réseaux sociaux. Par exemple ici, en anglais, un certain Ricardo Alvarez Minera permet aux novices de comprendre en quelques lignes pourquoi nous en sommes là. Je traduis ci-dessous son commentaire.

1) Les forces ukrainiennes aux relents néo-nazis, d’origine putschiste, assassinent quotidiennement la population d’origine russe dans le Donbass depuis 2014 ; le monde occidental, l’ONU et les médias traditionnels n’en disent rien.

2) La Russie demande des garanties juridiques, zéro réponse.

3) L’OTAN, les USA et l’UE financent l’Ukraine en toute impunité, et l’ONU se tait.

4) La Russie demande à l’Ukraine de s’engager à respecter les protocoles de Minsk 1 et 2, et d’arrêter d’attaquer les Russes dans le Donbass ; l’Ukraine l’ignore et la France et l’Allemagne restent silencieuses.

5) La Russie demande que l’OTAN ne s’étende pas à ses frontières, et qu’elle ne s’étende ni à l’Ukraine ni à la Géorgie. L’Europe répond que ces pays ont tout à fait le droit de faire ce qu’ils veulent. Ils ne répondent pas aux garanties juridiques que la Russie a convenues avec les États-Unis au début des années 1990.

6) Les États-Unis, tout en envoyant plus de 300 tonnes d’armes à longue portée à l’Ukraine et des milliards de dollars aux forces armées ukrainiennes, menacent constamment la Russie de sanctions.

7) En 2020 et 2021, une résolution condamnant le nazisme, le néonazisme et le fascisme sous toutes ses formes a été adoptée à l’ONU. Les États-Unis et l’Ukraine ont voté contre. La quasi-totalité de l’Europe s’est abstenue. L’ONU est restée silencieuse.

En conclusion, ils ont fermé toutes les options diplomatiques à la Russie, ignoré toutes ses demandes légales et oublié les civils russophones du Donbass. Maintenant que Poutine prend les choses en main et les met devant le fait accompli, ils sont choqués. L’Occident a un biais russophobe.

 

C’était difficile à faire, de la part de journalistes dont c’est le métier de consulter des archives et de vérifier des informations ? Non. Si ce n’est pas fait, c’est que le but des media de grand chemin n’est pas d’informer, mais de relayer une propagande. Pour la crise “sanitaire” comme en temps de guerre. CQFD.

Thierry Meyssan sur l’attaque russe en Ukraine

[Note de l’administrateur de ce blog : une vidéo que l’on pourra utilement compléter par la lecture de la déclaration officielle de Vladimir Poutine du 24 février 2022.

Bien sûr, ceux qui font confiance aux media de grand chemin pour leur exposer correctement la situation pourront être décontenancés. Pourtant, le contexte historique est vérifiable.]


La mascarade de l’Union européenne (Thierry Meyssan)

[Note de l’administrateur de ce blog : en ce jour d’élection, il est utile de savoir ce qu’est vraiment l’Union Européenne, et ce que sont vraiment les représentants politiques qui font campagne pour cette élection. Thierry Meyssan, comme d’habitude, ne fait pas de cadeau.

Concernant la “crise du gaz” européenne qui s’annonce, on pourra lire avec intérêt (mais en anglais, malheureusement) cette analyse récente de Peter Zeniewski de l’Agence Internationale de l’Énergie.

Et ne pas oublier que l’accès à l’énergie constitue une des principales, sinon la première, source de conflits.]


Pour Thierry Meyssan, les Européens sont aveugles parce qu’ils ne veulent pas voir. Ils persistent à croire que l’Union européenne, c’est la paix et la prospérité, malgré les échecs incontestables dans ces deux domaines. Ils s’imaginent une opposition intérieure entre patriotes et populistes, alors que ces deux groupes se placent sous la protection du Pentagone contre la Russie. La stratégie internationale de l’après-Deuxième Guerre mondiale se poursuit à leur détriment, sans qu’ils en aient conscience.

À l’issue de leur victoire commune dans la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et le Royaume-Uni adoptèrent la vision de leur allié soviétique décrite par l’ambassadeur US à Moscou, George Kennan. Selon eux, l’URSS était un Empire totalitaire qui tentait de conquérir le monde. Ils firent donc volte-face et conçurent la stratégie de l’endiguement (containment). Le monde pouvait être divisé en trois : celui déjà écrasé par les Soviets, le monde encore libre, et la partie à décoloniser qu’il fallait préserver de l’ogre soviétique.

Au début, cette analyse put paraître juste, Staline déportant toujours des populations au goulag. Mais, au moins après sa mort, elle était déjà évidemment fausse. Ainsi Che Guevara, ministre de l’Économie cubain, écrivit un livre contre le modèle soviétique, et poursuivi la Révolution en Afrique sans en référer aux Soviets, mais toujours avec leur appui.

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