Notre désaccord fondamental sur la Seconde Guerre
mondiale, Hitler, les Juifs et la race (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : voici un texte fondamental du saker que j’avais l’intention de traduire dès sa parution originale en anglais, avant que l’équipe du saker francophone ne le fasse ; merci à elle, donc. Il rappelle avec justesse qu’on ne peut construire la paix sans la justice, et que la justice ne se construit pas sur des mensonges. Ce devrait être une évidence pour tous, mais il se trouve toujours des troupeaux de pleutres, y compris (surtout ?) parmi les “élites” dont la fonction sociale est de transmettre les connaissances, pour se coucher devant les diktats de lobbies communautaires voulant tirer la couverture de l’Histoire intégralement sur eux. N’est-ce pas Mohamed, Monique, Mustapha, Camille, Olivier (et d’autres) ?

Comme le saker le rappelle, la désignation du nazisme et de Hitler comme des références indépassables, voire surnaturelles, du Mal absolu — ce qui témoigne d’un mépris certain envers l’intelligence du peuple, considéré comme incapable de raison et tout juste bon à être mené comme un troupeau de bêtes — conduit mécaniquement à la réhabilitation de ceux-ci, non seulement par une réaction réflexe de rejet des ordres-venus-d’en-haut mais également par le soutien bien réel apporté aux groupes néo-nazis — en particulier en Ukraine — par ceux-là même qui brandissent hypocritement le nazisme et lézeurléplussombres comme le repoussoir ultime, et s’en servent comme d’une clôture électrique pour contrôler le troupeau. On l’a vu notamment avec l’inénarrable BHL soutenant de toutes ses chemises blanches le changement de régime en Ukraine, en faisant preuve d’une étonnante myopie pour les groupes néo-nazis qui l’appuyaient, ou avec le non moins remarquable “oligarque” (restons polis) ukrainien Kolomoïski que j’ai déjà évoqué ici (et aussi via le saker francophone).

Le mensonge ne mène pas à la vérité, l’irrationnel ne fortifie pas la raison et la soumission ne conduit pas vers la liberté, c’est pour avoir oublié ces évidences que l’Occident “agonise […] culturellement, socialement, moralement et spirituellement”, comme le remarque le saker.]


Le sujet des Russes et des Juifs est clairement un sujet «brûlant». Au cours des dernières années, j’ai écrit plusieurs articles sur ce sujet, dont «Poutine et Israël : une relation complexe à plusieurs niveaux», «Pourquoi Poutinepermet-il’ à Israël de bombarder la Syrie ?», « La Russie, Israël et les valeurs de la ‘Civilisation Occidentale’Où est la vérité ? » Et « Démystifier les rumeurs sur la Russie cédant à Israël« . Et pourtant, depuis un certain temps, j’ai le sentiment qu’il y a encore beaucoup à dire et à redire sur ce sujet.

Les événements récents – y compris le voyage de Poutine et de Zelenskii en Israël ou la dernière théorie polono-ukrainienne sur l’URSS complice de l’Holocauste – m’ont à nouveau donné ce fort sentiment que la façon dont les Juifs sont vus en Occident est vraiment très différente de la façon dont les Juifs sont vus en Russie. Pourtant, en Occident, cette différence est souvent – presque toujours, vraiment ! – négligée et des hypothèses sont faites à propos de la Russie et des Russes qui ne sont tout simplement pas justifiées et qui finissent par être très trompeuses. C’est pourquoi j’essaierai de démystifier certaines de ces hypothèses aujourd’hui.

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Quel avenir pour l’ukronazisme ? (stratpol)

[Note de l’administrateur de ce blog : ceux qui pensent être informés par les media de grand chemin peuvent avoir du mal à comprendre ce qui suit. En effet, il est difficile d’admettre que l’Union Européenne, si prompte à donner des leçons de démocratie au monde entier, a favorisé, sous la tutelle des USA et de Victoria “fuck UE” Nuland, l’arrivée au pouvoir d’authentiques nostalgiques du nazisme en Ukraine, comme il est difficile d’admettre que le chasseur de faux nazis BHL a validé ce coup d’État en assurant n’avoir vu aucun néo-nazi en Ukraine – alors qu’ils défilaient devant ses yeux, drapeaux au vent (voir à 4:31).

Il est également difficile d’admettre, pour quiconque ne connaît pas les liens étroits entre sionisme et nazisme, que ces mêmes bataillons néo-nazis furent financés par un oligarque juif ukrainien (Igor Kolomoïski) et, plus généralement, furent soutenus par une partie de “l’élite” juive comme le grand rabbin d’Ukraine (voir à partir de 8:20). Il est également difficile à concevoir que Andriy Paroubiy, le fondateur et idéologue du parti néo-nazi devenu “Svoboda”, ait pu être président de la Rada (le parlement ukrainien) jusqu’en août 2019, et reçu avec les honneurs par François de Rugy (voir à 8:11).

Tous ces paradoxes sont sans doute le signe qu’il est nécessaire, pour arriver à comprendre le monde tel qu’il est, de se méfier comme de la peste des “grands” media.]