L’ambiance des meetings de Macron (Rewind)

[Note de l’administrateur de ce blog : une belle démonstration vidéo du vide total vendu à coup de marketing que constitue la candidature Macron, homme de paille par excellence, au service d’intérêts étrangers et étranger aux intérêts du peuple français. On notera le rôle essentiel du smartphone pour donner des ordres en direct aux “ambianceurs de salle” afin de donner l’illusion d’un engouement pour le candidat. Mais c’est avec ce même smartphone – ou d’autres appareils connectés – que les moins décérébrés partageront cette vidéo, retournant la propagande contre elle-même.

Ça, c’est un truc qu’Orwell n’avait pas prévu, à ma connaissance.]

À propos de l’imposture Macron, voir également sur ce blog : “En marche” ou “Esbroufe médiatique” ?

Manipulations de chiffres à la primaire “de gauche” :
la preuve par les maths

Beaucoup de monde se gausse de la primaire de gauche, à la fois pour la faible participation des électeurs à la désignation du meilleur (ou moins mauvais) candidat “socialiste” (notez les guillemets), mais aussi pour l’étrange évolution des chiffres fournis, qui traduiraient un afflux d’électeurs quasi-surnaturel dans la dernière ligne droite, voire pire. Ainsi, Égalité & Réconciliation relaie des tableaux de chiffres publiés par les décodeurs du journal Le Monde, chiffres fournis successivement dans la nuit du 22 au 23 janvier, à 0h45, et au matin du 23 janvier. L’égalité parfaite des pourcentages obtenus par les différents candidats (à l’exception de Sylvia Pinel qui gagne 0,01%) est plus que troublante.

Mais, à ma connaissance, personne n’a encore publié la preuve irréfutable d’un trucage complet des derniers chiffres, preuve pourtant à la portée de mon épicier. Je précise que je n’ai rien contre les épiciers, mais c’est juste pour dire que le niveau mathématique demandé ne va pas au-delà de la maîtrise des quatre opérations. Voilà donc comment il suffit de procéder pour achever de ridiculiser le P “S”, qui n’en a pourtant pas besoin. Le plus simple est d’utiliser un tableur même si, bien sûr, vous pouvez toujours faire les calculs à la main avec un crayon.

Reprenons les premiers chiffres donnés par les décodeurs du Monde, ceux de la nuit du 22 au 23 janvier à 0h45 :

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Ce que Trump signifie (Gilad Atzmon)

05 Jan 2016, Claremont, New Hampshire, USA --- Republican Presidential candidate Donald Trump appears at a rally in Claremont, NH --- Image by © Brooks Kraft/Corbis

5 janvier 2016, Claremont, New Hampshire, USA
le candidat républicain Donald Trump
lors d’un rassemblement à Claremont, NH
Image : © Brooks Kraft/Corbis

[Note de l’administrateur de ce blog : je publie là une traduction d’un texte de Gilad Atzmon qui date du 21 octobre 2016, soit il y a trois semaines, bien avant l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis d’Amérique.

Parce que Gilad Atzmon, musicien de jazz, est en même temps un véritable philosophe – ce qui le distingue notablement de philosophes de fonction qui ne sont que de pitoyables sophistes – sa hauteur de vue et sa profondeur d’analyse sont toujours bienvenues sur les problèmes difficiles. Sur le cas Trump, il ne déroge pas à la règle, en évitant le discours militant pour rester dans une vision historique à long terme.]

———————————  Début de la traduction  ———————————

La question de la signification de Trump est différente de questions concernant la personne de Trump ou ce que le candidat républicain représente.

Ce que signifie Trump, c’est à peu près que la moitié des Américains disent que trop c’est trop. La moitié des Américains sont en train d’exprimer une lassitude totale du système et de leur élite dirigeante.

Dans les dernières semaines nous avons appris que Trump avait offensé un grand nombre de femmes. Il était, dit-on, irrespectueux et se comportait grossièrement mal. Cela peut nous apprendre quelque chose sur qui est Trump ; mais le fait que toutes ces révélations embarrassantes aient eu zéro impact sur la popularité de Trump suggère que nous sommes confrontés à une force de la nature. Personne d’autre dans la politique moderne n’aurait survécu à une fraction d’une telle mauvaise publicité. Trump peut bien être un être humain ignoble et irrespectueux, mais pourtant, il paraît invincible.

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Les loups entre eux

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Statue de la Liberté en construction,
Paris, France, 1884

Beaucoup de personnes croient encore que les États-Unis d’Amérique, ou d’autres pays qui sont leurs alliés (pour ne pas dire leurs vassaux) tels que la France, sont réellement des démocraties. Certes imparfaites, puisqu’un régime démocratique est toujours le siège de luttes internes visant à réserver le pouvoir à quelques-uns ; mais foncièrement, des émanations de la volonté populaire par le truchement d’élections.

Il n’en est rien, et l’on se rend compte de mieux en mieux, dans les périodes de crise comme celle que nous vivons, que les élections n’ont en réalité dans les “démocraties occidentales”, lorsqu’elles portent sur les enjeux les plus importants comme l’élection d’un Président de la République, qu’une fonction purement décorative et de contrôle des populations, précisément en leur faisant croire que le régime qui les dirige est légitime. En effet, avec la règle de la majorité, chacun est censé se soumettre à l’avis d’une moitié de l’électorat, même s’il se trouve dans l’autre : 50,01 % des suffrages suffisent à rendre un régime légitime.

Or les moyens financiers et médiatiques colossaux engagés dans toute élection “moderne” excluent de fait tout risque de victoire d’une candidature non soutenue massivement par les pouvoirs financier et médiatique, c’est-à-dire par le pouvoir réel. Il est très facile, armé de ces pouvoirs, d’orienter suffisamment l’opinion dans la “bonne” direction pour être quasiment certain de faire élire le “bon” candidat, par des électeurs qui se croient libres. Certes, on ne fera pas changer d’avis ceux qui ont des opinions politiques très arrêtées, mais il suffit d’influencer suffisamment le ventre mou des démocraties, cette masse d’électeurs indécis et plus sensibles à la tenue vestimentaire des candidats ou à leur dernier buzz médiatique qu’à leurs idées, pour faire passer l’aiguille du compteur majoritaire d’un côté ou de l’autre. On peut bien mettre en scène des duels entre candidats prétendument opposés, mais il est d’emblée certain que tous les candidats susceptibles de gagner sont des candidats de l’oligarchie régnante – même Trump, n’en déplaise à quelques rêveurs.

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L’UPR et les media : démonstration par l’absurde de la
dictature française

la-tromperie-comme-mode-de-gouvernement-rQuand le Parti “Socialiste” organise son université annuelle, personne ne s’étonne que tous les grands media en parlent. Quand un autre parti, certes comptant beaucoup moins d’élus – mais tout de même trois fois plus d’adhérents, au moins, qu’un mouvement bien médiatisé comme Europe Écologie Les Verts – accueille dans son université d’automne trois fois plus de participants que celle du P “S”, le service public local de l’audiovisuel se donne le droit non seulement de ne pas couvrir l’événement, mais de refuser de le couvrir lorsqu’il est sollicité par l’attaché de presse du mouvement politique, qui se voit sèchement refuser toute explication téléphonique.

Certains Français sont encore dans l’illusion de vivre dans une démocratie. Ils devraient faire l’effort d’utiliser leur raison, de partir des faits, et d’arriver à la seule conclusion possible : la caste politico-médiatique régnante est un tout, dont la fonction n’est pas de servir les intérêts des Français mais de les maintenir dans l’illusion de leur liberté pour se servir aux dépens d’eux. La presse et les media ne sont pas le “quatrième pouvoir”, ils sont le bras armé du pouvoir, pour les régimes politiques qui se prétendent démocratiques mais n’ont toujours été, depuis le début, que des oligarchies capitalistes déguisées en démocraties. Seule l’existence à un bas niveau de la hiérarchie – petites municipalités par exemple – d’une forme véritable de démocratie locale entretient encore l’illusion pour les plus naïfs, mais dès qu’il s’agit d’enjeux importants – référendum sur la Constitution Européenne par exemple – il est clair que le vote devient un simple loisir décoratif dont le véritable pouvoir ne tient aucun compte.

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