Les révélations scandaleuses sur les leaders démocrates peuvent-elles faire basculer le vote au profit de Donald Trump ? (Boulevard Voltaire)

[Note de l’administrateur de ce blog : au surlendemain de l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty par un fanatique, il n’est pas inutile de rappeler quels sont les principaux éleveurs de terroristes depuis des générations, en plus d’être liés à la junte ukrainienne. Il s’agit ici des USA, mais on a les mêmes à la maison.

Par ailleurs, on peut s’interroger sur le véritable suicide des “grands” media qui s’acharnent, non seulement à ne pas parler de ces vérités dérangeantes sur le clan Biden (sans parler du comportement particulier de Joe avec certaines personnes), mais également à présenter vainqueur dans des sondages un homme dont la sénilité avance visiblement à grands pas, totalement dépassé par les événements et qu’à peu près personne ne va écouter alors que son concurrent parvient à galvaniser des foules.]


Jusqu’ici on avait l’impression – à lire les ”grands” médias – que le président sortant était un concentré de vices et d’incompétence que le ”camp du bien” allait aisément balayer. En réalité, à deux semaines du scrutin, l’écart relevé par les sondages, même s’il est élevé et constant (8 à 10 %) n’est pas irrémédiable. D’ailleurs dans des Etats cruciaux (swing states), il est souvent plus faible, et le vote des Noirs et les Latinos y fera la différence ; or si les minorités votent habituellement démocrate, Trump est arrivé à en attirer une proportion non négligeable. D’où son show habile dans les jardins de la Maison Blanche. Trump, guéri, déborde d’activité pendant que l’équipe Biden est en arrêt Covid. Il suffirait que la moitié des électeurs de cette marge (soit 4 %) change de camp pour inverser le résultat. Les scandales que sortent désormais les médias au sujet des démocrates y suffiront-ils ? Ce n’est pas certain mais n’est plus à exclure.

Les démocrates ne sortiront pas indemnes de la mise en libre accès des 35.500 courriels (1.800 pages, dont 86 sur la Libye) envoyés par Hillary Clinton, chef des Affaires étrangères de 2009 à 2013. Cela éclabousse Biden, alors vice-président. Ces courriels dévoilent l’attitude des démocrates lors des printemps arabes auprès des Frères musulmans en Libye. Ces échanges entre Hillary et son staff révèlent sa politique dans les pays arabes, visant à y « installer un chaos créatif » (sic). Les Français feront le lien avec la décision franco-britannique de concourir à ce chaos sanglant qui dure encore, en Libye et en Syrie. On attendra, pour la « créativité ». Les démocrates ont soutenu les partis islamistes dans toute la région et appuyé les efforts des fanatiques pour prendre le pouvoir.

Continuer la lecture sur Boulevard Voltaire →

Réalisé sans trucage (bis)

Tweet publié par le Huffington Post le 7 novembre 2016, soit la veille de l’élection de Donald Trump, qui à partir de sondages donnait à Hillary Clinton 98,1% de chances (notez la précision) de devenir présidente :

cw_-pajxeaeunam

ROTFLOL, comme on dit là-bas.

Et merci à Jean pour m’avoir signalé ce grand moment de journalisme.

 

Ce que Trump signifie (Gilad Atzmon)

05 Jan 2016, Claremont, New Hampshire, USA --- Republican Presidential candidate Donald Trump appears at a rally in Claremont, NH --- Image by © Brooks Kraft/Corbis

5 janvier 2016, Claremont, New Hampshire, USA
le candidat républicain Donald Trump
lors d’un rassemblement à Claremont, NH
Image : © Brooks Kraft/Corbis

[Note de l’administrateur de ce blog : je publie là une traduction d’un texte de Gilad Atzmon qui date du 21 octobre 2016, soit il y a trois semaines, bien avant l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis d’Amérique.

Parce que Gilad Atzmon, musicien de jazz, est en même temps un véritable philosophe – ce qui le distingue notablement de philosophes de fonction qui ne sont que de pitoyables sophistes – sa hauteur de vue et sa profondeur d’analyse sont toujours bienvenues sur les problèmes difficiles. Sur le cas Trump, il ne déroge pas à la règle, en évitant le discours militant pour rester dans une vision historique à long terme.]

———————————  Début de la traduction  ———————————

La question de la signification de Trump est différente de questions concernant la personne de Trump ou ce que le candidat républicain représente.

Ce que signifie Trump, c’est à peu près que la moitié des Américains disent que trop c’est trop. La moitié des Américains sont en train d’exprimer une lassitude totale du système et de leur élite dirigeante.

Dans les dernières semaines nous avons appris que Trump avait offensé un grand nombre de femmes. Il était, dit-on, irrespectueux et se comportait grossièrement mal. Cela peut nous apprendre quelque chose sur qui est Trump ; mais le fait que toutes ces révélations embarrassantes aient eu zéro impact sur la popularité de Trump suggère que nous sommes confrontés à une force de la nature. Personne d’autre dans la politique moderne n’aurait survécu à une fraction d’une telle mauvaise publicité. Trump peut bien être un être humain ignoble et irrespectueux, mais pourtant, il paraît invincible.

Continuer la lecture

Réalisé sans trucage

Ces étudiants privilégiés (et leurs professeurs) se rendent-ils compte de l’effet comique produit, pour des personnes censées être plus aptes que les autres à comprendre les sociétés et les mouvements politiques qui les animent ?

Voir également, sur les réactions à l’unisson d’une pseudo-élite enfermée dans un monde parallèle, cet article d’Éric Verhaeghe.

Entretien d’actualité n°35 du 01/11/2016 (UPR)

[Note de l’administrateur de ce blog : au moment où Donald Trump est élu président des États-Unis d’Amérique et où les “journalistes” occidentaux mangent tous ensemble leur collection de chapeaux, il est assez jouissif d’écouter l’analyse des élections américaines que faisait François Asselineau le premier novembre dernier. Histoire d’imaginer ce que pourrait être une classe politico-médiatique où la raison aurait remplacé l’hystérie et la propagande.]

Le sommaire de l’émission pourra être consulté sur cette page.

Continuer la lecture

Les USA, le Clown et la Furie (Bruno Guigue)

clinton-trump[Note de l’administrateur de ce blog : l’excellent Bruno Guigue est “légèrement” en-dessous de la vérité en ce qui concerne le 11-Septembre, la responsabilité des “néocons”, des grands media et de la finance dans sa réalisation. Tout le monde ne peut pas faire de la physique.]

Le milliardaire échevelé contre la coqueluche de Wall Street, le clown xénophobe contre l’égérie des néo-cons, le pourfendeur de Latinos contre l’exécutrice hilare de chefs d’Etat : l’alternative est désespérante.

La politique américaine a beau se caricaturer elle-même, elle continue de fonctionner à merveille, comme si de rien n’était. La campagne électorale égrène les poncifs, elle multiplie les coups en dessous de la ceinture, la bêtise et l’injure tiennent lieu d’arguments, mais rien n’arrête cette machine à décerveler le bon peuple. Résignés, les citoyens ingurgitent cette potion débilitante à haute dose, ils la digèrent jour après jour. Et le 8 novembre, une majorité finira bien par se rendre aux urnes, suffisante en tout cas pour accréditer le mythe de la démocratie au royaume des multinationales.

Le milliardaire échevelé contre la coqueluche de Wall Street, le clown xénophobe contre l’égérie des néo-cons, le pourfendeur de Latinos contre l’exécutrice hilare de chefs d’Etat : l’alternative est désespérante. Il est frappant, pourtant, que les médias dominants diabolisent exclusivement Donald Trump. En France, on peut lire un panégyrique à la gloire d’Hillary Clinton dans “L’Obs”, mais on trouvera difficilement l’équivalent en faveur de son adversaire. Pour le système, la messe est dite. Trump, c’est le vilain, le macho, le raciste. Hillary, c’est la femme à poigne, passionnée, un tantinet belliqueuse certes, mais tellement attentionnée à l’égard des minorités, et puis “elle est démocrate quand même”.

Continuer la lecture sur Agoravox ⟶