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Raconte… (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : je n’avais jamais vu le conte du Nain Tracassin de cette façon mais il faut reconnaître que c’est une assez bonne allégorie de la prise de conscience en train de se produire. À noter : l’orthographe allemande correcte, ou la plus courante, est Rumpelstilzchen. Mais il est vrai que la fantaisie n’est pas interdite.]


Par Matthew Ehret – Le 4 mars 2020 – Source Strategic Culture

L’alliance multipolaire implique l’autodestruction de Rumpelstiltskin – le nain tracassin

Il existe plusieurs versions de l’ancien conte populaire allemand de Rumpelstiltskin. L’histoire commence avec un roi cupide à qui un vieux meunier stupide raconte qu’une jeune fille – la sienne – avait la capacité de tresser la paille en fils d’or.

Lorsque la pauvre fille fut enfermée dans une tour avec des balles de paille, un métier à tisser et l’ordre de tout transformer en or sous peine de mort, un lutin apparaît, sorti de nulle part, et propose un accord à la jeune fille : il utilisera son pouvoir magique pour tisser la paille en fil d’or à condition que la fille donne au lutin son premier enfant. Le roi cupide est satisfait de cette richesse venue de nulle part, et la vie de la fille est sauvé. Malheureusement, le jour arrive finalement pour elle d’abandonner son enfant – qui se trouve être aussi le fils du roi, que la jeune fille avait épousé entre temps – et le lutin avec une joie sadique répond à ses larmes implorantes en lui donnant trois chances d’annuler le contrat. Elle n’a qu’à deviner son nom … Pour faire court, la jeune file découvre son nom et le lutin se déchire littéralement en morceaux dans une folle crise de rage.

Je pense que cette histoire illustre assez bien l’auto-cannibalisation de l’État profond aux États-Unis ces dernières années.

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5 commentaires sur “Raconte… (le saker francophone)

  1. Bonjour M. ROBY,

    Mon commentaire ne porte pas sur le présent article mais vient d’un article du Saker.

    https://lesakerfrancophone.fr/le-culte-apocalyptique-du-rechauffement-climatique

    Je vous laisse en prendre connaissance.

    Je trouve qu’il permet de prendre du recul sur le sujet et apporte un éclairage macro. De même, il nous remet à notre place : nous n’avons aucun modèle avéré qui simule l’évolution climatique avec certitude tout comme rien ne tend à prouver la prédominence du C02 comme facteur principal.

    Voilà,

    Bonne journée à vous !

    1. Bonjour,

      Merci de signaler cet article très riche (et très long !) et désolé pour le délai de la réponse. Dmitry Orlov va en effet très loin dans l’analyse du “problème climatique”, qu’il s’agisse, selon certains, d’un véritable problème objectif ou, comme il le pense, du problème de l’existence d’une secte apocalyptique s’appuyant dessus.

      Ayant eu l’occasion de m’intéresser à ce sujet depuis pas mal d’années, mais sur un mode plus strictement scientifique que lui, j’en suis arrivé à la conclusion que l’immense majorité des arguments des “climato-sceptiques” médiatisés était de piètre valeur (j’ai en particulier étudié le “cas Courtillot”, assez consternant), mais qu’on pouvait en dire autant de ceux des “catastrophistes réchauffistes”, pour employer un terme aussi péjoratif que le premier et ainsi ne pas faire de jaloux.

      En clair, je suis parfaitement d’accord avec Dmitry Orlov sur le caractère sectaire du discours ambiant sur le réchauffement climatique (et on peut remercier certains tireurs de ficelles d’en faire, involontairement sans doute, une démonstration éclatante en promouvant la ridicule et hystérique petite Greta !) mais je note aussi dans les arguments d’Orlov pas mal d’approximations, pour ne pas dire plus. Par exemple :

      “Et si vous étiez un climatologue, et un honnête scientifique, vous sauriez que les modèles climatiques sont assez inutiles pour prédire l’avenir climatique avec un degré de précision utile.”

      C’est faux, et Dmitry Orlov confond ici (le fait-il exprès ?) l’aspect chaotique inhérent à la prévision météorologique à long terme (qui fait appel à des modèles climatiques) avec l’aspect parfaitement déterministe de la réponse du climat à certains paramètres (comme les gaz à effet de serre, mais aussi l’activité solaire ou la position des continents, qu’il évoque d’ailleurs). Dire aussi “nous ne savons pas ce qui déclenche les périodes glaciaires” est un peu osé, je crois qu’un certain Milutin Milanković, entre autres, a apporté une contribution non négligeable à la chose…

      De même, Orlov semble accepter sans sourciller un autre dogme contemporain, celui de l’origine fossile des énergies du même nom, et de leur raréfaction inéluctable… or bien des signes montrent (l’exploration spatiale par exemple) qu’il pourrait s’agir là d’une vaste ânerie, qui ne fut d’ailleurs pas toujours dominante dans le monde scientifique. D’illustres personnages comme Mendeleïev ou Gay-Lussac n’y croyaient pas du tout…

      On peut donc reprocher à Orlov des avis un peu trop tranchés sur des sujets qu’il ne maîtrise pas très bien (mais c’est un peu aussi son style, léger et brutal à la fois, et qui fait son charme) ; cependant il faut reconnaître que cet article est brillant et qu’il apporte une réflexion tout à fait intéressante sur le véritable problème : non le réchauffement climatique, mais la psychose collective “occidentale” et son déni du réel, avec des dimensions aujourd’hui carrément grotesques (sainte Greta !).

      1. Bonjour,

        C est toujours un plaisir de vous lire. Votre éclairage est toujours dicte par la rigueur et l objectivité.

        Merci.

        PS: je vous ai envoyé une simple vidéo via we transfert sur le sujet chemtrail.

        Rien de sensationnel, juste une vidéo réalisée en faisant mes courses.

        Dans le fond, je souhaiterais vivement que vous approchiez le sujet des chemtrails comme vous l avez fait sur les deux tours : un fait pour lequel on émet des hypotheses et dont on vérifie le résultat confronté à la réalité.

        1. Bonjour,

          Merci beaucoup pour vos compliments. Oui, j’ai bien reçu votre petite vidéo, mais elle ne m’apparaît pas suspecte du tout. Les avions ne volant pas tous à la même altitude, certains peuvent laisser des traînées de condensation (“contrails” en anglais, d’où dérive “chemtrails”) plus persistantes que d’autres : c’est une question de température de l’air. Comme vous le savez, la glace fond à 0°C ; à -0,1°C elle reste solide mais à +0,1°C elle se transforme en eau. Or les “contrails” blanches bien visibles sont faites de glace…

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