La situation militaire en Ukraine
(Centre Français de Recherche sur le Renseignement)

[Note de l’administrateur de ce blog : l’auteur de cette analyse, ancien colonel d’État-major général suisse, vient de publier “Poutine, maître du jeu ?” aux éditions Max Milo (que je n’ai pas lu).

D’après son éditeur, Jacques Baud est un ex-membre du renseignement stratégique suisse, spécialiste des pays de l’Est et chef de la doctrine des opérations de la paix des Nations Unies. Il a été engagé dans des négociations avec les plus hauts responsables militaires et du renseignement russes juste après la chute de l’URSS. Au sein de l’OTAN, Il a participé à des programmes en Ukraine et notamment lors de la révolution de Maïdan en 2014.]


PREMIÈRE PARTIE : EN ROUTE VERS LA GUERRE

Pendant des années, du Mali à l’Afghanistan, j’ai travaillé pour la paix et ai risqué ma vie pour elle. Il ne s’agit donc pas de justifier la guerre, mais de comprendre ce qui nous y a conduit. Je constate que les « experts » qui se relaient sur les plateaux de télévision analysent la situation à partir d’informations douteuses, le plus souvent des hypothèses érigées en faits, et dès lors on ne parvient plus à comprendre ce qui se passe. C’est comme ça que l’on crée des paniques.

Le problème n’est pas tant de savoir qui a raison dans ce conflit, mais de s’interroger sur la manière dont nos dirigeants prennent leurs décisions.

Essayons d’examiner les racines du conflit. Cela commence par ceux qui durant les huit dernières années nous parlaient de « séparatistes » ou des « indépendantistes » du Donbass. C’est faux. Les référendums menés par les deux républiques auto-proclamées de Donetsk et de Lougansk en mai 2014, n’étaient pas des référendums d’« indépendance » (независимость), comme l’ont affirmé certains journalistes peu scrupuleux, mais de référendums d’« auto-détermination » ou d’« autonomie » (самостоятельность). Le qualificatif « pro-russes » suggère que la Russie était partie au conflit, ce qui n’était pas le cas, et le terme « russophones » aurait été plus honnête. D’ailleurs, ces référendums ont été conduits contre l’avis de Vladimir Poutine.

En fait, ces Républiques ne cherchaient pas à se séparer de l’Ukraine, mais à avoir un statut d’autonomie leur garantissant l’usage de la langue russe comme langue officielle. Car le premier acte législatif du nouveau gouvernement issu du renversement du président Ianoukovitch, a été l’abolition, le 23 février 2014, de la loi Kivalov-Kolesnichenko de 2012 qui faisait du russe une langue officielle. Un peu comme si des putschistes décidaient que le français et l’italien ne seraient désormais plus des langues officielles en Suisse.

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L’étau se resserre autour des néo-nazis ukrainiens
retranchés à Marioupol, et les médias occidentaux
se vautrent dans l’abjection (Donbass Insider)

[Note de l’administrateur de ce blog : le brouillard de la guerre est toujours difficile à percer.

Mais compte tenu du contexte historique, des antécédents de certains et du fait que le bon sens recommande de croire les reporters courageux qui témoignent de la situation sur place davantage que les profiteurs de guerre opulents aux alliances des plus suspectes, il n’est pas très difficile de prévoir que le paysage final, une fois le brouillard retombé, sera très peu flatteur pour l’Occident, cet “Empire du mensonge” selon Vladimir Poutine.]


Alors que l’encerclement opéré par les forces armées russes et la milice populaire de la RPD (République Populaire de Donetsk) se resserre autour de Marioupol, poussant les néo-nazis ukrainiens qui y sont retranchés à mener des provocations sanglantes, les médias occidentaux se vautrent dans l’abjection la plus totale concernant le massacre de civils à Donetsk par l’armée ukrainienne le 14 mars 2022.

Deux jours après la destruction de la plupart des positions de tirs des néo-nazis ukrainiens retranchés dans Marioupol, la milice populaire de la RPD et les forces armées russes progressent désormais rapidement dans l’agglomération même à la fois par l’ouest et par l’est.

Comme on peut le voir sur cette carte, le district est de Marioupol, ainsi qu’une partie du nord-ouest du district central et du nord du district Kalmiouski sont déjà sous contrôle des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD, qui avancent dans les zones marquées en jaune, dans ce qui semble être une manœuvre visant à couper le chaudron en deux encerclements plus petits.

L’avancée des forces armées russes et de la milice populaire de la RPD dans Marioupol permet d’accélérer l’évacuation des habitants de la ville. Et ces derniers confirment que les néo-nazis ukrainiens installent leur équipement militaire près des abris anti-bombardements où se cachent les civils, et avaient abattu ceux qui tentaient de fuir via les couloirs humanitaires.

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L’influence et la fonction du nazisme en Ukraine — Entretien avec Xavier Moreau (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : une réflexion profonde sur la guerre, les media, la civilisation et la responsabilité écrasante des “élites” occidentales dans le soutien à des idéologies nihilistes (terroristes islamistes ailleurs, fanatiques nazis ici)… et dans le déclin de leurs propres pays.

“L’Empire du mensonge” dont parle Poutine est une réalité, mais heureusement, son Stalingrad est proche, et même probablement en cours. Le plus dur sera de reconstruire les psychismes qu’il a pervertis.]


Donbass (documentaire, Anne-Laure Bonnel, 2017)

[Note de l’administrateur de ce blog : voici le conflit que ceux ayant réalisé un coup d’État à Kiev en 2014 veulent vous cacher, afin de faire passer Vladimir Poutine pour le dictateur sanguinaire qu’il n’est pas, et de faire passer un soutien à des extrémistes génocidaires pour la “défense de la liberté et de la démocratie”.

Ce dernier combat mené par “l’Empire du mensonge”, faisant suite à celui de la pandémie orchestrée, est voué à l’échec, même et surtout s’il s’accompagne d’une accélération de la censure qui permettra aux derniers naïfs de comprendre dans quel monde ils vivent vraiment. Mais comme en 1945, le réveil va être très douloureux pour beaucoup.]


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Blitzkrieg russe en Ukraine. 28.02.2022 (Stratpol)

[Note de l’administrateur de ce blog : Xavier Moreau est un chef d’entreprise français basé à Moscou, ancien élève de Saint-Cyr et officier parachutiste, et fondateur de Stratpol. Contrairement aux baratineurs qui nous gouvernent, il sait de quoi il parle en matière militaire, et connaît également très bien la Russie puisqu’il y vit depuis longtemps et parle russe.

Il avait écrit en août 2021 un article sanglant sur l’actuel président de l’Ukraine Volodymyr Zelensky, le mauvais clown que les media occidentaux tentent de faire passer pour un homme d’État ; article hélas prémonitoire et où il revient notamment sur la sordide affaire du MH-17, à laquelle j’ai moi-même consacré deux articles (le 4 mars et le 17 juillet 2015).

On remarquera que les analystes sérieux ne sont pas partisans, puisque Xavier Moreau souligne le bien-fondé de certaines initiatives à la fois chez Éric Zemmour ou chez Jean-Luc Mélenchon ; en revanche il fustige, comme on peut s’y attendre, “la civilisation du verbe et de la parole” et ses déclarations agressives et grandiloquentes (Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian…) et se félicite que celle de l’action lui donne en ce moment une leçon qui sera, une fois les combats terminés, bénéfique à la paix :

“On ne négocie pas avec des grandes puissances sérieuses et rationnelles comme la Chine, la Russie, le Brésil… en faisant du théâtre.”

Une autre analyse réaliste de la situation a été faite le 25 février par Régis Chamagne, ancien colonel de l’armée de l’air, sur RT France.]


Thierry Meyssan sur l’attaque russe en Ukraine

[Note de l’administrateur de ce blog : une vidéo que l’on pourra utilement compléter par la lecture de la déclaration officielle de Vladimir Poutine du 24 février 2022.

Bien sûr, ceux qui font confiance aux media de grand chemin pour leur exposer correctement la situation pourront être décontenancés. Pourtant, le contexte historique est vérifiable.]


Correspondance

Lettres persanes – Montesquieu

La guerre de l’information fait rage, et les coups sont tellement bas que beaucoup de naïfs le sont de moins en moins. La crise de la Covid-19, cette maladie étrange pour laquelle les masques respiratoires étaient inutiles en plein pic épidémique avant de devenir obligatoires une fois l’épidémie passée, et pour laquelle les médecins n’ont pas le droit de soigner leurs patients — mais sont invités à en euthanasier certains sans formalités — a largement contribué à déniaiser une grande frange de la population.

Le “terrorisme islamique” n’a pas encore bénéficié des mêmes remises en cause à grande échelle : beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore compris que ce qui s’accélère depuis le 11-Septembre, ce foutage de gueule planétaire, n’est pas piloté par des musulmans mais par leurs ennemis (et par les ennemis de l’humanité de manière générale que sont tous les fauteurs de guerre adossés au lobby militaro-industriel). Bien sûr, ceux qui émettent quelques réserves sur l’authenticité de ce terrorisme (ou son autonomie) sont immédiatement taxés de “complotistes” (le rabbin Touitou1 l’est-il ?), mais il en va de même pour ceux qui osent dirent la vérité sur les refus de soins imposés par nos autorités, ou les liens étroits de ces mêmes autorités avec de grands laboratoires pharmaceutiques… alors profitons-en, puisque grâce à eux le “complotisme” est devenu maintenant un gage d’intelligence et d’esprit critique !

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Le message symbolique et non verbal du président Assad qui affole les analystes israéliens et les cabbalistes du monde entier (Strategika 51)

[Note de l’administrateur de ce blog : voilà qui prouve que celui qui “ne mériterait pas d’être sur la Terre” (dixit Laurent Fabius) a parfaitement compris à quelle hydre il avait affaire. Tant mieux pour nous : Rumpelstilzchen va trépigner de plus belle.

Pour ceux qui ont encore des doutes sur l’idéologie folle qui s’est emparée de “l’Occident”, je conseille notamment la lecture de :


Lors d’un discours commémorant la victoire d’Alep le 17 février dernier, le président de la République Arabe de Syrie est apparu dans un bureau où il n’y avait aucun drapeau syrien ou armoire de l’Etat syrien.

Attablé derrière un bureau vide mis à part un moniteur discret, le président Assad a délivré son discours en mettant à sa droite un faucon dont les yeux étaient tournés vers la droite et une très étrange fiole en verre remplie de liquide de couleur ambre à sa gauche.

Le président Bashar Al-Assad a tenu à ce que ces deux objets remplacent respectivement le drapeau national syrien et les armoiries de l’État avant la diffusion d’un message destiné à célébrer la victoire d’Alep. Ce message aurait pu passer inaperçu si ce n’est l’affolement qui a commencé à s’emparer des cabbalistes et des analystes israéliens qui ont commencé à décoder la symbolique cachée des images de ce discours. C’est en fait un message dans le message destiné au mouvement sioniste international et à la Cabbale talmudiste au pouvoir en Israël et imprégnant les États profonds aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, aux Pays-Bas, au Danemark et en Allemagne. Le décryptage de ce message non verbal affole l’internationale sioniste et les dirigeants israéliens dont la superstition est toujours sans aucune limite. Il implique trois éléments importants:L’absence de drapeau syrien et de tout signe représentatif de la République Arabe Syrienne indique que la guerre en cours ne concerne pas la Syrie mais relève d’un conflit plus grand et plus étendu impliquant des acteurs non toujours identifiés par la communication verbale, conventionnelle et formatée.

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États-Unis/Iran : western asymétrique et
détestation globale… (Richard Labévière)

Richard Labévière

[Note de l’administrateur de ce blog : il reste encore des journalistes capables de faire leur métier, Richard Labévière est l’un d’eux.]


En tuant — vendredi dernier près de l’aéroport de Bagdad dans une attaque au drone — le général Qassem Soleimani (62 ans) — commandant de la brigade Al-Qods (Jérusalem) des forces spéciales des Gardiens de la révolution et des opérations extérieures — Washington a pris la responsabilité d’aggraver trois dynamiques : 1) celle des différents fronts militaires de la région : Syrie, Liban, Irak, Yémen, détroit d’Ormuz et Méditerranée orientale ; 2) celle d’un resserrement nationaliste autour du guide suprême de la Révolution Ali Khamenei ; 3) enfin, celle d’une détestation mondiale croissante et d’un rejet américain qui rejaillit sur l’ensemble des Occidentaux.

Assimilés aux Américains, nous autres Européens/Occidentaux – du moins catalogués comme tels – ne pourront bientôt plus sortir de nos frontières ! Après cela, les dirigeants occidentaux auront beau jeu de faire la morale pour le respect du droit international et la lutte contre le terrorisme…

A noter qu’avant cet « assassinat ciblé », les autorités américaines ont pris soin d’avertir le Royaume Uni (le partenaire historique), l’Allemagne (pour Washington, l’Europe c’est Berlin), et la Chine (le principal partenaire économique). La Russie, pas question ? Quant à la France, qui s’en soucie à Washington ? Les experts en droit du travail peut-être et encore… Toujours est-il que cet événement n’est pas banal et qu’il risque encore d’aggraver des situations dont – nous autres pauvres Occidentaux – avons trop tendance à oublier l’arrière-plan historique. Quelques rappels ne sont pas superflus.

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Mort de l’Iranien Soleimani :
quelle implication du Mossad ? (Le Courrier des Stratèges)

[Note de l’administrateur de ce blog : l’assassinat du général Qassem Soleimani (et par la même occasion  de son son premier lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis et des hommes qui les accompagnaient), assimilable à une déclaration de guerre dans tout esprit normalement constitué, déclenche des interprétations diverses allant des habituels commentaires sur la “folie” de Trump aux contre-pieds les plus osés.

Il est dans tous les cas nécessaire de rappeler que tout président qu’il soit, Trump n’a certainement pas tous les pouvoirs aux USA, et que l’Iran est dans le collimateur d’Israël depuis longtemps.]


L’exécution du général iranien Soleimani par une frappe américaine à distance fait monter d’un cran une tension déjà forte au Moyen-Orient entre les États-Unis et l’Iran. Nous considérons toujours que, dans ce dossier, Donald Trump résiste pied à pied aux pressions du Deep State américain pour mener une opération terrestre sur place. Tout laisse à penser que cette opération a été menée avec l’aide du MOSSAD, qui avait déjà proposé d’éliminer le général iranien, selon Maxime Chaix dans www.deep-news.media.

L’assassinat du général Soleimani devrait laisser des traces profondes dans l’opinion et crisper fortement les relations internationales. Déjà, les premières secousses sont apparues dans les bourses mondiales, et les premières tensions sur le cours du pétrole ne tarderont pas à faire souffrir l’économie mondiale. Tout le monde attend avec crainte les représailles iraniennes, qui marqueront une nouvelle étape dans une escalade infernale.

Quel est le rôle du Mossad et de Trump dans l’opération?

À en croire les tweets de Donald Trump, cette opération es tune grande réussite personnelle pour lui. Notre conviction est que, dans ce dossier, Trump entrave comme il peut la course à la guerre voulue par le complexe militaro-industriel américain, favorable depuis de longs mois à une intervention militaire directe en Iran. Tout laisse à penser que, dans cette élimination à distance, les Américains ont bénéficié de la complicité active de plusieurs alliés : peut-être l’Arabie Saoudite, et plus sûrement Israël.

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