Jeûne, manger cru et autres dérives sectaires (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : ayant participé à un stage de l’association Régénère que dirige Thierry Casasnovas, je peux témoigner avoir rencontré de nombreux malades intoxiqués par la médecine allopathique et chimique, et retrouvant peu à peu la santé grâce aux “dérives sectaires” proposées par Thierry, qui par ailleurs n’est pas officiellement naturopathe contrairement à ce que dit l’article, même s’il a été formé par l’un d’entre eux aux États-Unis.

Thierry Casasnovas qui est par ailleurs – personne n’est parfait – un fils de profs avec comme formation initiale un DEA de physique nucléaire.

On attend que Le Parisien fasse un article sur les véritables dérives alimentaires, c’est-à-dire toutes celles qui ignorent les règles de la physiologie humaine et conduisent à la longue liste des maladies dites “de société” : obésité, diabète, hyperactivité chez les enfants… ainsi que tout un tas de maladies dégénératives ne traduisant que l’empoisonnement progressif du corps consécutif à une mauvaise hygiène de vie.

Mais pour cela, il faudrait que Le Parisien ne reçoive aucune publicité, ni de l’industrie agro-alimentaire, ni de l’industrie pharmaceutique. On peut toujours rêver.]


Les institutions s’inquiètent de l’«inquiétante mode des dérives alimentaires». Dans le collimateur du Parisien, le naturopathe Thierry Casasnovas, qui fait un carton sur YouTube avec ses jus de légumes et autres décoctions naturelles. Encourager les gens à se détourner de la médecine pharmaceutique, appeler la chimiothérapie de la «mort-aux-rats», c’est grave. Au point de pousser la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) à lancer un «cri d’alerte».

A l’origine de cette alerte, «des citoyens inquiets ou des proches des victimes» de ces régimes. Lesquelles victimes, évidemment, sont surtout des «personnes vulnérables, déjà malades, confrontées à des traitements lourds, en quête d’un espoir, d’une solution naturelle». Autrement dit, des gens que la médecine allopathique et chimique n’aide manifestement pas.

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Quand le moins, c’est le plus
(Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : le dimanche, c’est (parfois) Antipresse et je vous livre, cette fois, la deuxième partie d’une lettre de Slobodan Despot, sans vous avoir communiqué la première, mais avec une introduction de sa plume la rendant parfaitement compréhensible. Elle traite du jeûne et me semble au cœur des problèmes de nos sociétés “modernes” ou “progressistes”, qui ont un peu perdu l’habitude de douter d’elles-mêmes.

Le jeûne dont il est question ici est à prendre au sens premier : il s’agit de privation de nourriture. J’invite cependant mes lecteurs à méditer sur des acceptions plus larges de ce terme : la privation de biens matériels, voire la privation “d’information”, particulièrement à une époque où tout objet de la vie courante se doit d’être “connecté” (pour mieux vous déconnecter du réel ?).

En exergue d’un des chapitres de ma thèse j’avais choisi cette citation de Raymond Ruyer que je trouve plus que jamais d’actualité :

“Les intoxications par l’instruction sont bien plus graves que les intoxications par les sous-produits de l’industrie. Les encombrements d’information bien plus graves que les encombrements de machines et d’ustensiles. Les indigestions de signes, plus graves que les intoxications alimentaires.”

Il me restera ultérieurement à définir plus précisément cette notion d’information, au cœur de tant de nos problèmes. Mais c’est un vaste chantier qui n’est pas encore d’actualité.]


Les promesses de la faim (2ème partie)

J’avais l’intention de développer dans ce numéro d’Antipresse la quête du «médecin intérieur» que j’évoquais la semaine dernière et dont mon séjour sur les bords du Baïkal aura été une étape déterminante.

Au fil de l’écriture et de la consultation de mes notes, pourtant, des questions sont apparues. Il n’est pas de sujet plus délicat ni plus intime que la santé. Quel «guide», quel «gourou» suis-je pour transformer mon cas personnel en exemple à suivre? De quel droit et avec quel bénéfice pourrais-je faire de mon expérience — même pas encore bien digérée — une règle universelle ?

Je caricature, bien entendu. Toute idée de doctrine ou d’embrigadement m’est étrangère. Mais elle apparaît nécessairement, ne fût-ce qu’en germe, dans l’esprit du lecteur sitôt que quelqu’un lui dit : «Voyez, moi par exemple…» et se met à lui décrire les solutions qu’il a trouvées pour organiser sa propre vie.

Des pavés sous les ronces

Je suis allé en Russie pour ouvrir… des portes ouvertes ! J’ai emprunté sous accompagnement médical un chemin spontanément parcouru par les hommes depuis la nuit des temps. Le chemin du jeûne était jadis une grand-route, il était même la voie royale menant au rétablissement simultané des équilibres du corps et de l’esprit, cet état de plénitude qui seul mériterait l’appellation de santé.

Le sort de cette voie royale ressemble à celui des glorieuses viæ romanæ dont les pavés défoncés apparaissent parfois dans nos labours ou sur les chantiers des autoroutes — en obligeant les ingénieurs à suspendre les travaux et passer la main aux archéologues. C’était davantage qu’une méthode de guérison, c’était un art de vivre en s’auscultant et s’épargnant soi-même tout en épargnant ses ressources et celles de son environnement. Une sagesse plus qu’une science, un style plus qu’une discipline.

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