Les habits neufs de la médecine (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : voilà un excellent article de la Section Santé d’Égalité & Réconciliation sur un problème qui déborde largement le champ de la médecine, mais qui y est particulièrement aigu en raison de la complexité du vivant.

Cela me rappelle une réflexion que m’avait faite mon directeur de thèse lorsque je lui avais dit que j’avais acheté, bien des années auparavant, un gros bouquin de biologie cellulaire avec l’intention de le lire, mais que je ne l’avais toujours pas fait. “Tu peux le jeter !” m’avait-il répondu, “ce n’est pas comme en physique où les théories restent valables à l’échelle du siècle ou plus, là, ça change tout le temps !”

En médecine comme ailleurs, l’esprit de système fait des ravages… par contre, des approches alternatives, si elles sont menées avec le plus grand “sérieux” c’est-à-dire avec la rigueur et l’esprit critique propres aux sciences, peuvent réaliser de petits miracles. Et gratuitement ou presque… c’est d’ailleurs peut-être là le “problème” (pour certains).]


Dans le conte d’Andersen, deux escrocs font la promesse à l’Empereur d’un vêtement tissé si fin qu’il en devient invisible aux yeux des artisans moins doués qu’eux, et par la même occasion aux yeux de toute personne trop sotte pour s’apercevoir de sa valeur. La fable décrit bien ce qu’est un secret de polichinelle : tout le monde voit la supercherie, mais continue de faire comme si. À bien des égards, on peut se demander si le vernis de la science ne joue pas ce rôle en médecine. La médecine scientifique occidentale brille de mille feux partout dans le monde, sauf pour les sots ! Car pour le quotidien d’un grand nombre de malades, malgré la litanie « progrès, technicité, recherche, espoir » égrainée comme un chapelet en toute occasion, la médecine est nue.

Vive la science

Bien sûr, il n’existe pas d’autres voies pour saisir la réalité objective, – réalité complexe, chaotique et contradictoire –, que de partir à la recherche d’invariants et de relations de causalité qui nous la rendent plus lisible. Modéliser le monde, ou le corps humain, est une démarche indispensable pour comprendre et se repérer. La science construit des modèles théoriques, qui deviennent ainsi une approximation de la réalité, imparfaite certes, mais utilisable à l’image des « modèles anatomiques » en trois dimensions des facultés de médecine, conçus pour visualiser le corps humain et tenter d’en dévoiler les structures. Ainsi coordonner ses connaissances et construire un système relève d’une nécessité d’ordre logique et épistémologique. En revanche il faudrait se souvenir que la réponse à cette nécessité n’est qu’une représentation simplifiée de la réalité. Simplifiée, idéale, et donc fausse.

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Prostate : la grande erreur (Richard J. Ablin)

“Quand on n’a qu’un marteau, tout devient un clou” dit le proverbe. C’est un problème récurrent, et même de plus en plus fréquent, dans l’activité scientifique contemporaine : l’hyper-spécialisation des chercheurs fait d’eux des experts de pointe dans l’utilisation d’un appareillage complexe (et généralement très coûteux) ou dans la manipulation de concepts qui paraîtront tout à fait ésotériques même à d’autres membres de leur discipline. Cet investissement intellectuel et financier croissant les rend de plus en plus imperméables à des changements radicaux de paradigmes, pourtant souvent nécessaires dans les grandes percées de la science (un bref exemple avec Dirac ici).

Mais le problème s’aggrave encore lorsqu’à l’aspect purement humain s’ajoute la pression financière, qui oriente les recherches dans la direction qui génère le plus de profits pour certains, et non dans celle qui maximise le bien commun. C’est particulièrement vrai en médecine, où les laboratoires pharmaceutiques, qui sont des entreprises capitalistes comme d’autres et sont donc gouvernées par la recherche du profit, ont vite fait de présenter comme des progrès thérapeutiques ce qui n’est que l’asservissement de la pratique médicale au marteau universel de la médecine occidentale : l’analyse.

Je vous propose ci-dessous un cas particulièrement criant de “faux progrès”, le dépistage du cancer de la prostate par le dosage de PSA (antigène prostatique spécifique), via la traduction d’un article paru le 9 mars 2010 dans le New York Times, et dont l’auteur n’est autre que le découvreur de cet antigène prostatique spécifique, un chercheur américain. Le fait qu’il semble particulièrement bien placé pour en critiquer l’utilisation ne semble pas suffisant pour pousser les autorités médicales à prendre les mesures de santé publique qu’il recommande.

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Coqueluche et vaccin : 5 faits très « gênants »
pour la Ministre (Santé Corps Esprit)

[Note de l’administrateur de ce blog : en pleine polémique sur les vaccins, je reproduis ici un article de la lettre d’information “Santé Corps Esprit” que je reçois. Je ne suis pas médecin, mais constate avec consternation le niveau intellectuel des arguments employés dans les media de grand chemin pour défendre la politique vaccinale autoritaire de notre ministre. Et je constate aussi avec un certain désespoir que parmi les collègues, ceux qui prétendent faire des raisonnements “scientifiques” pour démontrer qu’il est toujours préférable de se faire vacciner n’hésitent pas à mettre dans les prémisses de la démonstration la conclusion qu’ils souhaitent trouver au bout. Par exemple en faisant de savants calculs statistiques basés uniquement sur la prise en compte des effets positifs des vaccins. C’est sûr que quand on n’additionne que des nombres positifs, on a peu de chances de trouver un résultat négatif… dommage d’être arrivé à Bac+8 sans être capable de différencier un syllogisme d’un sophisme ! ]


La coqueluche revient !

Oui, après des années de « répit », le nombre de cas de coqueluche repart à la hausse, en France, aux États-Unis, un peu partout.

En Angleterre, en 2012, année d’un triste record, 10 enfants de moins d’un an sont morts de la coqueluche.

C’est le même phénomène que pour la rougeole, en pire.

Est-ce parce que l’on vaccine moins les enfants qu’avant ?

Pas du tout ! La couverture vaccinale contre la coqueluche n’a fait qu’augmenter en Europe et aux États-Unis !

Elle dépasse aujourd’hui les 95 % dans la plupart des pays occidentaux.

Alors où est le problème ?

C’est très simple : on assiste en ce moment aux effets pervers parfaitement prévisibles de la vaccination généralisée.

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Le cardiologue qui faisait pouêt-pouêt

Pr Le Heuzey

Alors que la ministre de l’Industrie Pharmaceutique de la Santé Agnès Buzyn1 tente de “rendre la confiance [dans les vaccins] aux Françaisà grands coups de pompes dans les fesses en suggérant aux récalcitrants à la vaccination obligatoire, telle un(e) adjudant(e)-chef(fe), de se “mettre en ordre de marche“, il n’est pas inutile de prendre conscience du haut degré d’expertise et d’intégrité de l’élite médicale, par exemple en visionnant cet excellent documentaire de France 3 diffusé le 26 avril dernier, où l’on peut voir (et entendre) le président de la Société Française de Cardiologie, le professeur Jean-Yves Le Heuzey, déployer toute son argumentation scientifique face aux questions du journaliste.

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Cancer, business mortel ? Qui décide de notre santé ?

“On est passé du malade patient au malade objet de commerce. La santé, ce n’était pas une marchandise et maintenant c’est devenu une marchandise comme les autres ; et, plus que ça, une marchandise comme les autres au service du capital financier.”

Dr. Nicole Delépine, pédiatre oncologue.

Cancer, business mortel par TOUSCOPROD

Cela n’empêchera pas Marisol Touraine de continuer à mentir car, aux yeux de certains, gouverner, c’est être au-dessus des lois, de l’éthique et du bien public.