Mgr Marc Aillet sur le G7 de Biarritz :
« Je peux comprendre la colère des altermondialistes »
(Famille chrétienne)

L’évêque de Bayonne s’interroge sur la capacité du G7 de Biarritz à réduire les inégalités alors que des militants altermondialistes veulent faire entendre une contestation pacifique à Hendaye et Irun.

Les dépenses du Président français pour accueillir le G7 sont-elles le signe d’une déconnexion avec cette France d’en bas qui s’est manifestée au moment des Gilets jaunes ?

J’avoue ne pas bien comprendre le choix de Biarritz, par ailleurs en pleine saison touristique, qui a nécessité un déploiement sans précédent d’infrastructures et de forces de sécurité au coût exorbitant. Une telle dépense semble en effet complètement décalée au regard de la crise sociale qui s’est installée dans notre pays et qui a révélé une fracture croissante entre les grandes métropoles et les territoires devenus périphériques. Cela ne contribuera certes pas à calmer la colère des Gilets jaunes.

Les pays membres du G7 – parmi les plus riches du monde – sont-ils vraiment capables de “lutter contre les inégalités” comme stipule leur programme à Biarritz ?

Il est à craindre que le message soit fortement parasité par un tel étalage de dépenses et que le train de vie mené par les puissants de ce monde pendant trois jours à Biarritz n’envoie pas un signal très probant en ce sens. D’ailleurs de quelles inégalités sociales s’agit-il ? Le principe d’une économie libérale mondialisée, qui anime les membres du G7, a-t-il réduit vraiment les inégalités entre les pays riches et les pays pauvres que des centaines de milliers de personnes sont souvent contraintes de fuir pour d’hypothétiques eldorados ? Sans compter ces évolutions sociétales, comme la PMA-GPA pour tous, soutenues par une idéologie libérale-libertaire mondialisée, et qui, au nom de l’égalité des droits, sont devenues un gigantesque marché extrêmement juteux qui ne sera d’ailleurs accessible qu’aux riches !

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Et en bonus, le témoignage d’un collègue universitaire sur l’ambiance qui régnait à Bayonne (la voisine de Biarritz) vendredi 23 août :

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Bénis… jusqu’au jour de Yahveh ? (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : rien à ajouter ou à retrancher à l’excellent résumé de la situation fait par Michèle Sibony.]


Les crimes d’Israël échappent à la justice des hommes.

Invitée pour débattre du thème «L’antisionisme est-il un antisémitisme comme un autre ?», Michèle Sibony, ancienne vice-présidente de l’Union Juive Française pour la Paix, dénonce l’occupation israélienne et l’inaction de l’Union Européenne.


Le cas Raymond Barre ou la trahison des dirigeants français stipendiés de la finance anglo-américaine

[Note de l’administrateur de ce blog : comme d’habitude, Valérie Bugault parle clair et n’a pas peur d’appeler un chat un chat. Étant juriste, et s’étant beaucoup penchée sur l’articulation entre le droit et l’économie (ou comment utiliser le droit pour procéder à des pillages légaux, en clair) elle concentre naturellement son discours sur ces deux domaines.

Étant moi-même universitaire, j’ajouterai aux “zélites compradores” dont elle parle la dimension universitaire, parfaitement incarnée par des professeurs qui ne pensent plus, sauf à faire carrière, et servent donc de paillassons aux lobbies les plus influents qui leur demandent sans vergogne d’apposer le sceau de leur institution sur leurs volontés les plus folles.

Ont-ils conscience de ne pas être anonymes ?]


Raymond Barre a été doublement remercié pour ses bons et loyaux services au monde financier anglo-saxon, lequel monde avait fermement décidé, une fois De Gaulle éliminé, de prendre la France pour cible.

Les financiers anglo-américains ont « récompensé » Raymond Barre, en tant qu’heureux continuateur de la doctrine Pompidou, d’avoir si bien et si efficacement agi pour étouffer la réforme de l’entreprise voulue par De Gaulle (alors appelée « participation »).

C’est ainsi que le fameux Barre a :

  1. reçu de l’argent sur un compte en suisse
  2. vu une spectaculaire avancée promotionnelle de sa double carrière « d’économiste » – doctrinologue stipendié – et de « politique ». Pour rappel, le monde financier anglo-saxon, dûment et fidèlement relayé par la haute fonction publique « française » compradore, a commencé à attaquer l’économie française dans le début de la seconde moitié des années 1970 (ma famille fut aux premières loges de ce nouveau concept de « ciblage » économique). Les aléas de la société Alstom énergie ne sont que les derniers sursauts de cette volonté de destruction du modèle politique et économique français qui avait émergé à la fin de la 2nde Guerre Mondiale par la grâce du CNR.

Or, si les réalisations du CNR n’ont pas réussi à pérenniser, sur la durée, l’entier contrôle de la politique monétaire et économique – indispensables au contrôle « politique » – de la France, c’est précisément parce qu’elles ont omis de réformer le concept d’entreprise. Car c’est par le moyen de l’entreprise anonyme hypertrophiée et des multinationales apatrides que les financiers ont finalisé leur contrôle sur le phénomène politique. En voulant remédier à cette omission fatale, De Gaulle a été chassé du pouvoir par la classe politique et les grands bourgeois qui détenaient – et détiennent toujours – le contrôle de la France.

A cet égard, les français doivent absolument conserver deux choses à l’esprit :

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Pour mieux percevoir le caractère hautement criminel de la haute finance, on pourra se reporter à l’excellent ouvrage de Jean-François Gayraud, Le nouveau capitalisme criminel, et lire les analyses de Valérie Bugault, sur ce blog ou ailleurs.

De la haine (Antipresse)

Tableau de Logovarda, tiré de Logovarda par Slobodan Despot, éd. Xenia/La Matze.

Tableau de Logovarda, tiré de Logovarda par Slobodan Despot, éd. Xenia/La Matze.

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai déjà fait la promotion d’Antipresse et de son Drone ici, et continuerai épisodiquement à le faire, tant cette publication nécessaire nous permet de garder l’intellect à flot dans un monde inversé où les “élites” semblent déterminées à nous tirer toujours un peu plus vers le fond. Sans doute sont-elles terrorisées par leur propre chute, d’échéance inconnue mais certaine.

En attendant, continuons à nous oxygéner les neurones, au lieu de tenter des records d’apnée.]


Enfumages, par Éric Werner

On le sait, il ne se passe pas de jour sans que les dirigeants et les médias officiels n’en viennent à fustiger ce qu’ils appellent les «discours de haine», en particulier sur Internet.

Eux-mêmes, faut-il le préciser, ne sont que douceur, amour du prochain, tolérance, etc. Ce n’est jamais moi qui suis haineux, c’est toujours l’autre, celui, comme par hasard, qui ne pense pas comme moi : moi, il est vrai, qui ai toujours raison. J’ai toujours raison, donc l’autre qui ne pense pas comme moi n’a pas raison mais tort. Mais la «haine» l’aveugle. Etc.

Toutes sortes de lois, on le sait, existent déjà dans ce domaine. Elles se sont accumulées au fil du temps, au point, à elles toutes, de constituer aujourd’hui un dispositif impressionnant, dispositif n’ayant rien à envier à celui d’un authentique État totalitaire. Mais les dirigeants les jugent encore insuffisantes. Ils en appellent donc en permanence à leur renforcement, ce qui passe par la création incessante de nouvelles infractions et/ou l’alourdissement des peines prévues pour les infractions déjà existantes. Ils pointent également du doigt les responsables de l’Internet, qui se voient désormais menacés d’amendes importantes s’ils se refusent à coopérer avec les autorités dans ce domaine. En Allemagne, par exemple, elles peuvent aujourd’hui atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Et donc ils coopèrent.

Un projet de loi similaire, mais plus extrémiste encore, vient d’être voté ces derniers jours en France. Le gouvernement se donne ainsi les moyens de verrouiller totalement l’Internet (à l’instar, par exemple, de ce qui se passe aujourd’hui en Chine).

On a de bonnes raisons évidemment de penser que la «haine» sert ici surtout de prétexte. Le vrai sujet n’est pas la haine, c’est l’actuelle dérive totalitaire du régime occidental (dérive dont de telles lois sont un indicateur). Mais laissons cela. Admettons un instant que les dirigeants soient sincères quand ils disent qu’ils veulent lutter contre les «discours de haine». C’est l’occasion ici de nous interroger sur la haine elle-même. Au fond, pourquoi faudrait-il combattre les «discours de haine»? Qu’ont-ils en eux-mêmes de si dangereux (et/ou d’illégitime) ?

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Une perfide censure

Un grand merci à Gérard Lazare, l’auteur des interviews et le réalisateur de la vidéo, pour avoir remis du contradictoire dans un “procès” qui l’a soigneusement évité, les deux témoins qui étaient présents (le professeur Christophe Oberlin et mon ami François Sebesi) ayant par exemple été interdits de parole par le CNESER. Et un grand merci également à Christophe Oberlin et Jean Bricmont pour leurs commentaires et leur soutien, ainsi qu’à François Sebesi, absent – à une image fixe près – de cette vidéo mais que les lecteurs de ce blog ont déjà pu entendre parler de cette étrange histoire dans une conversation vidéo déjà vieille de presque deux ans.

Les lecteurs désirant en savoir davantage pourront aussi lire l’entretien accordé récemment à Égalité et Réconciliation après le verdict du CNESER, voire (s’il sont du temps) le mémoire en défense produit par mon avocat lors de cette séance publique, et la décision du CNESER qui en a résulté ; deux documents qu’il sera intéressant de mettre en regard.

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Dieudonné : 2 ans de prison FERME ! (Dieudonné Officiel)

[Note de l’administrateur de ce blog : les salauds capables d’un tel acharnement sur un de nos plus grands génies comiques se rendent-ils compte qu’ils se désignent eux-mêmes comme les victimes de l’épuration à venir ? Dans le genre persécution ridicule – quoique moins grave – on notera aussi la récente “dégradation” de l’ordre des Arts et des Lettres du pianiste Stéphane Blet, de renommée mondiale, par le concessionnaire automobile Peugeot Franck Riester, devenu ministre de la Culture par on ne sait quelle opération du Saint-Esprit, mais certainement pas en raison de ses compétences.

L’actualité étant taquine, on comparera cette peine à celle requise à l’encontre des anciens dirigeants de France Télécom (un an ferme), responsables d’une épidémie de suicides et dépressions.]


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