Le cercle des poètes réels (Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : Slobodan Despot livre cette fois dans Antipresse non une réflexion sur la société contemporaine, mais un témoignage sur ses activités de jeunesse et ce qu’il considérait alors comme des “expédients” pour financer ses études. Mais un témoignage qui, bien sûr, se révèle précieux pour comprendre les transformations radicales de nos sociétés “occidentales”, l’omniprésence du mensonge institutionnel qui les caractérise – qui n’est donc pas l’apanage des régimes despotiques qui sévissaient alors de l’autre côté du Rideau de Fer – et l’importance de la littérature, dans son acception la plus exigeante, pour s’en défaire.]


Je suis entré aux éditions L’Age d’Homme en 1986, à peine âgé de dix-neuf ans. Je m’étais inscrit à l’université de Lausanne sans conviction et je voulais financer mes études tout seul. Mon professeur de français au lycée m’avait recommandé d’aller frapper à la porte de cette maison prestigieuse dont le siège était également à Lausanne. A l’époque, L’Age d’Homme jouissait d’une renommée mondiale pour ses grandes traductions du monde slave, en particulier les œuvres immenses de Vassili Grossman et d’Alexandre Zinoviev. En plus de leurs exceptionnelles qualités littéraires, les grands auteurs slaves publiés à L’Age d’Homme étaient porteurs de témoignages capitaux et irréfutables contre un empire qu’il était encore malséant et dangereux de critiquer: le régime soviétique. Grossman comme Zinoviev, du reste, avaient d’abord été imprimés à L’Age d’Homme en langue originale russe et réintroduits en URSS par des canaux clandestins.

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Le cœur du Système (Antipresse)

Pour qui sont ces faisceaux
qui sifflent sur vos têtes ?

[Note de l’administrateur de ce blog : encore une livraison d’Antipresse, que je vous invite à suivre et à soutenir, la presse de courant dominant (“mainstream” en globish) ne remplissant plus son rôle, même quand c’est à la portée d’un enfant de huit ans.

Je complèterai juste cet article par une petite réserve : contrairement à Slobodan Despot, je n’écrirais pas que le Système “s’allie naturellement avec l’Islam”, mais au contraire qu’il tente de le détruire de l’intérieur par la création de toutes pièces d’hérésies totalitaires et sanguinaires. Et ceci particulièrement depuis une mise en scène spectaculaire à laquelle Slobodan Despot fait naturellement référence, puisqu’elle est la mère de toutes les manipulations du vingt-et-unième siècle jusqu’à aujourd’hui : le 11-Septembre, celui qui tend à faire oublier l’autre.]


«La propagande sert davantage à nous justifier nous-mêmes qu’à convaincre les autres; plus nous avons de raisons de nous sentir coupables, et plus fervente sera notre propagande.» (Eric Hoffer, The True Believer: Thoughts on the Nature of Mass Movements)

Dans Le Maître et Marguerite, le chef-d’œuvre de Mikhaïl Boulgakov, le Diable apparaît en personne sous la cape du magicien Woland. Le Diable est joueur: il s’amuse à tester la vanité et la crédulité des hommes. Et il sait qu’il n’est d’humains plus crédules que les incrédules de métier. C’est ainsi que son premier interlocuteur, Berlioz, vedette littéraire du Moscou soviétique et athée militant, finira décapité par un tramway, exactement comme le magicien le lui a prédit. Ah! S’il avait un seul instant pris au sérieux l’existence du Tentateur qui venait, justement, de lui offrir une cigarette…

Des blagues à ne pas faire en société

«Qu’est-ce que le Système?» me demandent sans cesse les idiots utiles du Système. (Tweet, 5.2.2017)

Nous sommes témoins d’une plaisanterie semblable lorsque nous parlons du «Système». Il m’arrive ainsi de lancer des aphorismes à ce sujet dont les échos sont connus d’avance: «Complotiste!», me répliquent aussitôt des sceptiques venus de divers horizons culturels et politiques, mais qui ont généralement en commun un binôme de caractéristiques paradoxal: d’un côté, la foi dans le rationalisme et le «fact-checking», et de l’autre des convictions morales et politiques d’une naïveté extrême. Ils s’attribuent à la fois une haute capacité de discernement, une mission de «vigilance citoyenne» et une position critique vis-à-vis du pouvoir. Dans le langage ras-du-sol des services, ce sont de parfaits idiots utiles.

L’idiot utile est celui qui croit qu’il ne croit pas ce qu’il croit, mais qu’il le sait. Que sa subjectivité n’y est pour rien. Que sa connaissance ne lui vient pas par un quelconque canal d’influence ou d’endoctrinement, mais de la vérité des choses elle-même. Sans filtre. Sans intermédiaire. Sans diable ni système.

Le Système, selon eux, n’existe pas. Ou, s’il existe, il n’a ni malice ni intention particulière. Il fait partie du paysage comme le climat ou la course des astres et obéit aux décrets des institutions comme la charrue au laboureur. Ce qui existe, pour cette catégorie d’esprits, c’est l’«Antisystème», à savoir tous ces milieux étranges et «sulfureux» qui, sous couvert de «résistance» contre un spectre de leur invention, complotent pour renverser la démocratie. Quelquefois, souvent même, ces innocents décrètent que le Système, c’est justement ça: l’Antisystème. Tout comme les étiquettes, les causes et les effets s’intervertissent facilement. Pour que l’«Antisystème» soit moralement condamnable, pour qu’on puisse le censurer et le liquider sans états d’âme, il est nécessaire que sa cause soit une illusion. Mais entre ces deux termes, lequel découle de l’autre? La nécessité de bâillonner l’opposition à cause de ses mensonges, ou la nécessité de prouver que ses vues sont des mensonges afin de la bâillonner?

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Emmanuel Macron : acteur, banquier et peut-être
Président… (Géopolintel)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai déjà évoqué Macron et son mouvement politique “En marche”, pure baudruche médiatique, dans cet article. Il est néanmoins fascinant de voir comment ce très mauvais acteur (voir la vidéo hilarante de son discours dans l’article complet de Géopolintel), au-delà du ridicule, a néanmoins des chances non négligeables de devenir le prochain Président de la République, et donc de parfaire l’œuvre de destruction et de soumission de la nation française entreprise depuis bien longtemps, mais singulièrement accélérée sous Sarkozy puis Hollande.

Ces chances d’accéder à la tête de l’État sont évidemment fortement dépendantes du lynchage médiatique en cours de François Fillon, que Francis Cousin analyse comme un assassinat symbolique nécessaire à la promotion de Macron, présenté comme le “laboratoire le plus extrémiste du devenir du Capital pour casser les luttes de classes”. 

Et pour parfaire la noirceur du portrait de notre fausse démocratie française, qui n’est plus qu’un décor branlant, on pourra comparer l’essor fulgurant du “parti” de Macron (parti de rien il y a quelques mois… pour arriver à rien jusqu’à présent, puisque son programme demeure inconnu), propulsé par un battage médiatique inouï, avec la censure totale subie par l’Union Populaire Républicaine depuis maintenant dix ans, alors que ce parti de 15 000 adhérents (soit plus que n’en compte le MoDem de François Bayrou) propose un programme qui se révèle chaque jour un peu plus en accord avec les problèmes du moment, au premier rang desquels figure la perte de souveraineté due à l’Union Européenne.]


Pendant que les candidats à la présidentielle s’étripent, Emmanuel Macron est « En Marche » pour le Palais des Festivals de Cannes ou bien pour celui de l’Elysée. Mais n’est pas Ronald Reagan qui veut !

Emmanuel Macron a été surreprésenté dans la presse française, notamment celle de Patrick Drahi, ami de Bernard Mourad, Conseiller spécial chargé du financement de sa campagne du mouvement « En Marche ». Le rôle qui lui a été attribué n’efface pas son passé de banquier d’affaire. Pour des professionnels de la communication, c’est raté, et nous en avons pour preuve la caricaturale expression de rage de son discours de Paris. Si les américains ont élu un « acteur cowboy » en 1980, les français vont-ils voter pour un acteur peu convainquant dans le rôle du « révolutionnaire » ?

Pourquoi les hommes « derrière » Macron continuent-t-ils à persister dans cette stratégie grossière ?

Et bien l’enjeu est important, puisque la France, tout comme les Etats Unis, peut élire un Président qui échappe au « système ».

Le contexte, c’est l’imbroglio politique et financier de cette fin d’année 2016, avec l’abdication de François Hollande et sa soumission à la finance, son ennemie déclarée lors de sa campagne des présidentielles de 2012. Hollande a reçu dans le plus grand secret, selon le Wall Street Journal, le PDG de la JP Morgan lui faisant miroiter de rapatrier les emplois de la City de Londres à Paris en raison du « Brexit ». Le « deal » étant de casser les lois du Code du travail en France. A cela Hollande a exprimé l’assurance que ce serait fait, soit sous son mandat, soit avec le prochain gouvernement de 2017.

Macron sera-t-il celui qui, comme tout bon « révolutionnaire libéral », cassera les derniers remparts de notre pays face à la dérégulation des banquiers internationaux ?

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Pré-Vérité (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : je ne sais pas si le sens commun est une marque du divin comme le prétend l’auteur, mais je sais que le refus de la prise en compte du réel est la marque de la petite enfance ou de la folie.]


Par Juan Manuel de Prada – Le 21 novembre 2016 – Source carlismo.es via abc.es

Le progressisme mondialiste n’arrête pas de pleurnicher, incapable qu’il est de s’expliquer les dernières contrariétés que lui ont réservé les urnes. Et, pour décrire son étonnement et sa confusion, il a créé le néologisme de « post-truth » ou « post-vérité », qu’il prétend utiliser pour décrire des « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont une influence moindre, sur la formation de l’opinion publique, que les appels à l’émotion et à la croyance personnelle ».

On voit, dans cette définition grotesque, comment le mondialisme confond les « faits objectifs » et sa particulière vision des choses, qu’il a réussi à imposer aux masses abruties moyennant le contrôle des moyens de communication et de la propagande systémique. Mais le fait que le mondialisme ait réussi à convaincre une telle multitude de crétins ne signifie pas que ses faux dogmes soient des « faits objectifs ». La vision mondialiste des choses n’est en réalité rien d’autre qu’une suite décrépie du « Non Serviam » primitif, dont l’objectif ultime est la négation de la nature humaine. Et pour y arriver, le mondialisme énonce différents « dogmes » qui se propagent tels un nuage, en obscurcissant la réalité des choses et en effaçant des consciences toute trace de sens commun (qui, en fin de compte, est une marque du divin). Pour atteindre encore mieux cet objectif, le mondialisme a établi la dictature du « politiquement correct » et, comme ultime recours dissuasif, il a aussi instauré des délits d’opinion dans des matières particulièrement sensibles (l’homo-sexualisme, les théories du genre, etc.) qui intimident le réfractaire éventuel. Et, à dire vrai, cette intimidation a fourni des résultats spectaculaires.

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Avec Décodex, Le Monde, journal en perdition, se prend pour la Haute Autorité de l’Internet (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : on ne peut qu’être sidéré de voir avec quelle constance et quelle application les “journalistes” de feu Le Monde s’emploient à scier les dernières fibres de bois de la branche sur laquelle ils sont assis. Comme le note l’article ci-dessous, le parallèle avec une scène d’un film comique des Inconnus (Le Pari) est saisissant.

Mais peut-être est-ce finalement une aide déguisée à la réinformation ? Tout comme BHL, le philosophe-rentier dont on sait depuis longtemps que lorsqu’il dit blanc, il est sage de comprendre noir, le Décodex pourrait bien in fine orienter les lecteurs indécis d’internet vers les sources les plus intéressantes. Car une boussole qui indique systématiquement le sud est aussi utile et fiable qu’une qui indique le nord, une fois qu’on a compris sa spécificité.

Et ce serait logique : BHL est membre du Conseil de surveillance du Monde.]


La moitié du Net a cru a une blague, mais Le Monde n’a pas d’humour. Il l’a prouvé en 2003, lorsque Pierre Péan et Philippe Cohen ont sorti leur Face cachée du Monde chez le grand éditeur Fayard. Un livre-torpille qui fera voler en éclats l’indépendance du journal en révélant sa soumission au Marché, son parti pris oligarchique (américano-sioniste) permanent, son abandon du social au profit du libéral, entraînant une perte croissante d’influence. Seuls les journalistes télé, sous-informés, le prennent encore totalement au sérieux.

Le Monde fut un exemple, il est devenu un repoussoir pour les lecteurs intelligents.

Le développement de l’Internet, avec la naissance de l’information non-alignée et les échanges horizontaux, portera le second coup, impactant cette fois-ci le secteur financier du journal. Lourdement endetté depuis la présidence Colombani, il n’a plus sorti la tête de l’eau depuis. La perte de crédibilité associée à la concurrence de l’information libre, avec sa croissance exponentielle impossible à juguler, ont eu raison d’un journal qui ne tient plus que sur sa (vieille) réputation, qui n’a désormais plus rien à voir avec la réalité. L’injonction de suivre la ligne oligarchique au détriment de la vérité et de la popularité, ainsi que le nouvel actionnariat de la troïka BNP (Bergé-Niel-Pigasse), ont révélé la fonction réelle de ce titre partiellement subventionné par l’État : faire tenir, coûte que coûte, les versions officielles, quitte à somber dans les contradictions, à se ridiculiser et à devoir justifier des tissus de mensonges.

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Mise à jour 13 février 2017 : voir également le réjouissant article de l’OJIM sur la question, qui révèle que Google finance en partie cette burlesque initiative.

Mise à jour 17 février 2017 : de petits malins ont mis en ligne, et en clair, la base de données du Décodex, qu’il est instructif de parcourir par catégories. Sans aller jusqu’à dire – comme mon collègue Jacques Sapir – que le Décodex fonctionne “à l’envers”, on peut être à peu près certain que si c’est vert, c’est sans intérêt et très peu fiable, et que si c’est rouge, c’est éventuellement du grand n’importe quoi – ça arrive – mais plus souvent un site qui mérite le détour et combat le mensonge officiel avec talent et rigueur.

On s’amusera à pointer le nombre d’occurrences du terme “conspirationniste” dans la catégorie rouge, dont mes lecteurs savent déjà ce qu’il m’inspire.

Manuel Valls : “Il faut mettre à terre Alain Soral” (E&R)

Dessin JM:o , janvier 2014

[Note de l’administrateur de ce blog : l’enregistrement audio ci-dessous n’est pas celui d’un sketch de Dieudonné mais le résultat de la rencontre d’un non-journaliste sioniste hystérique (il se trompe même sur la date de la campagne de diabolisation enclenchée par Manuel Valls contre Dieudonné et Soral) et d’un krypto-fasciste intellectuellement limité mais à l’ambition démesurée, ayant signé un pacte faustien avec la puissance dominante du moment, après avoir été un fervent (mais peut-être pas sincère) militant pro-palestinien. Que l’un puisse être journaliste en France, y compris sur une chaîne de service public (LCP), et que l’autre ait pu être premier ministre de cette France, est la preuve que la France est occupée et qu’il va falloir la libérer. Et comme la raison commande d’établir les priorités, allons massivement mettre à terre le caudillo bipolaire et tremblotant ce dimanche 29 janvier, en votant pour Benoît Hamon.]


Nous sommes sur Radio J, dans Le Forum Radio J, jeudi 26 janvier 2017. Frédéric Haziza reçoit le candidat à la présidentielle Manuel Valls, qui a été Premier ministre de François Hollande pendant deux ans et huit mois, du 31 mars 2014 au 6 décembre 2016. Dans une surenchère d’attaques contre Soral et Dieudonné, le journaliste et le candidat vont aboutir à cette phrase extrêmement choquante.

La première inquiétude d’Haziza (nous sommes là sur l’émission entière) concerne la possibilité d’une défaite de Manuel Valls le 29 janvier à 20 heures, un Valls qui a quand même été le candidat assumé du camp sioniste. Un choix politique qui a grillé littéralement Valls aux yeux du peuple, depuis son opposition frontale à Soral et Dieudonné au cours du mois de janvier 2014.

Manuel Valls réfute l’accusation, par son camarade Benoît Hamon, d’une islamophobie d’État, ou d’un racisme d’État à l’égard des musulmans :

« Quand Benoît Hamon s’en prend à une laïcité douteuse et qu’il met dans le même paquet d’ailleurs Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Mohamed Sifaoui, là oui d’une certaine manière il fait référence à la campagne du CCIF, de cette organisation qui cherche à faire croire que dans notre pays il y a une islamophobie, pour reprendre leur mot, d’État ! Il y a un racisme d’État, l’état d’urgence ferait partie de, alors qu’il s’agit de lutter contre le terrorisme tout de même et de protéger les Français, de, ce racisme d’État. »

L’interview a beau porter sur l’élection présidentielle, immanquablement, Haziza remet l’islamisme et l’antisémitisme sur le tapis :

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Voir également sur ce blog :

Sujet d’examen (extrait, corrigé)

Je dois présenter à mes lecteurs mes plus plates excuses pour avoir oublié d’honorer un rendez-vous donné : le 10 décembre dernier, je proposais un extrait de sujet d’examen portant sur une des causes principales de la guerre en Syrie : le plus grand gisement de gaz naturel du monde, situé entre le Qatar et l’Iran, et les projets de gazoducs concurrents qui visent à lui assurer des débouchés commerciaux vers l’ouest. J’annonçais par la même occasion la publication de la correction une semaine plus tard… et j’ai totalement oublié de la donner, alors qu’elle était prête, comme il se doit, en même temps que le sujet. Je n’ai bien évidemment aucune bonne excuse à avancer, si ce n’est la préparation des fêtes de Noël et la précipitation qui va avec !

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Trump : et maintenant ?

Au moment où Donald Trump prête serment, il me paraît utile de lire des auteurs qui ne versent ni dans l’hystérie anti-Trump que nous ont servie la quasi-totalité des “grands” media, ni dans la Trumpolâtrie qui semble affecter bon nombre de ceux se prétendant “anti-système” mais qui ne voient plus les ficelles dès lors que la marionnette leur dit ce qu’ils ont envie d’entendre.

Même si je suis personnellement satisfait de la défaite du petit corps malade Hillary Clinton (pour deux raisons principales : 1 – l’arrêt de la propagande hystérique anti-russe et 2 – la contribution à l’effondrement de la crédibilité des media de masse), je n’irai pas jusqu’à croire que Trump est parvenu “tout seul” à la présidence des USA ni qu’il va réellement faire tout ce qu’il a dit. Pour cette raison, je vous invite à réfléchir à partir de deux articles parus en novembre 2016, l’un de William Engdahl (dont le livre Pétrole, une guerre d’un siècle est à connaître absolument), et l’autre du traducteur français de cet article, Jean-Maxime Corneille. Les deux articles sont parus sur Le Saker francophone, où je vous invite à les lire, même si le second est initialement sorti des serveurs des Chroniques de la Vieille République.

Les voici donc :

Bonne lecture !

Voir également, sur ce blog : Les loups entre eux.

Deux journalistes néerlandais arrêtés, et leur matériel confisqué après être revenus du Donbass où ils enquêtaient sur le crash du MH17 (Donipress)

Deux journalistes néerlandais, Michel Spekkers et Stefan Beck, ont été arrêtés par la police néerlandaise à leur retour à Amsterdam après un voyage professionnel dans les Républiques Populaires du Donbass. Les journalistes, qui avaient reçu des accréditations officielles, ont rassemblé pendant une semaine des informations sur le crash du MH17 qui a eu lieu en 2014, et ont fait d’autres enregistrements documentaires sur la vie dans les Républiques Populaires de Donetsk et de Lougansk.

L’agence officielle d’information dans le Donbass DONi News confirme l’information selon laquelle Spekkers et Beck avaient des documents valides et un soutien officiel pour mener leur travail de journalisme d’investigation dans les Républiques Populaires de Donetsk et Lougansk. Ils ont aussi fait une interview du directeur de DONi News, Janus Putkonen, alors qu’ils visitaient Donetsk pendant les congés du Nouvel An.

Tout l’équipement, le matériel personnel et professionnel, les cartes mémoires des PC portables, téléphones et caméras ont été confisqué aux journalistes par les officiers de sécurité néerlandais immédiatement après leur arrivée. Ils ont été informés que « un tel matériel documentaire sur le dossier du MH17 est illégal ».

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(Remarque : l’article signale que les journalistes “ont pu communiquer avec leurs interlocuteurs dans traducteur” . Notez que le D est à côté du S sur un clavier d’ordinateur.)

Sur l’étrange affaire du MH17 et ses cadavres à décomposition ultra-rapide dépourvus de sang, voir sur ce blog :

 

La consécration !

Que mes lecteurs me pardonnent ici cet accès d’auto-satisfaction, voire d’immodestie caractérisée, mais ce n’est pas tous les jours qu’on est associé à des personnes pour lesquelles on éprouve une grande admiration. Or c’est ce qui vient de m’arriver, certes indirectement, n’ayant pas réalisé le centième de l’œuvre accomplie par mes modèles et ne méritant donc pas de leur être comparé directement.

Mais tout de même : ne boudons pas notre joie. Dans le cadre d’une procédure interne à mon université, j’apprends par les documents que me transmet la présidence que mon blog a été “signalé” par la DILCRA (ou DILCRAH peut-être ?) pour “propos à connotation antisémite et négationniste”. Autant vous le dire tout de suite : être épinglé par la police politique du lobby sioniste, la Propagandastaffel de l’occupant illégitime de la Palestine, quand on est antisioniste comme moi, vaut une médaille !

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