La Société Européenne de Physique vire complotiste

epn-2016-47-4Mise à jour du 20 janvier 2020 : je remets cet article de 2016 à l’honneur car il vient de dépasser le million de vues, chiffre assez remarquable pour un article de physique. L’indigence de certains universitaires galonnés serait-elle insuffisante à tarir la soif de savoir du plus grand nombre, certes manquant parfois de la rigueur d’analyse nécessaire mais ayant aussi l’avantage d’un solide bon sens basé sur l’expérience concrète, bien que non mathématisée, des lois de la physique ? À suivre…


Si vous savez le crédit que j’apporte à ce genre de qualificatif (particulièrement dans le cas du 11-Septembre, où il est absurde), vous aurez compris ce que le titre de cet article peut avoir d’ironique. Néanmoins, la réalité qu’il décrit est suffisamment remarquable pour être mentionnée sérieusement : Europhysics News, le magazine de la Société Européenne de Physique (European Physical Society en globish), organe tout à fait officiel des physiciens professionnels européens, a publié dans son numéro de juillet-août 2016 un article qui affirme clairement que les trois gratte-ciel s’étant effondrés à New York le 11 septembre 2001 ont été délibérément détruits par des techniques de démolition contrôlée, ce qui est évidemment incompatible avec la narration officielle d’un effondrement “naturel” – entendez par là sous l’effet conjoint d’impacts d’avions et des incendies qui s’ensuivirent.

L’article en lui-même, intitulé 15 years later : on the physics of high-rise building collapses (15 ans après : sur la physique des effondrements de gratte-ciel), rédigé par Steven Jones, Robert Korol, Anthony Szamboti et Ted Walter, n’apporte aucune information remarquable pour quiconque s’intéresse à ce problème, et bien entendu ne révolutionne pas la physique – se démarquant en cela de la narration officielle, qui recourt à une large dose de physique harrypottérienne.

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Comment se faire lincencier du Huff Post ? Écrire sur la santé de Hillary Clinton ! (RT français)

Hillary ClintonEst-il prohibé aux Etats-Unis d’évoquer la santé de la candidate démocrate américaine ? David Seaman, chroniqueur du Huffington Post qui a vu ses accès bloqués par sa rédaction après la publication d’articles à ce sujet, explique la situation.

«Je travaillais avec eux, et, jusqu’à récemment, mes articles n’ont pas fait l’objet de plaintes. Ils appréciaient tellement mes papiers qu’ils les publiaient immédiatement», explique le journaliste américain en commentant la cessation de son travail avec le Huff. «Dimanche soir [le 28 août 2016], j’ai été privé de droit d’accès [à la publication de documents sur le site de Huffington Post], et, à peu près au même moment, mes deux articles sur la santé de Hillary Clinton ont été retirés. […] [Je les ai publiés] car à mon avis, quand un candidat à la présidentielle a visiblement des problèmes de santé graves qui ne sont absolument pas couverts par les plus grands médias, cela mérite l’attention. Pour ma grande surprise, ces deux articles ont été supprimés et on m’a refusé l’accès au site en tant qu’auteur. Donc je ne peux plus me connecter à mon compte ni publier quoi que ce soit. Jusqu’à présent, je n’ai reçu aucune explication ni réponse de la rédaction.»

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L’art perdu de la généralisation (Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : je reproduis ici une article d’Antipresse, une lettre d’information dominicale que je vous engage à lire et à soutenir, déjà en vous y abonnant. Ce qui suit est l’œuvre de Slobodan Despot, un de ces “faux Français” plus français que les vrais et par conséquent encore plus révolté par les agissements de ceux qui se croient l’élite de ce pays. Pulvérisons donc avec lui le politiquement correct, cette politesse des lâches et des imbéciles (et des hypocrites).]


Voici quelques jours, j’ai laissé filer sur les réseaux sociaux une maxime atrocement raciste à propos des Français. La voici :

Les Français savent tout. Sauf qu’ils ne savent rien.

J’en ai récolté une belle volée de bois vert. Comment avais-je pu omettre d’imprimer le « fumer tue » sur le paquet ? Évidemment que tous les Français ne sont pas de pompeux ignares, de même que tous les Anglais ne sont pas perfides. Mais c’est un péché mignon : je raffole des bonnes généralisations nationales à l’emporte-pièce. Elles étaient courantes du temps de la société cultivée où l’on pouvait parler par épigrammes parce qu’on s’entendait encore tacitement sur les prémisses et les réserves de la conversation. Elles étaient injustes et abusives, mais souvent pénétrées de clairvoyance. Sur le peuple d’où je viens, on prête à Bismarck le jugement définitif : « Si vous voyez un Serbe qui porte sa chemise par-dessus la culotte, vous pouvez vous y fier : c’est le meilleur homme qui soit. S’il l’a rentrée dans le pantalon, passez votre chemin… » Évidemment que tout Serbe urbanisé n’est pas une planche pourrie et que le paysan à touloupe connaît aussi l’entourloupe. Mais cette géniale métaphore résume toute la tragédie de l’urbanisation accélérée d’une société patriarcale et agraire, dont les conséquences proprement tératologiques, en matière de morale, de comportement et de civisme, sont aujourd’hui bien plus manifestes que du vivant du grand chancelier.

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Travaux dirigés (énoncé)

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Le Président M. L. Muschi.

À Hollywood, le cinéaste Stan Lee Kubitainer travaille sur le scénario du prochain épisode de sa série, un thriller politico-fantastique. Son conseiller scientifique, Dimitri Stahleier, a pour mission de rendre l’action crédible, en respectant au maximum les lois de la physique et de la logique.

L’histoire se déroule sur la planète Sibaïag, où les conflits font rage pour prendre le contrôle de l’Empire Global ; l’épisode relate le coup d’État spectaculaire mais secret fomenté par des membres de la tribu des Geldkalb pour prendre le contrôle d’Akirema, la province la plus puissante de l’empire, tout en faisant passer la tribu rivale des Kamelreiter pour un groupe de terroristes sanguinaires afin de justifier son extermination.

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Giulietto Chiesa : 15e anniversaire des attentats
(Il Fatto Quotidiano)

giuliettochiesapar Giulietto Chiesa – août 2016

Le 11 septembre prochain correspondra au 15e anniversaire du plus grand attentat terroriste de l’Histoire. Des fleuves d’encre ont coulé depuis à ce sujet : qui l’a fait ? Quels objectifs politiques poursuivaient ses organisateurs ?

Nous ne reprendrons pas cette discussion ici. L’auteur de ces lignes a depuis toujours soutenu que les 19 “pirates de l’air” emmenés par Ben Laden n’auraient en aucun cas pu réaliser un tel plan. Il existe une foule de preuves montrant l’implication dans cette opération de puissantes forces liées à différents services secrets, à commencer par certaines branches de la CIA et du FBI, de l’ISI pakistanaise, des services secrets saoudiens et ceux, très certainement impliqués, du Mossad israélien.

Le travail de la “Commission sur le 11/9” (aussi appelé “version officielle”) ne résiste pas à une innombrable quantité d’objections… faites par des chercheurs ou des journalistes indépendants dans le monde entier. Ceux que cela intéresse peuvent se référer au site www.consensus911.org où un certain nombre de ces remarques et de ces incohérences ont été rassemblées ces dernières années par un groupe de spécialistes dont je fais également partie. La “Commission sur le 11/9 ” – comme nous l’avons appris officiellement après les révélations de l’ex-sénateur démocrate Bob Graham (qui fut président de la Commission du Congrès, la première à avoir enquêté sur les attentats du 11/9) et de nombreux sénateurs et députés américains – cette Commission donc, refusa d’examiner des documents et des éléments de preuve concernant les mystérieuses manoeuvres [militaires] qui précédèrent les attentats. Les 28 pages du premier rapport, récemment divulguées – après être restées au secret pendant 15 ans, nous apprennent sans aucun doute possible, documents à l’appui, que le gouvernement saoudien a aidé et financé les “boucs émissaires” [les 19 pirates de l’air – NdT] lors de leur installation aux États-Unis. Et ce seul fait (sans compter que le FBI et la CIA étaient – et tout cela est prouvé – au courant de la préparation des attentats), montre que la Commission sur le 11/9 a livré une version mensongère de toute cette affaire, afin de couvrir les vrais responsables.

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Le nouveau capitalisme criminel

nouveau-capitalisme-criminelLe genre : coup de poing dans la gueule.

On trouve principalement aux éditions Odile Jacob des essais à caractère scientifique écrits par des “pointures” ayant quelque surface médiatique, et traitant de sujets plutôt ardus pas forcément faciles à lire pour les non-scientifiques. Quelques exemples issus de ma bibliothèque personnelle : L’erreur de Descartes de Antonio R. Damasio, La fin des certitudes de Ilya Prigogine, ou encore Hasard et chaos de David Ruelle. Pas de romans policiers, ni de romans d’horreur. Pourtant, l’ouvrage de Jean-François Gayraud, qui n’est pas un scientifique mais un haut fonctionnaire de la police nationale, relève à la fois de ces deux dernières catégories, tout en consacrant une large part (4 chapitres sur 7) à un développement extrêmement technique de la finance contemporaine (le “trading haute fréquence”) qui lui donne une parenté certaine avec les essais scientifiques.

Mais surtout, le lecteur qui suivra avec attention les démonstrations de l’auteur, en en mesurant bien les conséquences sur la marche du monde, ne pourra refermer le livre qu’avec un sentiment d’indignation, de rage ou d’effroi – et sans doute un peu des trois à la fois. Mais comme le but de cet article n’est pas de vous dissuader de lire l’essai (bien au contraire !), précisons aussi qu’il en tirera une compréhension aiguë des dysfonctionnements de ce monde, donc se portera mieux, car il est toujours préférable de comprendre pourquoi cela ne va pas même si c’est encore pire que ce que l’on pensait, que de constater que rien ne va sans avoir une idée cohérente des raisons du désastre.

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Kontre Kulture Musique présente Stéphane Blet, pianiste et compositeur (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : en ce jour de rentrée universitaire (et des conservatoires), ayons une pensée pour Gilles Kepel, faux intellectuel au CV long comme un convoi de Toyotas daechiennes, qui passera dans l’Histoire comme l’homme s’étant ridiculisé en trouvant une “congruence” (notion de mathématiques simple mais mot qui fait riche chez les non-scientifiques, comme les citations latines ou mieux, grecques) entre Dieudonné et Soral d’une part, et l’État “Islamique” d’autre part.

Alors, M. Kepel, pouvez-vous montrer la congruence qui existe entre le talent de Stéphane Blet, grand sympathisant de la “fachosphère” (selon vous) dieudonno-soralienne, et le faux nez de l’impérialisme américanosioniste que constitue Daech / ISIS / l’État “Islamique” (pardon si j’oublie d’autres dénominations enregistrées à l’INPI) ?]

(Source : Égalité & Réconciliation, 26 août 2016)

Pianiste virtuose, le compositeur et interprète Stéphane Blet présente son parcours et ses références, ainsi que son album Figure libre paru chez Kontre Kulture Musique.

Se procurer l’album de Stéphane Blet
chez Kontre Kulture Musique

Terrorisme : l’avertissement de Jean Jaurès (E&R)

Jaurès 1913 Pré Saint Gervais

Jaurès haranguant la foule
le 25 mai 1913 au Pré-Saint-Gervais

Depuis les attentats sous faux drapeau de mars 1892, perpétrés par des anarchistes contrôlés en profondeur par les pouvoirs républicains (voir le cas du Préfet de police de Paris, Louis Andrieux  [1]), les perquisitions se sont multipliées chez certains militants révolutionnaires. La police trouve d’ailleurs, au cours des fouilles menées aux domiciles des individus liés aux attentats anarchistes de l’année 1893, des documents compromettants pour certaines personnalités liées à la haute banque et au pouvoir.
Mais l’opacité règne. Les lois scélérates, elles, viennent cadenasser l’opinion publique et les groupes de critique sociale radicale.

Jaurès, après de multiples refus du président du Conseil, obtient enfin l’opportunité de questionner le gouvernement sur les zones d’ombre entourant ces « attentats », au cours de deux prises de parole, les 8 mars et 30 avril 1894  [2]. Hormis sa suspicion excessive à l’endroit de l’Église, ce texte prémonitoire demeure éclairant, a fortiori à la lueur du développement terroriste actuel.

Le parallèle entre les attentats anarchistes et islamistes est en effet frappant : des individus fragiles, porteurs d’une idéologie et d’une culture souvent rudimentaires ; des liens évidents avec les services de renseignement ; des violences opportunes, commises dans le cadre d’un contexte social tendu (grèves ouvrières de Carmaux, 1892-1895 ; loi Travail, 2015) ; la mise en place d’un puissant système de surveillance (censure de la presse ; loi relative au Renseignement de 2015) ; une République aux abois, discréditée et corrompue.

Nous avons sélectionné les passages les plus pertinents de ces discours de Jaurès et les avons surlignés lorsqu’ils sont décisifs. Quelques analogies avec la situation présente figurent çà et là à la suite des passages concernés.

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