La burqa de l’homme blanc (Antipresse)

[Note (un peu longue) de l’administrateur de ce blog : comme je l’ai fait à d’autres occasions, je relaie ici la prose brillante de Slobodan Despot que je reçois via la lettre dominicale d’Antipresse. Mais j’ai décidé de remplacer le titre original de l’article (“Le vrai rôle des médias de masse” , informatif mais plat) par une expression employée par Slobodan Despot dans son texte, que je trouve particulièrement lumineuse et ironique, traduisant en très peu de mots à la fois l’aveuglement (ou la cécité, ce qui revient au même…) et l’hypocrisie produits par les media de masse. Comme d’habitude, Slobodan Despot tape ici en plein dans le mille de la maladie de civilisation de l’ “Occident développé”.

J’ai choisi également de changer le portrait habituel de Slobodan Despot par une photographie annotée de la tour n°1 du World Trade Center peu avant sa chute, dont l’interprétation diffère du tout au tout suivant que l’on adhère à la religion des media de masse – et ne remet donc pas en cause leur Sainte Parole – ou que l’on exerce réellement son libre-arbitre en suivant la voie parfois difficile mais sûre de la raison. Dans le premier cas, on se lamentera et versera une larme sur l’extraordinaire “manque de chance” de l’entreprise de gestion des risques (!) Marsh & McLennan Companies, ayant perdu 295 de ses membres dans les attentats du 11 septembre 2001.

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Vers un monde nouveau (Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois de plus, je reproduis avec grand plaisir la prose de Slobodan Despot parue dans Antipresse, n° 51. Mais j’y ajouterai cette fois deux bémols, car je pense que son analyse de la situation, bien qu’à des kilomètres au-dessus de celles de nos “journalistes”, n’est pas suffisamment radicale pour atteindre le désenfumage total qu’il appelle de ses vœux.

En premier lieu, je ne serai pas aussi optimiste que lui sur la nomination de Michael Flynn comme conseiller à la défense de Donald Trump : bien que dissident par rapport à l’administration Obama, l’homme ne paraît pas être un désenfumeur mais un enfumeur tout aussi nocif que les autres, utilisant seulement une fumée de couleur différente. J’y reviendrai.

En second lieu, lorsqu’il parle des “théoriciens du syndrome de Stockholm à l’égard de l’islam”, il ne semble pas avoir compris que l’islam est aujourd’hui – et plus particulièrement depuis le 11 septembre 2001 – la cible d’une opération de grande ampleur visant à le détruire en promouvant au-delà du crédible ses expressions terroristes les plus caricaturales, notamment par les moyens médiatiques les plus modernes. On notera d’ailleurs que dans les contrées où l’islam a des racines profondes et solides (Iran par exemple), au contraire de ceux où son vernis clinquant dissimule fort mal l’hérésie dopée aux pétrodollars, les “terroristes islamiques” sont unanimement condamnés et combattus par les armes.

Allez Slobodan, encore un peu de désenfumage, et tu vas te rendre compte que l’étendue de la tromperie médiatique est encore plus grande que ce que tu imagines. Et peut-être comprendras-tu alors que l’obsession anti-islam de Michael Flynn est aussi irrationnelle que la tienne.]

Nous ne mesurons pas encore les répercussions de l’élection américaine. Il nous faudra pour cela des années. L’événement politique est l’arbre qui masque une forêt où plus un seul buisson n’est ce qu’il paraissait jusqu’à ce jour.

Pour ce qui nous concerne en général…

Ce qui, pour nous en Europe et dans le reste du monde, compte en premier lieu, c’est l’abandon par Trump de la désastreuse mission de «croisade du Bien» globale assignée voici 99 ans aux États-Unis par Woodrow Wilson, qui a fini non seulement par mettre le monde à feu et à sang, mais encore par amener les Américains eux-mêmes au bord de la misère. C’est donc, dans l’immédiat, l’éloignement probable d’une escalade militaire qui nous menait tout droit à la guerre nucléaire (et la nomination du général dissident Mike Flynn, ancien responsable du renseignement militaire, comme conseiller à la Défense, nous conforte dans ce soulagement).

La deuxième conséquence est le discrédit sans reste de tout notre système d’information officiel qui ne s’est pas contenté de ne pas voir venir l’actuel président, mais qui, de plus, a tout fait pour nous persuader qu’un tel hurluberlu n’avait même pas une chance de se trouver un coiffeur.

On ne juge que les perdants. Le filet du cerveaulavage était si étendu, si dense, qu’on l’a décrit sans trop d’exagération comme la Matrix du film éponyme. Il impliquait toute la panoplie des services, allant du renseignement à l’humanitaire (voir à ce propos l’article d’Éric Werner sur Snowden dans ce même numéro). Plus il s’éloignait de la réalité vécue, plus il lui fallait resserrer les mailles, colmater les interstices, éliminer les dissonances. Tout ceci ne pouvait passer qu’à un prix: le succès. Aujourd’hui, la mécanique est mise à nu comme le dispositif d’un illusionniste foireux.

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Dans la future administration Trump, un ancien de Goldman Sachs au Trésor, un pétrolier à l’Énergie et un lobbyiste climato-sceptique à l’Environnement ? (Observatoire des multinationales)

arton975-fbbae[Note de l’administrateur de ce blog : si la raison impose de ne pas se joindre au concert de lamentations au sujet de l’élection de Trump, et même de se réjouir qu’une vieille folle bourrée de médicaments et marionnette du lobby militaro-industriel américain ne soit pas devenue présidente de la première puissance nucléaire mondiale, il serait très peu raisonnable de penser que Donald Trump, tout milliardaire qu’il soit, ait pu parvenir tout seul à la plus haute fonction des États-Unis d’Amérique. Certes, ses discours de campagne étaient ouvertement anti-establishment – et faisaient beaucoup de constats plutôt justes, d’où leur succès. Mais après tout, on a déjà connu un futur président en campagne assurer que “[son] adversaire, c'[était] la finance”.]

par Olivier Petitjean

Donald Trump a construit une grande partie de sa victoire surprise à l’élection présidentielle américaine sur un discours de rejet des élites de Washington et de Wall Street. Une stratégie gagnante qui lui a permis d’attirer une grande partie des classes populaires blanches, au détriment des Démocrates. Mais ceux qui ont pris au sérieux sa rhétorique anti-libérale, et sa dénonciation du libre-échange, des délocalisations et des excès de la finance, risquent fort de déchanter. Donald Trump se prépare en effet à nommer une équipe qui accordera une large place aux intérêts économiques. Avec notamment un ancien dirigeant de Goldman Sachs au Trésor et le patron d’une firme pétrolière au Secrétariat à l’Énergie.

Une partie des postes ministériels de la future administration Trump sera sans doute réservée aux membres du parti républicain qui se sont rangés derrière lui – comme l’ancien maire de New York Rudy Giuliani ou l’ex gouverneur du New Jersey Chris Christie – mais, pour le reste, la consigne est de trouver des personnalités du monde de l’entreprise. Outre Steven Mnuchin, ancien de Goldman Sachs, patron de la firme d’investissement Dune Capital Management et principal conseiller économique de Trump, favori pour la position de Secrétaire au Trésor, deux patrons de firmes pétrolières pourraient être nommés à l’Intérieur et à l’Énergie (Forrest Lucas de Lucas Oil et Harold Hamm de Continental Resources respectivement). Selon le site Politico, d’autres hommes d’affaires ou ancien dirigeants d’entreprises pourraient hériter, notamment, des Secrétariats d’État au Commerce et au Travail. Sans oublier le poste de Secrétaire à l’Agriculture, où plusieurs représentants de agrobusiness sont pressentis. La direction de l’Agence fédérale de l’environnement pourrait, elle, se voir confier à Myron Ebell, dirigeant de lobbys climato-sceptiques.

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Réalisé sans trucage

Ces étudiants privilégiés (et leurs professeurs) se rendent-ils compte de l’effet comique produit, pour des personnes censées être plus aptes que les autres à comprendre les sociétés et les mouvements politiques qui les animent ?

Voir également, sur les réactions à l’unisson d’une pseudo-élite enfermée dans un monde parallèle, cet article d’Éric Verhaeghe.

L’empire de la bêtise (Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : je reproduis ici un troisième article d’Antipresse, une lettre d’information dominicale que je vous invite à soutenir. Le premier est ici et le deuxième se trouve là.

Il était difficile de faire autrement à deux jours des élections américaines, tant cet article de Slobodan Despot sur la nation éclaireuse de l’humanité est brillant et – hélas – juste. Le courriel de Bill Ivey, éminence grise de Bill Clinton à la culture, vaut à lui seul son temps de cerveau disponible. Bien entendu, il se trouvera toujours des gens “raisonnables” pour dire que Despot est excessif et que l’Amérique, c’est tout de même la liberté. Le jour où ils se prendront une bombe sur la figure, ils comprendront. Ou pas, faute de temps.]

La claque

C’est la présidente croate, l’autre jour, qui a vendu la mèche: «Les Américains vont choisir notre prochain président» déclara-t-elle à la télé nationale, avant de se reprendre. Le lapsus, chez les politiques, tient lieu d’alcootest. Car elle disait le vrai, Kolinda. Ce qu’on pense ici ne présente plus aucun intérêt. Il n’est pas un enjeu de taille en Europe dont la clef ne soit à Washington, pas une donnée sensible dont la copie ne soit à Langley. L’Amérique dicte la composition de nos assiettes, le règlement de nos banques, la poussée de nos indignations. L’Amérique me fournit le système d’exploitation qui me permet d’écrire cet article et à des armées de journalistes alignés le logiciel de pensée qui leur permet d’écrire les leurs. Ainsi nos médias de grand chemin ont-ils fait de l’élection d’Hillary Clinton une cause sacrée.

C’est qu’entre les actes de l’Amérique progressiste et ceux du reste du monde, il existe le même abîme qu’entre le bien et le mal. Aux deux cent mille civils d’Alep-Est que les bombes russes martyrisent répond le million de civils de Mossoul que les bombes U.S. libèrent. Cette liberté-là n’a pas de prix! La précédente libération de l’Irak a tué un demi-million d’enfants? «Nous pensons que cela en valait la peine», estimait Mme Albright, la secrétaire d’État de M. Clinton. Si la démocrate Madeleine, sous le démocrate Bill, vous le certifie, c’est qu’on a vraiment minimisé les dégâts. Plus humain que les démocrates U.S., tu meurs!

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Phases terminales (Antipresse)

Slobodan Despot au salon du livre à Genève en 2006

Slobodan Despot, salon du livre,
Genève, 2006

[Note de l’administrateur de ce blog : je reproduis ici un deuxième article d’Antipresse, une lettre d’information dominicale. Vous pouvez (re)lire le premier ici. Comme toujours, Slobodan Despot dit des choses simples et claires, là où l’amphigourisme contemporain noie le sens dans le non-sens. Ce qui n’est pas seulement un désastre intellectuel : hélas, BHL n’est plus seulement ridicule.]


« Tout va bien, vous exagérez. Les phénomènes que vous montez en épingle ne sont pas du tout représentatifs d’une réalité qui vous échappe. Nous, d’en haut, nous voyons l’ensemble du tableau… »

C’est le jingle que les porte-voix de l’officialité s’évertuent à glisser dans chaque intervalle de silence séparant deux aveux de désastre. Mais les pauses se faisant de plus en plus serrées, l’homélie ne va pas tarder à se réduire à « Vos gueules, là-dessous ! »

Eschatologies

Le temps nous est donc compté, non seulement à cause de l’accumulation des signes, mais aussi du fait de ce paradoxe bien connu en zone totalitaire : plus les signes seront ostensibles, et plus il sera interdit de les voir. Les sociétés qui laissent se creuser de tels fossés entre la réalité éprouvée et ses représentations admises n’ont que deux issues possibles, l’implosion ou la guerre jusqu’à l’épuisement. Il se peut que l’Europe occidentale s’offre le luxe de goûter aux deux.

Malgré leurs discours lénifiants, aucun membre de la caste gouvernante n’ose répondre aujourd’hui à une question très simple : « Comment imaginez-vous votre pays et le monde dans dix ans ? » Ils enveloppent l’avenir de formules creuses et ils font bien. Car tout avenir concret envisagé à partir du point où nous sommes leur donnerait tort.

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Propos anti-islam : Éric Zemmour visé par une plainte (E&R)

zemmour-c-a-vous-6-septembre-2016Une seule

[Note de l’administrateur de ce blog : CQFD. La crapule Zemmour est maintenant clairement identifiée comme la roue de secours de l’hypercrapule BHL (totalement grillée), et ses appuis logistiques (LICRA, DILCRA, SOS-racisme…) démasqués. Le sionisme est comme les vampires, il n’aime pas la lumière, ses ficelles manipulatoires apparaissant alors en plein jour.]

Le 6 septembre dernier sur France 5, dans l’émission C à vous, Éric Zemmour répondait aux questions d’Anne-Sophie Lapix et Patrick Cohen suite à la parution de son livre Un quinquennat pour rien. La discussion avait eu un très fort retentissement en raison des propos anti-islam tenus par l’écrivain.

Suite à cette émission, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a reçu pas moins de 700 plaintes de spectateurs. Mais curieusement, les professionnels de l’antiracisme, eux, sont restés complètement muets… Où sont en effet les plaintes de la DILCRA, de la LICRA, de l’UEJF, de la Ligue des droits de l’homme, de SOS Racisme et de toutes ces officines soutenues par le pouvoir, qui se sont pourtant fait une spécialité ces dernières années de racketter, avec la complicité des tribunaux français, les auteurs de propos politiquement incorrects ?

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Voir aussi, sur ce blog :

Les sionistes et les nazis ont semé ensemble les graines de l’antisémitisme en Allemagne (True Torah Jews)

jews-against-zionism[Note de l’administrateur de ce blog : je publie ici la traduction d’un article récent paru sur le site anglophone truetorahjews.org. Je ne suis ni expert en judaïsme ni expert en Torah, et me garderai donc bien de dire si ceux qui se présentent eux-mêmes comme les “Vrais Juifs de la Torah” sont plus juifs que les autres, ou plus proches des enseignements de la Torah : à mes lecteurs d’en juger. Mais leur existence est déjà riche d’enseignements, en particulier lorsqu’on la met en parallèle avec leur complète invisibilité médiatique.

Je vous laisse donc apprécier un texte que vous ne trouverez ni dans L’Immonde, ni dans L’Aberration, qui sera certainement qualifié de complotiste par certains, et qui n’est pourtant que de l’histoire récente, comme ses nombreuses références en attestent.

Et de toute façon, vu les nombreuses couleuvres que les Français sont priés d’avaler sur les attentats qu’ils subissent, il est certainement plus raisonnable d’être “complotiste”.]


(publié le 5 avril 2016)

Cette semaine, l’État d’Israël célèbre le triste jour de deuil Yom HaShoah, le jour du souvenir israélien de l’holocauste. Et il ne s’agit pas que de deuil ; c’est un jour où l’on revisite le prétendu statut de refuge qu’aurait Israël pour la communauté juive mondiale. Bien entendu, l’axiome “plus jamais !” sert de litanie sainte, d’engagement sacré pour la sécurité des Juifs.

Mais nous disons qu’en vérité, plus jamais la communauté juive ne sera dupée par les sionistes.

Est-ce que les sionistes contemporains oseraient admettre que leurs ancêtres ont abandonné les Juifs au pire moment ? Que les sionistes n’ont jamais inclus la sécurité des Juifs dans leur but ?

Oui, ce sont les sionistes qui ont soutenu le nazisme, collaboré avec le nazisme, se sont identifiés avec le nazisme – tout ceci à cause de l’idéologie du sionisme, qui était en réalité antisémite.

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Mais qui a donc créé AL QAEDA et DAESH ? (UPR)

qui-a-cree-daesh-et-al-qaidaUne « question bête » qui préoccupe les Français : Mais qui a donc créé « AL QAEDA » et « DAESH » ?

La question sur le « terrorisme islamiste » que ni Hollande, ni Valls, ni Sarkozy, ni Juppé, ni Le Pen, ni Bayrou, ni consorts n’expliquent jamais au peuple français…

La tragique tuerie de Nice a conduit les habituels ténors de la politique française ayant le monopole d’accès aux grands médias (en particulier Hollande, Valls, Sarkozy, Juppé et Mme Le Pen) à prendre des airs martiaux.

C’est à qui s’indignera le plus fort que « les terroristes nous ont déclaré la guerre ».

C’est à qui fera la dernière surenchère dans la privation des libertés publiques et dans l’accroissement drastique de la surveillance des Français.

C’est à qui annoncera le plus vite qu’il faut passer de l’état d’urgence à l’état de siège, qu’il faut augmenter massivement les bombardements en Syrie, qu’il faut traquer toute trace de « radicalisation » à l’école, sur les réseaux sociaux, etc.

Mais, chose étonnante, il ne se trouve aucun responsable, parmi ceux conviés constamment sur les ondes, pour se poser et pour répondre à cette question toute bête qui est la première à venir à l’esprit de tout citoyen normalement constitué : au fait, qui a donc créé le « terrorisme » qui ravage les pays occidentaux, et tout spécialement la France ?

Qui est à l’origine de la création d’Al Qaeda et de Daesh ?

Soudain, les matamores de la « lutte contre le terrorisme » deviennent muets.

Continuer la lecture sur le site de l’Union Populaire Républicaine ⟶

Cet article gagne également à être mis en parallèle avec cet autre, toujours de l’UPR :

Guerre contre le terrorisme : Lavage de cerveau dès la prime enfance

Voir également, sur ce blog :

Le camion blanc (Slobodan Despot – Arrêt sur Info)

france-camion-r[Note de l’administrateur de ce blog : depuis le 11 septembre 2001 et la prétendue “guerre contre le terrorisme”, les scénarii les plus invraisemblables se succèdent, preuve que Hollywood n’est plus ce qu’il était. Après les pilotes kamikazes retrouvés vivants, les frères ou sœurs de décapités baignant dans l’allégresse et les “islamistes” amateurs de filles faciles, de drogue et d’alcool, on a maintenant la “radicalisation expresse” (plus rapide que le développement d’un Polaroïd®) d’un jeune camionneur envoyant 100 000 euros à sa famille tunisienne quelques jours avant son massacre, téléphonant joyeusement à son frère quelques heures avant l’attentat, et réussissant à passer tous les contrôles de police au volant d’un gros poids-lourd blanc dans la ville la plus vidéosurveillée de France, sur une des avenues les plus célèbres et contrôlées du monde, bénéficiant de surcroît d’un côté naturellement protégé : la mer.

Mais après tout, si la version mass-médiatique du 11-Septembre a marché, pourquoi se gêner à inventer des histoires crédibles ?

Sur l’État Islamique, cet invraisemblable (et mal nommé) “groupe terroriste” disposant de plus de chars d’assaut que la France, on pourra aussi écouter avec intérêt l’intervention du criminologue Xavier Raufer, qui le qualifie comme il devrait l’être d’armée de mercenaires… dont il reste à déterminer pour le compte de qui elle travaille (même si on commence à avoir quelques vagues idées).]


Par Slobodan Despot, le 17 juillet 2016

A 3 h 52 du matin, le 15 juillet, le président de la République française publiait via son compte Twitter un message prévisible, mais à tout prendre stupéfiant :

« Nous allons intensifier nos frappes en Syrie et en Irak. Nous continuerons de frapper ceux qui nous menacent. » #Nice (15.07.16 03:52)

Que signifie cette prise de position ?

  1. Que l’Élysée, quelques heures à peine après l’attentat, sait déjà tout — ou prétend déjà tout savoir — des mobiles, des soutiens et des réseaux de l’homme qui a commis l’attentat de Nice (identifié comme un Tunisien résidant en France).
  2. Que l’Élysée établit un lien direct entre cette tragédie et l’Etat islamique (puisque c’est officiellement l’EI que visent les « frappes » de l’aviation française en Irak et en Syrie).
  3. Que l’Élysée pense (ou semble implicitement penser) qu’en « intensifiant les frappes » contre l’EI on pourra remédier au problème des tueries de masses en France, assimilées à du terrorisme islamique lié au courant salafiste.

Ce simple tweet véhicule une telle charge de contradiction, d’ineptie et de scandale qu’on se prend à trembler pour peu qu’on réfléchisse à ses implications.

Mais où est passé Padamalgam ?

Comment peut-on savoir d’emblée qu’un tueur de masse est un agent de l’Etat islamique, alors qu’il n’était même pas fiché « S » par les renseignements et qu’aucun élément connu de sa vie antérieure ne parlait en faveur d’un tel ralliement ?

Où est passée la prudence scrupuleuse que les pouvoirs politiques et médiatiques imposent à leurs opposants et à la population sous le slogan Padamalgam ? Au nom de quoi la Présidence française a-t-elle évacué a priori l’hypothèse du fait divers violent mais apolitique ? Après tout, n’a-t-on pas relevé, dans les premiers commentaires, que Mohammed Laouej Bouhlel était un voyou violent et qu’il avait des problèmes familiaux ? Après une telle prise de position du sommet de l’Etat, quel juge, quel policier, quel profiler oserait affirmer que le geste de Bouhlel n’était pas motivé par le fanatisme islamique ? Et si d’aventure il l’affirmait, comment les médias traiteraient-ils cette voix dissonante ?

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