L’effondrement du Trumpisme (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : je reviendrai prochainement sur l’occasion en or que m’ont offerte les événements récents en Syrie pour illustrer auprès de mes étudiants mon cours sur l’énergie et les déniaiser quelque peu sur la mer de mensonges dans laquelle ils baignent (et moi avec).

Il faut toujours chercher à valoriser les déchets même les plus puants, ce doit être mon côté écolo qui me le commande. Mais nous devrons ensuite aller plus loin, et décortiquer vraiment l’origine du génocide en cours au Moyen-Orient : le 11-Septembre comme coup d’envoi symbolique, médiatique et “by way of deception” 1 des opérations d’invasion, et avant cela le “Clean Break” 2 suggéré à Benjamin Netanyahu par Richard Perle peu après l’assassinat de Yitzhak Rabin le 14 novembre 1995 par l’extrémiste sioniste Yigal Amir.

Mais pour l’instant, revenons au “cas” Trump, peut-être lui aussi choisi par l’État profond en raison de sa vulnérabilité sexuelle, y compris vis-à-vis de sa fille Yvanka. Nous vivons en un temps et un lieu où les hommes de pouvoir – ou d’apparence de pouvoir – ne parviennent pas à leurs fonctions en raison de leurs forces, mais plutôt en raison de leurs faiblesses, qui constituent une “sécurité” pour les véritables détenteurs du pouvoir : Banque, Média Unique et complexe militaro-industriel.]


Les premières déceptions d’un électeur de Trump.

Quelle merde ! Et je ne vois aucun smiley à rajouter. Cette semaine était vraiment mauvaise pour les conservateurs du pays.

Il y avait toujours la possibilité que Trump nous la mette bien profond. Le rédacteur en chef de VDARE.com, Peter Brimelow, l’a envisagé dans son discours à la conférence sur la renaissance américaine, en mai dernier :

Bien, la deuxième question est : peut-on lui faire confiance s’il gagne?

Et la réponse est : absolument pas! Vous ne pouvez faire confiance à aucun de ces personnages.

Il est tout à fait possible qu’il puisse être un autre Schwarzenegger, qu’il puisse se contenter de régner plutôt que de diriger. Nous ne savons pas vraiment ce qu’il va faire quand il entrera à la Maison Blanche.

Mais nous savions ce que Jeb Bush allait faire. Et nous savions ce que Marco Rubio allait faire – même s’il avait la grâce de mentir à ce propos pendant la campagne.

Pourtant, je crois qu’aucun de nous ne pensait qu’il nous la mettrait si rapidement. Même pas cent jours à la présidence – pas même quatre-vingts – et notre homme, notre meilleur espoir, est devenu un vrai natif de Washington DC.

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Vél’ d’Hiv’ : Vichy, ce n’est pas la France !
(Penser la France)

René Bousquet (à droite, en col de fourrure)
pendant la rafle de Marseille le 23 janvier 1943

[Note de l’administrateur de ce blog : même pour la ménagère de moins de 50 de QI, aussi férue d’histoire que Nabilla de théorie quantique des champs, il y a quelque chose de louche à entretenir l’humiliation et la repentance éternelle sur des sujets dont, par ailleurs, il est interdit de discuter de façon rationnelle. Bizarrement, la plupart des candidats à l’élection présidentielle, au lieu de dénoncer la manipulation, s’y complaisent avec délice, pensant peut-être que le meilleur profil requis pour redresser un pays bien mal en point est celui du soumis et du pleutre, éventuellement complété de celui du délateur, de préférence hystérique.

Ayant moi-même subi récemment les attaques, via son président, de “l’organisation dévoyée et spirituellement corrompue” dont parle le communiqué, je ne pouvais que me faire l’écho de ce texte auquel j’adhère totalement. Il devient urgent de mettre hors d’état de nuire ceux dont l’activité première semble être de semer la zizanie pour préserver leur pouvoir illégitime tout en prétendant, en bons pervers, agir pour le bien commun et “lutter contre la haine”.]


(source : penserlafrance.fr)

– communiqué national des Clubs « Penser la France » –

Le 11 avril 2017

Le 16 juillet 1942 débuta à Paris la rafle du Vél’ d’Hiv, avec l’arrestation de 13 000 juifs, la plupart déportés vers Auschwitz-Birkenau.

Cette arrestation ignominieuse a mobilisé 7 000 policiers et gendarmes sous les ordres du délégué de la Zone Nord du gouvernement de Vichy : René Bousquet.

*

Le gouvernement de Vichy était et reste un gouvernement illégal dont l’acte fondateur – l’acte dit loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 – a été déclaré nul et de non effet aux termes des articles 2 et 3 de l’ordonnance du 9 août 1944 relative au rétablissement de la légalité républicaine sur le territoire continental.

*

Durant cette période terrible, une autre voie a été proposée aux Français, celle du Combat.

Ainsi, la France et la République ont été incarnées par une poignée d’Hommes, ceux réunis à Londres autour du général de Gaulle, ceux unis dans la Résistance, Communistes, Gaullistes, républicains fidèles à Valmy, syndicalistes respectueux de leurs revendications, socialistes dignes de l’héritage patriotique et internationaliste de Jaurès, chrétiens, laïques…

La France était dans l’ombre, dans la souffrance, dans le combat.

Mais grâce à ces Hommes, la France resta debout.

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Asselineau : la conspiration qui vient… (librairie Tropiques)

[Note de l’administrateur de ce blog : il est assez jouissif de voir tous les “journalistes” des “grands” media devoir, depuis que François Asselineau est officiellement candidat à l’élection présidentielle, accueillir cet “inconnu” (la faute à qui ?) dans leurs studios et tenter de le faire passer pour un farfelu, alors qu’il est de loin le candidat au discours le plus cohérent, aux arguments les plus bétonnés, au casier judiciaire le plus vierge et qui respecte de la façon la plus scrupuleuse la devise de la République Française.

Mais si une bonne tranche de rigolade quotidienne aide à se maintenir en bonne santé, elle ne suffit pas à nourrir intellectuellement son homme. Et “sans travail, le talent n’est qu’une sale manie”, disait je crois le regretté Georges Brassens. Vous connaissiez le mouvement slow food qui s’attaque à la malbouffe et vise par la même occasion à restaurer une agriculture de qualité ; voici maintenant l’heure de la politique lente (parce qu’avec François, on parle français, attention) qui s’attaque aux mensonges en bande organisée (Décodex et autres orwelleries) tout en visant rien de moins que la restauration de la démocratie.

Et pour cela il vaut mieux prendre son temps : plus de deux heures de conférence et questions devant un public attentif, comme il se doit dans une librairie ; on n’est pas chez Macron, les gens ne regardent pas leur smartphone pour savoir quand il faut applaudir. Ceux qui voudront un autre point de vue pourront également se diriger vers l’enregistrement officiel de l’UPR, en une seule vidéo de 2 h 18 min.

On notera tout de même que les hôtes (un peu âgés…) de François Asselineau à la librairie Tropiques se sentent obligés de se démarquer, en se pinçant le nez et en faisant une moue de dégoût, des opinions d’individus aussi répugnants que Dieudonné (et de bien d’autres dont j’ai un peu de mal à voir le point commun)… preuve qu’ils ont encore des progrès à faire s’ils veulent sortir de la matrice.

Enfin, je conseille à ceux qui prendraient François Asselineau pour un gros matou placide incapable de se mettre en colère d’aller écouter cet enregistrement audio, réalisé lors d’une de ses conférences publiques à une époque où l’UPR était beaucoup moins connue qu’aujourd’hui.]


Comme annoncé dans notre précédent article « conspirationniste », il nous a semblé utile et important de donner l’occasion à François Asselineau d’exprimer et argumenter ses positions, depuis le rétablissement des services publics, au besoin par renationalisation, jusques et y compris sa récusation de la construction européenne atlantiste et tout ce qui s’ensuit…( l’Euro, l’OTAN, la commission de Bruxelles, etc.)

Dominique Pagani et Bruno Drweski (peu soupçonnables de partager les idées de Soral, le Pen, Zemmour, Raël, Villepin, Luc Besson, Tom Cruise, Dieudonné, Brigitte Bardot, Cohn-Bendit, P.Buisson ou F.Fillon) se sont proposés pour débattre avec François Asselineau sur ces questions d’éducation populaire, historique et… politique ; de leur point de vue d’intellectuels marxistes, jugeant que ces accusations de « complotisme » ou « conspirationnisme rouge-brun » étaient une sottise essentiellement motivée par l’ignorance de notre propre histoire, aggravée par le négationnisme historique ambiant.

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La grande séparation

la grande séparationLe genre : le mondialisme expliqué aux naïfs.

Ayant lu ce livre en 2014 peu après sa sortie, j’ai longtemps retardé la rédaction d’une note de lecture le concernant. Non parce qu’il ne me semblait pas être un ouvrage prioritaire, mais au contraire parce que la variété des sujets abordés, que le titre laisse mal présager, et la justesse des analyses développées par Hervé Juvin, répondant parfaitement à de très nombreux questionnements de mes contemporains dans une époque troublée,  en font au contraire une œuvre majeure que l’on doit considérer avec grand respect, et à laquelle on a spontanément peur de ne pas rendre justice par un modeste article de blog. Mais l’époque étant ce qu’elle est, et les fous ayant déjà en main les clés de l’asile, j’ai enfin décidé de mettre un terme à cette procrastination.

 La couverture pourrait faire penser à un livre d’ethnologie traitant du nécessaire respect des “peuples primitifs”, requalifiés “peuples premiers” par la novlangue politiquement correcte. Il n’en est rien : si l’auteur illustre bien ses propos par quelques exemples tirés de sa connaissance de civilisations “exotiques”, c’est un peu à la manière des Lettres Persanes de Montesquieu (tiens, une des mascottes de ce blog…), afin de nous faire mieux percevoir le désastre évolutif de notre monde “civilisé”, disons “occidental” pour faire simple, et l’abîme nihiliste vers lequel il se précipite.

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Marine Le Pen renoncera-t-elle à sortir de l’euro pour être élue ? (Éric Verhaeghe)

La Liberté guidant le peuple (Eugène Delacroix, 1830)

La Liberté guidant le peuple (Eugène Delacroix, 1830)

[Note de l’administrateur de ce blog : certains s’évertuent à penser – ou à faire croire – notamment dans l’entourage d’Alain Soral, que la candidature de Marine Le Pen serait la véritable opposition à l’Union Européenne et à l’euro, celle de François Asselineau étant un leurre. Mais la lecture des engagements présidentiels de la candidate – dont Éric Verhaeghe cite ici un extrait – peut difficilement confirmer cette interprétation, sachant que la probabilité d’une renégociation des traités fructueuse dans une Europe à 27 membres peut être considérée comme une bonne définition pratique du zéro.]


Il suffisait de voir le discours de Marine Le Pen à Lille ce dimanche pour flairer le danger qu’elle représente pour les autres candidats. Avec évidence, elle “est dans” l’exercice et se positionne déjà dans la prise de pouvoir. Sa rhétorique est victorieuse et s’adresse habilement à tous les courants de l’opinion qu’elle est susceptible de mobiliser. Entre les messages envoyés aux indépendants, les ovations réservées à nos soldats et les appels à la grandeur retrouvée de la France, la présidente du Front National continue son travail de présence quasi-psychique auprès de toutes les zones refoulées d’un narcissisme français meurtri depuis plusieurs décennies par un discours européiste.

La perspective grandissante d’une victoire du Front National

Si, à Paris, la résistance à Marine Le Pen reste forte, l’adhésion n’en est que plus forte dans le reste de la France. Beaucoup de Français interprètent en effet la réaction nobiliaire que nous vivons comme une réaction parisienne à la décentralisation. Plus les Parisiens résistent au Front National, plus les provinciaux ont la conviction que Marine Le Pen claquera le beignet des aristocrates qui les oppriment.

C’est d’ailleurs ici que se trouve le tour de force de la présidente du Front National. Cette Parisienne de naissance, héritière et représentante des banlieues les plus chics est parvenue à incarner la France abandonnée. Elle peut chaleureusement dire merci à tous ceux qui la diabolisent, elle et sa famille, depuis des années. Sans ce rejet constant, son rôle de composition aurait été beaucoup plus difficile à jouer…

Il n’en reste pas moins qu’on la sent bien monter, cette vague de deuxième tour qui emportera sur son passage les ultimes réticences à une stratégie de rupture.

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S’ils veulent brûler un livre, lisez-le !
(Gilad Atzmon)

Richard Falk - Palestine's Horizon[Note de l’administrateur de ce blog : ayant moi-même été récemment victime d’un missile d’une missive délirante et diffamatoire envoyée depuis la Présidence de la République du CRIF, je ne pouvais faire autrement que relayer cet article de Gilad Atzmon, ex-juif 1 et ex-sioniste toujours aussi juste dans ses analyses et dont je partage totalement le point de vue, y compris, hélas, le pessimisme final. Égalité & Réconciliation ayant fait le travail avant moi, je vous propose de lire directement leur traduction en français ou, bien sûr, de se reporter à l’original pour les anglophones et les perfectionnistes.

Et ceux qui ne connaissent pas encore ce remarquable penseur de la “question juive” pourront par exemple débuter par cet article (en anglais) où il clarifie la différence entre les juifs, le judaïsme et la judéité.]


par Gilad Atzmon, le 21 mars 2017

L’histoire juive est un enchaînement de catastrophes : inquisitions, holocaustes et pogroms. À maintes reprises, tout au long de leur histoire, les juifs se retrouvent victimes de discrimination, de persécution et d’expulsion et, pour la plupart des juifs, ce continuum tragique est en grande partie un mystère. Pourtant, on pourrait s’attendre à ce que les juifs, qui sont, pour sûr, des gens intelligents, iraient fouiller dans leur passé pour le comprendre et pour prendre toutes les mesures nécessaires au changement d’un tel destin.

Je suis né en Israël, j’y ai grandi et il m’a fallu plusieurs années avant de me rendre compte qu’Israël était la Palestine. Quand j’étais jeune Israélien, l’Holocauste et les souffrances juives m’étaient en quelque sorte étrangers ainsi qu’à mes camarades. C’était l’histoire d’un peuple différent, à savoir celle des juifs de la diaspora, et nous, jeunes Israéliens, nous n’aimions pas beaucoup leur passé juif. Nous ne voulions pas nous associer à ces gens, tellement détestés par tant de personnes, si souvent et dans tant de lieux différents.

Effaçant deux mille ans d’un « exil » imaginaire, nous nous voyions comme les fils et les filles de nos « ancêtres » bibliques. Nous étions de fiers jeunes gens et nous étions dégoûtés de ces histoires de victimisation. Par conséquent, la souffrance juive, à bien des égards, était une énigme pour moi. Mais hier, à la London School of Economics (LSE), j’ai assisté au spectacle d’un juif qui se comportait tellement incroyablement mal, que beaucoup de ce qui jusqu’ici ne me paraissait pas clair, est tout à coup devenu bien trop clair.

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La réécriture de l’Histoire en marche (UPR)

[Note de l’administrateur de ce blog : encore un article “complotiste”, diront certains : ce n’est pourtant pas ma faute si le Miniver qu’Orwell avait inventé dans 1984 est aujourd’hui devenu réalité, et si nombre de mes contemporains se refusent encore à l’admettre (d’où mon insistance à leur fournir des preuves).

Mais ici on fait encore mieux : ce sont les auteurs eux-mêmes qui exigent la censure de leurs écrits, datant de quatorze ans, et qui mettent en demeure ceux qui oseraient les citer de supprimer leur reproduction. Raison de plus pour faire le contraire, bien entendu.

On notera enfin, au bas de l’article de l’UPR, le lien entre cette censure comique et la candidature non moins comique de la baudruche Macron.]


LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN MARCHE : La direction du magazine HISTORIA censure son propre numéro 675 de mars 2003 sur le rôle de la CIA dans la construction européenne et met en demeure l’UPR d’en supprimer la reproduction

Par une mise en demeure du 17 mars 2017, l’avocat de Sophia Publications, la société éditrice du magazine Historia, a exigé que nous retirions du site Internet de l’UPR la reproduction de l’article « Quand la CIA finançait la construction européenne » de Rémi Kauffer, figurant dans le numéro 675 (mars 2003), que François Asselineau a montré en direct dans le journal de 20h de TF1 du 13 mars. La loi nous oblige à obtempérer.

Nous signalons que ce texte était vieux de 14 ans (édition de mars 2003) et qu’il figurait depuis plusieurs années sur le site Internet d’Historia, auquel notre article renvoyait.

Nous signalons que ce dossier de Rémi Kauffer n’est plus disponible sur le site d’Historia et cela prétendument « pour des raisons techniques ». Le lien est ici : https://www.historia.fr/parution/mensuel-675

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Sur le même thème, voir également, sur ce blog :

La réécriture de l’histoire du 11-Septembre, un travail à temps plein

Daech, un «atout stratégique»
sous l’administration Obama ? (dedefensa)

[Note de l’administrateur de ce blog : au moment où les décodexeurs en sont encore à traiter de “complotistes” ceux qui osent souligner l’étrange complémentarité entre les actions de Daech et les buts poursuivis par une “coalition occidentale” au Moyen-Orient, l’universitaire et écrivain britannique Christopher Davidson sort un livre accablant pour cette même coalition, Shadow Wars (Les guerres de l’ombre) dont nous parle ici le journaliste indépendant Maxime Chaix dans un long article bourré de références.

Où l’on pourra relever, entre autres, que le nombre de victimes moyen-orientales des guerres du “Commandement Central des Etats-Unis” (CENTCOM) avoisine au bout d’un quart de siècle les quatre millions, principalement en Irak. Et que le Pentagone affirme avoir éliminé bien plus de combattants de l’État “Islamique” qu’il n’en avait jamais dénombré auparavant… l’arithmétique ne saurait prétendre à quelque autorité lorsqu’il s’agit de défendre le camp de la Vérité et du Bien.

Et merci à mon informateur quasi-professionnel pour le signalement de cet article.]


Dans son dernier livre Shadow Wars, à travers lequel il analyse les causes profondes des Printemps arabes et de leurs échecs, le docteur Christopher Davidson soutient avec des arguments crédibles que Daech n’était pas considéré comme un ennemi par l’administration Obama et ses principaux alliés, mais comme un turbulent « atout stratégique ». Consultant pour le Parlement britannique, l’OTAN, le GCHQ, la British Petroleum (BP) ou les ministères des Affaires étrangères néozélandais et néerlandais, cet expert du Moyen-Orient a été décrit par le prestigieux The Economist comme « l’un des universitaires les mieux informés sur [cette] région ». D’après le Financial Times, qui a sélectionné Shadow Wars pour son prochain festival littéraire d’Oxford, le docteur Davidson estime que, sous la présidence Obama, « les services secrets américains considér[aient] l’État Islamique comme un atout stratégique [indirect] à utiliser contre leurs ennemis, à l’instar d’al-Qaïda » dans différentes opérations.

Soulignons-le d’emblée : ce potentiel statut d’« atout stratégique » n’induit pas une collusion occulte entre Daech et les États-Unis, mais un appui irresponsable de dizaines de milliers de rebelles anti-Assad par la CIA et ses partenaires, dont un certain nombre a prêté allégeance à l’« État Islamique » (EI) ou collabore avec cette organisation ; selon Christopher Davidson, il a aussi impliqué une forme de protection aérienne opportuniste de cette milice sous couvert d’une guerre « de façade », menée par le Pentagone et ses alliés entre l’Irak et la Syrie depuis août 2014. Alors qu’un changement de stratégie pourrait s’imposer sous Donald Trump – sa priorité étant de combattre Daech et non le gouvernement syrien –, cette analyse aura pour but d’expliquer les politiques ambiguës du Département de la Défense, de la CIA et de leurs alliés vis-à-vis de l’EI durant la présidence Obama.

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