Des préadolescents britanniques pourront choisir de se faire vacciner sans l’accord de leurs parents (RT France)

[Note de l’administrateur de ce blog : quand une civilisation commence à sacrifier ses enfants, c’est mauvais signe. Voir sur ce sujet l’article toujours d’actualité de l’AIMSIB, ou celui donné en lien avec l’illustration.]


Même si les parents s’y opposent, les préadolescents (12-15 ans) pourront se faire vacciner s’ils sont «jugés capables de prendre une décision compétente», a fait savoir le 5 septembre le responsable gouvernemental du programme de vaccination.

Le Royaume-Uni a annoncé ce 5 septembre une décision qui risque de crisper encore un peu plus le débat concernant la controversée vaccination contre le Covid-19 des 12-15 ans. Interrogé par Times Radio, le sous-secrétaire d’Etat britannique pour le déploiement du vaccin, Nadhim Zahawi, a ainsi fait savoir qu’un adolescent favorable à la vaccination pourrait recevoir le sérum, et ce même si ses parents s’y opposent.

Affirmant que l’Agence de santé britannique (NHS) avait «une très bonne expérience en la matière», puisqu’elle mettait en œuvre des programmes de vaccination dans les écoles depuis très longtemps, Nadhim Zahawi a déclaré que les médecins discuteraient de la question avec les parents ainsi que les adolescents, et que si ceux-ci sont «jugés capables de prendre une décision compétente», alors le dernier mot leur reviendra. «Donc pour être clair, l’adolescent peut passer outre l’absence de consentement parental ?», insiste alors le journaliste, ce à quoi Nadhim Zahawi répond de nouveau par l’affirmative.

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Les données, rien que les données

Suivons les conseils du professeur Raoult et ne prêtons pas attention ni aux opinions, ni aux dépliants publicitaires des fabricants de médicaments ou de vaccins et contentons-nous d’analyser les données du monde réel – en supposant, bien sûr, qu’elles ont été établies de façon objective.

J’ai déjà signalé sur ce blog les rapports hebdomadaires de Public Health England sur la crise “sanitaire” du SARS-CoV2, analysant spécifiquement le problème des “variants”, et vais encore une fois m’y référer, plus précisément au rapport n°20 du 6 août (le dernier disponible au moment où j’écris), traitant des données courant du 1er février au 2 août 2021.

Aux pages 18 et 19 de ce rapport on trouve le tableau 5 énumérant, entre autres données, le nombre de morts victimes du variant delta, et classant ces morts en fonction de leur statut vaccinal : non vacciné, vacciné une dose ou vacciné 2 doses. De plus, ils sont classés en deux groupes d’âge : moins et plus de 50 ans. Les personnes les plus âgées étant les plus concernées par la dangerosité du virus, commençons par les plus de 50 ans.

Population âgée de plus de 50 ans

Il y avait en 2020 au Royaume-Uni 25,746 millions de personnes de plus de 50 ans,1 soit 37,9 % de la population totale.

La proportion de la population complètement vaccinée au Royaume-Uni était au 2 août de 56,8 %, mais cette proportion est nettement plus élevée pour la population adulte (plus de 18 ans : 72,9 % entièrement vaccinés au 2 août selon le gouvernement britannique) et encore davantage pour les plus de 50 ans : selon les archives de vaccination pour l’Angleterre, qui représente 82,9 % de la population du Royaume-Uni2, au 2 août 19,932 millions de secondes doses ont été distribuées aux plus de 50 ans3. En supposant une structure par âge de la population identique en Angleterre et dans l’ensemble du Royaume-Uni, ce sont donc 19,932 millions de doses qui ont été distribuées pour une population de (25,746 × 0,829 = 21,343) millions de personnes âgées de 50 ans et plus en Angleterre, ce qui fait une couverture vaccinale de 93,4 % (19,932 / 21,343) dans cette tranche d’âge et pour les deux doses.

Les personnes non vaccinées s’obtiennent en retranchant celles ayant reçu au moins une dose à la classe d’âge dans son ensemble ; selon le fichier de données des archives vaccinales, 20 493 089 premières doses ont été distribuées aux plus de 50 ans (somme des cases M16 à S16), il reste donc 21,343 – 20,493 = 0,850 million de personnes non vaccinées, soit 3,98 % de cette population.

Selon notre rapport n°20, 205 personnes non vaccinées de plus de 50 ans sont mortes du variant delta en Angleterre, sur 3 440 cas identifiés.

Selon notre rapport n°20, 389 personnes entièrement vaccinées de plus de 50 ans sont mortes du variant delta en Angleterre, sur 21 472 cas identifiés.

Ces données permettent déjà de tirer les conclusions suivantes :

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Vaccins, ensembles et probabilités

Cet article est dédié à Gilbert Deray, qui a affirmé dans un tweet que je ne savais pas lire le rapport cité dans mon article du 21 juin.

Quand j’avais 5 ans, au cours préparatoire, mon institutrice nous enseignait les “mathématiques modernes” sur le sol en linoléum de notre salle de classe en préfabriqué en traçant à la craie des ensembles dans lesquels nous devions placer des objets en fonction de leur forme et de leur couleur. Nous y apprenions alors les notions de réunion et d’intersection : l’ensemble des carrés verts était l’intersection de l’ensemble des carrés et de celui des objets verts, mais l’ensemble des carrés était la réunion des ensembles de carrés rouges, de carrés verts et de carrés bleus (de mémoire, il n’y avait que 3 couleurs ; s’il y en avait aussi des jaunes il fallait évidemment les ajouter).

En dehors de considérations futiles du genre “j’ai envie de sortir en boîte” ou “j’ai envie de prendre l’avion pour les vacances”, les questions que chacun devrait se poser pour savoir s’il a intérêt ou non à se faire vacciner contre la COVID-19 sont :

  1. Le vaccin est-il sûr ?
  2. Le vaccin est-il efficace ?

Pour la question 1, nous avons déjà vu à la lumière des données du VAERS que rien n’est moins certain, particulièrement si l’on prend en compte l’absence de recul temporel sur les effets secondaires.

La question 2 mérite d’être précisée : s’agit-il d’éviter une infection (ou de minimiser la probabilité d’être infecté), même sous ses formes légères voire absolument impossibles à détecter sans moyens biochimiques (les fameux “cas asymptomatiques”), ou seulement d’éviter les formes graves de cette infection, et surtout bien évidemment, celles conduisant au décès ?

Vu la réponse expérimentale apportée à la question 1, il semble naturel de plutôt mettre l’accent sur les formes graves et les décès, car il paraît bien risqué de vouloir éviter quelques désagréments passagers au prix d’un remède préventif qui pourrait être pire que le mal.

Or, quand on juge de l’utilité d’une vaccination, on se pose implicitement, même si on est allergique aux mathématiques, une question de probabilité conditionnelle : on se demande si l’on a vraiment moins de (mal)chance de tomber gravement malade ou de décéder sachant qu’on est vacciné, par rapport à la même question, sachant qu’on n’est pas vacciné. Et il est souvent utile, pour résoudre ce genre de problème, de se représenter les différents cas possibles sous formes d’ensembles, comportant pour certains des parties communes (des intersections non vides).

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Le lobby, partie 3 : un trope antisémite
(Al Jazeera Investigations)

[Note de l’administrateur de ce blog : au soir de la défaite de Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, qu’une presse aux ordres avait bien contribué à diaboliser jusqu’en France, il m’a paru utile de diffuser cet épisode d’un documentaire d’investigation d’Al Jazeera, réalisé en caméra cachée grâce à un journaliste infiltré au cœur du lobby pro-israélien. Cette enquête montre la réalité des méthodes utilisées par ce lobby pour faire ou défaire les carrières politiques, afin de toujours s’assurer d’un soutien du pouvoir en place – peu importe sa couleur politique – à Israël. On dévoile en particulier, dans cet épisode, une entreprise délibérée de diffamation du parti travailliste dont le leader est trop pro-palestinien aux yeux du lobby.

Une fois n’est pas coutume, cette vidéo est en anglais, et je n’ai même pas réussi à en trouver une version avec sous-titres français, je prie donc mes lecteurs non anglophones de bien vouloir m’en excuser – ou de m’indiquer une version traduite s’il en existe une ! Je me suis contenté de traduire le titre, où le terme de “trope”, qui existe mais qui est peu courant en français, pourrait éventuellement être remplacé par “stéréotype” ou “métaphore” pour une traduction plus “grand public”. Je conseillerai seulement, faute de mieux, aux personnes les moins à l’aise avec cette langue d’activer les sous-titres afin de suivre plus facilement.

Et tant qu’à réviser l’anglais, on pourra avec profit (re)lire l’article de Gilad Atzmon “Pourquoi la gauche est mortee”, écrit en février de cette année mais remis à l’honneur fort logiquement après la cuisante défaite du parti travailliste qui, comme la plupart des partis se réclamant “de gauche”, perd à force de contradictions et de s’agenouiller devant la pire des extrêmes-droites – et non en raison d’un prétendu “antisémitisme”.

Mais il fallait bien trouver une raison à la défaite de Corbyn autre que la détermination des Britanniques à sortir de l’Union Européenne avant son écroulement final.]


Les autres épisodes de ce documentaire se trouvent ici :

Un peu plus tard, avec les mêmes méthodes d’investigation, Al Jazeera a dévoilé également les agissements peu avouables du lobby israélien aux USA, toujours grâce à un journaliste infiltré, lui-même juif et fin connaisseur du Moyen-Orient ; j’en avais parlé ici, en donnant les versions sous-titrées en français par Orient XXI.