À raciste, raciste et demi

Quand on pense à un raciste, on imagine le plus souvent un Blanc qui n’aime pas les Noirs (ou inversement), un Blanc qui n’aime pas les Arabes (bien qu’ils fassent partie des Blancs), ou plus généralement toute personne incapable d’accorder aux êtres humains d’un type ethnique différent du sien le même respect qu’à ceux de sa propre  ethnie.

Mais il y a mieux – ou pire – puisque selon certains, l’humanité est en réalité constituée de deux groupes, dont un seul est véritablement humain, l’autre n’étant constitué que de créatures à l’apparence humaine mais intermédiaires entre les “vrais” humains et les animaux.

Cependant, distinguer les vrais humains des faux n’est pas immédiat : le critère n’est pas ici la couleur de peau, mais plutôt les mœurs, et l’origine de ces deux catégories remonte, toujours selon les adeptes de cette théorie, à la création de l’humanité : les “vrais” humains sont les descendants d’Adam – d’où le qualificatif “adamique” (à ne pas confondre avec balsamique, qu’on utilise pour le vinaigre) employé par le conférencier ci-dessous, tandis que les faux sont les descendants d’unions contre nature entre des anges déchus et des femelles humaines.

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Le fascisme nouveau est arrivé (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai choisi de ne pas reprendre le titre originel de l’article (“Laurent Alexandre a-t-il besoin d’un cerveau artificiel ?”) afin de secouer un peu ceux qui traquent encore le fascisme dans un parti de Pieds Nickelés – dont la présidente est allée fêter sa défaite en chantant sur du Jean-Jacques Goldman – au lieu d’occuper leurs neurones à débusquer le vrai fascisme d’aujourd’hui. Lequel, parce qu’il est élaboré par des individus qui pour être des ordures ne sont pas forcément des cons, n’endosse évidemment pas les habits élimés et facilement reconnaissables du fascisme d’hier.

Quiconque ne perçoit pas, dans les propos de Laurent Alexandre, le même fanatisme, la même absence d’empathie, la même inhumanité et le même délire de toute-puissance qu’on nous demande de vomir du matin au soir et du soir au matin chez les adeptes du Reich de mille ans – mais en nous interdisant de trop nous poser de questions sur qui les avait poussés là – est, à mon avis, un cas désespéré pour la médecine.]


On peut penser ce qu’on veut de Laurent Alexandre, il n’est jamais décevant. En même temps un chirurgien urologue, diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA, spécialisé dans les questions de transhumanisme et d’intelligence artificielle avec une mise en marché façon guerre hybride à mi-chemin entre Jancovici pour le côté rationnel implacable et Attali pour le côté prophète de l’Apocalypse, il faut avouer que ça en jette.

Comme Jancovici démonte les illusions sur l’éolien du dernier des gauchistes écolo pour te vendre du nucléaire AREVA en oubliant comme par magie d’évoquer les solutions du nucléaire propre, il semble que le bon docteur Alexandre a quelque chose à nous vendre lui aussi.

Alors que vend Laurent Alexandre, et surtout à qui le vend-il ? Pour essayer de comprendre, petit dialogue a posteriori et analyse du discours tenu par Mr. 2.0 lors de sa récente interview sur Radio Sputnik à propos de son dernier livre La guerre des intelligences. Accrochez-vous, c’est du costaud.

« L’Europe n’a ni la puissance technologique des États-Unis et de la Chine, ni la vision géopolitique qu’a Poutine en Russie, […] elle n’a pas compris que l’intelligence artificielle est une guerre, l’Europe est devenue très bisounours, elle pense qu’elle est en paix pour les 1 000 prochaines années. Or ce n’est pas le cas. […] Le monde de demain sera un monde dur, et l’Europe n’est pas toujours armée ni technologiquement, ni militairement, ni psychologiquement pour comprendre le monde qui vient. »

Certes. Ceci a au moins le mérite d’être lucide. Mais toute personne un tant soit peu sensée a tout de suite sur le bout des lèvres une question relativement simple : pourquoi ?

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Mise à jour 23 novembre : un autre exemple de délire scientiste ici.

Qu’est-ce qui ne va vraiment pas avec Russia Today et Sputnik ? (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : ridiculiser – sous couvert d’humour, naturellement – une ethnie, une religion ou un groupe humain quelconque, c’est un procédé d’amalgame haineux qui voudrait se faire passer pour du progressisme. Et c’est détestable, quelles qu’en soient les victimes et quels qu’en soient les auteurs.]


Aujourd’hui, je vais aborder un sujet qui m’attriste beaucoup, mais que je ne peux ignorer, ne serait-ce que parce beaucoup d’autres l’ont aussi relevé et m’ont interrogé à son propos : qu’est-ce qui ne va vraiment pas avec Russia Today et Sputnik ?

Nous savons tous que le gouvernement américain a entrepris de persécuter ces deux organes de presse russes aux États-Unis en les forçant d’être les seuls médias étrangers à s’enregistrer comme agents étrangers parce que, selon l’administration Trump, ce ne sont pas de véritables journalistes, mais des « organes russes de propagande ». De même, en France, le président Macron a refusé d’accréditer RT pour les mêmes raisons. Donc, à en juger par ces réactions, nous pourrions être excusés de penser que RT & Sp ont fait du bon travail.

Oui, en effet, ils l’ont fait et le font.

Il ne fait aucun doute que RT & Sp ont changé le paysage politique en Occident en proposant un point de vue alternatif. En outre, certains de leurs programmes ont véritablement été innovants et absolument splendides. Le Cross Talk de Peter Lavelle mérite les plus grands éloges et Lavelle lui-même est vraiment un héros de la guerre de l’information. Il y a clairement à RT & Sp ceux qui « comprennent » et qui veulent faire les bonnes choses. Jetez un œil sur cette splendide annonce pour l’émission Watching the Hawks :

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Sur d’autres formes d’insultes envers les croyants, encore plus basses, voir également sur ce blog : Êtes-vous toujours Charlie ?

Retour de boomerang

Rappel : le 9 janvier 2014, le Conseil d’État avait publié en extrême urgence vers 18h40, et après avoir été saisi par Manuel Valls à 15h, une ordonnance dite “Ordonnance Dieudonné1 qui annulait la décision du tribunal administratif de Nantes, le même jour vers 13h, autorisant le spectacle de Dieudonné au Zénith de cette ville, et qui lui-même annulait l’interdiction du spectacle faite par le préfet de Loire-Atlantique, Christian Galliard de Lavernée, la veille.

Ce même Conseil d’État a publié une nouvelle ordonnance le 13 novembre 2017 en défaveur de la ville de Marseille qui avait décidé, via son maire Jean-Claude Gaudin, d’interdire à l’artiste de se produire en spectacle le 19 novembre 2017 au Dôme de Marseille. Elle précise notamment :

“Le juge des référés du Conseil d’État estime que la décision du maire de Marseille d’annuler la convention de mise à disposition d’une salle dans laquelle devait se jouer un spectacle de Dieudonné constitue, dans les circonstances de l’espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression.”

 
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Pourquoi il ne se passe rien (bis, Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : il serait difficile, ayant diffusé il y a une semaine “Pourquoi il ne se passe rien“, d’ignorer la suite qu’en donne aujourd’hui Slobodan Despot, sous forme d’un témoignage qui en outre corrobore de très près mon expérience personnelle (même si mon “éveil” est beaucoup plus tardif que le sien, et que je le dois à d’autres sujets), en particulier le dernier paragraphe. Je vous livre donc ici la suite (et fin) de l’histoire, et vous recommande une fois de plus la lecture du Drone, voire l’abonnement à cette petite revue si méritante qui, elle, ne reçoit aucune subvention.]


A la suite du documentaire d’Adam Curtis, Hypernormalisation (voir Antipresse 101), sur le remplacement de notre réalité contemporaine par un monde de synthèse, j’ai réinterprété certains événements cruciaux de ma propre vie, et qui ont déterminé mon destin.

Un témoignage personnel : Bosnie, 1992

«Nous les avons tous suivis, parce que la simplicité était rassurante.» (Hypernormalisation)

Quoique contestable sur bien des points, Hypernormalisation reste un remarquable exercice d’intelligence au sens premier : inter-lier des faits en apparence disparates. Il m’a aidé, entre autres choses, à comprendre ma propre trajectoire.

De manière significative, Curtis fait appel à des références littéraires (et non «scientifiques») pour une compréhension profonde des systèmes : le Pique-nique au bord du chemin des frères Strougatski pour l’URSS moribonde (roman qui servit de base au film Stalker de Tarkovski), et, pour l’Occident, la puissant univers romanesque de William Gibson qui forgea le concept de cyberspace. Cela ouvre une réflexion étourdissante sur le rapport entre la création littéraire et la compréhension concrète du monde où nous vivons. Mais revenons sur le cœur du sujet.

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Washington a dépensé 5600 milliards de dollars en guerres depuis le 11-Septembre (Réseau Voltaire)

Buy war bonds

“Achetez des obligations de guerre” :
affiche de propagande américaine de la deuxième guerre mondiale

[Note de l’administrateur de ce blog : afin de ne pas induire mes lecteurs en erreur, j’ai volontairement modifié le titre original de l’article qui est “Washington a dépensé 5,6 trillards de dollars en guerres depuis le 11-Septembre”. Problème : “trillard”, ça n’existe pas. Par contre “trilliard” existe, mais vaut, en réalité, 1021 soit, en langage de tous les jours, un million de millions de milliards.

La rédaction du Réseau Voltaire a cru bon de “traduire” trillion (le terme original de l’étude américaine, et qui vaut mille milliards) par trilliard (en oubliant le i au passage), croyant sans doute que les terminaisons américaine et française différaient. Il n’en est rien, les nombres en “-lliard” et en “-llion” sont deux échelles distinctes, et valables théoriquement chez nous comme aux USA… même si des ambiguïtés existent puisque “billion” par exemple, désigne généralement pour des Américains ce que nous appelons “milliard”, et que le “billion” chez nous sera le plus souvent appelé “trillion” chez eux !

Il va de soi que les scientifiques, habitués à manier des nombres très grands ou très petits, n’utilisent de toute façon pas davantage ce vocabulaire fort peu commode qu’ils ne font des calculs en chiffres romains. Les puissances de dix sont, depuis longtemps, la seule option raisonnable.]


(source : Réseau Voltaire)

Selon une étude de la Brown University, les guerres entreprises publiquement par Washington depuis le 11-Septembre 2001 ont coûté 5 600 milliards de dollars au peuple états-unien, soit 23 386 dollars par contribuable. C’est plus de trois fois le coût avoué par le Pentagone.

L’étude ne porte que sur les guerres déclarées contre l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan et le Pakistan. Elle ignore les dépenses US liées aux guerres sous-traitées comme celle d’Israël contre le Liban et celle du Royaume-Uni et de la France contre la Libye1.

1975-1991 : le sionisme a été officiellement un racisme
pendant 16 ans

12 août 2006, Toronto, manifestation antisioniste.
Sur la banderole : “Pas en notre nom /
des juifs s’opposent aux guerres d’Israël

Dans un monde où les “antifascistes” utilisent la terreur et la violence qu’on attribuait jadis aux fascistes, où les “antiracistes” se recrutent chez les racistes les plus extrêmes (des Blancs qui se croient membres d’une classe à part supérieure à celle des autres Blancs) et interdisent de critiquer le seul État encore ouvertement raciste sur la planète, où pour faire la “guerre au terrorisme” on crée de toutes pièces une armée de mercenaires fanatisés qu’on forme, finance et pourvoie en drogues diverses, il est bon de rappeler aux plus jeunes n’ayant pas connu l’époque de l’Union Soviétique qu’il n’en a pas toujours été ainsi, et que l’équilibre des superpuissances, s’il eut des conséquences fâcheuses en termes de course à l’armement, eut aussi des retombées politiques heureuses en permettant au sein de l’ONU d’appeler un chat un chat.

Ce qui reste encore possible, mais rarement sous forme d’une résolution adoptée en assemblée générale, bien trop de nations – dont la France – étant désormais gouvernées par des mafias sans foi ni loi, ne servant que leurs intérêts égoïstes et certainement pas un projet politique visant le bien commun.

Revenons donc un instant 42 ans en arrière. Le 10 novembre 1975, au cours de sa 2400ème séance plénière, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 3379, intitulée “Elimination de toutes les formes de discrimination raciale” et dont le texte est le suivant :

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Pierre Bergé, « esclavagiste sexuel » : la nouvelle interview-choc (Panamza)

Pour en savoir plus, et notamment sur les actes pédophiles ayant eu lieu dans la propriété marocaine de Pierre Bergé : voir l’article de Panamza.

Et sur l’aspect procédurier du personnage, immensément pervers mais ne supportant pas que l’on puisse égratigner son image de “mécène progressiste”, voir cet article.

Pourquoi il ne se passe rien (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : Antipresse tape encore dans le mille, mais cette fois le billet de Slobodan Despot se contente de relater le contenu d’un documentaire produit par la BBC, Hypernormalisation, ce qui prouve que même les mass media arrivent à produire des œuvres audiovisuelles lucides sur la société qui les nourrit.

La dystopie dont il est question ici n’a rien d’imaginaire : parmi les institutions en faillite qui nous guident avec constance dans la “gestion de la perception” ou “l’entretien du simulacre”, figure en bonne place l’université dont la tête fait exactement l’inverse de ce qui justifie son existence : la transmission des connaissances, la pédagogie du raisonnement et la défense de l’esprit critique.

Quand un individu sans la moindre légitimité, ni académique, ni morale, ni politique, et encore moins nationale – puisqu’il œuvre ouvertement aux intérêts d’une puissance étrangère – se permet d’attaquer au bazooka un de ses membres dans une lettre qui mériterait d’être reprise verbatim dans un sketch de Dieudonné tant elle est grotesque, l’université non seulement ne remet pas à sa place l’auteur de la dénonciation calomnieuse, mais tente d’enfoncer davantage la victime au cours d’une procédure disciplinaire où le mensonge – direct ou par omission – tient lieu d’argument, où l’ignorance tient lieu de savoir et où toute discussion de fond est soigneusement évitée.

Les articles d’Antipresse sont désormais accessibles via Le Drone, dont c’est aujourd’hui le numéro zéro. Un bulletin fort agréable à lire qu’il est même possible de recevoir chez soi sur du véritable papier, moyennant abonnement bien sûr. Cependant, même si la mise en page du Drone est bien supérieure à celle de ce blog, je choisis de reproduire ici en entier l’article suivant, ce qui permettra à d’éventuels lecteurs non francophones d’avoir une vague idée de son contenu via la traduction automatique disponible à la fin du texte.]


Nous nous sentons dépossédés comme citoyens, trompés comme électeurs, exploités comme consommateurs, empoisonnés comme patients. Notre environnement est tissé de faux-semblants. Malgré les catastrophes qui menacent et les révélations fracassantes sur la corruption du système, rien ne change, personne ne bouge. Pourquoi ? Sommes-nous tous paranos, ou notre monde se serait-il mis à marcher selon d’autres règles ?

Voici un an déjà, un film documentaire essayait de donner un sens à cette suspicion que chacun rumine sans oser l’exprimer ouvertement. Hypernormalisation d’Adam Curtis est produit par la BBC et cela constitue un utile sauf-conduit. S’il provenait d’une petite production «alternative», il eût vraisemblablement fini au purgatoire du conspirationnisme.

Curtis est un reporter audiovisuel original, connu et primé. Souvent taxé de gauchisme, lui-même se reconnaît plutôt des penchants conservateurs-libertariens. Son dernier opus témoigne d’une ambition vertigineuse de compréhension du monde actuel, tant par sa thèse que par sa longueur (2h45). Il dépeint une «grande rupture» qui serait survenue, selon lui, à l’orée des années 1970, lorsque la société industrielle est devenue trop complexe et menaçait d’échapper à tout contrôle.

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La Déclaration Balfour : étude de la duplicité britannique (Middle East Eye)

[Note de l’administrateur de ce blog : beaucoup de personnes croient encore au mensonge sioniste qui présente “l’État d’Israël” comme la réponse aux persécutions et crimes nazis envers les juifs, comme la “solution finale” (positive celle-là) qui empêcherait définitivement que se reproduise une nouvelle Shoah. Bien peu savent que sionistes et nazis ont marché longtemps main dans la main, poursuivant des buts complémentaires sur la base d’idéologies où la “pureté ethnique” est centrale : regroupement des juifs sur une mythique terre promise pour les uns, purification de la “race allemande” par l’expulsion des éléments étrangers indésirables pour les autres.

De même, trop peu de monde connaît l’existence de la Déclaration Balfour, dont nous célébrons aujourd’hui le centenaire, et qui constitue le véritable “acte de naissance” de l’État d’Israël, même si son existence officielle dut encore attendre 30 ans. C’est pourtant un acte politique capital du vingtième siècle (une “bourde stratégique colossale”, selon l’auteur de l’article ci-dessous) qui devrait être au premier plan dans tous les programmes d’histoire du lycée.

La logique aurait voulu que j’y consacre moi-même un article, tant cette déclaration est au cœur de problèmes gravissimes dont je parle sur ce blog, en particulier au Moyen-Orient mais aussi bien au-delà : en faisant d’une toute petite minorité au sein des juifs – considérée même initialement comme hérétique – une force politique dominante, les Britanniques, fidèles à leur réputation de perfidie, ont mis le feu non seulement aux restes de l’Empire ottoman mais également à tout l’Occident, aujourd’hui totalement sous la coupe du mensonge sioniste. Mais d’autres y ont bien sûr pensé, ce qui m’arrange bien… en raison d’un changement d’ordinateur urgent ces derniers jours pour cause d’inquiétants signes de vieillesse du précédent (10 ans, un âge respectable pour ces fragiles petites bêtes, il faut multiplier par 7 pour comparer avec nous paraît-il).

Bref, avec cette longue introduction, je vous invite à lire ci-dessous ce que pense de la Déclaration Balfour Avi Shlaim, professeur émérite de relations internationales à l’Université d’Oxford. Tout en y ajoutant ma petite touche personnelle, liée comme il se doit à la physique et plus particulièrement à la notion d’énergie.

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