Les mystères de la gauche

les mystères de la gauche - Michéa

Le genre : sociologie politique moqueuse

Jean-Claude Michéa, professeur de philosophie à la retraite, fait partie de ces “semi-pestiférés” des media dominants : on l’invite rarement, mais on l’invite tout de même, histoire de montrer qu’on a l’esprit large, sans oublier bien sûr de mettre en face de lui un chroniqueur ou éditorialiste aussi à l’aise face au micro que lui est emprunté, et aussi superficiel (donc confortable à l’écoute) que lui est profond (donc exigeant pour l’attention de l’auditeur).

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Vu à la télé

Poutine selon Libé

Bouh… qu’il fait peur !

Pour reconnaître un méchant au cinéma, c’est simple : il a l’air patibulaire et la musique est angoissante. Pour reconnaître un gentil au cinéma, c’est simple : il a l’air épanoui et la musique est entraînante.

Pour reconnaître un méchant aux actualités télévisées, c’est simple : il a l’air patibulaire et la musique est angoissante. Pour reconnaître un gentil aux actualités télévisées, c’est simple : il a l’air épanoui et la musique est entraînante.

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Thermodynamique de l’évolution

thermodynamique-evolutionLe genre : grande théorie unifiée de tout (mais modeste)

Voilà un ouvrage qui pourrait passer inaperçu, venant d’un petit éditeur (éditions parole) ne bénéficiant pas de tous les copinages du monde littéraire, et dont le titre comporte un de ces mots barbares, thermodynamique, qui font fuir les non-scientifiques (avez-vous remarqué comme il est de bon ton de se dire nul en sciences dans les salons où on croit causer intelligemment ?).

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Prélude à l’effondrement général du système

président Ahmadinejad, Téhéran, 2007

président Ahmadinejad, Téhéran, printemps 2007

Certaines personnes croient encore qu’en regardant le journal télévisé (ou en écoutant la radio) elles s’informent sur les nouvelles du monde. C’est faux : elles s’intoxiquent avec des mensonges calibrés en fonction des besoins du moment définis par le pouvoir en place.

La preuve en images, avec une interview réalisée par des journalistes très connus le 22 mars 2007, mais jamais diffusée telle quelle (seule le fut une sélection de séquences de 7 minutes dont vous pouvez juger de la représentativité). Pourquoi ? Sans doute parce que le tyran fanatique que nos journalistes étaient censés nous présenter se révèle en définitive d’une humanité et d’une droiture morale désarmantes.

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L’inversion de paradigme

RichardFeynman-PaineMansionWoods1984 copyrightTamikoThiel bwUn paradigme, au sens de l’épistémologie, est un ensemble cohérent de représentations du monde dont il est en général difficile de sortir, justement à cause de sa cohérence : tant qu’il est productif, c’est une mine qu’on exploite, mais à la longue, il finit par devenir une ornière intellectuelle. Si l’on veut être encore plus chic, on peut aussi employer le terme allemand de Weltanschauung (littéralement représentation du monde).

Le mot de paradigme a été popularisé par le philosophe des sciences Thomas Kuhn, qui a montré dans son oeuvre majeure, La structure des révolutions scientifiques, que les sciences progressaient non de façon continue, mais par des ruptures correspondant à autant de “changements de paradigme”. Illustrons cette idée par un petit exemple marquant tiré de l’optique, expliqué par le génial Richard Feynman dans son célèbre cours de physique.

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Vers la féminisation ?

Vers la féminisation - Alain Soral (1999)

Le genre : sociologie punk

“La seule pensée qui vive est celle qui se maintient à la température de sa propre destruction.”

Cette citation d’Edgar Morin convient à merveille pour illustrer la pensée sans concession d’Alain Soral, sorte d’encyclopédiste punk toujours en avance d’un concept, “brutalement honnête” comme dirait son ami Gilad Atzmon, et aussi froid dans ses analyses écrites qu’il semble hypersensible dans ses improvisations vidéo.

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