Tyrannie européenne ? (Jacques Sapir)

UE Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste à provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

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Échec des attentats sous faux drapeau :
changement de paradigme ?

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Gratte-ciel à structure interne et externe d’acier pénétré très proprement par un aéronef à structure aluminium

Nous avons déjà évoqué ici la notion d’attentat sous faux drapeau, véritable couteau suisse de la manipulation d’opinion par la terreur et prélude quasi obligatoire au déclenchement de guerres. Une longue liste d’actes de terrorisme reconnus (par les autorités elles-mêmes) comme appartenant à cette catégorie, permet de clouer le bec à tout interlocuteur vous traitant de paranoïaque dérangé lorsque vous remarquez, par exemple, que beaucoup de choses sont bizarres dans les attentats de Paris de janvier 2015. Et que Jeannette Bougrab n’a peut-être pas très bien joué le rôle de composition de compagne éplorée qui lui a été attribué. Nous avions aussi évoqué les étranges décapitations scénarisées de l’État prétendument “islamique”, et la non moins étrange franche bonne humeur de la soeur de James Foley, se marrant comme une baleine alors qu’une journaliste l’interrogeait, en prenant bien soin de prendre une tête d’enterrement, sur son frère tout juste refroidi.

Mais si les autorités finissent par admettre avoir manipulé l’opinion de façon criminelle lors d’événements anciens ou très anciens, elles sont évidemment bien moins enclines à reconnaître qu’elles continuent à le faire aujourd’hui, ce qui aurait pour effet d’ôter toute légitimité au pouvoir politico-médiatique consanguin qui sert de substitut à une véritable démocratie.

Il semble pourtant que grâce, notamment, à la véritable intelligence populaire collective qui est en train de se constituer via internet, et grâce aussi à l’ubiquité de l’électronique nomade qui permet d’enregistrer sons et images à peu près partout et à toute heure, les manipulations savamment orchestrées visant à terroriser l’opinion sont de moins en moins efficaces car dévoilées de plus en plus tôt par des citoyens perspicaces, soit directement témoins de la scène soit se basant sur des enregistrements audio et vidéo qui n’ont plus à passer le filtre du journalisme institutionnel. Les “ratés” finissent toujours par émerger, le truc de l’illusionniste apparaît au grand jour.

On peut s’en réjouir, mais aussi comprendre que cette inefficacité grandissante du poison entraîne logiquement, de la part des manipulateurs, la volonté de corriger le traitement en augmentant la dose, puisque le but est de maintenir l’opinion dans la peur et de lui faire accepter ce qu’on a décidé qu’elle devait accepter. La recrudescence des actes de terrorisme doit donc plus que jamais nous inciter à appliquer la raison dure, et à ne pas céder à l’émotion.

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Complotiste ! (E&R)

Obama-Netanyahou« Six juifs assis à la Maison Blanche discutent de l’État palestinien » : c’est ainsi que Michael Oren, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis (2009-2013) a récemment décrit les discussions sur le Proche-Orient aux États-Unis.

Interrogé le 21 juin au 92nd Street Y, le centre communautaire juif new-yorkais, Michael Oren a qualifié d’« immense » la « profondeur avec laquelle les juifs, les juifs américains, ont été impliqués dans l’élaboration des politiques, et pas seulement dans cette administration [Obama, NDLR], mais même dans l’administration précédente ».

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C’est par où la sortie ?

ToutesAutresDirections_rSi la gauche désespère autant que la droite, qu’on ne veut pas d’un retour en arrière ni d’une fuite en avant, et que faire l’autruche n’est pas une solution, c’est peut-être qu’il faut s’en sortir par le haut ?

Méditons quelques mots clairs et bien sentis de Lucien Cerise, qui a longuement étudié l’ingénierie sociale, c’est-à-dire la manipulation des masses via leurs faiblesses cognitives par les oligarchies gouvernantes et prédatrices. Son discours est une abstraction au sens littéral du terme : qui permet de se détacher d’une réalité trop aveuglante pour la mettre à distance, afin de mieux la comprendre et d’agir sur elle.

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Extrême droite ou extrême droiture ? (L’armurerie)

la gauche du capitalProduction très importante de Charles Robin à propos de sa proximité supposée avec ce qu’il est convenu d’appeler « l’extrême droite ». Extrême droiture plutôt d’un bonhomme du même âge que ma pomme que je rejoins plutôt 6 millions de fois qu’une dans son éloge de la dignité et de l’autonomie. Antifas, prenez votre leçon !

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L’État (des) juif(s)

Theodor Herzl

Theodor Herzl

Le genre : “antisémitisme” autorisé (car juif).

À l’heure où certains essaient – avec des sabots de plus en plus gros – de faire taire toute critique du sionisme en l’assimilant à de l’antisémitisme, il est utile de se plonger dans le manifeste que rédigea en 1896 – juste après le début de l’affaire Dreyfus – un homme présenté aujourd’hui comme le fondateur du sionisme politique, Theodor Herzl. Son titre original – en allemand – est der Judenstaat, qu’on devrait traduire par l’État des juifs, mais certains éditeurs préfèrent titrer l’État juif. Bien entendu, Herzl ne connut jamais la création de l’État d’Israël, puisqu’il est mort en 1904. Sa vision de ce que devait être selon lui l’État des juifs n’en est que plus intéressante, car elle permet de mesurer l’écart entre son rêve et la réalité d’aujourd’hui.

La première surprise, pour le lecteur contemporain, vient du sous-titre : Versuch einer modernen Lösung der Judenfrage, c’est-à-dire Tentative d’une solution moderne de la question juive. Quiconque ose aujourd’hui, dans nos media intellectuellement stériles, ne serait-ce qu’évoquer l’idée d’une “question juive” (ou d’un “problème juif”, ce qui revient au même), se fait immédiatement taxer d’antisémitisme et descendre en flammes par le prêt-à-penser politico-médiatique. Pour celui qui est aujourd’hui considéré comme un héros en Israël, c’était pourtant une évidence, et la motivation première de son travail.

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