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«Ce n’est pas François Hollande qui dirige la France, c’est le MEDEF» (Gearóid Ó Colmáin, RT France)

manifLe parti dirigé par François Hollande est un parti capitaliste qui a le devoir d’imposer le capitalisme aux ouvriers, estime l’analyste politique indépendant Gearóid Ó Colmáin [Note de l’auteur de ce blog : analyste politique irlandais basé à Paris] en commentant les nombreuses protestations contre la loi travail.

RT France : Pourquoi constate-t-on autant d’indignation dans les rues dans le cadre de la nouvelle réforme du Code de travail ?

O’Colmain : En fait, ce qui est en train de se passer, c’est une précarisation de la vie des travailleurs. Cela veut dire que ça va être plus facile pour les employeurs de renvoyer quelqu’un. Les droits des travailleurs, qu’ils ont gagnés à travers plus d’un siècle de lutte de classes en France, sont aujourd’hui bafoués par le gouvernement d’Hollande. On voit donc que, en France, le gouvernement actuel est un gouvernement extrêmement anti-travailleur et que les ouvriers n’en peuvent plus. Il n’y a pas de travail de qualité aujourd’hui pour la classe ouvrière en France, on assiste à un appauvrissement massif de la classe ouvrière à cause de la mondialisation.

L’immigration aussi joue un rôle, dans la mesure où ces étrangers vont travailler bien évidemment pour un salaire moins élevé qu’un travailleur français. Cela crée aussi des problèmes de xénophobie. Le mécontentement, face à cette situation, est surtout palpable chez les ouvriers français. Donc, on a plusieurs facteurs qui, je pense, jouent un rôle dans ce mécontentement, ce malaise français actuel que nous sommes en train de voir s’aggraver.

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Voir aussi sur ce blog, à propos de la trahison inéluctable des véritables travailleurs par “la gauche” et de sa collaboration de plus en plus décomplexée avec le capitalisme déchaîné : Les mystères de la gauche, de Jean-Claude Michéa.

4 commentaires sur “«Ce n’est pas François Hollande qui dirige la France, c’est le MEDEF» (Gearóid Ó Colmáin, RT France)

  1. Il est toujours très étonnant pour moi de constater dans les “journaux” russes auxquels j’ai accès, soit RT et Spoutnik ce qui est peu bien sûr, combien le fond de la question n’est jamais abordé quand ils s’intéressent à la disparition de la France actuellement, économique, culturelle, sociale, et j’en passe.
    Mettre l’accent sur le MEDEF c’est un peu court et facile. Réminiscence reflexe de vieux stalinien ? Le patronat français existe depuis toujours, et a toujours eu les mêmes objectifs. Il n’a pas pour autant toujours eu les moyens d’action qu’il a aujourd’hui, apparemment.
    Cet article brouille les cartes en cachant ce qui explique AUJORD’HUI sa puissance et ses succès : si la France disparaît et ses travailleurs sont réduits au chômage et à la misère, de plus en plus, c’est parce que nous sommes prisonniers d’un monstre qui a été précisément conçu dans ce but. J’ai nommé l’union européenne (sans majuscules s’il vous plaît). Que le patronat français y trouve son compte et donc prête la main, est bien le moins que l’on pouvait en attendre.
    Cet article de même évite soigneusement de poser une autre question gênante : pourquoi le parti auto-proclamé socialiste autait-il donc trahi au point d’être un autre parti extrême patronal ? Il faut alors un petit rappel historique alors pour ceux qui n’aiment pas l’histoire, et que l’auteur, tient donc, évite soigneusement, car la science, comme la conscience, commence avec la recherche des causes, à rebour des “science naturelles”. A la fin des années trente du siècle dernier, n’était-ce pas déjà l’ancêtre de ce parti P.”S.”, la défunte SFIO, qui avait très largement sombré dans la collaboration avec les occupants nazi ? Et pour quelle raison alors ? Bon sang, mais c’est bien sûr, parce que M. Hitler mettait en oeuvre la “Nouvelle Europe” de ses rëves !
    La boucle est bouclée. Nous y revoilà.
    Et comme le diable, disons ici le vieux stalinien de tête de commentaire, passe toujours un petit bout de queue par dessous les basques du plus bel habit de cérémonie, l’auteur ne peut s’empêcher de trahir un petit peu, par la bande, le vrai. De fait le patronat français avait bien, déjà, à la même occasion et dans le même contexte, divisé par deux le salaire des travailleurs français, du moins les pas encore déportés, Merci à Mme Lacroix-Riz de nous l’avoir révélé, rappelé sans doute pour quelques anciens.

    1. Je ne comprends pas vraiment la raison de votre commentaire puisque l’auteur de l’article lui-même arrive à la même conclusion que vous : c’est l’Union Européenne (via la Commission) qui impose ses dogmes à des nations qui n’ont dans les faits plus beaucoup de marges de manœuvre. Mais allons plus loin puisque vous cherchez (avec raison) les causes profondes historiques : qu’est-ce que l’Union Européenne sinon une construction américaine destinée à asservir l’Europe ? Qui était le premier président de la Commission européenne sinon un ancien fonctionnaire allemand (Walter Hallstein) ayant travaillé directement avec Hitler à la construction de la “nouvelle Europe” qu’il voulait avec Mussolini ?

      Mais il faut aller plus loin encore : pourquoi la montée en puissance des États-Unis et de leur impérialisme, pays qui n’était au départ qu’une puissance de deuxième plan face à l’empire britannique, sinon “grâce” aux deux guerres mondiales et au douteux “télégramme Zimmermann” qui les convainquit de rentrer en guerre en 1917 alors qu’ils étaient peinards sur un territoire gorgé de pétrole ? 1917 qui fut aussi, peu après (hasard ?), l’année de la déclaration Balfour où le ministre britannique du même nom promit à Lord Rotschild de faciliter l’installation en Palestine des sionistes… alors même que celle-ci n’était pas encore sous mandat britannique !

      Oui, il faut chercher la cause des causes… et sur la trahison des partis “de gauche”, le travail de Michéa est par exemple très intéressant. Mais si vous remontez encore plus loin dans l’histoire, vous allez comprendre que ce qui se joue aujourd’hui, c’est simplement la survie du capitalisme ! Qui comme toute bête blessée peut être terriblement dangereuse et violente…

      1. La raison ?
        Tout simplement parcequ’il n’est pas neutre que l’article s’intitule “le gouvernement du Medef”, et pas, par exemple, “le valets de l’U.E.”
        Quant à remonter à Mathusalem, je puis le faire aussi, mais cela aide peu sur les comparaisons et analyses qui sont actuelles, aujourd’hui et ici.

        1. Non, l’article ne s’intitule pas “le gouvernement du MEDEF”, il reprend en titre une phrase de la personne interrogée. On peut discuter ce choix mais il n’est pas pire qu’un autre, en particulier parce que beaucoup de personnes ne perçoivent pas encore la véritable nature de l’U.E., et sont persuadées qu’elle est bâtie sur de nobles idées politiques au lieu d’être un instrument de pouvoir oligarchique. Or, tout le monde perçoit bien je crois ce qu’est le MEDEF et ne l’associe pas aux petits patrons, par exemple.

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