«Ce n’est pas François Hollande qui dirige la France, c’est le MEDEF» (Gearóid Ó Colmáin, RT France)

manifLe parti dirigé par François Hollande est un parti capitaliste qui a le devoir d’imposer le capitalisme aux ouvriers, estime l’analyste politique indépendant Gearóid Ó Colmáin [Note de l’auteur de ce blog : analyste politique irlandais basé à Paris] en commentant les nombreuses protestations contre la loi travail.

RT France : Pourquoi constate-t-on autant d’indignation dans les rues dans le cadre de la nouvelle réforme du Code de travail ?

O’Colmain : En fait, ce qui est en train de se passer, c’est une précarisation de la vie des travailleurs. Cela veut dire que ça va être plus facile pour les employeurs de renvoyer quelqu’un. Les droits des travailleurs, qu’ils ont gagnés à travers plus d’un siècle de lutte de classes en France, sont aujourd’hui bafoués par le gouvernement d’Hollande. On voit donc que, en France, le gouvernement actuel est un gouvernement extrêmement anti-travailleur et que les ouvriers n’en peuvent plus. Il n’y a pas de travail de qualité aujourd’hui pour la classe ouvrière en France, on assiste à un appauvrissement massif de la classe ouvrière à cause de la mondialisation.

L’immigration aussi joue un rôle, dans la mesure où ces étrangers vont travailler bien évidemment pour un salaire moins élevé qu’un travailleur français. Cela crée aussi des problèmes de xénophobie. Le mécontentement, face à cette situation, est surtout palpable chez les ouvriers français. Donc, on a plusieurs facteurs qui, je pense, jouent un rôle dans ce mécontentement, ce malaise français actuel que nous sommes en train de voir s’aggraver.

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Voir aussi sur ce blog, à propos de la trahison inéluctable des véritables travailleurs par “la gauche” et de sa collaboration de plus en plus décomplexée avec le capitalisme déchaîné : Les mystères de la gauche, de Jean-Claude Michéa.

Décryptage du système économique global [6/7] : Géopolitique de l’entreprise capitalistique – 1/2 (le saker francophone)

Façade de l'immeuble de Goldman Sachs

Façade de l’immeuble de Goldman Sachs, USA.

Par Valérie Bugault – le 21 février 2016

Ni communiste, ni ultra-libérale, la troisième voie politique réside dans l’apaisement des relations sociales, politiques et géopolitiques que rendra possible un renouveau juridique global du concept d’entreprise. Lorsque nous parlerons d’entreprise dans le présent exposé, il faudra comprendre l’actuel modèle d’entreprise de type capitalistique qui s’est imposé au niveau mondial. Les variations juridiques, d’un modèle étatique à l’autre, s’arrêtent devant le mur de leurs points commun que sont la soumission aux intérêts des actionnaires majoritaires et la possibilité de devenir des conglomérats aux mains de ces mêmes actionnaires cachés derrière de multiples structures juridiques.

L’entreprise sous sa forme actuelle, obligeamment tournée vers la prédation économique, est un acteur essentiel du jeu de pouvoir anglo-saxon, lequel développe sa domination par le contrôle monétaire et par le libre-échange. Ce système global de domination, fortement intégré, est aujourd’hui en phase d’expansion rapide.

Or le principe politique, qui a pour fonction de régir la vie en Société, devrait régir le commerce et l’économie et n’être pas régi par eux. Commerce et politique sont deux termes différents qui ne peuvent pas être assimilés. Aujourd’hui, le rôle de l’État est considérablement abaissé et amoindri par le fait du modèle d’entreprise de type capitalistique ; les États n’ont plus les moyens d’assumer leur rôle politique qui est, avant tout, d’assurer et de garantir la paix sociale.

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Le vendredi, c’est poisson

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Manuel Valls se fait signifier son licenciement à sec pour « haute trahison au profit d’un pays étranger »

Tôt ce matin, le président de la République, rendu joyeux par la chute brutale des chiffres du chômage (-27%), due à un regain d’activité industrielle (principalement causé par des ventes d’armes astronomiques), a invité les ministres, secrétaires d’État ainsi que les responsables de l’opposition, Marine Le Pen en tête, à un petit déjeuner dit « œcuménique ». En présence du cardinal Barbarin, qui est passé en coup de vent bénir les viennoiseries, et de people triés sur le volet (Julie Gayet en Dior, Brad Pitt en jean), François Hollande est parti dans un discours sans notes, truffé de pointes d’humour, sur la « fin de la fracture sociale ». Un clin d’œil à son père spirituel régional, Jacques Chirac.

En effet, tous les économistes, qu’ils soient de droite libérale ou de gauche antilibérale, de Jacques Marseille à Thomas Piketty, sont d’accord pour admettre que si la situation actuelle perdure – et il n’y a pas de raison que ce redécollage soit freiné, avec l’afflux de main-d’œuvre qualifiée qui fertilise notre vieux pays – les courbes vont se croiser. Autrement dit, avec la fin de la désindustrialisation et la demande brutale de main-d’œuvre, le plein-emploi est en vue, ainsi que le renflouage des caisses de l’État, mises à mal par des décennies de chômage chronique. On parle d’un bénéfice de 127 milliards pour 2017.

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