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Nos terroristes sont bien imprudents… (Antipresse)

La Geste Covide ou Tapestrie de Greux de Yul Caravage.

La Geste Covide ou Tapestrie de Greux de Yul Caravage.

[Note de l’administrateur de ce blog : l’Antipresse a encore montré, dans sa livraison du dimanche 14 février, combien la raison et la rigueur n’étaient pas l’apanage des scientifiques mais celui de toute personne résolue à utiliser correctement son cerveau. Et quand en plus c’est écrit avec style, c’est encore plus percutant.

J’encourage donc mes lecteurs à soutenir cet hebdomadaire numérique (mais à la composition, que vous ne verrez pas ici, digne des meilleures publications sur papier) en s’y abonnant à partir de cette page.

On se dirige donc, lentement mais sûrement, vers un nouveau procès de Nuremberg, car même si les mensonges prennent l’ascenseur (des media de grand chemin) tandis que la vérité doit se contenter de l’escalier, celle-ci finit toujours par avoir le dessus car elle est poussée par la force de la logique. Et l’immense majorité des humains non-psychopathes. Déjà, ici ou là, quelques fleurs de raison éclosent, comme en Suède où l’Agence Publique de la Santé ne recommande le port du masque qu’aux heures de grande affluence dans les transports en commun, et où des municipalités l’ont même interdit dans certains cas, notamment à l’école.

Quant au documentaire “Ceci n’est pas un complot” dont il est question dans l’article, il peut être regardé gratuitement ici, ou encore là (si YouTube décide qu’il doit disparaître).

La pédagogie est l’art de la répétition. Et exige donc autant de patience que de détermination.]


par Slobodan Despot

Après les révélations de « Die Welt » et du film « Ceci n’est pas un complot », la gestion du Covid en Europe de l’Ouest apparaît comme une guerre préventive des autorités contre… leur propre population. Quelle en sera l’issue ?

Le 7 février dernier, l’hebdomadaire bon teint Die Welt révélait que le ministère de l’Intérieur allemand, dirigé par Horst Seehofer, avait fait pression en mars 2020 sur les institutions scientifiques pour leur faire élaborer une projection délibérément alarmiste de l’évolution du Covid-19 et justifier ainsi une politique sanitaire «préventive et répressive». La modélisation de la pandémie fut prête en quatre jours seulement. Les savants produiront même un «Worst Case Scenario» prévoyant un million de morts.

Quelques jours plus tôt, la projection mathématique de Neil Ferguson, de l’Imperial College, avait semé la panique dans le gouvernement britannique en le soumettant au chantage : tu confines ou tu réponds d’un demi-million de morts… Sur la base du même document, M. Macron®, soudain livide, cessait de se faire voir au théâtre et entamait l’étranglement de la vie économique, culturelle et sociale française.

La modélisation Ferguson a depuis été démentie, et la validité des confinements pour combattre la pandémie largement mise en cause. Cela n’a eu aucune incidence sur le pilotage des autorités.

La révélation de Die Welt n’en est pas vraiment une. On avait subodoré depuis longtemps que la pandémie était utilisée comme alibi pour une « révolte des élites » contre leur propre population. Depuis bientôt un an, on nous habitue à considérer l’état d’urgence comme une condition d’existence ordinaire.

C’est la « nouvelle normalité ». Une nouvelle normalité fondée sur quoi ? Sur des projections fausses et extorquées. A l’heure où j’écris, la mortalité du Covid reflue inexorablement et les gouvermédias (c’est un tout désormais) semblent pris de panique face à cette bonne nouvelle. Pour justifier la destruction nucléaire des économies et des vies qu’ils ont initiée, il faudrait aujourd’hui une épidémie au moins aussi mortelle que l’Ebola… Mais le Covid ne lui arrive pas à la cheville. Les 99,9 % des infectés lui survivent. C’est un « flop » terrible de la narration imposée. Quelqu’un va bien devoir en répondre. Ou pas ?

Anxio-génies

Au même moment, en Belgique, paraissait le film de Bernard Crutzen, Ceci n’est pas un complot. Ce documentaire de 70 minutes, œuvre d’un cinéaste reconnu, pointe sobrement le cœur du problème : la fabrication du consentement par une surenchère de terreur médiatique. Le film a bien entendu été dénigré par les médias visés, des intervenants — comme pour Hold-Up — se sont « distanciés », mais les images ne mentent pas. On peut y voir, entre autres (min. 35), comment les experts et leurs alliés médiatiques fabriquent la news glaçante de la mort par Covid d’une fillette de trois ans — puis le démenti formel du père de l’enfant : elle avait agonisé d’une maladie neuromusculaire. A ce jour, les médias belges n’ont pas corrigé ce faux. On y voit aussi le premier virologue du pays, Marc Van Ranst, criblé de conflits d’intérêts avec la pharma, se vanter dans une conférence (min. 22) comment il avait réussi à mobiliser les médias lors de l’épisode H1N1 — et même raconter avec gourmandise (en 2009 déjà !) la manipulation des chiffres de décès. Ni la compromission, ni le cynisme avéré, ni la déloyauté du personnage à l’égard du public ne l’ont empêché, en 2020, de « souffler à l’oreille » des décideurs… et des journalistes encore, bien entendu.

Vers la fin du film, on entend en voix off un responsable belge annoncer l’abolition des contacts physiques « aussi brièvement que possible, mais aussi longtemps qu’il le faudra » (01h00). La formule ressemble à s’y méprendre à la phrase culte du ministre suisse de la Santé, Alain Berset, « agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire ». Les Belges et les Suisses auraient-ils le même cabinet de communication?

Sur le constat général, quoi qu’il en soit, l’enquête Crutzen aurait presque pu être tournée n’importe où ailleurs dans le monde occidental. En Suisse comme chez les Bataves, la rhétorique de l’intimidation et de la terreur bat son plein. Les médias de grand chemin ne servent pas de contre-pouvoir mais de caisses de résonance, le patron de la «Task Force» est issu d’un laboratoire qui a reçu des millions de la Fondation Gates, les mesures les plus absurdes s’enchaînent sans recul ni proportion et personne dans le parlement de la Belle au Bois dormant ne pose aucune question.

On pourrait pourtant profiter du scandale allemand pour se demander si les mêmes pressions n’ont pas été exercées ailleurs. On se souvient qu’à l’heure de se retirer, le 28 mai, le « M. Covid » suisse, Daniel Koch, avait confessé son désaccord avec les politiques, notamment sur la fermeture des écoles, mesure nullement motivée par l’urgence sanitaire :

« Sur le plan épidémiologique, ce n’était pas une nécessité. Mais sur le plan de faire comprendre la situation, c’était bien qu’on l’a (sic) fait. »

Quelle situation si épouvantable s’agissait-il de faire comprendre en mai 2020, pourrait-on se demander aujourd’hui, au vu des courbes de mortalité désespérément ordinaires ? Mais personne ne se demande rien.

Étranges imp(r)udences

Crutzen a raison : ce n’est pas un complot, parce que tout est fait en pleine lumière. Si cela a marché, c’est parce qu’en 2020, les populations des pays démocratiques ne voyaient aucune raison de se méfier de leurs dirigeants. Or ce qu’il décrit, et que les événements attestent, c’est une véritable guerre, ou une expérience vétérinaire, des mêmes dirigeants à l’encontre de leur propre population.

Ce qui frappe dans l’impudence et l’imprudence de leurs agissements (il y a 200 pages d’e-mails dans le dossier du montage allemand !), c’est que les responsables semblent avoir agi avec la conviction absolue de leur impunité. Comme si personne ne les regardait. Comme si personne n’allait plus devoir répondre de ses actes, essuyer une non-réélection, être convoqué par la justice. Comme si, au terme de l’expérience, les cobayes devaient être mis à mort ou définitivement bâillonnés.

Or les cobayes sont toujours là, ces mêmes autorités aussi, mais la confiance est de toute évidence rompue. Comment va-t-on sortir de ce « stand-off » ? Par le raidissement d’abord, sans doute : encore plus de verrouillage et plus de mensonges. Jusqu’à ce que cela casse définitivement. Et ce jour-là, plus personne ne pensera aux « mesures de distanciation ».

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Complément musical à cet article (parce que tout ce qui ramène à l’humanité est bon à prendre) :

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