Climat investigation

climat investigation 300Le genre : scandaleuse insignifiance.

J’ai déjà eu l’occasion de démonter certains arguments foireux de “climatosceptiques” (mot idiot mais commode en première approche), notamment en disséquant une conférence de Vincent Courtillot, scientifique bien plus gradé que moi mais tellement obsédé par l’idée de démontrer l’influence prépondérante du Soleil sur le climat (pour prouver l’influence minime de l’homme) qu’il est devenu célèbre malgré lui par un article intitulé “Are there connections between the Earth’s magnetic field and climate?” où il fit avec ses coauteurs un calcul supposant implicitement que la Terre était un disque noir orienté vers le Soleil. Gênant pour le directeur de l’Institut de Physique du Globe, ainsi que pour le comité de lecture de la revue Earth and Planetary Science Letters qui laissa passer une telle boulette ; cette mésaventure lui valut d’ailleurs l’affectueux sobriquet de Chevalier de l’Ordre de la Terre Plate.

Logiquement, j’ai donc eu du mal à ne pas m’intéresser au “sulfureux” ouvrage (comme disent les journalistes obéissants, courbant préventivement la nuque au cas où) de Philippe Verdier, ex-Monsieur Météo de France 2 et viré de cette même chaîne en raison précisément de ces écrits jugés “climatosceptiques”. Même si, bien entendu, je ne m’attendais pas à devoir fournir les mêmes efforts intellectuels que ceux nécessaires pour montrer que Vincent Courtillot ne captait strictement rien aux articles de dendroclimatologie utilisés pour appuyer sa thèse. Eh oui, un article scientifique, c’est beaucoup de travail pour son auteur, mais aussi un travail conséquent pour les lecteurs, surtout lorsqu’ils ne sont pas familiers du champ de recherche concerné – ce qui était mon cas.

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