Les trois étapes de l’Empire (le saker francophone)

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Budget de la défense (ou de l’attaque ?) de certains pays,
en milliards de dollars.

Par Charles Hugh Smith – Le 21 septembre 2016

Je considère qu’il est évident que nous sommes dans la troisième et dernière étape de la désintégration impériale.

Bien que le livre d’Edward Luttwak La Grande Stratégie de l’Empire romain : Du Ier au IIIe siècle ne parle pas spécifiquement de la montée et de la chute des empires, il esquisse les trois étapes de l’évolution d’un Empire.

Voici le contexte actuel de la discussion sur les cycles de vie impériaux : le budget de la défense des États-Unis est à peu près de la même taille que celui du reste des dépenses de défense du monde entier combinées.

Luttwak décrit la première étape d’expansion ainsi :

Avec une simplicité brutale, on peut dire que le premier système romain de  république a beaucoup servi les intérêts de quelques-uns, ceux qui vivaient dans la ville – et en fait ceux, encore plus minoritaires, qui étaient les mieux placés pour contrôler la politique.

La deuxième étape répartit les avantages de l’Empire beaucoup plus largement :

Au cours du premier siècle de notre ère, les idées romaines ont évolué vers une conception beaucoup plus large et bien plus bienveillante de l’empire […] les hommes nés dans les terres loin de Rome pouvaient s’appeler Romains et voyaient ces demandes entièrement acceptées, et les frontières ont été efficacement défendues pour préserver la prospérité croissante de tous, et non pas seulement celles des privilégiés.

La troisième étape est une étape d’inégalité croissante :

Dans le sillage de la grande crise du troisième siècle, assurer la sécurité est devenu une charge de plus en plus lourde pour la société, une charge inégalement répartie, et qui pouvait enrichir les riches et ruiner les pauvres. La machinerie de l’empire est devenue de plus en plus égoïste, avec ses collecteurs d’impôts, les administrateurs et les soldats, beaucoup plus utilisés pour des intérêts particuliers que pour la société en général.

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Travaux dirigés (corrigé, 1/3)

high-chancellor-r-oLe 11 septembre dernier, nous prenions connaissance du scénario proposé par Stan Lee Kubitainer pour le prochain épisode de son thriller politico-fantastique. Il est temps maintenant de savoir quelles remarques le conseiller scientifique Dimitri Stahleier a pu lui faire afin de maximiser le succès de la série. Car c’est bien connu, les meilleurs films fantastiques sont ceux qui tiennent le mieux compte des contraintes de la physique, et non ceux qui s’en affranchissent librement.

Voici donc les commentaires de Dimitri Stahleier. Cependant, ses développements techniques étant un peu longs, nous n’en verrons aujourd’hui que la première partie, la suite sera donnée dimanche prochain et la fin, une semaine plus tard.


1. La fausse attaque aérienne diffusée par la PUTE

L’idée est séduisante car très cinématographique ; faire exploser des aéronefs sur la façade de hauts bâtiments permet de donner à l’attaque une dimension très spectaculaire et – oserais-je le dire ? – esthétique. Les boules de feu résultant des explosions, les volutes de fumée s’élevant vers le ciel, tout cela est propice à des cadrages qui marquent les esprits, la contre-plongée renforçant l’impression de terreur car le spectateur, se situant en-dessous de la scène d’explosion, se sent d’autant plus vulnérable et donc pris dans l’action. Mais ceci est un commentaire qui dépasse mon champ de compétences ; venons-en à la vraisemblance scientifique.

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Mises au point techniques sur l’économie (Valérie Bugault)

economiste[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai déjà cité ici une série de remarquables – et longs – articles de Valérie Bugault parus sur le saker francophone. Celui-ci, moins ardu, adopte toujours la même approche radicale – au sens étymologique : qui va à la racine des choses, et non au sens que les media de masse voudraient imposer, synonyme de “terroriste”. Où l’on comprend que, si l’angoisse fabriquée est un moyen de domination, alors le rire est un moyen de libération.]


Par Valérie Bugault − le 27 septembre 2016

Le rôle des «économistes» : gardiens du temple financier

Cela fait déjà un moment que j’ai remarqué le petit jeu d’économistes ou de financiers, tous formés à l’école de «l’économie», qui alertent publiquement, car les médias leurs sont souvent grands ouverts, le commun des mortels sur les dangers de la continuation telle quelle du mouvement économique global. Et puis tout à coup, on nous dévoile qu’une monnaie mondiale est en préparation, appelée DTS, formellement encore une simple «unité de compte»… Quelques «économistes-financiers» arrivent pour clamer la bonne nouvelle. La vérité, pour ceux qui ont compris le rôle des élites financières cachées à la City, Wall Street n’étant qu’une émanation de la première, est extrêmement simple à comprendre.

Les économistes (Olivier Delamarche, Charles Sannat, Olivier Berruyer, mais beaucoup d’autres encore) plus ou moins consciemment – car beaucoup sont littéralement empêchés de raisonner par les dogmes infligés lors de leur «formation» qui s’apparente plutôt à un «formatage» – sont là pour ameuter, inquiéter un public médusé par son ignorance des causes et des effets d’un système duquel ils ont été soigneusement gardés à bonne distance. Les «économistes» de bonne volonté, qui sont au courant des mécanismes en jeu, décrivent ces derniers pour expliquer à tout le monde que l’on va dans le mur, pas d’échappatoire possible.

Ainsi, monte, inexorablement, dans le public ignorant, la vague de l’angoisse, de la peur, de tout perdre, laquelle vague est soigneusement alimentée par la montée du chômage de masse ; chômage découlant lui-même de l’organisation au niveau mondial de la liberté de circulation des capitaux (mais CHUT, il ne faut surtout pas le dire !). Tout comme les prétendus problèmes financiers du monde ont été créés de toute pièce par la centralisation des questions monétaires entre les mains de banques centrales indépendantes – du pouvoir politique mais pas du pouvoir financier – et par le choix délibéré de la dérégulation financière. Là encore, silence radio total, personne ne doit pouvoir faire ces liens intéressants entre tous…

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