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Qui a dit… ? (n°7)

triangle de Penrose

impossible ?

Qui a dit ceci :

“… la grande masse du peuple, dans la simplicité primitive de ses sentiments, sera plus facilement victime d’un grand mensonge que d’un petit. Elle ne commet elle-même, en général, que de petits mensonges, tandis qu’elle aurait trop de honte à en commettre de grands. Elle ne pourra pas concevoir une telle fausseté et elle ne pourra pas croire, même chez d’autres, à la possibilité de ces infâmes perversions, d’une impudence inouïe : même si on l’éclaire, elle doutera, hésitera longtemps et, tout au moins, elle admettra encore pour vraie une explication quelconque qui lui aura été proposée ; qu’il reste toujours quelque chose des plus impudents mensonges, c’est un fait que les plus grands artistes en tromperie et que les associations de menteurs ne connaissent que trop bien et qu’ils emploient dès lors bassement.” ?

 

Réponse : Adolf Hitler, dans Mon Combat (titre original allemand : Mein Kampf), tome premier, chapitre 10 : Les causes de la débâcle (p.119).

adolphe-jacob

Adolphe Jacob Hitler, le “Mussolini allemand”
Fiche des Renseignements Généraux des années 20, où l’on peut lire : “ne serait que l’instrument de puissances supérieures : n’est pas un imbécile mais est un très adroit démagogue.
Aurait Ludendorff derrière lui.”

Texte original en allemand (p.252) :

“… die breite Masse eines Volkes im tiefsten Grunde ihres Herzens leichter verdorben als bewußt und absichtlich schlecht sein wird, mithin bei der primitiven Einfalt ihres Gemütes einer großen Lüge leichter zum Opfer fällt als einer kleinen, da sie selber ja wohl manchmal im kleinen lügt, jedoch vor zu großen Lügen sich doch zu sehr schämen würde. Eine solche Unwahrheit wird ihr gar nicht in den Kopf kommen, und sie wird an die Möglichkeit einer so ungeheuren Frechheit der infamsten Verdrehung auch bei anderen nicht glauben können, ja selbst bei Aufklärung darüber noch lange zweifeln und schwanken und wenigstens irgendeine Ursache doch noch als wahr annehmen; daher denn auch von der frechsten Lüge immer noch etwas übrig und hängen bleiben wird – eine Tatsache, die alle großen Lügenkünstler und Lügenvereine dieser Welt nur zu genau kennen und deshalb auch niederträchtig zur Anwendung bringen.”

Cette citation est quelquefois rapportée pour illustrer une vision cynique du pouvoir qu’aurait eue Hitler, qui aurait donné là des “tuyaux” pour mentir de façon efficace. Il n’en est rien : il suffit de lire le reste du chapitre pour se rendre compte que Hitler déplore et méprise ces mensonges, dont en outre il prétend que les juifs sont les champions (alors que, nous le savons tous, il ne faut pas généraliser à partir de quelques exemples malheureux, aussi célèbres et caricaturaux soient-ils).

Que mes lecteurs se rassurent : je n’éprouve pas la moindre sympathie pour l’homme, qui me rappelle trop un autre petit brun colérique. Même s’il a su s’entourer parfois de personnes remarquables, comme son ministre de l’économie Hjalmar Schacht. Mais je trouve néanmoins ce passage de Mein Kampf très juste, et particulièrement pertinent pour l’époque actuelle en Occident. Et nous devons sans cesse nous rappeler qu’on ne juge pas une pensée en fonction de qui la produit (surtout quand ce que l’on sait de la personne nous vient de ses ennemis), mais uniquement en fonction de sa pertinence.

Merci à Robert C. pour m’avoir signalé cet extrait.

 

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