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Primaires américaines : Ce que les médias français n’ont pas dit sur Donald Trump (UPR)

Primaires américaines : Ce que les médias français  n’ont pas dit sur Donald Trump – par François Asselineau, réflexions à partir d’un article du magazine américain Counterpunch.

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Donald Trump fait actuellement la course en tête parmi les candidats à l’investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle américaine. Mais qu’en pense l’oligarchie ?

On se rappelle que les services de renseignement russes ont diffusé sur Internet, le 6 février 2014, l’enregistrement d’une conversation téléphonique qu’ils avaient interceptée entre Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État chargée de l’Europe, et l’ambassadeur américain en Ukraine, Geoffrey Pyatt.

Ce qui était sensationnel dans cet enregistrement, c’est que l’on pouvait y entendre, sans l’ombre d’une ambiguïté, la responsable du Département d’État donner à son ambassadeur les instructions sur qui devait désormais accéder au pouvoir à Kiev. Le choix de Washington était de nommer Arseni Itaseniouk à la tête du gouvernement ukrainien et d’en écarter Vitali Klitschko (Mme Nuland appelant les deux protagonistes respectivement « Yats » et « Klitsch »). Et c’est ce qui fut fait. (cf. la bande son et sa traduction : https://www.youtube.com/watch?v=2-kbw00aqqc notamment à partir de 1’15’’).

Peut-être était-ce ainsi la première fois dans l’Histoire que l’opinion publique mondiale disposait, en « temps réel », de la preuve enregistrée irréfutable (et dont l’authenticité fut d’ailleurs confirmée ultérieurement par l’intéressée) d’un complot conduit par les États-Unis, visant au renversement d’un pouvoir indépendant dans un pays étranger et à son remplacement par un pouvoir fantoche à la botte de Washington.

Pourtant, ce n’est pas ainsi que cet enregistrement spectaculaire et historique fut présenté au public en France. Les grands médias de notre pays se focalisèrent sur un seul membre de phrase de cette conversation, celui où Mme Nuland lance à l’ambassadeur : « And, you know… fuck the EU ! », c’est-à-dire « Et puis vous savez, que l’Union européenne aille se faire foutre ! ».

Ce tri vicieux opéré dans l’information eut l’effet recherché. La grande majorité de nos compatriotes, – n’ayant ni l’idée ni l’envie de se faire une idée par eux-mêmes en écoutant l’intégralité de la bande son -, furent persuadés que l’objet du scandale suscité par cette conversation téléphonique était tout bonnement que la sous-secrétaire d’État états-unienne chargée de l’Europe parlait comme une harengère et qu’elle méprisait l’Union européenne.

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