Quelques rappels

Médaille commémorative de la coopération entre sionistes et nazis, frappée en 1934 pour le journal de Goebbels der Angriff.

Médaille commémorative de la coopération entre sionistes et
nazis, frappée en 1934 pour le journal de Goebbels der Angriff.

Après l’assassinat ciblé du général iranien Qassem Soleimani en Irak par un raid du Pentagone, il m’a semblé utile de citer deux passages d’un livre dont je recommande la lecture (voir en fin d’article lequel). Tout ce qui suit est vérifiable, sourcé, et ne saurait être qualifié de rumeurs ou de fantaisies “complotistes”. Les bibliothèques c’est bien, mais à condition d’en profiter pour lire leurs livres… ce que peu de monde fait, d’où un écart grandissant entre un discours ambiant hors-sol entretenu par quelques-uns au profit d’une minorité et l’état réel du savoir, quel que soit le domaine. C’est particulièrement vrai en histoire, outil politique par excellence… et sans même aller chercher des ouvrages de bibliothèque universitaire.

Voici le premier passage :

Parce qu’il a fondé officiellement un “État juif” qui traite ses non-juifs comme des citoyens de second rang et interdit les mariages interethniques, le sionisme a été qualifié de “forme de racisme et de discrimination raciale” par la Résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations Unies en 1975 (révoquée en 1991). Israël est un État ségrégationniste, qui a d’ailleurs établi avec l’État d’apartheid d’Afrique du Sud, en violation du boycott par le reste de la communauté internationale, une coopération économique et militaire dénoncée également par les Nations Unies en 1973 (Résolution 3151) ; cette coopération incluait des recherches sur des armes bactériologiques “ethno-spécifiques” destinées à contaminer sélectivement les populations indésirables, menées conjointement par le Project Coast en Afrique du Sud (sous la direction du fameux Docteur Wouter Basson) et par l’Institut de Recherche Biologique fondé en 1952 en Israël sous le contrôle du ministère de la Défense1. La recherche d’armes bactériologiques capables de contaminer les Arabes en épargnant les Juifs a été poursuivie jusqu’à la fin des années 1990, et sans doute au-delà, comme l’a révélé le Sunday Times en 19982. Souvenons-nous qu’à l’époque, Israël alertait le monde entier sur le danger imaginaire des armes chimiques et bactériologiques de Saddam Hussein.

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États-Unis/Iran : western asymétrique et
détestation globale… (Richard Labévière)

Richard Labévière

[Note de l’administrateur de ce blog : il reste encore des journalistes capables de faire leur métier, Richard Labévière est l’un d’eux.]


En tuant — vendredi dernier près de l’aéroport de Bagdad dans une attaque au drone — le général Qassem Soleimani (62 ans) — commandant de la brigade Al-Qods (Jérusalem) des forces spéciales des Gardiens de la révolution et des opérations extérieures — Washington a pris la responsabilité d’aggraver trois dynamiques : 1) celle des différents fronts militaires de la région : Syrie, Liban, Irak, Yémen, détroit d’Ormuz et Méditerranée orientale ; 2) celle d’un resserrement nationaliste autour du guide suprême de la Révolution Ali Khamenei ; 3) enfin, celle d’une détestation mondiale croissante et d’un rejet américain qui rejaillit sur l’ensemble des Occidentaux.

Assimilés aux Américains, nous autres Européens/Occidentaux – du moins catalogués comme tels – ne pourront bientôt plus sortir de nos frontières ! Après cela, les dirigeants occidentaux auront beau jeu de faire la morale pour le respect du droit international et la lutte contre le terrorisme…

A noter qu’avant cet « assassinat ciblé », les autorités américaines ont pris soin d’avertir le Royaume Uni (le partenaire historique), l’Allemagne (pour Washington, l’Europe c’est Berlin), et la Chine (le principal partenaire économique). La Russie, pas question ? Quant à la France, qui s’en soucie à Washington ? Les experts en droit du travail peut-être et encore… Toujours est-il que cet événement n’est pas banal et qu’il risque encore d’aggraver des situations dont – nous autres pauvres Occidentaux – avons trop tendance à oublier l’arrière-plan historique. Quelques rappels ne sont pas superflus.

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