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Pratiques officielles du complot

false flag

Illustration : Anthony Freda

Peut-on prétendre une chose et son contraire, à savoir qu’envisager, pour les nombreux attentats terroristes qui émaillent notre époque, d’autres explications que les versions officielles relève de la paranoïa, et en même temps admettre que ces mêmes explications alternatives collent parfaitement à la réalité passée des opérations sous faux drapeau ? Il semble bien que oui, lorsqu’on fait partie de la classe dirigeante ou de ses valets médiatiques.

Ce qui suit est une traduction depuis l’américain de l’article “Presidents, Prime Ministers, Congressmen, Generals, Spooks, Soldiers and Police ADMIT to False Flag Terror” paru sur le Washington’s Blog le 18 mars 2015. J’avais déjà abordé dans un autre article le néo-maccarthysme ambiant qui conduit inéluctablement à un discours médiatique vide de sens, ou même chargé de mensonge ; voilà ici une démonstration supplémentaire de la nécessité de la raison pour appréhender le monde tel qu’il est et non tel que des criminels voudraient nous le peindre, afin de pouvoir continuer leurs crimes sans être inquiétés. Y compris par les méthodes les plus lâches qui soient.

Quand c’était possible, les liens du texte original ont été remplacés par des liens équivalents en français ; sinon, ils ont été repris tels quels.

———————————  Début de la traduction  ———————————

Des présidents, premiers ministres, membres du Congrès, généraux, barbouzes, soldats et policiers ADMETTENT l’existence de terrorisme sous faux drapeau.

 

Pas une théorie… un fait admis.

Il existe beaucoup d’opérations sous faux drapeau [NdT : on dit aussi sous fausse bannière] documentées, où un gouvernement organise des attentats terroristes… pour ensuite en attribuer faussement la responsabilité à un ennemi pour des raisons politiques.

Dans les exemples suivants, des officiels du gouvernement organisateur des attentats (ou qui ont sérieusement envisagé d’en faire) l’admettent, soit oralement soit par écrit.

(1) Des troupes japonaises ont provoqué une petite explosion sur une voie de chemin de fer en 1931, et ont ensuite accusé à tort la Chine afin de justifier l’invasion de la Mandchourie. Ce fait est connu sous le nom d’ “incident de Mukden” ou d’ “incident de Mandchourie”. Le tribunal militaire international de Tokyo a établi ceci : “Plusieurs des participants du complot, y compris Hashimoto [un officier haut gradé de l’armée japonaise], ont admis à plusieurs occasions leur participation au complot et ont dit que le but de cet “incident” était de fournir une excuse pour l’occupation de la Mandchourie par l’armée japonaise du Guandong…” Voir également ici.

(2) Un major nazi de la SS a admis au procès de Nuremberg qu’il avait – sous les ordres du chef de la Gestapo – organisé de fausses attaques, avec d’autres exécutants nazis, sur ses propres hommes et biens pour ensuite incriminer les Polonais, afin de justifier l’invasion de la Pologne.

(3) Le général nazi Franz Halder a également témoigné au procès de Nuremberg du fait que le dirigeant nazi Hermann Göring avait admis être à l’origine de l’incendie du Reichstag en 1933, et avoir ensuite accusé à tort les communistes de cet incendie criminel.

(4) Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée Rouge avait bombardé le village russe de Mainila en 1939 – en accusant la Finlande – pour pouvoir lancer la Guerre d’Hiver contre la Finlande. Le président russe Boris Yeltsin a convenu que la Russie avait été l’agresseur dans cette Guerre d’Hiver.

(5) Le parlement russe, le président russe actuel Poutine et l’ancien président soviétique Gorbatchev admettent tous que le dirigeant soviétique Joseph Staline avait ordonné à sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers  et civils polonais en 1940, pour ensuite en accuser les nazis. [NdT : il s’agit du massacre de Katyń]

(6) Le gouvernement britannique admet qu’il a posé des bombes – entre 1946 et 1948 – dans 5 bateaux destinés à transporter des juifs fuyant après l’holocauste pour trouver refuge en Palestine, monté un faux groupe appelé “les défenseurs de la Palestine arabe”, et ensuite fait revendiquer à ce pseudo-groupe ces bombardements (voir également ceci, ceci et ceci).

(7) Israël admet qu’en 1954 une cellule terroriste israélienne opérant en Égypte a posé des bombes dans plusieurs bâtiments, incluant des locaux diplomatiques américains, et ensuite a laissé des “preuves” impliquant les Arabes comme coupables (une des bombes a explosé prématurément, ce qui permit aux Égyptiens d’identifier les poseurs de bombes, et plusieurs Israéliens le confessèrent par la suite) (voir également ceci et ceci).

(8) La CIA admet qu’elle a engagé des Iraniens dans les années 1950 pour se faire passer pour des communistes et faire éclater des bombes en Iran afin de retourner l’opinion publique du pays contre son premier ministre démocratiquement élu. [NdT : il s’agit de l’opération Ajax, destinée à renverser Mohammed Mossadegh, ayant eu le tort de considérer que le pétrole iranien appartenait aux Iraniens]

(9) Le premier ministre turc a admis que le gouvernement turc a posé des bombes en 1955 dans un consulat turc de Grèce – endommageant par la même occasion la maison natale du fondateur de la Turquie moderne [NdT : Mustafa Kemal Atatürk] – et a ensuite accusé la Grèce, dans le but d’inciter à la violence anti-Grecs et de la justifier.

(10) Le premier ministre britannique a admis auprès de son secrétaire à la défense que lui-même et le président américain Dwight Eisenhower avaient approuvé un projet en 1957 pour organiser des attaques en Syrie et en accuser le gouvernement syrien afin de faire tomber le régime en place. [NdT : au vingt-et-unième siècle on en est toujours au même point.]

(11) Un ancien premier ministre italien, un juge italien et l’ancien chef du contre-espionnage italien admettent que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont réalisé des attentats terroristes à la bombe en Italie et dans d’autres pays européens dans les années 1950, et en ont accusé les communistes de façon à obtenir l’adhésion populaire dans la lutte contre le communisme des gouvernements européens. Comme l’a précisé un des participants à ce programme autrefois secret : “Vous deviez attaquer des civils, des gens, des femmes, des enfants, des personnes innocentes, des individus inconnus totalement éloignés de la politique. La raison était assez simple. Cela devait obliger ces personnes, le peuple italien, à s’adresser à l’État pour demander plus de sécurité.” (voir également ici) (L’Italie et d’autres pays européens soumis à la campagne de terreur avaient rejoint l’OTAN avant que les attentats à la bombe ne commencent). Voir également cette émission spéciale de la BBC. Ils auraient également commis des attentats terroristes en France, Belgique, Danemark, Allemagne, Grèce, Hollande, Norvège, Portugal, Royaume-Uni, ainsi que dans d’autres pays.

Les attaques sous faux drapeau réalisées conformément à ce programme incluent – juste à titre d’exemple :

(12) En 1960, le sénateur américain George Smathers a suggéré que les USA lancent une attaque sous faux drapeau dans la baie de Guantanamo qui leur fournirait un prétexte pour engager réellement une bataille, qui fournirait alors une excuse pour rentrer sur le territoire cubain et renverser Castro.

(13) Des documents officiels du Département d’État montrent que, en 1961, le chef d’état-major des armées américain et d’autres officiels de haut niveau ont envisagé de faire exploser un consulat en République Dominicaine pour justifier une invasion de ce pays. Le projet n’a pas abouti, mais a été discuté de façon sérieuse.

(14) Comme l’a admis le gouvernement des USA, des documents récemment déclassifiés montrent qu’en 1962, l’état-major des armées américaines a signé un projet consistant à faire exploser en vol des avions américains (en utilisant un plan élaboré comprenant une substitution d’avions), et aussi à commettre des actes terroristes sur le sol américain, pour ensuite en accuser Cuba de façon à en justifier l’invasion. Voir cet article d’ABC News, les documents officiels, et écouter cette interview avec l’ancien producteur de ABC’s World News Tonight.

(15) En 1963, le Département de la Défense des USA a écrit un document recommandant des attaques sur des pays à l’intérieur de l’Organisation des États Américains – comme Trinidad-Tobago ou la Jamaïque – pour ensuite en accuser Cuba.

(16) Le Département de la Défense américain a même suggéré de soudoyer une personne dans le gouvernement cubain pour attaquer les États-Unis : “La seule chose qui resterait à faire alors serait de soudoyer un des officiers subalternes de Castro pour déclencher une attaque sur Guantanamo.”

(17) La NSA admet qu’elle a menti à propos de ce qui s’est réellement passé au cours des incidents du Golfe du Tonkin en 1964… en manipulant des données afin de faire croire que des bateaux nord-vietnamiens avaient tiré sur des navires américains, et ainsi créer un faux prétexte pour déclencher la guerre du Vietnam.

(18) Un comité du Congrès des États-Unis a admis que le FBI – au cours de sa campagne “Cointelpro” – avait utilisé beaucoup de provocateurs dans les années 1950 à 1970 pour mener à bien des actes violents et en accuser de façon mensongère des activistes politiques.

(19) Un général turc de haut rang a admis que des forces turques ont brûlé une mosquée à Chypre dans les années 1970 en accusant leur ennemi. Il expliqua : “Dans la Guerre Spéciale, certains actes de sabotage sont montés de toutes pièces et attribués à l’ennemi pour accroître la résistance populaire. Nous l’avons fait à Chypre ; nous avons même brûlé une mosquée.” En réponse à l’air incrédule du correspondant étonné, le général ajouta : “Je donne un exemple”.

(20) Le gouvernement allemand a admis (voir également ici) qu’en 1978, les services secrets allemands ont fait exploser une bombe dans le mur extérieur d’une prison et fourni un prisonnier – membre de la Fraction Armée Rouge – en “outils d’évasion” afin de lui attribuer cet acte.

(21) Un agent du Mossad admet [NdT : dans son livre “By Way of Deception] qu’en 1984, le Mossad a placé un émetteur radio juste à côté du quartier général de Kadhafi à Tripoli en Libye, qui émettait de fausses informations terroristes enregistrées par le Mossad, de façon à pouvoir accuser Kadhafi de soutenir le terrorisme. Ronald Reagan a bombardé la Libye juste après.

(22) La Commission de la vérité et de la réconciliation d’Afrique du Sud a découvert qu’en 1989, le Bureau de coopération civile (une émanation secrète des forces armées sud-africaines) avait pris contact avec un expert en explosifs et lui avait demandé “de participer à une opération visant à discréditer l’ANC en donnant l’impression que cette organisation était responsable des explosions” [NdT : les explosions elles-mêmes, une opération sous faux drapeau ayant réellement eu lieu, étaient l’oeuvre de collègues de cet expert, membres de la police sud-africaine].

(23) Un diplomate algérien et plusieurs officiers de l’armée algérienne admettent que, dans les années 1990, l’armée algérienne a souvent massacré des civils algériens et accusé des militants islamiques de ces crimes (voir également cette vidéo ; et une dépêche de l’AFP du 27 septembre 2002). [NdT : liens aujourd’hui cassés]

(24) Une publication de 1994 – mise à jour en 2004 – de l’armée des États-Unis, Tactiques de défense internes à l’étranger des forces spéciales et procédures pour les forces spéciales, recommande d’employer des terroristes et de réaliser des opérations sous faux drapeau pour déstabiliser les régimes gauchistes en Amérique Latine. Des attaques terroristes sous faux drapeau ont été menées en Amérique Latine et d’autres régions du monde au cours des “Guerres Sales” de la CIA. Voir également ceci.

(25) De façon similaire, un manuel d’ “opérations psychologiques” de la CIA, préparé par une personne recrutée par la CIA pour les rebelles Contras au Nicaragua, soulignait la valeur que pouvait avoir un assassinat dans son propre camp afin de créer “martyr” pour la cause défendue. Ce manuel a été authentifié par le gouvernement des États-Unis. Il a reçu tellement de publicité de la part d’Associated Press, du Washington Post et d’autres media d’actualité que, pendant le débat présidentiel de 1984, le président Reagan a été confronté à cette question sur la télévision nationale :

En ce moment, nous sommes confrontés à l’histoire extraordinaire  d’un manuel de guerrilla de la CIA pour les Contras anti-sandinistes que nous soutenons, qui recommande non seulement l’assassinat de sandinistes mais le recrutement de criminels pour assassiner les guerrilleros que nous soutenons afin de faire des martyrs.

(26) Une équipe de journalisme d’investigation indonésienne a enquêté sur de violentes émeutes qui ont eu lieu en 1998, et déterminé que “des membres de l’armée avaient été impliqués dans les émeutes, dont certaines avaient été délibérément provoquées“.

(27) Des officiers supérieurs de l’armée et du renseignement russes admettent que le KGB a fait exploser des immeubles d’appartements en 1999 et a accusé à tort les Tchétchènes, de façon à justifier l’invasion de la Tchétchénie (voir également ce rapport et cette discussion).

(28) Selon le Washington Post, la police indonésienne admet que l’armée indonésienne a tué des enseignants américains en Papouasie en 2002 et a rendu responsable de ces crimes un groupe séparatiste papou, afin de pouvoir faire enregistrer ce groupe comme organisation terroriste.

(29) Le très respecté ancien président de l’Indonésie admet également que le gouvernement a probablement joué un rôle dans l’attentat de Bali en 2002.

(30) Comme l’a rapporté la BBC, le New York Times et l’Associated Press, des officiels macédoniens admettent que le gouvernement a tué de sang-froid 7 immigrants innocents et a prétendu qu’ils étaient des soldats d’Al-Qaida préparant une ambuscade à la police, de façon à montrer sa volonté de se joindre à la “guerre contre le terrorisme”.  [NdT : à rapprocher des “coupables idéaux” que sont les frères Tsarnaev dans l’attentat du marathon de Boston… ou les frères Kouachi dans ceux de Paris]

(31) Des officiers de police de Gênes, en Italie, ont admis qu’en juillet 2001, au sommet du G8, ils avaient disposé deux cocktails Molotov et simulé l’agression d’un officier de police, afin de justifier une répression féroce envers les manifestants.

(32) Les USA ont accusé à tort l’Iraq d’avoir participé aux attentats du 11 septembre – comme le montre une note du secrétariat à la défense – afin de fournir une de leurs principales justifications au déclenchement de la guerre d’Irak. Même après que la Commission du 11 septembre eût admis qu’il n’y avait aucune relation, Dick Cheney prétendit que les preuves d’une connexion entre Al Qaida et le régime irakien étaient “écrasantes”, qu’il avait “probablement” des informations que la Commission n’avait pas, et que les media “ne faisaient pas leur travail”. Des officiels de haut niveau du gouvernement américain admettent maintenant que la guerre d’Irak a réellement été déclenchée pour le pétrole… pas le 11 septembre ou les armes de destruction massive. En dépit d’explications antérieures reposant sur des terroristes isolés [NdT : “lone wolf”, loup solitaire, dans le texte initial], beaucoup d’officiels du gouvernement des USA disent maintenant que le 11 septembre était du terrorisme d’État ; mais que l’Irak n’était pas l’État qui soutenait les pirates de l’air. (Beaucoup d’officiels des USA ont prétendu que le 11 septembre était du terrorisme sous faux drapeau réalisé par des voyous au sein du gouvernement américain ; mais une telle affirmation est au-delà du champ de cette discussion. Le point essentiel est que les USA ont accusé à tort l’Iraq, alors qu’ils savaient que l’Irak n’avait rien à voir avec ça.)

(33) Bien que le FBI admette maintenant que les attaques à l’anthrax de 2001 avaient été perpétrées par un ou plusieurs scientifiques du gouvernement des USA, un haut responsable du FBI dit que des responsables de la Maison Blanche ont demandé au FBI d’attribuer les attaques à l’anthrax à Al Qaida (rappelez-vous à quoi ressemblaient les lettres à l’anthrax). Des responsables gouvernementaux confirment également que la Maison Blanche a essayé de lier l’anthrax à l’Irak comme justification d’un renversement de régime dans ce pays.

(34) Les forces de police déployées autour d’un sommet de l’Union Européenne en Grèce en 2003 ont été filmées en train de planquer des cocktails Molotov sur un manifestant pacifique.

(35) L’ancien juriste du Département de la Justice américain John Yoo suggéra en 2005 que les USA devraient prendre l’offensive contre Al Qaida : “nos services de renseignement devraient créer une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites web, centres de recrutement, camps d’entraînement et campagnes de financement. Elle pourrait lancer des fausses opérations terroristes et en revendiquer d’authentiques, semant la confusion dans les rangs d’Al Qaida, entraînant les exécutants à douter de l’identité des autres et de la validité des communications.” [NdT : lien cassé]

(36) United Press International a rapporté ceci en juin 2005 :

Des officiers du renseignement des USA disent que certains insurgés en Irak utilisent des pistolets récents de type Beretta 92, mais que ces armes semblent avoir leur numéro de série effacé. Ces numéros n’ont pas été physiquement effacés ; les armes semblent provenir d’une ligne de production sans numéro de série. Des analystes suggèrent que l’absence de numéro de série est le signe distinctif d’armes produites pour des opérations de renseignement ou des cellules terroristes soutenues de façon substantielle par un gouvernement. Ces analystes suggèrent que ces armes proviennent probablement du Mossad ou de la CIA. Selon eux, des provocateurs pourraient utiliser ces armes intraçables de la même façon que les autorités des USA utilisent des attaques d’insurgés contre des civils pour déligitimer la résistance.

(37) Des soldats israéliens infiltrés ont admis en 2005 avoir jeté des pierres sur d’autres soldats israéliens afin de pouvoir accuser les Palestiniens, afin d’avoir un prétexte pour réprimer des manifestations pacifiques de Palestiniens.

(38) La police de Québec a admis qu’en 2007, des voyous munis de pierres lors d’une manifestation pacifique étaient en réalité des officiers de police de Québec infiltrés.

(39) Aux manifestations contre le G20 à Londres en 2009, un membre du parlement britannique a vu des officiers de police en uniforme tenter d’inciter la foule à la violence.

(40) Des hommes politiques égyptiens ont admis (voir également ici) que des employés du gouvernement ont pillé des reproductions de musée hors de prix en 2011 pour tenter de discréditer les manifestants.

(41) Un colonel de l’armée colombienne a admis que son unité avait assassiné 57 civils, puis les avait ensuite habillés d’uniformes pour pouvoir prétendre qu’il s’agissait de rebelles tués au combat.

(42) L’auteur très respecté du Telegraph Ambros Evans-Pritchard affirme que le chef du renseignement saoudien – le prince Bandar – a récemment admis que le gouvernement saoudien contrôle les terroristes “tchétchènes”.

(43) Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc – une des nations membres de l’OTAN – avait réalisé les attaques chimiques dont on a accusé le gouvernement syrien ; et l’enregistrement d’une conversation entre des officiels turcs de haut niveau mentionne en effet un projet d’attaque dans le but d’accuser le gouvernement syrien. [NdT : voir également ce qu’en dit la physique]

(44) Le chef de la sécurité ukrainienne admet que les tirs de snipers qui ont initié le coup d’État ont été réalisés dans le but de tromper l’opinion. Des officiels ukrainiens admettent que les snipers ukrainiens ont tiré des deux côtés, afin de créer le maximum de chaos.

(45) Les services d’espionnage britanniques ont admis (voir également ceci) qu’ils réalisent des “attaques numériques sous faux drapeau” sur certaines cibles, fabricant de fausses preuves de comportements illégaux (par piratage d’adresse e-mail, etc.) afin de pouvoir ensuite les accuser.

(46) Des soldats américains ont admis que s’ils tuent des innocents irakiens et afghans, alors ils laissent des armes automatiques à côté de leurs corps afin de prétendre qu’il s’agissait de rebelles.

(47) De façon similaire, la police pratique des coups montés à l’encontre d’innocents pour les accuser de crimes qu’ils n’ont pas commis. Cette pratique est tellement connue que le New York Times écrivait en 1981 :

Dans le jargon policier, un “throwdown” est une arme déposée sur une victime.

Newsweek écrivait en 1999 :

Perez, un ancien flic [de la police de Los Angeles], a été pris en train de voler huit livres de cocaïne dans les coffres où la police enferme les preuves. Après avoir plaidé coupable en septembre, il a négocié une peine plus légère en racontant une histoire épouvantable de tentative de meurtre et de “throwdown” – jargon policier pour désigner une arme déposée par des policiers afin de rendre un tir légalement justifiable. Perez raconta que lui et son partenaire, l’officier Nino Durden, avaient tiré sur un gangster de la 18ème rue non armé du nom de Javier Ovando, puis déposé un fusil semi-automatique sur le suspect inconscient et prétendu qu’Ovando avait essayé de leur tirer dessus lors d’une surveillance.

Wikipédia écrit :

Lors de sa négociation de peine, Perez évoqua les rapports d’officiers de l’unité anti-gang de la Division Rampart, décrivant de façon routinière le passage à tabac de membres de gangs, le dépôt de fausses preuves sur des suspects, la falsification de comptes-rendus et l’étouffement de fusillades non provoquées [par les gangsters, NdT].

(Remarque en forme de parenthèse – et bien qu’il ne s’agisse pas techniquement parlant d’attaques sous faux drapeau – la police a été pincée en train d’organiser des coups montés sur des innocents de bien d’autres façons également.)

Tellement commun… qu’il y a un nom pour ça

Un ancien officier du renseignement des USA a récemment prétendu :

La plupart des terroristes sont des terroristes sous faux drapeau ou sont créés par nos propres services de sécurité.

Ce pourrait être une exagération (et – comme nous l’avons montré plus haut – les USA ne sont pas les seuls à jouer à ce jeu terrible). Mais l’important est que ce soit une stratégie très répandue.

En effet, cette forme de tromperie est tellement commune qu’on lui a donné un nom depuis des siècles.

Le “terrorisme sous faux drapeau” est défini comme un gouvernement attaquant son propre peuple, et accusant ensuite d’autres personnes de façon à justifier la guerre qu’il fait à ces personnes. Ou, selon Wikipédia :

Les opération sous faux drapeau sont des opérations secrètes dirigées par des gouvernements, des entreprises, ou d’autres organisations, qui sont conçues pour sembler avoir été réalisées par d’autres. Le nom est dérivé du concept militaire consistant à arborer de fausses couleurs ; c’est-à-dire, à arborer les couleurs d’un autre pays que le sien. Les opérations sous faux drapeau ne sont pas limitées à la guerre et aux opérations de contre-insurrection, et ont été utilisées en temps de paix ; par exemple, durant la stratégie de la tension en Italie.

Le terme vient des temps anciens des navires en bois, lorsqu’un bateau arborait le drapeau de son ennemi avant d’attaquer un autre bateau. Comme c’était le drapeau de l’ennemi, et non celui du pays réel de l’attaquant qui était montré, on l’appelait “attaque sous faux drapeau”.

Ce concept est en vérité si largement accepté que les règles d’engagement aussi bien pour la guerre maritime, aérienne ou terrestre interdisent les attaques sous faux drapeau. Plus précisément, les règles d’engagement disent qu’une force armée peut utiliser le drapeau de l’ennemi, imiter ses signes, ou revêtir ses uniformes… mais que la ruse doit être abandonnée avant d’attaquer.

Pourquoi les règles d’engagement sont-elles si spécifiques ? Bien évidemment, parce que les nations ont utilisé les attaques sous faux drapeau depuis des siècles. Et les règles d’engagement essaient au moins de limiter ces attaques sous faux drapeau de façon à ce qu’elles ne soient pas utilisées comme fausse justification de la guerre.

En d’autres termes, les règles d’engagement elles-mêmes sont un aveu que le terrorisme sous faux drapeau est une pratique très courante.

Des dirigeants tout au long de l’Histoire ont reconnu l’existence d’opérations sous faux drapeau

Des dirigeants tout au long de l’histoire ont reconnu le danger des attaques sous faux drapeau :

“Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne fait marcher les peuples mieux que la peur d’une mort soudaine.”

– Adolf Hitler

“Pourquoi bien sûr les gens ne veulent pas la guerre… Mais après tout ce sont les dirigeants du pays qui déterminent sa politique, et il est toujours facile d’entraîner les gens, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un régime parlementaire, ou une dictature communiste… Avec ou sans voix, le peuple peut toujours être ramené aux ordres des dirigeants. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire est de leur dire qu’ils sont attaqués, et dénoncer les pacifistes qui manqueraient de patriotisme et mettraient le pays en danger. Ça marche de la même façon dans tous les pays.”

– Hermann Goering, dirigeant nazi.

“Le moyen le plus facile de contrôler une population est de réaliser des actes de terrorisme. [Les gens] réclameront de telles lois si leur sécurité personnelle est menacée.”

– Joseph Staline

———————————  Fin de la traduction  ———————————

[ajout du 24 avril : une pièce de plus à verser au dossier, avec cet eurodéputé polonais qui admet ce que tous les gens sérieux savaient déjà : les snipers ayant fait de nombreux morts sur le Maïdan à Kiev en février 2014 n’étaient pas des rebelles “spontanés” mais étaient entraînés en Pologne, et l’opération ayant permis le coup d’État visait à obtenir le soutien du gouvernement étatsunien.]

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