“Soral et Dieudonné sont antisémites” : Boniface se couche face à Mabrouk (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : Pascal Boniface a été un intellectuel intéressant, dont j’ai acheté et lu l’ouvrage “Les intellectuels faussaires” où il épinglait avec justesse les grands spécialistes de la désinformation, au premier rang desquels Bernard-Henri Lévy (“seigneur et maître des faussaires”) et Caroline Fourest (“serial menteuse”). Hélas, la rigueur intellectuelle, cela se pratique à temps complet et pas en fonction de la direction ou de la vitesse du vent. Lequel est visiblement aujourd’hui trop fort pour le capitaine de pédalo Boniface.

À l’exact opposé de ce résidu d’intellectuel tentant de surnager dans le cloaque de la désinformation sioniste, on trouve une femme, ne se prétendant nullement intellectuelle : Véronique Lévy, la petite sœur1 de B2HL2. Convertie au catholicisme et devenue même clairement mystique, celle-ci n’hésitait pas à écrire le 9 janvier dernier sur facebook :

“Le mot “juif” ne devrait donc renvoyer qu’aux douze tribus d’Israël et au royaume de Juda d’il y a plus de 2000 ans… et dont certains palestiniens sont les justes héritiers, selon la chair et le sang.”

[…]

“En effet, aujourd’hui, très peu de “juifs” descendent du Roi David, mais d’un peuple d’Europe centrale converti après le moyen âge, bien ultérieurement au christianisme, au Talmud de Babylone … non au Pentateuque (Thora), qui lui, est un livre Sacré.
Les Khazars s’autoproclament fidèles, mais leur légitimité n’est autre que celle qu’ils s’octroient, dans l’allégeance aux sectes talmudique et cabalistique servant leur rêve d’expansion impérialiste économique… confisquant l’universalité du Salut promis par Abraham aux nations païennes, et la dénaturant aux privilèges d’un système de caste, excluant de la Promesse, “ceux qui ne sont pas bien nés” : les “goyim”.”

[…]

“Et enfin, les fanatiques et les sionistes ne trahissent-ils pas la Parole de Dieu deux fois ? Dans l’ésotérisme et le légalisme talmudique et cabaliste ; dans l’enlisement politique et athée d’une colonisation sanglante.
Qu’ils cessent d’agiter le chiffon rouge de l’antisémitisme au nez de ceux qui cherchent la Vérité et dont l’Unique Visage est Celui du Christ !
L’amour n’est-ce pas annoncer la Vérité que certains tentent de bâillonner par ce mot ensorcelé: antisémite ?”

 

Ça a tout de même une autre gueule que l’aplaventrisme façon Boniface.

Dieu vomit les tièdes. Parole d’athée.]


Après avoir visionné cet « entretien », on se demande ce qui est le plus écœurant : le zèle et le ton inquisiteur de Sonia Mabrouk [1] ou la lâcheté équivoque de Pascal Boniface qui, comme à son habitude, tente de se dédouaner en « balançant » Alain Soral et Dieudonné.

Face à l’insistance quasi obsessionnelle de l’animatrice tunisienne de quarante ans (c’est mieux qu’un mâle blanc de plus de cinquante ans) de CNews et d’Europe 1 (ses patrons sont donc Vincent Bolloré et Arnaud Lagardère, deux mâles blancs de plus de cinquante ans), le petit Boniface n’a même pas tenu cinq minutes : fidèle à sa rhétorique demi-molle, le directeur et fondateur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) a abjuré.

Soral ?

« Il a tenu des propos antisémites. »

Dieudonné ?

« Il est devenu antisémite. »

Panamza ?

« Il est devenu complotiste. »

Observer en totalité la chute libre de Pascal Boniface sur Égalité & Réconciliation →


Apportons quelques éléments factuels de réflexion à ce qui reste d’intelligence chez Pascal Boniface :

Et aidons-le à compléter sa liste d’antisémites (selon le sens promu par les media de grand chemin) avec quelques personnalités.

Antisémitisme, Holocauste et Palestine (Gilad Atzmon)

[Note de l’administrateur de ce blog : la diabolisation d’une personne aussi intellectuellement rigoureuse et humainement irréprochable1 que Gilad Atzmon n’est évidemment pas un hasard, mais le résultat de la présence, à tous les étages d’influence de notre société dite “occidentale”, de criminels2 prêts à tout pour empêcher la mise en lumière de la véritable nature d’Israël, ce faux État sans frontières définies, basé sur une ségrégation ethno-religieuse et dirigé par un parti de fanatiques rêvant de génocide nucléaire.

Il importe plus que jamais de ne croire personne sur parole, et de faire appel à la raison sous ses aspects les plus durs, c’est-à-dire à la logique la plus élémentaire. Et quand on s’aperçoit que ce sont les mêmes individus3 qui, d’une part, manient sans retenue le Taser® idéologique de l’antisémitisme et du négationnisme, et d’autre part, soutiennent ou financent de véritables néo-nazis, chasseurs de “sous-hommes” et de “sémites”, comme il s’en trouve en Ukraine, alors on s’autorise à envoyer bouler tous ces Tartuffe (le mot est trop gentil…) et à penser à nouveau par soi-même, pour le bien de tous.

Ce qui conduit généralement à conclure, comme Jean Bricmont, que le concept même de négationnisme s’autodétruit lorsqu’on le pousse dans ses retranchements, en l’appliquant aux textes académiques. Et qu’il est sain de questionner sans relâche le passé, sinon l’histoire n’est plus une science mais une religion dogmatique au service d’une caste dominante, et les erreurs du passé ne peuvent plus servir de leçons pour le présent ou l’avenir.]


Le 14 décembre dernier, le philosophe et jazzman Gilad Atzmon a fait une déclaration à Berlin devant une assemblée enthousiaste. Voici la vidéo ainsi que la traduction en français de ce discours.

Ces derniers jours, en préliminaire à la cérémonie de récompense humanitaire du Neue Rheinische Zeitung, tout comme le journaliste Ken Jebsen et d’autres, j’ai fait l’objet d’une odieuse campagne de diffamation. Rien de ce qui a été avancé n’a été prouvé par des faits. Tout ceci était constitué par des citations fabriquées de toutes pièces : on m’a traité de « négateur de l’holocauste » et de « relativiste de l’holocauste ». Pourtant, pas une seule référence authentique n’a été faite en rapport avec mes écrits ou mes discours.

Dans mon travail, je critique le fait de réduire l’holocauste à une simple religion, à un dogme intolérant. Dans mes écrits, je proteste contre toutes les lois mémorielles. (Les lois sur la Nakba, sur le génocide arménien, sur l’Holocauste, etc.) L’histoire, pour moi, c’est une tentative de narrer le passé alors que nous allons de l’avant.  En tant que telle, il faut lui permettre de maintenir un discours dynamique, elle doit être sujette à des changements constants et à la révision, même si ces changements apparaissent comme quelque peu inconfortables. Pour moi, l’histoire est un message éthique. Ce n’est que lorsque nous révisons le passé que nous sommes capables, une fois de plus, de repenser notre futur et notre destin.

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S’ils veulent brûler un livre, lisez-le !
(Gilad Atzmon)

Richard Falk - Palestine's Horizon[Note de l’administrateur de ce blog : ayant moi-même été récemment victime d’un missile d’une missive délirante et diffamatoire envoyée depuis la Présidence de la République du CRIF, je ne pouvais faire autrement que relayer cet article de Gilad Atzmon, ex-juif 1 et ex-sioniste toujours aussi juste dans ses analyses et dont je partage totalement le point de vue, y compris, hélas, le pessimisme final. Égalité & Réconciliation ayant fait le travail avant moi, je vous propose de lire directement leur traduction en français ou, bien sûr, de se reporter à l’original pour les anglophones et les perfectionnistes.

Et ceux qui ne connaissent pas encore ce remarquable penseur de la “question juive” pourront par exemple débuter par cet article (en anglais) où il clarifie la différence entre les juifs, le judaïsme et la judéité.]


par Gilad Atzmon, le 21 mars 2017

L’histoire juive est un enchaînement de catastrophes : inquisitions, holocaustes et pogroms. À maintes reprises, tout au long de leur histoire, les juifs se retrouvent victimes de discrimination, de persécution et d’expulsion et, pour la plupart des juifs, ce continuum tragique est en grande partie un mystère. Pourtant, on pourrait s’attendre à ce que les juifs, qui sont, pour sûr, des gens intelligents, iraient fouiller dans leur passé pour le comprendre et pour prendre toutes les mesures nécessaires au changement d’un tel destin.

Je suis né en Israël, j’y ai grandi et il m’a fallu plusieurs années avant de me rendre compte qu’Israël était la Palestine. Quand j’étais jeune Israélien, l’Holocauste et les souffrances juives m’étaient en quelque sorte étrangers ainsi qu’à mes camarades. C’était l’histoire d’un peuple différent, à savoir celle des juifs de la diaspora, et nous, jeunes Israéliens, nous n’aimions pas beaucoup leur passé juif. Nous ne voulions pas nous associer à ces gens, tellement détestés par tant de personnes, si souvent et dans tant de lieux différents.

Effaçant deux mille ans d’un « exil » imaginaire, nous nous voyions comme les fils et les filles de nos « ancêtres » bibliques. Nous étions de fiers jeunes gens et nous étions dégoûtés de ces histoires de victimisation. Par conséquent, la souffrance juive, à bien des égards, était une énigme pour moi. Mais hier, à la London School of Economics (LSE), j’ai assisté au spectacle d’un juif qui se comportait tellement incroyablement mal, que beaucoup de ce qui jusqu’ici ne me paraissait pas clair, est tout à coup devenu bien trop clair.

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L’antisémite ! Absurdité, hystérie et pouvoir illégitime du “lobby-qui-n’existe-pas” (L’éveillé)

[Note de l’administrateur de ce blog : de la chanson française à texte, bien interprétée et qui dure 7 minutes… il faut sans doute remonter à Georges Brassens pour savourer un pareil moment musical.]

Voir aussi, sur ce blog : L’antisémite, le film.

Pourquoi je ne suis plus de gauche sans avoir jamais
rien fait pour ça ! (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’aurais sans doute été incapable de rédiger en si peu de mots une analyse aussi lucide et claire de l’inversion de paradigme que j’ai personnellement vécue ces dernières années, et plus particulièrement depuis l’affaire Dieudonné, cette nouvelle affaire Dreyfus mais puissance 10. L’auteur est plus âgé que moi (il avait 19 ans en 1967, il en a ou en aura donc 69 en 2017), et a vécu encore davantage que moi une époque où la gauche était vraiment de gauche et anti-impérialiste, tout le contraire du club de traîtres qu’elle est devenue aujourd’hui. Il a nourri comme moi sa réflexion auprès d’auteurs indispensables comme Jean-Claude Michéa ou William Engdahl, de vrais intellectuels qui par contraste donnent envie d’entarter tous les imposteurs médiatiques qui polluent les media de masse.

Je me permets de souligner une phrase de  son article qui me paraît particulièrement importante : “Cette dictature est radicalement nouvelle et pour cette raison vous ne la verrez pas venir.” C’est exactement ce qu’explique de façon simple et pédagogique Jonathan Sturel dans cette vidéo.]


Par Aladin − Décembre 2016

Voilà une bonne question qui est restée sans réponse pour moi pendant de nombreuses années avant d’être élucidée. Les paresseux d’esprit diront qu’après tout c’est bien normal : les jeunes gens sont toujours de gauche par esprit de contradiction et virent naturellement à droite avec l’âge. Mais ce n’est pas la bonne réponse si j’affirme que les convictions que je défendais il y a quarante ans comme étant « de gauche » sont grosso modo les mêmes que celles que je défends aujourd’hui en n’étant plus reconnu comme tel. Ma démonstration sera donc utile à tous ceux qui se pensent encore douloureusement « de gauche » en s’appuyant sur des artifices du genre «  oui mais moi je suis pour la « vraie » gauche, pas celle du PS, pas celle qui s’affiche un peu partout à notre époque ». La gauche qui n’existe pas, quoi.

Revenons en arrière, un peu avant 68 pour brosser le paysage politique. Plus précisément avant la guerre des six jours de 1967. Nous sommes en pleine guerre froide. L’URSS vit à l’ère Brejnev. En France, il existe deux gros partis : le parti gaulliste (l’UNR-UDT de 1962 devenue UDR en 1966) et le parti communiste. Les partis de cette époque peuvent être pertinemment classés les uns par rapport aux autres sur un axe unique gauche-droite ; ce n’est plus le cas maintenant. Ainsi de gauche à droite : les groupuscules trotskistes (sans doute plus ou moins financés par la CIA 1), le PCF (financé par l’URSS), le PSU de Rocard, le PS rachitique qui s’appelle encore SFIO (jusqu’en 1969), La Convention des Institutions Républicaines et les autres clubs d’où venait Mitterrand, les Rad-Socs (comme les radis, rouge dehors, blanc dedans), les centristes de tout poil (qui se disent ni de droite ni de gauche mais qui sont… à l’ouest), l’UDR, divers partis de droite (CNI, etc.) et enfin les groupuscules d’extrême droite (Occident, Parti des Forces Nouvelles, Jeune Nation…) issus des guerres coloniales, de la collaboration, de l’OAS et de l’Action Française, tous unis dans un anticommunisme viscéral.

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Le CRIF et le Poisson qui pue

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson

Voici un cas chimiquement pur de chantage à l’antisémitisme, tel que le CRIF le pratique avec constance et qui, bien entendu, a pour seul effet de faire monter le ressentiment envers la communauté juive, dont la grande majorité n’est pourtant pas du tout alignée sur cette véritable mafia au cœur de la république. Jean-Frédéric Poisson, candidat à la primaire de droite, ne vient en effet que de rappeler ce que tout le monde sait (ou devrait savoir) : que Hillary Clinton n’est qu’un pantin (parfois désarticulé) aux mains des lobbies américains les plus nocifs qui soient, les lobbies bancaire et militaro-industriel, lesquels se recoupent fortement avec le lobby sioniste, notamment l’AIPAC. Lobbies qui ont tous un intérêt à la guerre : peut-être serait-il judicieux de s’en rendre compte pour comprendre la montée des tensions internationales et les plaisanteries de très mauvais goût comme la génération spontanée de l’État “Islamique”.

Mais c’est trop pour le CRIF, qui s’adresse à notre cerveau reptilien en parlant de “propos nauséabonds” et demande une “sanction exemplaire” pour celui qui a osé dire une banalité.

Voir ici les détails de l’affaire sur francetvinfo.

Rafraîchissons donc la mémoire au CRIF et rappelons-lui les propos tenus par le journaliste juif américain Joël Stein en 2008 :

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