{"id":9105,"date":"2017-05-21T08:13:57","date_gmt":"2017-05-21T06:13:57","guid":{"rendered":"https:\/\/aitia.fr\/erd\/?p=9105"},"modified":"2017-05-21T08:13:57","modified_gmt":"2017-05-21T06:13:57","slug":"quand-le-moins-cest-le-plus-antipresse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aitia.fr\/erd\/quand-le-moins-cest-le-plus-antipresse\/","title":{"rendered":"Quand le moins, c&#8217;est le plus <br>(Antipresse)"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_7103\" style=\"width: 210px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-7103\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-7103\" src=\"https:\/\/aitia.fr\/erd\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Slobodan-Despot-Geneve-2006-300x286.jpg\" alt=\"Slobodan Despot au salon du livre \u00e0 Gen\u00e8ve en 2006\" width=\"200\" height=\"191\" srcset=\"https:\/\/aitia.fr\/erd\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Slobodan-Despot-Geneve-2006-300x286.jpg 300w, https:\/\/aitia.fr\/erd\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Slobodan-Despot-Geneve-2006-768x733.jpg 768w, https:\/\/aitia.fr\/erd\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Slobodan-Despot-Geneve-2006-600x573.jpg 600w, https:\/\/aitia.fr\/erd\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/Slobodan-Despot-Geneve-2006.jpg 832w\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" \/><p id=\"caption-attachment-7103\" class=\"wp-caption-text\">Slobodan Despot, salon du livre, <br \/>Gen\u00e8ve, 2006<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">[<em>Note de l&#8217;administrateur de ce blog : le dimanche, c&#8217;est (parfois) <a href=\"https:\/\/antipresse.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Antipresse<\/a> et je vous livre, cette fois, la deuxi\u00e8me partie d&#8217;une lettre de Slobodan Despot, sans vous avoir communiqu\u00e9 la premi\u00e8re, mais avec une introduction de sa plume la rendant parfaitement compr\u00e9hensible. Elle traite du je\u00fbne et me semble au c\u0153ur des probl\u00e8mes de nos soci\u00e9t\u00e9s &#8220;modernes&#8221; ou &#8220;progressistes&#8221;, qui ont un peu perdu l&#8217;habitude de douter d&#8217;elles-m\u00eames. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le je\u00fbne dont il est question ici est \u00e0 prendre au sens premier : il s&#8217;agit de privation de nourriture. J&#8217;invite cependant mes lecteurs \u00e0 m\u00e9diter sur des acceptions plus larges de ce terme : la privation de biens mat\u00e9riels, voire la privation &#8220;d&#8217;information&#8221;, particuli\u00e8rement \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 tout objet de la vie courante se doit d&#8217;\u00eatre &#8220;connect\u00e9&#8221; (pour mieux vous d\u00e9connecter du r\u00e9el ?). <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>En exergue d&#8217;un des chapitres de ma th\u00e8se j&#8217;avais choisi cette citation de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Raymond_Ruyer\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Raymond Ruyer<\/a> que je trouve plus que jamais d&#8217;actualit\u00e9 :<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>&#8220;Les intoxications par l&#8217;instruction sont bien plus graves que les intoxications par les sous-produits de l&#8217;industrie. Les encombrements d&#8217;information bien plus graves que les encombrements de machines et d&#8217;ustensiles. Les indigestions de signes, plus graves que les intoxications alimentaires.&#8221;<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Il me restera ult\u00e9rieurement \u00e0 d\u00e9finir plus pr\u00e9cis\u00e9ment cette notion d&#8217;information, au c\u0153ur de tant de nos probl\u00e8mes. Mais c&#8217;est un vaste chantier qui n&#8217;est pas encore d&#8217;actualit\u00e9.<\/em>]<\/p>\n<hr \/>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Les promesses de la faim (2\u00e8me partie)<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019avais l\u2019intention de d\u00e9velopper dans ce num\u00e9ro d\u2019Antipresse la qu\u00eate du \u00abm\u00e9decin int\u00e9rieur\u00bb que j\u2019\u00e9voquais la semaine derni\u00e8re et dont mon s\u00e9jour sur les bords du Ba\u00efkal aura \u00e9t\u00e9 une \u00e9tape d\u00e9terminante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fil de l\u2019\u00e9criture et de la consultation de mes notes, pourtant, des questions sont apparues. Il n\u2019est pas de sujet plus d\u00e9licat ni plus intime que la sant\u00e9. Quel \u00abguide\u00bb, quel \u00abgourou\u00bb suis-je pour transformer mon cas personnel en exemple \u00e0 suivre? De quel droit et avec quel b\u00e9n\u00e9fice pourrais-je faire de mon exp\u00e9rience \u2014 m\u00eame pas encore bien dig\u00e9r\u00e9e \u2014 une r\u00e8gle universelle ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je caricature, bien entendu. Toute id\u00e9e de doctrine ou d\u2019embrigadement m\u2019est \u00e9trang\u00e8re. Mais elle appara\u00eet n\u00e9cessairement, ne f\u00fbt-ce qu\u2019en germe, dans l\u2019esprit du lecteur sit\u00f4t que quelqu\u2019un lui dit : \u00abVoyez, moi par exemple\u2026\u00bb et se met \u00e0 lui d\u00e9crire les solutions qu\u2019il a trouv\u00e9es pour organiser sa propre vie.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Des pav\u00e9s sous les ronces<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis all\u00e9 en Russie pour ouvrir\u2026 des portes ouvertes ! J\u2019ai emprunt\u00e9 sous accompagnement m\u00e9dical un chemin spontan\u00e9ment parcouru par les hommes depuis la nuit des temps. Le chemin du je\u00fbne \u00e9tait jadis une grand-route, il \u00e9tait m\u00eame la <em>voie royale<\/em> menant au r\u00e9tablissement simultan\u00e9 des \u00e9quilibres du corps et de l\u2019esprit, cet \u00e9tat de pl\u00e9nitude qui seul m\u00e9riterait l\u2019appellation de <em>sant\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sort de cette voie royale ressemble \u00e0 celui des glorieuses <em>vi\u00e6 roman\u00e6<\/em> dont les pav\u00e9s d\u00e9fonc\u00e9s apparaissent parfois dans nos labours ou sur les chantiers des autoroutes \u2014 en obligeant les ing\u00e9nieurs \u00e0 suspendre les travaux et passer la main aux arch\u00e9ologues. C\u2019\u00e9tait davantage qu\u2019une m\u00e9thode de gu\u00e9rison, c\u2019\u00e9tait un art de vivre en s\u2019auscultant et s\u2019\u00e9pargnant soi-m\u00eame tout en \u00e9pargnant ses ressources et celles de son environnement. Une sagesse plus qu\u2019une science, un style plus qu\u2019une discipline.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">_____________________________<\/p>\n<h2 style=\"text-align: justify;\">Quand le moins, c\u2019est le plus<\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">La modernit\u00e9, en un mot, est le r\u00e8gne de la quantit\u00e9. Elle ne se maintient, comme le cycliste en \u00e9quilibre instable sur ses deux roues, qu\u2019en avan\u00e7ant. Sa progression ne se mesure qu\u2019en valeurs <em>quantifiables<\/em>. Pour une philosophie du \u00abtoujours plus\u00bb, toute id\u00e9e de restriction est incompr\u00e9hensible, ou en tout cas inint\u00e9ressante. Or, \u00e0 chacun de ses tournants, la voie du je\u00fbne ne cesse de proclamer que \u00able moins, c\u2019est le plus\u00bb !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 force de ne <em>rien manger du tout<\/em>, on sent rapidement une surprenante sati\u00e9t\u00e9 : manger ne nous <em>int\u00e9resse plus<\/em> au bout de trois jours. Bien s\u00fbr : vous mangez votre masse musculaire, nous r\u00e9p\u00e8te la bienpensance scientiste, le plus souvent par la bouche des m\u00e9decins. Eh non ! C\u2019est faux : on mange sa graisse en tout premier lieu, comme la science elle-m\u00eame l\u2019a abondamment montr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 force de ne plus ing\u00e9rer aucune calorie, on sent un \u00e9tonnant et durable sursaut d\u2019\u00e9nergie venu des profondeurs du corps. On a besoin de marcher, de b\u00eacher un jardin, de s\u2019\u00e9tirer, de dessiner, de bricoler, de peindre&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 force d\u2019ignorer ce rite majeur de nos journ\u00e9es d\u2019animaux sociaux qu\u2019est le repas, nous trouvons soudain un nouvel int\u00e9r\u00eat aux autres, dans ce qu\u2019ils <em>sont<\/em> \u2014 ainsi qu\u2019\u00e0 \u00e0 cet h\u00f4te m\u00e9connu de notre existence qu\u2019est notre propre personne. Nous gagnons deux \u00e0 quatre heures par jour de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 des boyaux et de la t\u00eate pour y penser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pourrais \u00e9num\u00e9rer les d\u00e9couvertes et les sympt\u00f4mes \u00e0 l\u2019infini \u2014 et tomber justement dans ce malaise du \u00abgourou\u00bb que j\u2019\u00e9voquais \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de ce texte. Je le ferai sans doute, car l\u2019exp\u00e9rience est trop importante pour ne pas \u00eatre partag\u00e9e. Mais apr\u00e8s une longue rumination et sous la forme d\u2019un livre. Dans le contexte plus imm\u00e9diat de cette lettre, je dois m\u2019en tenir aux id\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Les guerres de la sant\u00e9<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019itin\u00e9raire que j\u2019\u00e9voque a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9 de longue date. En tant qu\u2019\u00e9diteur ind\u00e9pendant, depuis 2006, j\u2019ai publi\u00e9 une s\u00e9rie d\u2019ouvrages traitant des grands sujets de la sant\u00e9 moderne sous des angles critiques. Je n\u2019avais pas vraiment suscit\u00e9 ces livres ni d\u00e9march\u00e9 leurs auteurs, ils \u00e9taient spontan\u00e9ment venus vers moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019une des publications les plus remarqu\u00e9es des \u00e9ditions Xenia, \u00e0 savoir les \u0153uvres compl\u00e8tes de l\u2019\u00e9co-terroriste Theodore Kaczynski dit <em>Unabomber<\/em>, aborde elle aussi le probl\u00e8me du d\u00e9s\u00e9quilibre int\u00e9rieur chronique de l\u2019\u00eatre humain dans la soci\u00e9t\u00e9 industrielle. A l\u2019automne 2009, l\u2019ouvrage du pharmacologue Bernard Dugu\u00e9 <em><a href=\"https:\/\/lebookshop.net\/prod\/514\/sante\/livres\/actualite\/h1n1,-la-pandemie-de-la-peur\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">H1N1 la pand\u00e9mie de la peur<\/a><\/em> fut le seul des 37 titres annonc\u00e9s dans l\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise et traitant de cette menace omnipr\u00e9sente \u00e0 ne pas la prendre au s\u00e9rieux et \u00e0 pr\u00e9dire une grippe moins meurtri\u00e8re que la plupart des vari\u00e9t\u00e9s saisonni\u00e8res. Il avait raison, seul contre tous. C\u2019\u00e9tait une simple affaire de sang-froid, d\u2019observation et de bon sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est avec les m\u00eames armes que <em><a href=\"https:\/\/lebookshop.net\/prod\/517\/sante\/livres\/actualite\/la-piqure-de-trop\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">La piq\u00fbre de trop ?<\/a><\/em> de Catherine Riva et Jean-Pierre Spinosa (2010) d\u00e9composait la redoutable op\u00e9ration de marketing m\u00e9dical qui a abouti \u00e0 l\u2019instauration g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des vaccinations contre le cancer du col de l\u2019ut\u00e9rus dans les pays industrialis\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sant\u00e9, ou plus exactement la maladie comme \u00e9tat ordinaire de l\u2019humain selon le Dr Knock, est devenue une industrie, un march\u00e9 et une religion dans notre soci\u00e9t\u00e9 \u00abavanc\u00e9e\u00bb. Hormis le bon sens et la lucidit\u00e9, il faut une certaine force morale pour oser affronter les dogmes de cette institution centrale du \u00abgrand hospice\u00bb dont nous sommes tous plus ou moins les pensionnaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voie du je\u00fbne est une discipline trop archa\u00efque et trop animale pour ce monde-l\u00e0. Sa simplicit\u00e9 n\u2019offre pratiquement aucune prise \u00e0 l\u2019ing\u00e9ni\u00e9rie et au d\u00e9veloppement. Son d\u00e9pouillement \u00e9limine le profit commercial. Elle constitue, de tous ces points de vue, un v\u00e9ritable manifeste antimoderne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or j\u2019ai pu d\u00e9couvrir, \u00e0 partir du moment o\u00f9 je m\u2019y suis int\u00e9ress\u00e9, que bien des gens autour de moi la connaissaient, et la pratiquaient, sans instruction livresque. Elle s\u2019est transmise par les voies souterraines, coutumi\u00e8res et familiales, qui \u00e9chappent au contr\u00f4le de la science et de l\u2019assurance. Nombre d\u2019artistes et de sportifs, en particulier, s\u2019y livrent sans en parler pour \u00e9viter la moquerie et la pol\u00e9mique.<\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\">Un itin\u00e9raire de rencontres<\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entrer en je\u00fbne ressemble un peu, toutes proportions gard\u00e9es, \u00e0 une entr\u00e9e en r\u00e9sistance. On se d\u00e9couvre une cause commune avec des gens dont, a priori, tout nous s\u00e9pare. Il y a des signes discrets, des mots de passe, des destin\u00e9es humaines peu ordinaires. Mon propre itin\u00e9raire jusqu\u2019au lac Ba\u00efkal et au-del\u00e0 passe par des rencontres marquantes : Walter, le psychiatre polyglotte suisse aux id\u00e9es totalement libres, Luciano, le beau vieillard toscan qui a retrouv\u00e9 et maintenu sa grande forme par des jeunes d\u2019un mois et davantage, sa fille Claudia qui a consacr\u00e9 sa vie dans la lointaine Russie \u00e0 organiser et populariser ces m\u00e9thodes. Sylvie et Thierry, les cin\u00e9astes-reporters qui ont trouv\u00e9 l\u2019angle et le ton justes pour vulgariser ce sujet malcommode. Et puis tous ces m\u00e9decins bouriates et russes, hautement form\u00e9s et cultiv\u00e9s, qui s\u2019emploient \u00e0 concilier la sagesse traditionnelle avec les m\u00e9thodes modernes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus loin \u00e0 l\u2019arri\u00e8re-plan, l\u2019incroyable libert\u00e9 d\u2019esprit avec laquelle le Dr Nikola\u00efev sut d\u00e9velopper ses observations sous la chape de plomb de la bureaucratie sovi\u00e9tique, il y a 60 ans. La colossale masse d\u2019exp\u00e9riences du pionnier am\u00e9ricain Herbert Shelton. Ou l\u2019intr\u00e9pide combat de ce merveilleux \u00e9crivain d\u2019il y a un si\u00e8cle, Upton Sinclair, candide et engag\u00e9, qui consacra tant de textes et de conf\u00e9rences \u00e0 d\u00e9fendre un mode de vie en voie de criminalisation dans son pays soumis \u00e0 la loi des lobbies. Son livre <em><a href=\"https:\/\/archive.org\/details\/fastingcure00sinciala\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The fasting cure<\/a><\/em> (1911) demeure une lecture moralement exaltante, en plus d\u2019\u00eatre une tr\u00e8s bonne introduction au sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, les mentalit\u00e9s \u00e9voluent, et rapidement. Dans les ouvrages et les documentaires qu\u2019on y consacre, la discipline du je\u00fbne total est symbolis\u00e9e le plus souvent par un simple verre d\u2019eau claire. Cette all\u00e9gorie coupe court \u00e0 bien des discussions et des dilemmes : s\u2019agit-il d\u2019une <em>discipline m\u00e9dicale<\/em>, d\u2019une <em>th\u00e9rapie<\/em>, d\u2019un <em>mode de vie<\/em> ? Oui, mais ce n\u2019est pas tout. C\u2019est aussi une esth\u00e9tique, proche de la nudit\u00e9 du <em>zen<\/em> ou de la pl\u00e9nitude monacale. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la simple eau potable devient \u00e0 son tour un enjeu strat\u00e9gique dans un monde \u00e9puis\u00e9 par la surconsommation, certaines \u00e9vidences commencent \u00e0 poindre de nouveau. Les voies anciennes envahies par les ronces m\u00e9riteraient peut-\u00eatre un peu de d\u00e9sherbage\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[Note de l&#8217;administrateur de ce blog : le dimanche, c&#8217;est (parfois) Antipresse et je vous livre, cette fois, la deuxi\u00e8me partie d&#8217;une lettre de Slobodan Despot, sans vous avoir communiqu\u00e9 la premi\u00e8re, mais avec une introduction de sa plume la rendant parfaitement compr\u00e9hensible. 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