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L’arithmétique est complotiste

Cet article sera certainement le plus court de tous ceux que j’ai écrits pour ce blog.

En novembre 2018, les États-Unis d’Amérique comptaient (au millier près) 153 066 000 électeurs inscrits.

Lors de l’élection présidentielle de 2020, Joe Biden a obtenu (selon Wikipédia) 81 268 867 voix et Donald Trump 74 216 747.

81 268 867 + 74 216 747 = 155 485 614.

Voilà, c’est tout. C’était du journalisme d’investigation pour fainéants.

Les plus pinailleurs pourront néanmoins trouver des analyses plus poussées de l’élection présidentielle de 2016 ici, à titre de comparaison. Le nombre total de votants était alors d’un peu moins de 138 millions.

6 commentaires sur “L’arithmétique est complotiste

  1. L’explication se trouve sur le site du census américain : il faut regarder le fichier Excel intitulé “Table 2. Reported Voting and Registration…”, en lien ici : https://www.census.gov/newsroom/stories/woman-suffrage-100th-anniversary-ratified-congress.html

    Le chiffre de 153 066 000 correspond aux citoyens qui ont répondu à la question. Il y a près de 42 millions de citoyens qui n’ont soit pas répondu, soit pas été interrogés par le recensement. 33,8 millions ont répondu qu’ils n’étaient pas enregistrés.

    Le nombre d’électeurs enregistrés était donc largement supérieur à 153 millions en 2018. Et nettement supérieur à 155 millions en 2020. Les chiffres précis ont l’air d’être compliqués à obtenir, en revanche, avec la diversité des lois et des systèmes d’information entre Etats.

    1. Ce n’est pas aussi simple que cela. Il y a bien eu en effet en novembre 2018 153 millions et des poussières d’électeurs inscrits dont on sait qu’ils le sont parce qu’ils ont répondu à la question, soit 66,9 % de la population pouvant voter. Parmi eux, 122 millions et des poussières ont effectivement voté soit 53,4 % de la population pouvant voter ou 79,9 % des inscrits connus. Et il y avait presque 42 millions d’électeurs potentiels dont on ne sait pas si ils étaient inscrits.

      Mais il est évident que lors d’une élection tous les votants sont connus comme étant inscrits (à moins de supposer qu’on puisse voter sans être inscrit… certes ça semble s’être produit à relativement grande échelle en 2020, mais ce n’est pas la règle standard). Donc les inscrits “inconnus” susceptibles de gonfler le chiffre de 153 millions sont nécessairement non votants (en 2018).

      Il faudrait donc supposer qu’en 2020 on ait eu un bond de 122 à 155 millions de votants, soit +33 millions ou +27 %, pour que cela soit possible… bien sûr, sur le strict plan mathématique la réserve de citoyens autorisés à voter est suffisante, mais le simple fait que les votants de 2020 dépassent les inscrits connus de 2018 est une grosse pilule qui devrait être très difficile à avaler pour n’importe quel journaliste. Mais pourquoi donc ne se posent-ils jamais ce genre de question simple ?

      Cela dit, cet article avait davantage pour but de critiquer la passivité journalistique que de démontrer quoi que ce soit… en matière de fraude, si vous suivez les sources balancées depuis le 3 novembre, il y a pléthore de preuves. Et si vous ne les suivez pas, attendez-vous à un feu d’artifice prochainement !

      1. “Donc les inscrits “inconnus” susceptibles de gonfler le chiffre de 153 millions sont nécessairement non votants (en 2018).” Non, je ne crois pas que cela soit le cas. Les chiffres du recensement et ceux des autorités électorales ne communiquent pas nécessairement. Vu l’organisation décentralisée du processus électoral, c’est même très peu probable.

        Par ailleurs, il ne faut pas comparer l’électorat des mid-terms de 2018 avec les élections présidentielles de 2020, mais avec la présidentielle de 2016. L’écart est nettement moins grand: il y avait 137,5 millions de votants en 2016. Compte tenu de la très forte mobilisation autour de cette élection, l’augmentation de 18 millions n’a rien d’anormal, à mon sens.

        1. Pour votre première remarque, j’ai quand même des doutes, car une élection est quand même le moyen le plus sûr pour compter les inscrits… mais après tout, vu le foutoir général qui règne là-bas en matière électorale, pourquoi pas.

          Ensuite d’accord pour comparer 2020 à 2016 plutôt que 2018, donc 155 à 137,5 plutôt que 155 à 122. Il ne faut donc “que” un peu moins de 18 millions d’inscrits supplémentaires. C’est peut-être jouable, mais le nombre d’extravagances de tous ordres dans cette élection est tel (la première étant le contraste entre les “performances” de campagne de Joe et son succès) que l’explication la plus simple me semble quand même l’invention d’inscrits pure et simple (ou les votes multiples d’une seule personne), fraudes par ailleurs avérées. Les morts ont voté, et pas qu’un peu !

          Cela dit cet article ne prétendait pas être une démonstration mathématique mais plutôt une façon de souligner l’absence de curiosité d’un certain journalisme.

  2. Rebonsoir François,

    j’aimerais connaitre votre avis sur l’élection présidentielle américaine. Plus précisément:
    1) considérez vous la fraude comme avérée ?
    2) la justice a écarté les recours présentés par Trump, est ce parce que les juges ont craint de déstabiliser les USA en validant les allégations de fraude ?
    3) A votre avis, que va t il se passer dans les semaines qui viennent aux USA ?
    4) sur le plus long terme, est ce que les choses vont finir par rentrer dans l’ordre pour les démocrates ?

    Merci !!
    Bien cordialement
    Francis

    1. Très rapidement car je ne suis pas un expert en ce domaine :

      1) Oui, absolument, les preuves sont “overwhelming”, accablantes. Et pas que chez les démocrates d’ailleurs, le système de fraude organisée est très profondément ancré dans la “démocratie” américaine. Il est juste plus visible et spectaculaire cette année parce qu’il s’est trouvé un président très populaire pour “nécessiter” une fraude plus voyante et, pas de chance, ce même président n’avait aucune envie de la laisser passer… par contre mon petit doigt me dit qu’il n’a rien fait non plus pour l’empêcher car il avait l’intention de la montrer en mondovision.

      2) Je pense plutôt que les juges (certains au moins) sont tenus par diverses casseroles ; et les USA sont de toute façon déjà déstabilisés. De plus, ils ne peuvent ignorer même depuis leur tour d’ivoire que Trump est très populaire, et qu’aller contre lui entraînerait une déstabilisation encore plus grande. Ne pas confondre le pays réel et ce qu’en présentent les media, qui sont le cœur du problème !

      3) Je n’ai pas de boule de cristal !

      4) Je ne sais pas ce que vous appelez “rentrer dans l’ordre”, mais si c’est “Biden président”, non, certainement pas, et d’ailleurs ce n’était même pas leur but ! Biden n’est à l’évidence qu’un homme de paille qui n’a même plus toute sa tête. C’est un marchepied pour Kamala, rien de plus (qui elle-même est certainement téléguidée par d’autres, mais là je ne m’avancerai pas davantage).

      En vérité je pense que c’est le système électoral américain dans son ensemble qui va exploser, et je pense que c’est une très bonne chose vu son état de pourriture qui ferait rougir de honte bien des républiques bananières. Et cela passera également par un effondrement médiatique, ce qui est aussi une très bonne chose, car cela forcera des millions de citoyens à devenir adultes.

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