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Travaux dirigés (corrigé, 3/3)

high-chancellor-r-vLe 11 septembre dernier, nous prenions connaissance du scénario proposé par Stan Lee Kubitainer pour le prochain épisode de son thriller politico-fantastique. Il y a deux semaines, nous lisions la première partie des commentaires de son conseiller scientifique Dimitri Stahleier, consacrée à la fausse attaque aérienne du BHL et à l’impossibilité de faire autrement que de violer – en images – les lois de la physique. Puis, la semaine dernière, nous avons vu comment le BHL pouvait être détruit par l’ANUS, cette fois bien réellement, et donc en respectant scrupuleusement ces lois. Voici pour terminer les remarques dont devra tenir compte Stan Lee Kubitainer pour la suite des épisodes, car si le coup d’État médiatique a toutes les chances de réussir, et les Kamelreiter d’être accusés du complot, l’ANUS laissera des traces trop voyantes pour ne pas, à la longue et une fois la sidération de l’événement dissipée, éveiller de forts soupçons sur l’alibi présidentiel, voire permettre à quiconque maîtrise la physique de comprendre quel était le véritable mode de destruction du BHL.


4. Les conséquences visibles de l’explosion de l’ANUS

4.1 Les poussières de toute nature

Il faut insister sur un point : en raison des pressions exceptionnellement élevées et du front d’onde exceptionnellement raide créé par l’explosion nucléaire, les poussières générées proviendront de l’ensemble des matériaux, et non seulement des matériaux fragiles (généralement le béton) comme dans les démolitions classiques. Comme les gratte-ciel sont habituellement en acier (à moins que sur Sibaïag on utilise des matériaux encore meilleurs, comme la fibre de carbone ou d’autres matériaux synthétiques, mais qui devront de toute façon avoir une bonne résistance en traction), l’analyse chimique des poussières pourra révéler de grandes quantités de fer (le constituant majoritaire de l’acier) qu’il sera difficile d’expliquer par de simples incendies ayant entraîné l’effondrement, comme l’alibi présidentiel le prétend. Leur aspect, plutôt sombre s’il s’agit de poussières métalliques (tout métal finement divisé tend vers le noir, c’est ce qui donne le cambouis !) pourra même intriguer des observateurs attentifs sans moyen d’analyse chimique. Ceci pourrait mettre la puce à l’oreille des habitants d’Akirema, mais pas forcément les guider vers la solution : en effet des techniques de découpe pyrotechniques habituelles de l’acier produisent, bien évidemment, elles aussi de petites particules de fer – mais en quantité bien moins importante il est vrai, puisque limitée aux traits de découpe.

4.2 La contamination radioactive

Un effet collatéral de cette énorme quantité de poussières sera la contamination radioactive. Insistons bien sur la différence entre contamination et irradiation : l’exposition à une source radioactive extérieure au corps se nomme irradiation, tandis que l’exposition à une source interne (ingérée, inhalée, ou rentrée à l’intérieur du corps par quelque moyen que ce soit) se nomme contamination. La seconde est bien plus redoutable que la première, car il est possible de se protéger de l’irradiation en s’éloignant de la source et en interposant entre elle et le corps des écrans divers (qui peuvent être une simple feuille de papier ou des mètres d’épaisseur de béton, suivant la nature du rayonnement) ; par contre, une fois la source à l’intérieur du corps, elle peut y rester très longtemps si elle n’est pas éliminée par les voies naturelles, et fait de gros dégâts car elle se trouve immédiatement en contact avec des cellules.

Contrairement à ce qu’on croit souvent, la quantité de radioactivité relâchée par une explosion nucléaire, surtout souterraine et surtout s’il s’agit d’une bombe H (à fusion), n’est pas si énorme que cela ; il est possible de s’en protéger assez facilement en prenant des mesures assez simples pendant quelques jours. Comme je le disais précédemment, le nucléaire civil ne se limite pas aux centrales et aux brise-glace atomiques. Dans les années 60, Russes et Américains avaient chacun leur programme d’explosions nucléaires pacifiques, Operation Plowshare pour les premiers et les Explosions Nucléaires pour l’Économie Nationale pour les seconds. Le but était d’utiliser la formidable puissance des explosions nucléaires pour des travaux de génie civil qui, sans elles, auraient pris beaucoup plus de temps et coûté beaucoup plus d’argent. On trouve même des films de propagande soviétiques sur le tir Chagan montrant des baigneurs nager dans le lac produit peu après l’explosion… et il s’agissait pourtant d’une bombe A !

1965 : on se baigne sans crainte dans le lac Chagan
fraîchement creusé à la bombe A…

Mais le problème dans ce scénario est que l’explosion doit être gardée secrète, et qu’il est donc impossible pour les autorités d’Akirema de prendre ouvertement toutes les mesures de protection de la population, ou même des secouristes et pompiers qui ne manqueront pas d’affluer sur le site après l’effondrement du BHL. Certes on pourra donner des masques comme on le fait toujours pour éviter d’inhaler la poussière ordinaire, mais la contamination radioactive est beaucoup plus insidieuse et nécessite vraiment des mesures draconiennes : masques respiratoires totalement étanches aux poussières, lavage soigneux de toute la tenue vestimentaire, semelles comprises, etc. Il sera donc impossible de justifier ce niveau de protection sans en donner la raison, et la conséquence directe sera la maladie et la mort à petit feu de bon nombre de personnes venues secourir les victimes. On peut même prévoir que ce seront les chiens renifleurs, particulièrement exposés, qui seront les premières victimes. Les cancers radio-induits étant souvent spécifiques, il sera difficile d’en attribuer la cause à d’autres raisons, comme des pollutions chimiques ou la simple inhalation des poussières non radioactives. Ils ne se déclareront généralement que plusieurs années après (sauf pour les chiens), mais éveilleront sans doute les soupçons par leur nombre inhabituel.

4.3 Le tremblement de terre

Un autre phénomène collatéral qui pourra éveiller les soupçons sera le séisme généré par l’explosion. Pas un séisme gigantesque, certes, et pas de quoi détruire les autres bâtiments du quartier (sinon on n’aurait pas conçu cet ANUS !), mais tout de même un séisme bien net, et très caractéristique des explosions nucléaires : le signal sismique qu’il produit se distingue très aisément de celui des séismes naturels. Il faudra donc, là aussi, trouver une “bonne explication” pour ce séisme qui ne manquera pas d’être enregistré dans les stations sismologiques environnantes. La seule explication “valable” semble être d’attribuer le séisme à la chute du BHL… ce qui peut sans doute passer auprès du grand public, mais pas auprès des physiciens ou des géophysiciens. En effet, quelle que soit la taille du BHL, l’effondrement d’un gratte-ciel n’est en rien assimilable à la chute d’un corps solide (comme une météorite) qui vient percuter le sol : l’effondrement d’un bâtiment ne produit aucun signal sismique important, pour la bonne raison que le sol ne subit aucune percussion, et de façon générale aucune déformation brutale comme c’est le cas pour les séismes naturels dus à des ruptures de failles ! Les lois de Newton sont là encore formelles : de même qu’elles imposent de faire mentir la physique pour réaliser la fausse attaque aérienne du BHL via des aéronefs fantômes s’engouffrant entièrement dans un bâtiment plus résistant qu’eux, comme je l’expliquais dans la première partie de mes commentaires, elles imposent ici de faire mentir la sismologie en attribuant l’origine d’un séisme à un phénomène qui ne peut en aucun cas en produire un.

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En haut, sismogrammes des tests nucléaires coréens des 25 mai 2009 (rouge) et d’octobre 2006 (noir). En bas, sismogramme d’un tremblement de Terre.

Un autre problème viendra bien sûr du décalage temporel entre le séisme réel et l’effondrement, puisque comme je l’expliquais précédemment, le premier précède le second d’un temps très mesurable, pouvant même être dans certains cas très long ; mais puisque la plage de délai est grande (de quelques secondes à plusieurs heures), supposons que c’est le cas le plus favorable qui adviendra, et que les autorités d’Akirema n’auront qu’à truquer les données de quelques secondes, soit en avançant l’instant de l’effondrement soit en reculant celui du séisme, pour faire coïncider les deux. Notons également que l’instant précis du début du séisme n’est connu, depuis une station enregistreuse, qu’en faisant des hypothèses sur la vitesse de propagation des ondes entre le lieu du séisme et celui de l’enregistrement ; il y a donc là aussi matière à tricherie, même si l’on peut penser que des scientifiques spécialistes de la chose ne se feront pas avoir si facilement.

Mais encore une fois, le principal problème n’est pas là : il est dans l’impossibilité d’attribuer un relevé sismique à un phénomène qui ne peut produire de séisme, et pire encore, un relevé sismique qui rappellera chez les spécialistes un autre phénomène très connu !

4.4 Les températures élevées et les incendies persistants

Les explosions nucléaires, parce qu’elles libèrent une énorme quantité d’énergie de façon très concentrée dans l’espace et sur un temps très bref, génèrent des températures astronomiques, de plusieurs millions de degrés. Autant dire une zone où les distinctions entre gaz, liquide et solide n’ont plus cours ; tout est réduit à l’état de plasma, c’est une “soupe ultra-chaude” où plus aucune molécule, plus aucun atome ne garde son intégrité. Bien sûr, ces températures ne concernent qu’un volume relativement réduit, et caché dans le cas des explosions souterraines : rien de semblable à la “boule de feu” visible caractéristique des explosions aériennes. Mais le deuxième principe de la thermodynamique nous apprend que la chaleur s’écoule spontanément du chaud vers le froid, et cette chaleur intense va donc diffuser petit à petit dans le sol, jusqu’à remonter à la surface de façon visible, même si les températures y seront bien entendu très inférieures. Cependant, puisque l’ANUS doit être placé à une profondeur adéquate pour détruire le BHL (et rien d’autre !), l’explosion ne peut pas se produire à très grande profondeur (plusieurs centaines de mètres), comme c’est le cas dans certains tests nucléaires souterrains où l’augmentation de température en surface peut passer inaperçue. Juste sous les décombres, le sol sera donc extrêmement chaud, allant jusqu’à provoquer la fusion du métal voire de la roche.

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Au XVIème siècle, les métaux ferreux sont encore élaborés sous forme solide ou pâteuse, la loupe (D), faute de températures
suffisantes pour obtenir leur fusion dans les bas-fourneaux.
source : Georgius Agricola, De re metallica (1556)

Puisque l’alibi officiel de l’effondrement repose sur les incendies qui faisaient rage dans le BHL, on tentera naturellement d’expliquer ces températures extraordinaires par la chaleur des incendies ravageant encore les décombres. Mais la thermodynamique est têtue et son deuxième principe empêche toujours la chaleur de s’écouler spontanément du moins chaud vers le plus chaud ; or on observera des phénomènes (fusion de l’acier par exemple) impossibles à obtenir avec de simples incendies. De plus, alors que des feux au niveau du sol ou du sous-sol sont assez aisés à éteindre en raison d’une alimentation en oxygène restreinte et, pour les poches souterraines, de la facilité à les noyer, on observera ici des incendies se déclenchant régulièrement pendant des semaines voire des mois, preuve que ce ne sont pas les incendies qui provoquent ces températures élevées mais les températures élevées qui provoquent les incendies.

4.5 Les fumerolles

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Naturels ou artificiels, les nuages blancs sont généralement faits d’eau
passant de l’état vapeur à l’état liquide.

Un autre problème pour l’alibi officiel viendra de la couleur des “fumées d’incendies”, qui sera bizarrement plutôt blanche que noire. Pour une raison simple : ce ne seront pas (majoritairement) de véritables fumées de combustion, mais pour l’essentiel des nuages formés par l’évaporation-condensation de l’eau, tels ceux qu’on peut voir en sortie des tours de refroidissement de centrales thermiques, ou dans certaines zones de sources thermales. Toute grande ville est située à proximité d’un grand cours d’eau, et son sous-sol ne peut pas être sec dès qu’on descend quelques mètres sous la surface. Les constructeurs de métros le savent bien… et doivent étanchéifier soigneusement les tunnels pour éviter les inondations. Autour des sous-sols et fondations d’un grand bâtiment comme le BHL, il devrait y avoir logiquement le même genre de protection contre les infiltrations d’eau de la nappe phréatique voire directement d’un fleuve proche, prenant appui sur le socle rocheux puisqu’on construit rarement des gratte-ciel sur un sol meuble. Cette barrière d’étanchéité sera bien sûr sérieusement endommagée par l’explosion souterraine, permettra des infiltrations d’eau abondantes et ces infiltrations se transformeront instantanément en vapeur d’eau sous l’effet des très hautes températures du sous-sol, puis cette vapeur, s’élevant dans l’atmosphère, se recondensera très vite en formant de jolis nuages blancs… sans doute un peu radioactifs quand même. Mais en tout cas d’un aspect très différent de celui des fumées d’incendies, toujours assez noires.

4.6 La quantité d’énergie thermique dégagée

Une des lois les mieux connues de la physique est la conservation de l’énergie, qui ne se perd ni ne se crée, mais se transforme seulement. Or l’énergie dégagée par la bombe de l’ANUS (ce qu’on appelle généralement puissance, mais c’est une erreur) doit forcément se retrouver quelque part. Bien sûr, elle sert à détruire le bâtiment, puisque c’est le but du dispositif, mais en réalité cette énergie de destruction est une assez faible part de l’énergie totale dégagée lors de l’explosion, qui se retrouve très majoritairement dissipée sous forme de chaleur dans le sous-sol, et crée donc ces phénomènes étranges de très hautes température en surface. Or l’estimation de l’énergie dégagée par un sol chaud est un problème de transfert thermique banal, le genre de calcul que tout chauffagiste compétent doit savoir faire pour dimensionner correctement un plancher chauffant. Il suffira donc de connaître les températures de surface et leur évolution dans le temps pour obtenir assez facilement une estimation de l’énergie thermique dégagée – donc de l’énergie (“puissance”, dans le langage courant) de la bombe, pour quiconque aura l’audace d’émettre cette hypothèse. Ce qui devrait logiquement donner des valeurs astronomiques, et en tout cas peu compatibles avec un incendie classique, car une “petite” bombe nucléaire ne peut suffire à détruire proprement un gratte-ciel. Voyons pourquoi.

Le principe même de l’ANUS consiste à fragiliser la majeure partie du bâtiment (et si possible, la totalité) par l’onde de choc générée par l’explosion. Cette onde de choc perd de son intensité au fur et à mesure qu’on s’éloigne du point de détonation ; les nombreux essais nucléaires souterrains réalisés ont permis d’établir des lois empiriques donnant, pour des essais à grande profondeur ne débouchant pas en surface, les rayons de différentes zones correspondant à différents degrés de destruction de la roche. Dans ce rapport du Commissariat à l’Énergie Atomique par exemple, rédigé suite à des essais nucléaires souterrains français au Sahara, on donne un schéma représentant, pour une explosion à forte profondeur (très loin de la surface) dans du granite, l’aspect final de la zone endommagée :

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Représentation schématique des effets d’une explosion nucléaire souterraine.
Issu de Underground Nuclear Explosion Effects in Granite Rock Fracturing, S. Derlich, CEA.

On y distingue plusieurs zones, dont les rayons sont donnés en fonction de la racine cubique de l’énergie de la bombe, exprimée ici en kilotonnes équivalent TNT. Pourquoi la racine cubique ? Parce que pour une transformation donnée (par exemple fusion de la roche), c’est le volume transformé qui est proportionnel à l’énergie dégagée, or ce volume est proportionnel au cube du rayon. Remarquons que les zones sont au départ à symétrie sphérique (l’explosion étant à grande profondeur, il n’y a pas de “direction faible” vers la surface) mais qu’en raison de la gravité, une fois la pression interne à la cavité redescendue sous un certain seuil, le toit de celle-ci, constitué de roches ayant perdu leur cohésion initiale, s’écroule et se forme alors une “cheminée”.

Les différentes zones et leurs rayons, en fonction de l’énergie E exprimée en kilotonnes, sont d’après cet article :

  • la cavité initiale, de rayon R_{c}=7,3\, E^{1/3}, qui se remplit de roche en fusion et débris divers ;
  • la zone broyée (crushed zone), de rayon externe R_{b}=10\, E^{1/3}, où la roche se trouve très finement divisée, très friable ;
  • la zone fracturée, de rayon externe R_{f}=26\, E^{1/3} ; où la roche est de moins en moins finement divisée, allant d’une granularité de sable grossier à des morceaux de taille centimétrique voire décimétrique ;
  • la zone déformée, de rayon externe R_{r}=35\, E^{1/3}, qui a subi des déplacements irréversibles en raison de la très forte pression générée par l’explosion. Cette zone comporte également des fractures, généralement orthoradiales (perpendiculaires au rayon dirigé vers le centre de l’explosion).

Remarquons qu’il est possible de trouver des chiffres très différents à d’autres sources (issus, dans ce cas, de ce rapport de Los Alamos); ils sont donc à prendre avec précaution, mais la succession des différentes zones est toujours valable, et les formules concernant le rayon de la cavité sont malgré tout cohérentes entre elles puisque 4<7,3<12.

Pour le cas qui nous intéresse, il s’agit d’exploiter l’effet de broyage de l’explosion, puis de laisser tomber le bâtiment ainsi fragilisé dans une cavité en fusion qui viendrait lécher le bas de ses fondations. Si l’explosion a lieu relativement près de la surface, les différentes zones ne seront plus à symétrie sphérique, puisque la roche présentera une résistance moindre entre le point d’explosion et la surface. Elles s’ovaliseront donc vers le haut. De plus, l’onde de choc qui atteindra le bas du gratte-ciel va trouver, dans la structure du bâtiment, de bons guides d’onde qui lui permettront d’être destructive sur une distance plus longue que lorsqu’elle se propage dans une roche relativement homogène. Si le BHL fait une hauteur h, par exemple, et que la charge nucléaire est enfouie à la profondeur p, il n’est certainement pas nécessaire d’utiliser une énergie telle que la zone broyée en explosion profonde ait un rayon de h+p : une énergie nettement moindre sera suffisante.

Tentons néanmoins le calcul avec h+p=500\,m : pour avoir R_{b}=500\,m, il faut une énergie de :

    \[ E=\left(\frac{R_{b}}{10}\right)^{3}=50^{3}=125\,000\, kt \]

Soit 125 mégatonnes, plus du double de l’énergie de la plus grosse bombe nucléaire jamais utilisée, la Tsar Bomba de 57 mégatonnes ! C’est évidemment délirant, car si, par exemple, ces 500 m se décomposent en p=100\,m et h=400\,m, alors le rayon de la cavité obtenu d’après les formules ci-dessus monte à 365 m, ce qui signifie que l’explosion n’est plus souterraine du tout !

Si l’on prend les formules très différentes de Wikipédia citées plus haut, pour cette même valeur de R_{b}=500\,m, on va trouver (dans l’hypothèse basse) :

    \[ E=\left(\frac{R_{b}}{40}\right)^{3}=12,5^{3}\approx2\,000\, kt \]

Ce qui est un tout petit peu moins délirant mais encore très excessif, le rayon de la cavité étant dans ce cas encore de 150 m, et l’explosion débouchant encore largement en surface.

Or le critère déterminant est bien sûr que la cavité ne débouche jamais en surface, et ne fasse qu’affleurer le bas des fondations, entraînant la chute du bâtiment fragilisé. Il est par ailleurs inutile de broyer finement la totalité du bâtiment, mais seulement de le fragiliser suffisamment pour qu’il s’effondre sans risquer de basculer d’un bloc.

Il est difficile de donner des chiffres précis, puisque la progression de l’onde destructrice sera anisotrope, dépendante de la structure du bâtiment, et que même en milieu souterrain isotrope les différentes sources dont nous disposons ne sont pas d’accord entre elles. Néanmoins, il est clair que les énergies mises en jeu doivent être énormes pour que l’ANUS fonctionne correctement et ne se contente pas d’endommager très localement la partie inférieure du BHL. Prenons par exemple, pour essayer de tenir compte de l’anisotropie de la propagation de l’onde de choc, une distance à parcourir de 300 m (50 + 250) et une formule donnant le rayon de la zone à fragiliser qui serait :

    \[ R=60\, E^{1/3} \]

Dans ce cas, l’énergie à utiliser est donc E=\left(\frac{R}{60}\right)^{3}=\left(\frac{300}{60}\right)^{3}=5^{3}=125\,kt, ce qui donnerait un rayon de cavité (si l’on prend la formule du CEA) de 36,5 m ou (si l’on prend celle de Los Alamos) compris entre 20 et 60 m. De tels chiffres sont nettement plus raisonnables, et permettent de confiner l’explosion sous terre avec seulement des effets mécaniquement destructeurs en surface, mais on reste malgré tout dans l’ordre de grandeur de la centaine de kilotonnes, soit une dizaine de fois Hiroshima ou encore, pour parler en joules, pratiquement de l’ordre du pétajoule. Bien évidemment, cette énergie ne pourra pas passer inaperçue, puisque la thermodynamique lui dictera de s’échapper sous forme de chaleur en remontant à la surface.

5. Conclusion

Si je dois donner une appréciation à ce scénario, d’ordre non scientifique, c’est qu’il est particulièrement brillant, surtout dans sa façon de piéger les victimes du coup d’État elles-mêmes et de les empêcher de révéler la véritable nature des événements. De plus, la sidération que ne manqueront pas de produire ces attaques spectaculairement mises en scène empêchera certainement pendant longtemps les esprits même les plus critiques d’entrevoir le fond de l’histoire ; ils percevront sans doute rapidement des incohérences mais ne trouveront pas pour autant d’explication satisfaisante aux événements. Cette situation frustrante perdurera jusqu’à ce que des esprits suffisamment indépendants, ou suffisamment doués pour la véritable abstraction, c’est-à-dire un type de pensée déconnecté d’appréhensions d’ordre émotif qui jouent souvent le rôle de guide inconscient du raisonnement, s’emparent du problème en ne se focalisant pas sur des détails mais en revenant aux fondamentaux les plus solides de la physique, comme les premier et deuxième principe de la thermodynamique.

Je ne saurais vous dire combien de temps la manipulation pourra rester secrète, mais à mon avis, vous pouvez compter sur un grand nombre d’épisodes après ce coup d’État où les habitants d’Akirema, bien que persuadés pour un grand nombre d’entre eux qu’ils se sont fait rouler et ne croyant plus à l’alibi présidentiel, n’arriveront pas à connaître la véritable histoire et laisseront donc courir les véritables auteurs du crime… ce qui devrait, logiquement, conduire à une intensification de la violence terroriste sur Sibaïag.

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11 commentaires sur “Travaux dirigés (corrigé, 3/3)

  1. Faute de connexion ce soir je ne peux qu’attendre demain pour demander des eclairssisssements sur les points qui me perturbent, mais, et juste au passage, et à moins qu’une calorie fasse dorénavant 9 joules je pense que 125kt feraient plutôt 1/2 Péta joule ? Ou alors je me trompe et recevez par avance milles excuses (ou alors il y aurait 2 charges nucléaires parceque 2 bâtiments de 500 mètres, mais sommes nous toujours dans l’abstraction ?)

    1. Non non, vous avez tout à fait raison, 125 kt font bien 0,52 PJ. Mais vous l’avez compris, on est là dans les estimations à la grosse louche, vu les incertitudes, et un demi-pétajoule ça reste quand même “pratiquement de l’ordre du pétajoule”, ce qui est une façon de dire que ce n’est pas de l’ordre du térajoule, par exemple. Comme on disait dans le milieu de théoriciens où j’évoluais étant thésard : “ça vaut 1, à 2π près”.

  2. Ceci dit, et bien que restant circonspect sut certains points, j aime beaucoup le côté tour de prestidigitation : le magicien est sur scène et pendant qu’il détourne votre attention (genre “regardez en haut mesdames et messieurs) C est en bas que le tour de passe passe se réalise …

  3. M. Roby, si votre thèse de la bombe nucléaire souterraine est la bonne, comment expliquez-vous le fait que plus d’une centaine de personnes, dont de nombreux pompiers, aient entendu de nombreux bruits d’explosion dans les deux tours du WTC avant leur effondrement ? Les auteurs des attentats auraient-ils, en plus de la bombe nucléaire souterraine, disséminé des explosifs moins puissants dans des points névralgiques des étages des deux tours ?

    1. Tout d’abord, précisons bien que cet article est une réflexion sur une œuvre de fiction, et non une thèse sur les événements du 11-Septembre… mais bien sûr, si vous avez envie d’y voir des analogies, c’est tout à fait votre droit et je répondrai avec plaisir :)

      Je suis en effet convaincu (car c’est démontrable) que la démolition des trois tours du WTC n’a pu se faire de façon classique, et que la seule façon “non-classique” qui colle avec les faits consiste à recourir à des explosions nucléaires souterraines. Mais d’une part, cela n’empêche pas bien entendu l’utilisation d’explosifs classiques (qui furent de toute façon utilisés pour les découpes des façades), et d’autre part, il y a beaucoup de causes possibles d’explosion dans un gratte-ciel en proie à des incendies, mais qui ne sont pas à proprement parler des explosifs déposés là intentionnellement. C’est une réflexion qu’on trouve souvent chez ceux qui gobent sans la moindre gêne l’anaconda géant de la version dite “officielle”, pour justifier la chute “naturelle” des tours et l’absence totale d’explosifs ; mais ce n’est pas une raison pour la considérer fausse.

      Donc pour résumer :

      – je ne sais pas ce qui a causé ces explosions avant les chutes (à supposer que les témoignages soient fiables) ;
      – je sais qu’une démolition par explosifs classiques ne peut en aucun cas rendre compte des phénomènes observés ;
      – je sais que dans les options connues de la physique à ce jour, seule l’explosion nucléaire souterraine colle avec les données.

      J’en profite pour faire une remarque d’ordre général : méfiez-vous de ceux qui utilisent des arguments du genre “si vous ne savez pas, alors taisez-vous”, car c’est profondément non-scientifique. La démarche scientifique ne vise pas à tout savoir, mais à apporter de façon sûre les réponses à des questions précises. Ceux qui ont réponse à tout sont en dehors de la démarche scientifique ; pour une petite réflexion sur le sujet, voir cet article.

  4. En préambule, je doit confesser que je suis friand de ce genre d’exercices depuis l’enfance … et puisque j’en suis au registre des confessions, je vous avouerai que le cinquième point (la conclusion) m’a beaucoup amusé : autant pour l’auteur (du rapport) félicitant l’auteur (du scénario), que pour le constat que seul un scientifique “doué et indépendant” sera capable de démêler l’écheveau de la supercherie …. en somme, une sorte de “super-scientifique” avec collants, cape et bottes de cuirs (recherchez les couleurs sobres, un coté trop “arc en ciel” aurait un caractère “super-scientifique-pour-tous”).
    Bon vous m’avez mis d’humeur badine dimanche soir dernier…
    Plus sérieusement, en se cantonnant à fiction évoquée, et à “la grosse louche” (toujours citer les bons auteurs), l’idée de l’explosion nucléaire souterraine est vraiment intéressante, gonflée mais habile. Malin également de faire exploser des charges nucléaires au moment de l’effondrement parce que tout effet au sol sera plus ou moins camouflé par la chute du building. Au reste a ce propos, il est très possible que la réflexion d’Eric ainsi que votre réponse soient corrects : la synchronisation de charges “classiques” très détonantes, genre tolite ou pentrite, histoire de fracturer opportunément au moins la partie supérieure du bâtiment, afin d’accréditer la théorie des avions coupeurs de gratte ciels. Néanmoins, l’existence d’une double charge (l’une, très cinéma, du type petit explosif et naphtaline pour la couleur, simulant l’impact des avions, et l’autre pour fracturer au moment voulu) me laisse dubitatif dans sa manipulation et son usage.
    Mais ma question principale est toute autre : bien que nous traitions “à la louche” toutes ces sortes de choses, la charge estimée de 125kt étant assez conséquente, d’une part, et relativement peux profonde dans votre scénario d’autre part, ne prenez vous pas le risque d’avoir un cratère (120 mètres de diamètre au max) dont la largeur dépasserait l’empreinte au sol du building ? voire, dont les effets (enterrés a 50 mètres pour une cavité d’effondrement de 60 mètres de rayon ?) seraient en partie externes et donc dévastateurs a l’extrême, ne laissant aucun doute sur la nature nucléaire de la source d’énergie ? je suppose que votre but est d’obtenir une zone “d’effritement” de l’immeuble importante, expliquant la quantité de poussières gigantesque lors des événements du 09/11 mais alors nous ne serions plus dans l’abstraction, et du coup je trouve qu’il serait délicat, sans une énorme préparation, que la première explosion n’affecte pas le dispositif de la seconde.
    Je ne cherche pas une explication pour tout, j’ai bien retenu votre leçon précédente et la trouve aussi honnête que juste. Ma question est de fait : pourquoi pas des charges nucléaire beaucoup plus faibles, fractionnant uniquement le cœur du building ?
    Enfin pour conclure (tout a fait momentanément !), et parce que vous soulevez la une autre piste intéressante, existe-t-il a votre connaissance des relevé sismique fait lors de l’effondrement des trois WTC ?
    bon j’ai trouvé ça, mais je ne sais pas ce que cela vaut :
    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/des-signaux-sismiques-revelent-l-70808
    cordialement

    1. Tout d’abord, la mise en garde de rigueur, la même qu’à Éric : cet article est une réflexion sur une œuvre de fiction, blablabla… mais évidemment toute ressemblance avec des faits réels est laissée à la libre appréciation des lecteurs.

      Ensuite, je dois préciser une chose relative à la première partie de votre commentaire : cette idée n’est pas de moi. Elle est d’une personne qui l’a émise et défendue il y a déjà de nombreuses années, mais sans les arguments scientifiques “durs” qui permettent de s’y intéresser plus de 5 minutes sans un haussement d’épaules. Je vous laisse chercher, vous trouverez rapidement : il n’y a pas foule pour soutenir l’explication des charges nucléaires souterraines profondes. Le personnage en question est de plus assez “particulier”, une sorte de pirate des temps modernes qui, à côté de discours techniques assez pointus sur les armes nucléaires, a des opinions pour le moins exotiques, et fort peu scientifiques, sur des sujets divers. Je ne sais même pas, à vrai dire, si c’est une personne réelle ou un “personnage” au sens d’un personnage de roman, qui aurait été créé par des services secrets pour faire fuiter des informations… pourquoi pas ! Et pour tout vous dire, c’est en essayant de montrer que son explication ne tenait pas debout que je suis arrivé à prouver qu’elle était au contraire très solide, voire la seule possible. C’est d’ailleurs un cheminement assez courant dans la recherche scientifique : on ne croit pas à quelque chose, et en essayant de montrer que c’est faux on prouve que c’est vrai.

      Mais alors, pourquoi une aussi grosse charge me direz-vous ? Pour une raison toute bête : la conservation de l’énergie. Comme je l’ai indiqué, l’énergie de la bombe est très partiellement utilisée pour détruire mécaniquement ce qui l’entoure, et la plus grosse partie est convertie en chaleur à cause du confinement. Or, j’ai fait le calcul de la chaleur dégagée par Ground Zero, à la grosse louche bien entendu, mais ça suffit pour savoir qu’on est bien dans les parages du pétajoule. Le problème n’est pas compliqué, même s’il dépasse de loin ce que je peux mettre sur ce blog : c’est en gros un problème de chauffagiste. On connaît à peu près la température du sol via des relevés de thermographie infrarouge, dont au moins quelques-uns ont été rendus publics. On connaît aussi le temps caractéristique de décroissance de la température, via la durée des incendies (100 jours !), on peut donc intégrer sur le temps une puissance thermique décroissante (une exponentielle fait l’affaire pour ce genre de problème) et on obtient donc une énergie.

      Bien entendu, ceux qui ont conçu le dispositif savaient précisément ce qu’ils faisaient, et ne se contentaient pas de calculs “à la louche”… le risque de voir déboucher le cratère est donc nul, pour des gens compétents. Vous noterez quand même que si le WTC7 s’est effondré proprement (et à la vitesse de la chute libre pendant au moins 2,5 secondes au début…), on peut difficilement en dire autant des WTC1 et WTC2 : pour le dire franchement, ça a merdé. C’est le risque de toute nouvelle technologie pas suffisamment testée.

      Une de vos phrases me laisse penser que vous n’avez pas vraiment compris ce que j’ai écrit :

      Malin également de faire exploser des charges nucléaires au moment de l’effondrement parce que tout effet au sol sera plus ou moins camouflé par la chute du building.

      Non, on ne fait pas exploser des charges nucléaires au moment de l’effondrement, ce sont des charges nucléaires qui provoquent cet effondrement, et avec un certain retard. L’explosion a donc lieu avant. Et combien avant ? Il semble que plusieurs vidéos de la tour nord, prises sur pied, montrent un tremblement (qui pourrait donc être de Terre) environ 12 secondes avant l’effondrement ; en particulier celle d’Étienne Sauret qui est de très bonne qualité.

      Votre remarque sur le risque que la première explosion affecte, non pas la seconde, mais la deuxième (rappelons qu’il y a eu 3 gratte-ciel détruits le 11 septembre 2001), est intéressante : en effet, il ne vous aura pas échappé que la première tour à tomber est le WTC2, celle qui a été touchée en dernier. Puis, en fin d’après-midi, c’est le WTC7 qui a eu des vapeurs, sans prévenir. Imaginons un instant que ce WTC7, qui n’avait aucune raison de tomber, ait été le centre des opérations de démolition. Que les bombes y aient été stockées puis convoyées via des tunnels sous les 2 tours. La tour nord étant plus proche du WTC7 que la tour sud, il devenait alors obligatoire de faire tomber la tour sud en premier, justement parce que dans le cas inverse le dispositif de la tour sud aurait pu être endommagé. Et une fois les deux démolitions réalisées, il convenait d’effacer discrètement les traces du QG des opérations.

      Quant à votre lien sur les signaux sismiques, c’est exactement le même article que j’ai mis aussi en lien (sous forme pdf) dans le texte, sous “ne produit aucun signal sismique important”. Il faudra que je change la couleur de mes liens, qui en bleu marine ne sont pas très visibles !

  5. heuuuu bon, je vais commencer par un petit agacement, mais pas d’inquiétudes cela se terminera bien.
    Il me semble que je n’avait pas laisser planer de doutes quant a une bonne compréhension de vos propos, du reste fort clairs, a moins, bien sur, d’être un crétin finit (comme je l’ai déjà entendu dire un jour par Etienne Klein : “je m’énerve pas mais je pourrai “….). Oui, bien sur, ce sont les explosion nucléaires qui sont censées déclencher la chute, sinon quel intérêt auraient elles eus ? Je supposai juste que, et la est peut être ma sottise, elles auraient été initiées aux moments des impacts “officiels” des avions afin d’en camoufler d’éventuels effets indésirables.
    Ok, j’ai écrits trop vite, et promet d’être a l’avenir plus vigilant (pour autant ce genre de “ripage” arrive même aux plus grands : “Votre remarque sur le risque que la première explosion affecte, non pas la seconde, mais la deuxième …” !)
    Or donc, les charges (au moins la seconde) auraient été entreposée(s) dans le WTC7 pour être acheminée(s) peux avant leur(s) déclenchement(s) ??? Et bien c’est tout bonnement génial, brillant ! Vous lisant, j’ai instantanément eu un “flash” récapitulatif de la continuité des événements et j’en ai presque eu le souffle coupé … Bien sur cela m’agace de ne pas y avoir déjà songé plus tôt, mais c’est tellement gonflé ! au reste ce petit coté “billard-à-trois-bandes” de l’ensemble ( jusqu’aux guerres qui suivirent) est un symptôme assez classiques des services spéciaux. Mais également la marque d’un scénario de roman ou de film extrêmement prometteur (histoire de faire semblant de recoller a la fiction d’origine, blablabla…) et où la dernière clé de voûte de l’édifice ne se révèle qu’a la fin, exactement comme vous venez de le faire, alors qu’un “idiot utile” (mais tellement sympathique !!) fait le malin en cherchant a vous opposer un argumentaire collant au plus prés de la réalité scientifique, comme je viens de le faire ….
    Bon, je vais fouiller cette nouvelles piste de mon coté et me permettrai de revenir vers vous si de nouvelles interrogations pointent leurs bout de nez (de Pinocchio, selon Ace Baker).
    Pour conclure, j’ai suis assez confiant dans les théories défendues par des hommes de sciences qui ont au préalable attaqués le sujet traité en vue d’une démolition en règle du type “goguenarde et moqueuse”, et qui, l’objectivité commandant, préfèrent corriger leur copie initiale pour que celle-ci explique les faits, et non “corriger” les faits pour coller a une théorie plus normalisée, et moins “dangereuse”. A ce propos, votre “source”, signalée au début de votre précédente réponse, ne serait il pas Russe ? (j’avais au préalable pensé à un Français, ancien du CNRS, mais qui oeuvre généralement dans un registre que je vous vois mal aborder …)
    A très vite donc

    1. Tout d’abord, désolé de vous avoir agacé. À vrai dire je pensais bien que vous aviez compris la démolition nucléaire, mais comme votre formulation me semblait illogique, j’ai considéré que c’était elle qui faisait foi… c’est mon côté pinailleur, limite autiste, et agaçant j’en conviens. Mais qui me permet aussi d’être efficace en physique ! Chacun est libre d’exploiter ses névroses à son profit. Et puisqu’on en est au pinaillage, non ce n’est pas une erreur de ma part d’avoir écrit “non pas la seconde, mais la deuxième” :

      http://www.academie-francaise.fr/second-deuxieme

      Mais j’admets volontiers que c’est une subtilité de notre langue qui tend à tomber en désuétude.

      Quant à déclencher les bombes au moment des impacts “officiels”, c’est niet, pour la bonne raison que le délai impact-chute n’est pas le même pour les 2 tours… et que la troisième n’a été officiellement percutée par rien !

      Et pour finir, oui la source en question est russe (ou prétend l’être, car je n’ai pas vérifié) et d’ailleurs le prénom du conseiller scientifique était un clin d’œil dans sa direction. C’est aussi elle qui explique le rôle du WTC7… vous voyez je n’ai aucun mérite ! Et comme vous êtes sensible à la faculté de corriger ses erreurs, sachez que ce Russe en a commis dans son texte concernant la démolition des tours, que je les lui ai signalées, et qu’il les a volontiers reconnues tout en me prévenant qu’il y en avait certainement d’autres, vu les conditions de rédaction de son pavé.

      PS : qui est le Français, ancien du CNRS, dont vous parlez ?

      1. Oui bien sur, la nuance entre second et deuxième… ,et je me demandais un peux si c’était la que se trouvait le fond de l’explication (mère et grand-mère agrégées de lettres classiques)… Quant a être pinailleur, je préfère apprendre d’un pinailleur, même autiste, que d’avoir une conversation insipide avec “un mec cool”, ce qui m’arrive que trop souvent. J’était passé en effet a coté des deux voir trois idées maîtresses qui me faisaient défaut, le reste s’enchaînant assez logiquement (“à la grosse louche” disons).
        Le scientifique français en question, l’ancien du CNRS, n’a pas a ma connaissance tenu des propos sur le sujet qui nous intéresse, mais en tient d’autres tellement polémiques (du point de vue “technico-scientifique”) que je voyait bien en lui un coupable potentiel… en règle général, je l’écoute avec une certaine “tendresse”, même lorsque je le surprend en flagrant délit d’annerie (soutenir en pleine conférence que la vitesse de propagation du son dans l’eau est d’environ de 3000 lm/h !!! pour un spécialiste de la MHD “carramb”par), et puis je me fatigue et le “zap” pendant quelques temps. Bref c’est Jean Pierre Petit que j’avais éventuellement soupçonné (c’est pas bien de se moquer) d’être à la source des idées par vous développées.
        Bon j’ai été un peux long et lent mais j’ai du m’interrompre : une vidéo de Mrs Mbala mbala m’a obligée a lâcher l’ordi pour mieux me tenir les cotes…

        NB : vous la connaissez certainement mais dans le doute, voici une vidéo ou l’on peut voir a 4’45” des images de ce qui serait des restes vitrifiés du sous-sol granitique, a l’emplacement des deux tours, peux de temps après leur effondrement :
        https://www.youtube.com/watch?v=GcDZFC11Vfc

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