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Toxic Story

Le genre : thriller médical et récit d’un déniaisement.

Le professeur Romain Gherardi n’est pas n’importe qui : chef de service du centre expert en pathologie neuromusculaire de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil, ce médecin et chercheur (de 2000 à 2014, il dirige une équipe à l’Inserm) a publié plus de 350 articles scientifiques et participé à de nombreux ouvrages collectifs. C’est donc une “pointure” du monde médical. Pourtant, si l’ouvrage (qualifié de “document” sur la page de titre intérieure) est bien truffé de raisonnements, de schémas et tableaux en annexes, et de références bibliographiques comme il sied à toute démonstration à caractère scientifique, le prologue plante le décor d’une tout autre manière. En voici un extrait :

“C’est l’histoire d’une nouvelle pathologie, devenue peu à peu l’histoire d’une longue traque. Si le coupable court depuis 1926, la première scène de crime n’est photographiée qu’en 1993, et il faudra attendre encore cinq ans avant qu’il soit identifié. En 2016, il circule toujours sans être inquiété alors que la liste de ses victimes ne cesse de s’allonger. Chacun de ses procès, toujours dans l’ombre d’un huis clos, s’est soldé jusqu’à aujourd’hui par un non-lieu. “Faute de preuves”, disent les autorités compétentes. Faute, surtout, de moyens. Car l’État, sidéré par la complexité de l’affaire, demeure en retrait.”

Déflorons tout de suite l’intrigue : ce coupable qui court toujours, c’est l’aluminium vaccinal, un adjuvant utilisé – évidemment pas dans le but de nuire1 – pour augmenter l’efficacité des vaccins. En 2018, cela fait donc 20 ans2 que ce coupable a été identifié par des méthodes scientifiques rigoureuses, ce qui n’empêche pas les autorités sanitaires de continuer à mentir sur son innocuité. Pourquoi ? C’est la partie déniaisement de ce livre qui le relate, tout aussi passionnante – mais en plus, révoltante – que la partie proprement scientifique, toutes deux intimement mêlées. Car si le prologue, peut-être pour ne pas effrayer le lecteur dès les premières pages, parle seulement de “manque de moyens”, on pourrait aussi après avoir lu l’ouvrage renverser l’argument et parler plutôt d’excès de moyens… pour la partie adverse, des industriels richissimes du monde pharmaceutique dont la seule loi est celle du profit maximal, et qui par leur “réussite” ont provoqué une corruption généralisée du milieu médical et des instances de santé gouvernementales ou internationales (AFSSAPS, OMS…). Et des industriels qui, contrairement au professeur Gherardi, ne voient pas les malades comme des êtres humains en souffrance voire en totale détresse, mais comme une ligne de statistiques dans un tableau Excel®.

Mais revenons, sans prétendre reproduire ici une démonstration nécessairement longue, sur les arguments scientifiques avancés par le Pr Gherardi comme par d’autres équipes médicales dans le monde : celle du Pr Yehuda Shoenfeld en Israël par exemple, du Pr Christopher Exley en Grande-Bretagne, ou du Pr Chris Shaw au Canada.

Savoir reconnaître son ignorance

L’aluminium utilisé comme adjuvant vaccinal n’est pas une nouveauté : son utilisation remonte à 1926. Mais, et le Pr Gherardi a l’honnêteté de le reconnaître (p. 40), en racontant ce qu’il découvre le 27 octobre 1998 à la lecture de l’Encyclopedia of Immunology qu’il vient de s’offrir, cette technique vaccinale n’est pas et surtout n’était pas connue par l’ensemble du corps médical, loin de là, avant que des lanceurs d’alerte comme lui s’en mêlent :

“Je suis abasourdi. À la fois par ce que j’apprends – de l’aluminium dans les vaccins – et par la découverte de mon ignorance. À quarante ans passés, médecin, biologiste et professeur en histologie, comment ai-je pu passer à côté d’une telle information ?”

Stupéfaction qui se comprend encore mieux lorsqu’on a lu, p. 33, ces quelques lignes :

“De l’araignée à la daurade, du fucus à la marguerite, on chercherait en vain un atome d’aluminium dans le fonctionnement du vivant. L’évolution, qui s’y entend en matière d’adaptation à l’environnement, s’est abstenue d’introduire ce métal dans quelque métabolisme que ce soit de la biosphère. Du fer oui, à foison. Mais de l’aluminium, jamais.”3

Il faut donc comprendre ce qui a poussé des médecins et biologistes à utiliser ce métal ; et là encore, le Pr Gherardi fait de stupéfiantes découvertes. Non, il ne s’agit pas d’une volonté délibérée de nuire, comme pourraient le penser quelques paranoïaques invétérés, mais plutôt d’un processus heuristique tenant davantage du bricolage et du tâtonnement que de la rigueur scientifique vendue par la communication luxueuse des grands groupes pharmaceutiques. Ainsi peut-on lire, p. 39 :

“Tout commence dans les années 1920, à Garches, quand un vétérinaire et biologiste français de l’Institut Pasteur, Gaston Ramon, fait une étrange découverte en vaccinant les chevaux contre la diphtérie. L’usage est alors de leur injecter une version purifiée de la toxine diphtérique rendue inoffensive par l’exposition au formol ainsi qu’à la chaleur. Hélas, l’immunisation demeure imparfaite. Mais un détail attire l’attention du Dr Ramon : si l’animal développe une forte réaction sur le point d’injection, ou mieux encore, s’il s’y forme un abcès, la réponse immunitaire à la vaccination augmente systématiquement. S’il ne s’agit que de déclencher une infection pour rendre les vaccins plus efficaces, les moyens ne manquent pas. Avec une imagination qui n’a d’égale que son empirisme, Ramon récolte diverses saletés pour rendre plus irritant son vaccin : miettes de pain, tapioca, pus… de l’huile aussi. Et des sels métalliques. L’adjuvant tapioca n’a pas été retenu, non plus que les miettes de pain. L’huile et le pus, en revanche, je le découvre ici, ont depuis fait florès. Et les sels métalliques ?

Nous y voilà. En 1926, de l’autre côté du Channel, un dénommé Alexander Glenny, immunologiste de son état, s’intéresse de très près à la question. Et découvre (comment ? l’histoire ne le dit pas) les propriétés adjuvantes des sels d’aluminium. Depuis, l’hydroxyde d’aluminium et son cousin, le phosphate d’aluminium, sont couramment utilisés dans les vaccins. Et pas seulement chez l’animal. Chez l’homme aussi.”

La lecture de ce passage surprendra les lecteurs peu habitués au monde de la recherche – mais pas forcément ceux qui, comme moi, savent quelles fantaisies humaines et quelles conjonctions de circonstances font souvent naître des découvertes ou inventions majeures. Elle peut en revanche légitimement choquer un médecin ou un pharmacien qui, au cours de ses études, aura nécessairement appris la règle d’or “primum non nocere” : d’abord ne pas nuire. Ce que l’on pourrait traduire, en langage contemporain, par principe de précaution. Ici, on en est loin !

Certes, le joyeux bidouillage à base de miettes de pain et de tapioca concernait des chevaux, et avait lieu dans les années 1920, qu’on supposera moins avancées en matière scientifique que l’époque actuelle, postérieure de presque un siècle. Mais comme je l’ai rapporté dans cet article, où l’on peut suivre un cours donné en 2011 par un vaccinologue à du personnel médical, la science vaccinale contemporaine est loin, dans la réalité des faits, de l’image de haute technologie parfaitement maîtrisée qu’elle souhaite donner. Déjà, parce que le vivant est un domaine beaucoup moins contrôlable que l’inanimé des physiciens et des chimistes.

Lorsque l’industrie ne voit que le profit,
et que la science se laisse corrompre

Mais revenons à l’ouvrage du Pr Gherardi : on y apprend que, si l’utilisation de sels d’aluminium s’est établie pour de nombreux vaccins dans un but louable d’efficacité thérapeutique, l’abandon bien plus tard de certains vaccins adjuvantés avec d’autres minéraux, comme le phosphate de calcium développé en France par l’Institut Pasteur, obéit à des règles encore logiques – et dépourvues de toute intention de nuire – mais bien loin de motivations d’ordre sanitaire : il s’agit tout bêtement de “rationalisation industrielle”, exactement comme, après le rachat par le constructeur automobile Renault de son concurrent Nissan, on retrouve des moteurs Renault sous le capot des modèles Nissan et non des moteurs spécifiques à chaque gamme. Simple économie d’échelle, au cœur du métier de tout industriel – et les vaccins, c’est bien de la grande industrie, non de l’artisanat local ou une activité de PME. Avec, aussi, la possibilité d’accidents industriels à grande échelle, comme le rapporte benoîtement Jean-François Saluzzo dans la vidéo de l’article cité plus haut… mais il s’agit là de “ratés” dans la production, et non d’un choix délibéré pour une chaîne de production.

En 1985, note le Pr Gherardi p. 107, l’Institut Pasteur Production est racheté par les laboratoires Mérieux.4 Par pur souci de simplification de la production et de réduction des coûts, Mérieux décide d’abandonner le phosphate de calcium inventé par Pasteur pour ne garder que son adjuvant “maison”, l’hydroxyde d’aluminium. Selon le Pr Gherardi, cette logique industrielle est fort mal perçue par les scientifiques :

“Cette décision souleva un tollé chez les chercheurs de l’Institut Pasteur, qui lancèrent l’alerte en 1987 jusqu’au plus haut niveau de l’État, arguments scientifiques à l’appui. En vain. Rien n’y fit. C’est ainsi que le Pr Relyveld [l’inventeur de l’adjuvant au phosphate de calcium] se vit prier de faire valoir ses droits à la retraite.”

La toxicité de l’aluminium, et en particulier de l’aluminium vaccinal, est donc connue – quoique mal comprise – dès les années 1980. Et la logique du profit fait déjà une première entorse à la déontologie médicale. Mais il y a pire. À la même page, le Pr Gherardi souligne que l’affaire du vaccin DTP adjuvé au phosphate de calcium est, aujourd’hui, tombée dans l’oubli, tandis qu’une autre est parfois mise en avant par les défenseurs de l’aluminium pour justifier son maintien : celle du DTP sans adjuvant, commercialisé de nombreuses années – également par Pasteur – sans incident notable, puis retiré du marché en 2008 par Sanofi, la multinationale française détenant 51% des parts de Pasteur depuis 1980. La raison annoncée était “une épidémie aussi soudaine qu’inexpliquée de problèmes allergiques” (p. 107, toujours). Si, d’après le Pr Gherardi, Sanofi prétend ignorer les raisons de ce déferlement soudain d’allergies (étrange : normalement, les mêmes causes produisent les mêmes effets, et le vaccin n’a été modifié en rien), l’association E3M (Entraide aux Malades de Myofasciite à Macrophages) pense avoir, depuis 2013, une piste sérieuse5 : la falsification des données statistiques ayant conduit au retrait. Cette falsification est clairement exposée dans la vidéo ci-dessous.

On passe ainsi du simple abandon de procédé, motivé par une logique de rentabilité industrielle (certes critiquable car il ne tient pas compte des données, disponibles dès cette époque, sur la dangerosité de l’aluminium) à une délinquance organisée en col blanc, puisque des données ne sont pas simplement ignorées mais fabriquées dans un but précis, celui de justifier une décision industrielle auprès des autorités.

On pourrait penser que le Pr Gherardi a déjà, à ce stade, dressé un tableau suffisamment noir du monde vaccinal. Loin s’en faut : la recherche du profit pour le profit, au mépris de la déontologie médicale, s’étend également au sein du monde médical lui-même (chapitre 8, La trahison des pairs, pp. 97 à 108) ainsi qu’au sein des agences sanitaires (chapitre 9, L’affsaps dans ses œuvres : “Le doute bénéficie non aux patients et à la santé publique, mais aux firmes”, pp. 109 à 120) et aux cabinets ministériels (chapitre 10, La bombe des troubles cognitifs fait bâiller les conseillers ministériels, pp. 121 à 132).

Je laisse à mes lecteurs le soin de se reporter à l’ouvrage pour constater avec effroi l’étendue du problème, qu’on peut résumer en deux mots : corruption généralisée. Comme je le disais en début d’article, ce n’est pas tant d’absence de moyens dont souffre la médecine, que d’excès de moyens aux mains de personnes dont la préoccupation première n’est pas la santé des populations. Le culte de l’argent, encore et toujours, au mépris de l’amour du prochain – ou même seulement du simple respect envers lui.

Des découvertes majeures

Revenons pour terminer aux résultats proprement scientifiques de l’équipe du Pr Gherardi. Si le simple “bon sens” du biologiste lui dit qu’il n’y a rien de bien à attendre de l’aluminium qui pénètre dans un organisme vivant, et si l’expérience confirme ce bon sens lorsque l’on constate, par exemple, une tendance de l’aluminium vaccinal à provoquer des sarcomes chez les chats au point d’injection, raison pour laquelle Merial6 a récemment mis au point le vaccin vétérinaire Purevax® qui n’en contient pas (p. 245), il restait un long chemin de chercheur à parcourir pour comprendre comment l’aluminium particulaire des vaccins agissait, dans quels organes il causait ses ravages, et comment ses crimes étaient aussi longtemps passés inaperçus, même pour les chercheurs les mieux intentionnés du monde – il y en a, quand même.

Tout ceci est détaillé dans l’ouvrage du Pr Gherardi, principalement au chapitre 12. On y apprend une cascade de résultats scientifiques de tout premier ordre qui contrastent amèrement avec l’indigence de la campagne publicitaire menée par l’industrie pharmaceutique et ses courroies de transmission :

  • La raison pour laquelle la découverte de la myofasciite à macrophages a pu avoir lieu en France et pas ailleurs : contrairement à d’autres pays, on y pratique traditionnellement les biopsies musculaires dans le muscle deltoïde, soit le même lieu que l’injection vaccinale (sauf pour les nourrissons). La découverte de ces lésions bien particulières (qui ne sont en elles-mêmes qu’un marqueur biologique7, les dommages les plus graves étant liés à la migration finale des particules d’adjuvant vers le cerveau) a donc été grandement facilitée ; comme toujours, un “heureux hasard” est le déclencheur d’une découverte.
  • La raison de l’apparition tardive de cette maladie, alors que l’utilisation des premiers adjuvants à l’aluminium remonte aux années 1920 : au début des années 1990, pas seulement en France mais dans le monde entier, la décision a été prise d’administrer la plupart des vaccins par voie intramusculaire dans le deltoïde, alors qu’elle se faisait, des décennies durant, en mode sous-cutané (p. 48). De plus, cette période coïncida avec les campagnes massives, en France, de promotion de la vaccination contre l’hépatite B – le vaccin contenant de l’aluminium – avec un pic de 1994 à 1997.
  • La raison pour laquelle la maladie ne concerne, fort heureusement, qu’une faible proportion8 des personnes ayant reçu un vaccin comportant un adjuvant à l’aluminium : des faiblesses de la barrière hépato-encéphalique (qui peuvent être passagères, d’origine inflammatoire) favorisent la migration des particules, mais surtout l’équipe du Pr Gherardi a mis en évidence le rôle de certaines mutations génétiques dont sont porteurs la très grande majorité des patients atteints. Ainsi peut-on lire p. 168 : “Les ADN de 365 patients atteints de myofasciite furent ainsi scrutés. Pour arriver au constat que voici : sur les 34 gènes [connus pour contrôler le mécanisme de détoxification], on observe 7 variations, situées sur 6 gènes différents. Et sur l’ensemble de nos patients, 93% présentent plus d’une variation. À titre de comparaison, le chiffre n’est que de 14% chez les sujets sains de la base de données internationale. 93% contre 14% : voilà qui se passe de commentaire.”
  • La raison pour laquelle les raisonnements rassurants basés sur les doses totales d’aluminium contenues dans les vaccins, comparées à d’autres sources (alimentaires, respiratoires, ou cutanés par des produits cosmétiques…) ne tiennent pas : la migration des particules d’adjuvant dans le corps, qui empruntent un circuit complexe, ne peut se faire qu’en raison de la taille particulière de ces particules (comparable à celle de bactéries), qui est la cause de leur piégeage par les macrophages du système immunitaire. L’aluminium soluble, sous forme d’atomes indépendants, qu’on retrouve par exemple en petites quantités dans l’intestin par l’alimentation, est facilement éliminé par les reins. Mais il y a plus subtil (pp. 158-159) : la toxicité n’est pas proportionnelle à la dose, bien au contraire, puisqu’une injection d’adjuvant fortement concentré chez les souris ne révèle au bout de six mois aucune toxicité cérébrale, ni même de présence d’aluminium dans le cerveau, contrairement à une injection d’adjuvant faiblement concentré. L’explication du paradoxe ? Les gros agrégats produits par l’injection fortement concentrée n’ont plus la taille nécessaire pour leurrer les macrophages en se faisant passer pour des bactéries… leur élimination se fait donc également, et rapidement, par les reins comme pour l’aluminium alimentaire9.
  • Le trajet précis emprunté par les particules d’aluminium depuis le muscle injecté jusqu’au cerveau (p. 151-152) : l’équipe de recherche du Pr Gherardi a en effet pu utiliser des particules10 très similaires à celles de l’adjuvant, avec une surface d’hydroxyde d’aluminium mais contenant un cœur fluorescent qui permet de les tracer facilement dans l’organisme des souris de laboratoire. L’itinéraire complet : association en quelques heures avec des cellules immunitaires, puis direction les ganglions lymphatiques11 via les canaux lymphatiques, puis la rate via la circulation sanguine, et enfin, pour la plupart, le cerveau, terminus du voyage, où les “smarties” comme les appelle le Pr Gherardi s’accumulent lentement pendant des mois et commencent leurs ravages. Le cerveau n’ayant, contrairement aux autres organes, aucune voie de sortie pour ces polluants, en raison notamment de la longévité des cellules qui le composent, censées durer autant que l’individu, l’intoxication est progressive, au fur et à mesure que l’aluminium se libère des autres parties du corps, qui fait office de réservoir.
  • La principale raison (assez incroyable…) pour laquelle les fabricants de vaccins ne détectent pas eux-mêmes au cours de leurs tests les effets indésirables de leur vaccin (p. 144) : en plus de la durée trop courte de leurs études, ils sont autorisés à comparer l’action du vaccin à celle d’un placebo… contenant l’adjuvant seul ! Oui, vous avez bien lu : on peut se mettre dans les conditions expérimentales qui garantissent qu’on ne puisse pas mesurer l’effet de l’adjuvant. Et ceci avec la bénédiction des autorités de contrôle.

Conclusion : plaidoyer pour la science,
et constat amer mais salutaire

Le livre du Pr Gherardi, à conseiller de toute urgence à l’ensemble du corps médical mais également à tous les citoyens désireux de comprendre par quels énergumènes ils sont dirigés12, a véritablement deux facettes très distinctes et qui se renforcent mutuellement.

D’un côté, c’est un exposé scientifique clair, rigoureux, et passionnant tant il est présenté sans rien cacher des réalités concrètes de l’exercice de la recherche, qu’elles soient très matérielles ou très humaines. Ainsi, les financements obtenus pour ces travaux, et permettant à des chercheurs de différents pays de se rencontrer à Montego Bay en Jamaïque, sont venus initialement d’un couple d’Américains fortunés touchés par la maladie de leur fils, et un peu plus tard13 de l’ANSM mais uniquement grâce au coup de colère d’une sénatrice française (Laurence Cohen), l’agence ayant tout fait pour traîner des pieds. Le chapitre 12, L’insidieuse migration vers le cerveau et la toxicité particulaire, sans doute le plus scientifique de tous, est un brillant exposé de l’élucidation des différents mystères posés par la myofasciite à macrophages, qui force l’admiration et tout à la fois rappelle que le but de la science, c’est de faire simple, et non d’embrouiller avec un langage abscons ou des simulations informatiques impénétrables.

De l’autre, c’est une plongée dans l’enfer de la corruption, de la mauvaise foi, du mensonge voire du sabotage, d’où émergent heureusement quelques individus intègres, mais qui n’épargne aucun milieu : pas les industriels on s’en doute, mais pas non plus les médecins universitaires – dont certains sont explicitement présentés par le Pr Gherardi comme ses amis avant d’apparaître comme des crapules – et pas non plus les autorités de la santé, gouvernementales ou internationales, qui apparaissent au mieux comme des assemblées de fonctionnaires tâtillons et sans âme, et au pire – et le plus souvent – comme de simples courroies de transmission du lobby pharmaceutique qui les soudoie ou fait pression sur eux. Visiblement révolté, le Pr Gherardi donne des noms, et il fait bien : il n’y a aucune raison que des traîtres, des menteurs, et au final des criminels par complaisance ou par cupidité puissent continuer à vivre leur vie aux dépens des malades, en tournant le dos à la mission qui est la leur, sans éprouver la moindre crainte d’être dénoncés.

Car à n’en pas douter, c’est une catastrophe sanitaire majeure qui est en cours, et que certains font tout pour camoufler, voire – comble de l’indignité – pour faire porter le chapeau aux malades, qualifiés à demi-mots de simulateurs, d’escrocs à l’assurance maladie ou de malades mentaux. Une chose est pourtant certaine : les adjuvants vaccinaux à l’aluminium provoquent et continueront à provoquer, dans une fraction faible des vaccinés heureusement – sans quoi toute tentative de dissimulation serait impossible – mais une fraction intolérable qui n’a rien à voir avec le quotient “habituel” des accidents vaccinaux, des lésions multiples graves, irréversibles et invalidantes, en particulier cérébrales, selon un mécanisme qui aujourd’hui, grâce à l’opiniâtreté et à l’abnégation de chercheurs de toutes nationalités, au premier plan desquels ceux d’une équipe française, est enfin en grande partie élucidé. Cela va sans dire, le Pr Gherardi n’est pas opposé à la vaccination (voir, par exemple, p. 179) : c’est au contraire parce qu’il la pense très utile qu’il s’insurge et s’alarme de voir les patients s’en détourner en raison de dangers bien réels, mais qui pourraient être évités. À part les suicidaires, personne n’aime jouer à la roulette russe, et encore moins quand il s’agit de ses enfants.

Les “gendarmes du médicament” ne peuvent pas dire qu’ils ne savent pas (et encore moins qu’ils savent que ce n’est pas vrai) : les preuves sont là, à portée de clic de souris de tout internaute. Et une association a même fait un remarquable travail de traduction des principales publications scientifiques sur le sujet : Pour des vaccins sans aluminium. Aussi, puisque l’objet de ce blog est quand même de montrer l’intérêt d’une raison dure par rapport aux sophismes mous véhiculés par toutes les propagandes, je vous renvoie pour terminer à la page où vous pourrez consulter ces articles, à la fois dans leur version originale et dans leur traduction française :

https://www.vaccinssansaluminium.org/bibliographie-scientifique/

  1. Croire à cela serait pour le coup du “complotisme” délirant…
  2. Et même davantage, si l’on se réfère à la lettre du 29 septembre 1987 adressée par le Dr Louis Lery, chef de service du Centre de vaccinations internationales de l’Institut Pasteur, au ministère des Affaires Sociales et de l’Emploi. Cette lettre met clairement en garde contre les risques que comporte le retrait du marché de la gamme de vaccins IPAD de l’Institut Pasteur, au phosphate de calcium, un adjuvant mis au point au début des années 1970 par le Pr Relyveld, craignant la toxicité de l’aluminium. On y lit notamment : “Par ailleurs, les publications portant sur les effets toxiques ou les effets indésirables de l’aluminium et de l’hydroxyde d’alumine sont de plus en plus nombreuses, d’année en année. Cet élément pousse aussi à préférer des produits adjuvantés avec un autre sel minéral comme le calcium, composant habituel de notre économie générale.” Cette lettre – au parfum désuet comme en atteste l’emploi de l’expression “économie générale” en lieu et place de “métabolisme” – est reproduite en fac-similé pp. 224 et 225 du livre.
  3. Chose parfois méconnue, le silicium, qui n’est pas un métal mais un métalloïde, est également présent dans notre corps en plus grande quantité encore que le fer : de l’ordre de 7 g contre 4. Étant nécessaire à la synthèse du collagène et de l’élastine, sa diminution avec l’âge est responsable de l’apparition des rides.
  4. C’est aussi cette même année qu’est mis au point, par génie génétique, le vaccin contre l’hépatite B.
  5. Et même, à vrai dire, des preuves, puisqu’elle a déposé en février 2014 une plainte contre X pour faux, usage de faux, escroquerie, atteinte à l’intégrité de la personne et mise en danger de la personne.
  6. Depuis le 1er janvier 2017 propriété de Boehringer Ingelheim, Merial est issu de la fusion en 1997 de Rhône-Mérieux avec Merck, Sharp & Dohme AgVet, leader mondial de la santé animale.
  7. Le Pr Gherardi précise (p.158) : “au bout de neuf mois, quand la lésion musculaire est devenue infime, voire inexistante, chez la souris, tant s’en faut que l’aluminium ait été évacué de l’organisme. Les particules d’adjuvant sont toujours présentes, et en grande quantité, dans les organes lymphoïdes – c’est-à-dire les ganglions et la rate. En d’autres termes, la myofasciite à macrophages, cette lésion localisée, est la partie émergée de l’iceberg.”
  8. Cette proportion est toutefois très difficile à évaluer en raison d’une sous-notification énorme, la littérature scientifique estimant que seuls 1 à 10% des effets indésirables graves sont signalés à la pharmacovigilance. Le Pr Gherardi annonce (p. 241) que l’hôpital Henri-Mondor a diagnostiqué par biopsie musculaire 76 cas de myofasciite à macrophages du 1er janvier 2012 au 19 avril 2016, alors que d’après les données de pharmacovigilance, un seul nouveau cas serait survenu depuis 2012 dans toute la France…
  9. Nous absorbons en effet quotidiennement des doses d’aluminium bien supérieures à celles contenues dans les vaccins : de l’ordre de 10 mg (p. 75).
  10. synthétisées par une équipe de physicochimistes du CNRS à Villeurbanne
  11. L’ablation chirurgicale de ces ganglions, chez la souris, stoppe net la migration des particules qui demeurent dans le muscle injecté (p. 152).
  12. Citons encore cette appréciation de l’Afssaps, aujourd’hui ANSM (p. 120) : “L’afssaps, je finirai par le comprendre au fil des années, est une machine avant tout administrative, ayant pour objectif premier d’empêcher que n’éclate un scandale sanitaire. Elle s’évertue pour ce faire à ralentir les procédures permettant d’appréhender la dimension exacte du problème, d’accéder à un minimum de compréhension des mécanismes toxicologiques en jeu. Contrairement à ce que suggère son nom, elle n’est pas l’arbitre diligent garant de la sécurité des médicaments au service exclusif de la population. Encore moins la “police du médicament”, selon l’expression de son directeur Jean Marimbert. Ce n’est ni un juge impartial, ni un collectif scientifique, ni une agence de moyens. Financée à 80% par l’industrie, c’est prioritairement un outil à son service”.
  13. Pour 150 000 euros, à mettre en regard avec les 680 millions payés par le contribuable pour la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 en 2009…

2 commentaires sur “Toxic Story

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