Esprit critique, es-tu là ?

Beaucoup pensent que démonter la théorie du complot officielle du 11 Septembre nécessite de gros efforts intellectuels basés sur des connaissances – notamment scientifiques et techniques – de haute volée. C’est très exagéré : il suffit de savoir lire les journaux – même les “grands” journaux, oui, pas besoin d’aller fouiller dans les recoins1 obscurs de la “complosphère” – et d’avoir le sens de la dérision.

Exemple : le 27 avril 2014, on pouvait lire dans un article du Figaro qu’un morceau d’avion avait été retrouvé sur le site des attentats du 11 septembre (2001, car il y eut aussi un 11 septembre 1973, ne l’oublions pas). Voilà de quoi conforter la thèse complotiste officielle et clouer définitivement le bec aux doux dingues qui osent affirmer qu’il n’y eut point d’avions-suicides à New York City ce jour-là, me direz-vous.

Est-ce bien sûr ?

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Soutien d’outre-Atlantique

Remarque : l’intérêt de ce soutien – qui fait toujours plaisir – n’est pas seulement de montrer que le sujet ne connaît pas les frontières – on le savait déjà – ou de réviser l’américain grâce aux sous-titres, mais se situe dans la réflexion fort pertinente de Steve De’ak sur le “mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre”, qui rejoint la mienne et qui peut s’étendre à toutes sortes de structures de pouvoir (partis politiques, religions, voire organisations non gouvernementales dans des pays de plus en plus a-religieux…).

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La “Jeanne d’Arc” métisse d’Orléans est victime d’un calcul oligarchique (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : agiter le peuple avant de s’en servir, c’est une recette oligarchique éprouvée depuis au moins 1789. Et cela marche d’autant mieux que l’on en parle peu, voire que l’on traite de “complotistes” tous ceux qui ne font que produire des déductions logiques, d’une part de techniques de manipulation de l’opinion connues et répertoriées, et d’autre part d’une tendance naturelle également connue des pervers ou psychopathes, et plus généralement des personnes sans empathie ni morale, à se retrouver aux “postes de commandement” d’une société (humaine, industrielle…).

Par la capacité d’analyse et de réflexion qu’elle tente de communiquer à ses lecteurs, la rédaction d’Égalité & Réconciliation – qui mérite ici fort bien son nom – montre qu’il faut toujours savoir regarder la lune plutôt que le doigt. Malheureusement, à force de propagande primaire diffusée par des media complices, beaucoup de nos concitoyens n’ont toujours pas cette capacité et tombent régulièrement dans les gros panneaux que l’oligarchie brandit devant leurs nez.]


Mathilde Edey Gamoussou, une jeune fille de 15 ans, a donc été choisie par la ville d’Orléans pour représenter la pucelle aux prochaines fêtes Johanniques au printemps. Orléans est la ville dont le député-maire (Serge Grouard à l’époque) avait voué Dieudonné aux gémonies et interdit son spectacle. Obéissant à l’injonction antiraciste et immigrationniste de l’oligarchie, qui se transmet via les politiques et les médias aux ordres, les autorités des fêtes Johanniques ont opté pour une jeune Française de couleur. Pile dans le débat sur la loi asile et immigration. Les ingrédients d’une ingénierie sociale parfaite sont en place…

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Le comité Jeanne, à ne pas confondre avec les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen

Le maire LR Olivier Carré défend la candidature de la jeune fille, alors que les réseaux sociaux se déchaînent. Le tollé n’a pas été déclenché par un racisme – même si on ne peut pas empêcher de gros dérapages débiles – à l’encontre de la métisse en question, qui est bien française, mais par le choix provocateur des autorités. Bénédicte Baranger, présidente du comité Jeanne d’Arc, défend l’élue :

« Elle répond aux quatre critères de choix que nous nous sommes fixés : résider à Orléans depuis dix ans, être scolarisée dans un lycée orléanais, être catholique et donner du temps aux autres. Il n’y a aucune provocation, elle portera notre histoire de France à tous, comme l’ont fait les autres Jeanne avant elle. »

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Et pour creuser un peu plus profond ce sujet, j’invite vivement mes lecteurs à prendre connaissance de l’excellente analyse de Philippe Vergnes dont la première partie est en lien dans l’introduction :

 

Le bug de l’an 2001

Un bug de l’an 2001 (pas le même)

À la fin du siècle dernier, on a beaucoup parlé du “bug de l’an 2000”, ce raté informatique qui allait causer quelques catastrophes pour cause d’imprévoyance d’informaticiens à courte vue : ayant négligé de noter l’année sur quatre chiffres dans nombre de mémoires, en ne retenant que les deux derniers comme variables et prenant les deux premiers (19) comme données fixes, ceux-ci avaient condamné le passage à l’année 2000 à s’effectuer sous forme d’un retour au début du siècle, différents programmes affichant 1900 au lieu de 2000. Une courte vue difficilement compréhensible aujourd’hui, mais qui trouve son origine dans la “cherté” de la mémoire aux débuts de l’ère informatique, incitant les programmeurs à ne pas noter explicitement tout ce qui pouvait être sous-entendu.

En réalité, hormis quelques gags à caractère essentiellement cosmétique, l’affaire causa plus de peur que de mal – et quelques centaines de milliards de dollars de dépenses, que les bénéficiaires purent justifier a posteriori précisément par l’absence d’événement critique lors du passage au vingt-et-unième siècle. Bizarrement, on parla beaucoup moins en suivant d’un autre problème informatique, pourtant plus sérieux car affectant le système Unix, particulièrement important pour l’informatique professionnelle et dans l’univers académique : la gigaseconde Unix. De quoi s’agit-il ?

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Prostate : la grande erreur (Richard J. Ablin)

“Quand on n’a qu’un marteau, tout devient un clou” dit le proverbe. C’est un problème récurrent, et même de plus en plus fréquent, dans l’activité scientifique contemporaine : l’hyper-spécialisation des chercheurs fait d’eux des experts de pointe dans l’utilisation d’un appareillage complexe (et généralement très coûteux) ou dans la manipulation de concepts qui paraîtront tout à fait ésotériques même à d’autres membres de leur discipline. Cet investissement intellectuel et financier croissant les rend de plus en plus imperméables à des changements radicaux de paradigmes, pourtant souvent nécessaires dans les grandes percées de la science (un bref exemple avec Dirac ici).

Mais le problème s’aggrave encore lorsqu’à l’aspect purement humain s’ajoute la pression financière, qui oriente les recherches dans la direction qui génère le plus de profits pour certains, et non dans celle qui maximise le bien commun. C’est particulièrement vrai en médecine, où les laboratoires pharmaceutiques, qui sont des entreprises capitalistes comme d’autres et sont donc gouvernées par la recherche du profit, ont vite fait de présenter comme des progrès thérapeutiques ce qui n’est que l’asservissement de la pratique médicale au marteau universel de la médecine occidentale : l’analyse.

Je vous propose ci-dessous un cas particulièrement criant de “faux progrès”, le dépistage du cancer de la prostate par le dosage de PSA (antigène prostatique spécifique), via la traduction d’un article paru le 9 mars 2010 dans le New York Times, et dont l’auteur n’est autre que le découvreur de cet antigène prostatique spécifique, un chercheur américain. Le fait qu’il semble particulièrement bien placé pour en critiquer l’utilisation ne semble pas suffisant pour pousser les autorités médicales à prendre les mesures de santé publique qu’il recommande.

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11-Septembre : la faillite des institutions

René Magritte, "Orage un" (1932)

René Magritte, “Orage un” (1932)

Je l’avais déjà signalé sur ce blog, l’année dernière, la revue officielle de la Société Européenne de Physique, Europhysics News, a publié un article qui connut un grand succès, bien au-delà de son lectorat habituel, à tel point que le serveur de la revue rendit l’âme quelque temps sous l’afflux de connexions. Un article qui fut publié comme les autres sur invitation et, ce fut bien précisé, à l’occasion du quinzième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001.

Ce premier séisme fut assorti de répliques : dès le numéro suivant, le président de l’EPS crut nécessaire de rédiger un éditorial en forme de pirouette intitulé “Déni de science” où chacun put trouver ce qui l’arrangeait : les croyants en la thèse officielle, prenant les “complotistes”1 pour de doux dingues, étaient rassurés de pouvoir continuer à rêver, tandis que les moins naïfs, plus sérieux ou plus travailleurs ne pouvaient qu’acquiescer à cet encouragement pour appliquer la physique, toute la physique et rien que la physique, en faisant fi du qu’en-dira-t-on. Dans le même numéro, et dans la même veine, deux “lettres aux éditeurs” furent publiées (p. 43), l’une de José Zorrilla, un ingénieur en génie civil d’Uruguay, qui s’offusquait de la publication de l’article blasphématoire d’Europhysics News et tenait à affirmer sa foi en la version officielle de l’effondrement des tours ; l’autre d’un ancien employé du NIST de 1997 à 2011, Peter Michael Ketcham, vidant son sac après avoir été dégoûté par la façon dont le NIST s’était acquitté de sa mission d’enquête, n’hésitant pas à enfreindre les règles les plus élémentaires de l’investigation scientifique.

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