Radio France vante les productions israéliennes… et oublie la colonisation (Acrimed)

[Note de l’administrateur de ce blog : dès que l’on fait preuve d’objectivité vis-à-vis de “l’État d’Israël” et de ses prétendus miracles, on risque d’être qualifié d’antisémite nauséabond. Mais comme tout le monde y est habitué, maintenant… c’est comme quand une alarme sonne tout le temps pour rien : à la fin plus personne n’y prête attention.]


La pastille radiophonique « En direct du monde » de France Info propose, tous les jours à 5h16 et à 10h56, des sujets d’actualité concernant différents pays du monde, élaborés par les correspondants de la radio publique présents sur place. Le 22 novembre, elle portait sur les mérites des avocats (les fruits) israéliens. Problème : l’émission omet certains « détails », comme le fait qu’une partie substantielle des fruits sont produits dans les territoires palestiniens occupés, et finit par prendre des allures de publicité. Un tropisme récurrent à en croire un autre reportage que la radio publique a consacré aux technologies hydrauliques israéliennes, en septembre dernier.

En écoutant « En direct du monde » ce jeudi 22 novembre, on en apprendra beaucoup sur la production d’avocats : sur leurs variétés, leurs atouts et leurs qualités [1], mais aussi sur le fait que la France « est un marché fondamental pour Israël », et, enfin, que « la production se fait essentiellement dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, ou dans la plaine côtière en Israël ».

Dans ce qui s’apparente à une présentation promotionnelle détaillée, le journaliste omet de préciser un… détail : le fait qu’une part significative de cette production se fait dans les territoires palestiniens occupés, en exploitant des terres colonisées au profit de l’État d’Israël [2]. Des règlements européens disposent par ailleurs que cette production ne peut se revendiquer d’une origine israélienne. Cela a conduit Jean-Guy Greilsamer, membre de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) et de l’Union juive française pour la paix (UJFP) à envoyer une lettre ouverte à la médiatrice de Radio France [3].

Continuer la lecture sur ACRIMED →

Haine et inversion accusatoire (suite)
(Égalité & Réconciliation)

[Note de l’administrateur de ce blog : le 22 novembre, je relayais un premier article de Damien Viguier sur une énorme “fake news” du Parisien au sujet d’Alain Soral, qui relevait de l’incitation à la haine et à la violence. Je ne peux logiquement que partager ce deuxième, qui viendra démontrer s’il était encore besoin que pour certaines personnes le mensonge et la provocation à la violence font partie de leur nature. Il serait peut-être temps que les bourreaux arrêtent de se faire passer pour des victimes.

L’article mensonger du Times of Israël dont parle Damien Viguier se trouve ici.]


Le lecteur s’en souvient, nous venons tout juste d’en parler : lundi dernier (19 novembre 2018) Carole Sterlé du Parisien (dir. Pierre Louette, propr. Bernard Arnault) adoptait une tournure propre à faire croire à ses lecteurs qu’Alain Soral aurait appelé au génocide des juifs : « Entre le peuple juif et le reste de l’humanité, le combat ne peut être que “génocidaire et total” ». En vérité, il s’agissait de la paraphrase par Hervé Ryssen du propos tenu par Itzhak Attia qui écrivait en avril 2003 dans Israël Magazine « nous sommes bien engagés dans un combat intime entre Israël et les Nations qui ne peut être que génocidaire et total ».

Jeudi dernier, soit près de 72 heures après, nous opposions donc notre démenti, faisions valoir un droit de réponse et portions même plainte pour diffamation et provocation à la violence. Nous avons appris depuis qu’il était déjà trop tard. En effet, c’est dès mercredi, soit 48 heures après la fake news de Carole Sterlé, que le mensonge était déjà relayé et amplifié par l’AFP et sur le site The Times of Israël. En tête d’un article anonyme on peut lire désormais de manière plus explicite : « “Entre le peuple juif et le reste de l’humanité le combat ne peut être que génocidaire et total,” écrivait Soral. » [1]

Continuer la lecture sur Égalité & Réconciliation →

Si vous pratiquez la liberté d’expression sans déranger
personne, vous ne le faites pas correctement.
(Dmitry Orlov via le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : Dmitry Orlov rappelle fort à propos ici qu’à tout droit est en général associé un devoir et une responsabilité.

Ce que beaucoup semblent oublier, sans doute à force d’écouter la publicité.]


American Pravda – Briser la barrière médiatique
(Ron Unz via Soverain)

[Note de l’administrateur de ce blog : il importe, pour garder son libre-arbitre, de ne pas se laisser intoxiquer par un discours quel qu’il soit, et de rester maître de son vocabulaire tout en sachant d’où vient celui de l’adversaire, comme l’article précédent le montre.]


Note de Soverain : en collaboration avec Ron Unz, Soverain traduit ici pour la première fois un article de l’immense série de l’auteur « American Pravda ». Dans cet article, Ron Unz y traite des médias, de leur suprématie sur la démocratie et donne les outils pour résister à leur domination, pour combattre leur idéologie et enfin, pour gagner face à leur toute puissance.

par Ron Unz, le 24 octobre 2016

Il y a quelques années, j’ai lancé ma « Unz Review », offrant un large éventail de perspectives différentes, la grande majorité d’entre elles étant totalement exclues des médias grand public. J’ai également publié un certain nombre d’articles dans ma propre série « American Pravda », en mettant l’accent sur les failles et les lacunes suspectes dans nos récits médiatiques [NdT : les Anglo-saxons utilisent le terme de « narrative »].

La stratégie politique sous-jacente à ces efforts peut déjà être apparente, et je l’ai parfois suggéré ici et là. Mais j’ai finalement décidé que je pourrais aussi bien exposer explicitement le raisonnement dans un article comme décrit ci-dessous.

Les médias grand public sont la force d’opposition essentielle

Les groupes qui prônent des politiques auxquelles s’oppose l’establishment américain devraient reconnaître que le plus grand obstacle auquel ils sont confrontés est habituellement les médias grand public.

Il existe certainement des opposants politiques et idéologiques ordinaires, mais ceux-ci sont généralement inspirés, motivés, organisés et assistés par un puissant soutien médiatique, qui façonne également le cadre perçu du conflit. En termes clausewitziens, les médias constituent souvent le « centre de gravité » stratégique des forces opposées.

Les médias devraient devenir une cible de premier plan

Si les médias sont la force cruciale qui donne du pouvoir à l’opposition, ils doivent être considérés comme une cible principale de toute stratégie politique. Tant que les médias restent forts, le succès peut être difficile, mais si l’influence et la crédibilité des médias étaient considérablement dégradées, les forces opposées ordinaires perdraient une grande partie de leur efficacité. À bien des égards, les médias créent la réalité, de sorte que la voie la plus efficace pour changer la réalité passe peut-être par les médias.

Continuer la lecture sur soverain.fr →

Loi sur les « fake news » : du monopole de la vérité au règne du mensonge (Bruno Guigue)

Réalisé sans trucage (la citation de Paris Match fait référence à Brigitte Macron).

Réalisé sans trucage
(la citation de Paris Match fait référence à Brigitte Macron).

[Note de l’administrateur de ce blog : le 9 mai, Bruno Guigue signait sur sa page facebook un texte enlevé sur la répression incroyablement hypocrite des “fausses nouvelles”. La Librairie Tropiques le reprenait aussitôt en l’agrémentant d’illustrations bien choisies et de deux vidéos fort éducatives. C’est donc vers cette version améliorée que je vous dirige ici.]


Cette histoire commence comme un conte de fées. Dans notre merveilleuse démocratie, tout allait pour le mieux. La presse était libre, le citoyen informé et le pouvoir impartial. Mais c’était trop beau. Imprudente, la démocratie n’a pas senti venir l’ennemi. Tapi dans l’ombre, il était prêt à fondre sur sa proie. Qui ? Le Russe, bien sûr. Il a fallu que ce barbare vienne gâcher la fête en propageant ses odieux mensonges. Heureusement, montant son blanc destrier, notre héroïque ministre de la culture a donné l’alerte : “La manipulation de l’information, dit-elle, est un poison lent qui abîme notre vie démocratique. L’attitude liberticide, face aux dangers actuels, c’est la passivité”.

Réagir, oui, mais comment ? Présentant le projet de loi “contre les fake news”, rebaptisé projet de loi “contre la manipulation de l’information”, Françoise Nyssen a employé un argument de poids : “La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus”. On avait pourtant pris toutes les précautions possibles, dans les hautes sphères, pour inciter les gueux à se comporter comme des moutons. Contrôle de 95 % de la presse traditionnelle par une dizaine de milliardaires, ligne éditoriale uniforme calquée sur l’agenda libéral-atlantiste, subventions publiques réservées à des médias orthodoxes ou inoffensifs : au paradis des droits de l’homme, tout était verrouillé. Manifestement cela n’a pas suffi. Pour ramener le troupeau, il va falloir trouver autre chose. On va les aider à penser comme il faut, ces manants, car ils ont la fâcheuse manie de s’égarer sur la Toile pour entendre un autre son de cloche.

Continuer la lecture sur le site de la Librairie Tropiques →

L’immigration et les bonbons (La Chaîne qui Dérange)

[Note de l’administrateur de ce blog : les lecteurs l’auront compris, en juillet-août c’est le service minimum ici. Reprenons doucement le rythme avec un peu d’arithmétique : lire, écrire, compter sont après tout les trois piliers d’une bonne instruction. Auxquels on peut rajouter le sens critique, qui s’appuie largement sur la perception des ordres de grandeur, illustrés ici de façon très pédagogique, histoire de bien faire comprendre comment une oligarchie prédatrice transnationale utilise la générosité et la solidarité populaires dans des buts totalement opposés à ceux qu’elle met en avant.

Car s’il existe des pauvres, voire des très pauvres, ce peut être pour deux raisons (éventuellement cumulables) : soit la mesure de la richesse n’est pas adaptée, et nous fait classer comme pauvres des gens qui n’ont simplement pas choisi un mode de vie basé sur l’abondance de biens matériels, mais peuvent être riches d’une façon qui nous échappe ; soit ces personnes sont réellement spoliées de leurs richesses (matières premières, énergie, culture…) par cette même oligarchie transnationale qui prétend leur venir en aide. Avec deux outils essentiels : la banque, via la dette (qui maintient en esclavage des pays entiers sous prétexte de les aider) et les media (qui justifient auprès des “riches” crédules toutes les manœuvres visant à conforter le pouvoir oligarchique : guerres, traités commerciaux de “libre-échange”, etc.).

Et que mes lecteurs se rassurent : des articles “maison” reviendront bientôt, sur des sujets divers. En préparation : des réflexions sur la vaste arnaque du bonus/malus “écologique”, quelques considérations sur les origines du pétrole, ou encore sur la production des images, du sténopé à l’hologramme.]


Le conférencier ci-dessus est Roy Beck, ancien journaliste et président-fondateur de NumbersUSA, une association promouvant une baisse de l’immigration aux USA. Bien qu’il ait été souvent présenté comme “xénophobe” ou “raciste” par les media mainstream (aux mains de l’oligarchie transnationale prédatrice…), il met en garde très explicitement contre toute hostilité envers les immigrants, qui sont des victimes, et désigne comme véritables responsables et coupables les décideurs mettant en œuvre des politiques d’immigration à grande échelle, nocives pour les pauvres, qu’ils soient migrants ou autochtones.

Des media qui savent très bien à la fois produire de la propagande pro-immigration massive (sous couvert d’antiracisme) et susciter la haine entre communautés ethniques, comme cette Américaine l’analyse de façon très lucide suite aux événements de Charlottesville. Les injonctions contradictoires produisant à la longue un chaos social très utile aux dominants pour contrôler les dominés : quand on crée un problème, il est assez facile d’y apporter une “solution” et d’apparaître ainsi comme le recours nécessaire et légitime. Du moins, tant qu’on n’est pas identifié comme l’auteur du problème…

1 2 3 4