Vaccins : appel à la raison

[Note de l’administrateur de ce blog : je relaie ici l’appel à la raison lancé récemment par les professeurs Joyeux et Montagnier au sujet de la politique vaccinale actuelle. Le Pr. Joyeux a un gros défaut (pour l’industrie pharmaceutique) : il s’exprime toujours sur la base de travaux scientifiques sérieux et référencés, n’invente pas des savoirs ni des ignorances.

Heureusement, on trouve des médecins aussi rigoureux que lui (j’en ai rencontré), qui ont fait autre chose que bachoter pendant leurs études et ont gardé une aptitude à se documenter et à réfléchir par eux-mêmes. Des médecins qui savent que, si la médecine n’est pas tout à fait une science, elle a quand même quelques prétentions à utiliser ses méthodes et à en tirer une forme d’autorité, qui logiquement s’écroule quand elle vire au dogme scientiste. Inutile d’espérer la confiance des patients quand on n’est pas capable d’argumenter clairement sur des faits bien établis.

Malheureusement, on trouve également des médecins incapables de faire fonctionner autrement qu’en pilote automatique la masse gélatineuse qui se trouve entre leurs deux oreilles (j’en ai rencontré) et qui ne savent que débiter la propagande médiatique vaccinale ou parler de sa radiation par le Conseil de l’Ordre dès que l’on parle du Pr. Joyeux. J’ai ainsi pu entendre :

  • un pédiatre m’expliquer, tout en se disant énervé par les propos du Pr. Joyeux et croyant sans doute m’apprendre quelque chose, que les adjuvants à l’aluminium (dont la toxicité est aujourd’hui démontrée, voir le texte de l’appel 1) étaient “utilisés pour stimuler la réponse immunitaire et pas autre chose” (non sans blague ! j’étais persuadé que c’était un complot des Reptiliens ! merci docteur, combien je vous dois ?)
  • une pédiatre éructer, toute rouge, à l’évocation de l’information sur les vaccins diffusée par le Pr. Joyeux, que c’était un “charlatan radié du conseil de l’ordre” et qu’il n’était “pas progressiste” !

Inutile de dire que je ne confierai jamais à l’avenir mes enfants ni à ce crétin de luxe ni à cette sombre connasse.]


11 vaccins : Appel urgent aux personnels

et professionnels de santé

 

Chers collègues, chères consœurs, chers confrères,

 

La nouvelle loi, une erreur grave de santé publique

La nouvelle loi qui impose 11 vaccinations aux enfants est une grave erreur de santé publique. Elle a été amplement évoquée par la presse.

Nous, professionnels de Santé, prescripteurs et/ou vaccinateurs sommes engagés par la loi sur une voie qui pourrait se retourner contre certains de nos propres patients, contre notre profession, et contre nous-mêmes.

Vous allez comprendre pourquoi. Cet Appel souligne des éléments importants sur le sujet. Lisez-le attentivement avant d’accepter de le signer.

Nous ne sommes pas contre les vaccins : nous sommes opposés aux vaccinations systématiques et trop nombreuses avant l’âge de 2 ans.

Ces pratiques exposent les petits enfants à des complications, car leur système immunitaire n’est pas prêt à recevoir tant d’agressions antigéniques.

C’est ainsi que l’on peut craindre :

  • Des morts subites du Nourrisson, même si elles sont rares ;
  • Des maladies auto-immunes chroniques graves et handicapantes dans les années suivantes particulièrement du fait de la présence de quantités trop importantes de l’adjuvant aluminique dans la composition de la plupart des vaccins ;
  • Des risques de cancers particuliers, des os, des muscles, des cartilages.. que sont les sarcomes, extrêmement graves chez des adolescents et adultes jeunes, détectés déjà chez les animaux recevant des vaccins avec l’adjuvant aluminium.

Vous êtes personnellement concerné si vous êtes :

  • Médecins et Chirurgiens généralistes ou spécialistes,
  • Internes des hôpitaux quelles que soient les spécialités,
  • Etudiants en médecine, pharmacie, kinésithérapie,
  • Pharmaciens d’officine ou d’industrie,
  • Sages-femmes, infirmières-infirmiers et autres personnels de santé
  • diplômé ou en formation.

Si vous appartenez au grand public, hors des professions de santé, n’hésitez pas à proposer ce texte à ceux qui vous soignent. Ils sont plus que jamais concernés et responsables.

Continuer la lecture sur le site du Pr. Henri Joyeux →

De quoi 2017 est-il le nom ? (Slobodan Despot)

[Note de l’administrateur de ce blog : plutôt que présenter des vœux pour 2018, j’ai pensé qu’il était plus utile d’analyser l’année qui vient de s’écouler, afin peut-être d’être moins pris au dépourvu, moins décontenancé, et moins impuissant face aux événements qui ne manqueront pas d’arriver en 2018. Et pour cela, je n’ai pas trouvé mieux que la prose de Slobodan Despot, dont le Drone décolle pour de bon en ce mois de janvier et que je vous invite à soutenir par un abonnement, comme je l’ai fait.

Je reprends ici un billet double publié les 31 décembre 2017 et 7 janvier 2018 dans Antipresse. La deuxième partie, où il est question de “surréalité”, et en particulier cette phrase : “La stupidité grégaire est devenue aussi obligatoire dans les fonctions publiques que l’était jadis la cravate”, m’a immédiatement rappelé une citation du philosophe français Raymond Ruyer que je mettais en 1992 en exergue d’un des chapitres de ma thèse de sciences physiques. La voici :

Les intoxications par l’instruction sont bien plus graves que les intoxications par les sous-produits de l’industrie. Les encombrements d’information bien plus graves que les encombrements de machines et d’ustensiles. Les indigestions de signes, plus graves que les intoxications alimentaires.

Je ne pensais pas du tout, à l’époque, qu’elle pourrait s’appliquer à une civilisation toute entière.]


Et si le centième anniversaire de la Révolution d’Octobre devait rester dans l’histoire comme l’an 0 de la posthumanité ?

Il neige comme rarement sur mes Alpes et l’Amérique de Nord est envahie d’une vague de froid sans précédent. On nous assure néanmoins — sans préciser les conditions de mesure — que 2017 fut l’année la plus chaude jamais enregistrée. Nous n’en savons rien. Sur ce chapitre comme sur tous les autres, les faits de base sont controversés.

Sur ce chapitre comme sur tous les autres, nous sommes bombardés d’affirmations officielles contrebalancées par des contre-affirmations officieuses. Les médias tendent à réduire cette bataille de l’information à une querelle sur les «faits», or c’est d’un enjeu bien plus profond qu’il s’agit : d’une empoignade dont l’enjeu est la faculté de penser elle-même.

Car pour «se faire une idée», il ne suffit pas de disposer de faits solidement établis. Encore faut-il savoir les lire, autrement dit les lier. Les lier entre eux et les lier à l’ensemble de notre expérience. C’est ce terreau de la conscience souveraine qu’on appelle la culture. Et c’est précisément ce terreau qu’«on» est en train de nous assécher.

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Chișinău – Comment sortir du crépuscule ?
(Slobodan Despot)

[Note de l’administrateur de ce blog : comme d’habitude avec Slobodan Despot, parlant ici lors d’un colloque à Chișinău en Moldavie, on prend de la hauteur et du recul.

Alors que d’autres en sont encore aux affrontements gauche-droite factices, que certains pétitionnent contre la guerre, pour la paix, contre les méchants et pour les bisous, que d’autres cherchent à Trump toutes les ressemblances possibles avec un Hitler qu’ils ne connaissent que de leurs manuels de lycée, et sans s’apercevoir que sa concurrente était pire, l’écrivain suisse nous parle d’effondrement de civilisation et de fin de cycle pluriséculaire.

Et c’est par là qu’il faut commencer : on n’est pas certain de guérir une fois posé le bon diagnostic, mais si on fait le mauvais, c’est encore plus improbable. Il n’y a donc pas d’autre solution que de s’attaquer aux fondations de l’édifice pour en construire un autre, patiemment. Mais la démolition elle-même pourra être rapide, même si le concept a généralement plus d’inertie que la matière, étant à support humain.]


Nous sommes tous réunis ici par un diagnostic commun. Le modèle économique, social et politique imposé ces deux ou trois derniers siècles par la civilisation d’Europe occidentale est en train de s’épuiser. Comme un animal aux abois, il s’enfonce de plus en plus dans l’agressivité. Et comme le scorpion de la fable, il semble avoir retourné son dard empoisonné contre lui-même.

Ceci est un truisme pour tous ceux qui sont réunis ici. Nous ne serions probablement pas venus d’horizons aussi différents pour nous retrouver ici si nous ne partagions pas ce credo de base. Pourtant, il serait utile de nous interroger sur ce que recouvre exactement cette conviction.

Lorsqu’on parle de capitalisme financier, on pourrait tout aussi bien parler du monde moderne. Et même de la civilisation où nous vivons en soi, autrement dit de la civilisation tout court. En effet, il n’existe plus nulle part au monde de modèle alternatif à celui où nous vivons. Tout au plus voit-on çà et là des curiosités telles que les survivances locales de coutumes anciennes ou d’infimes esquisses d’organisations sociales fondées sur des utopies : phalanstères, coopératives, zones autonomes, etc.

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Quelques suggestions de lecture pour s’élever au-dessus du bordel ambiant, sur ce blog :

Biomimétisme, économie de la connaissance
et religion impensée de l’Occident

Le 30 avril 2016, le site Égalité & Réconciliation relayait la conférence – passionnante – donnée par Idriss Aberkane sur le biomimétisme, dans le cadre d’une audition demandée le 25 février 2015 par le Conseil Économique, Social et Environnemental. Idriss Aberkane est “professeur à Centrale-Supélec., chercheur à Polytechnique, chercheur affilié à Stanford et Ambassadeur de l’UniTwin/Unesco pour la section « systèmes complexes »” … ouf ! Difficile d’avoir un CV plus béton, surtout à un âge qui permet encore de parler “comme les jeunes” sans craindre le ridicule. Nous avons donc là une “vedette” du monde universitaire, un “turbo-prof” qui saute d’avion en avion pour honorer tous ses engagements qui, à ce niveau de prestige, ne peuvent évidemment se limiter à un seul continent.

Comme vous pourrez le constater en regardant la vidéo ci-dessous, la conférence du jeune prodige consistait en une demi-heure d’exemples spectaculaires sur les prouesses techniques réalisées par la Nature, et dont nous ferions bien de nous inspirer si nous voulons résoudre nombre de problèmes environnementaux. Avec en fil rouge cette idée simple : si les matières premières sont limitées, la connaissance, elle, ne l’est pas ; il suffit donc de baser la croissance sur la connaissance au lieu de la baser sur l’exploitation des matières premières pour résoudre le conflit entre croissance et épuisement des ressources.

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Photomontage (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : pour les non-fans de rap tels que moi-même, Lacrim, de son vrai nom Karim Zenoud, est un rappeur français d’origine algérienne, né à Paris et ayant grandi en France, qui un passé délinquant et carcéral chargé. Et peut-être même un futur, puisqu’on ne fait chanter que ceux qui ont suffisamment de casseroles.]


Source : les dessins de la semaine.

 


 “À une époque de supercherie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire.” 1

(Attribué faussement à Eric Arthur Blair alias George Orwell, mais sans doute parce que ça colle pile poil à son œuvre)

 

“Pourquoi tu ris, connard ? Tu vois pas que c’est juste la vérité ?”

(Dieudonné M’Bala M’Bala, de mémoire)

Prostate : la grande erreur (Richard J. Ablin)

“Quand on n’a qu’un marteau, tout devient un clou” dit le proverbe. C’est un problème récurrent, et même de plus en plus fréquent, dans l’activité scientifique contemporaine : l’hyper-spécialisation des chercheurs fait d’eux des experts de pointe dans l’utilisation d’un appareillage complexe (et généralement très coûteux) ou dans la manipulation de concepts qui paraîtront tout à fait ésotériques même à d’autres membres de leur discipline. Cet investissement intellectuel et financier croissant les rend de plus en plus imperméables à des changements radicaux de paradigmes, pourtant souvent nécessaires dans les grandes percées de la science (un bref exemple avec Dirac ici).

Mais le problème s’aggrave encore lorsqu’à l’aspect purement humain s’ajoute la pression financière, qui oriente les recherches dans la direction qui génère le plus de profits pour certains, et non dans celle qui maximise le bien commun. C’est particulièrement vrai en médecine, où les laboratoires pharmaceutiques, qui sont des entreprises capitalistes comme d’autres et sont donc gouvernées par la recherche du profit, ont vite fait de présenter comme des progrès thérapeutiques ce qui n’est que l’asservissement de la pratique médicale au marteau universel de la médecine occidentale : l’analyse.

Je vous propose ci-dessous un cas particulièrement criant de “faux progrès”, le dépistage du cancer de la prostate par le dosage de PSA (antigène prostatique spécifique), via la traduction d’un article paru le 9 mars 2010 dans le New York Times, et dont l’auteur n’est autre que le découvreur de cet antigène prostatique spécifique, un chercheur américain. Le fait qu’il semble particulièrement bien placé pour en critiquer l’utilisation ne semble pas suffisant pour pousser les autorités médicales à prendre les mesures de santé publique qu’il recommande.

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Le fascisme nouveau est arrivé (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : j’ai choisi de ne pas reprendre le titre originel de l’article (“Laurent Alexandre a-t-il besoin d’un cerveau artificiel ?”) afin de secouer un peu ceux qui traquent encore le fascisme dans un parti de Pieds Nickelés – dont la présidente est allée fêter sa défaite en chantant sur du Jean-Jacques Goldman – au lieu d’occuper leurs neurones à débusquer le vrai fascisme d’aujourd’hui. Lequel, parce qu’il est élaboré par des individus qui pour être des ordures ne sont pas forcément des cons, n’endosse évidemment pas les habits élimés et facilement reconnaissables du fascisme d’hier.

Quiconque ne perçoit pas, dans les propos de Laurent Alexandre, le même fanatisme, la même absence d’empathie, la même inhumanité et le même délire de toute-puissance qu’on nous demande de vomir du matin au soir et du soir au matin chez les adeptes du Reich de mille ans – mais en nous interdisant de trop nous poser de questions sur qui les avait poussés là – est, à mon avis, un cas désespéré pour la médecine.]


On peut penser ce qu’on veut de Laurent Alexandre, il n’est jamais décevant. En même temps un chirurgien urologue, diplômé de Science Po, d’HEC et de l’ENA, spécialisé dans les questions de transhumanisme et d’intelligence artificielle avec une mise en marché façon guerre hybride à mi-chemin entre Jancovici pour le côté rationnel implacable et Attali pour le côté prophète de l’Apocalypse, il faut avouer que ça en jette.

Comme Jancovici démonte les illusions sur l’éolien du dernier des gauchistes écolo pour te vendre du nucléaire AREVA en oubliant comme par magie d’évoquer les solutions du nucléaire propre, il semble que le bon docteur Alexandre a quelque chose à nous vendre lui aussi.

Alors que vend Laurent Alexandre, et surtout à qui le vend-il ? Pour essayer de comprendre, petit dialogue a posteriori et analyse du discours tenu par Mr. 2.0 lors de sa récente interview sur Radio Sputnik à propos de son dernier livre La guerre des intelligences. Accrochez-vous, c’est du costaud.

« L’Europe n’a ni la puissance technologique des États-Unis et de la Chine, ni la vision géopolitique qu’a Poutine en Russie, […] elle n’a pas compris que l’intelligence artificielle est une guerre, l’Europe est devenue très bisounours, elle pense qu’elle est en paix pour les 1 000 prochaines années. Or ce n’est pas le cas. […] Le monde de demain sera un monde dur, et l’Europe n’est pas toujours armée ni technologiquement, ni militairement, ni psychologiquement pour comprendre le monde qui vient. »

Certes. Ceci a au moins le mérite d’être lucide. Mais toute personne un tant soit peu sensée a tout de suite sur le bout des lèvres une question relativement simple : pourquoi ?

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Mise à jour 23 novembre : un autre exemple de délire scientiste ici.

Pourquoi il ne se passe rien (bis, Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : il serait difficile, ayant diffusé il y a une semaine “Pourquoi il ne se passe rien“, d’ignorer la suite qu’en donne aujourd’hui Slobodan Despot, sous forme d’un témoignage qui en outre corrobore de très près mon expérience personnelle (même si mon “éveil” est beaucoup plus tardif que le sien, et que je le dois à d’autres sujets), en particulier le dernier paragraphe. Je vous livre donc ici la suite (et fin) de l’histoire, et vous recommande une fois de plus la lecture du Drone, voire l’abonnement à cette petite revue si méritante qui, elle, ne reçoit aucune subvention.]


A la suite du documentaire d’Adam Curtis, Hypernormalisation (voir Antipresse 101), sur le remplacement de notre réalité contemporaine par un monde de synthèse, j’ai réinterprété certains événements cruciaux de ma propre vie, et qui ont déterminé mon destin.

Un témoignage personnel : Bosnie, 1992

«Nous les avons tous suivis, parce que la simplicité était rassurante.» (Hypernormalisation)

Quoique contestable sur bien des points, Hypernormalisation reste un remarquable exercice d’intelligence au sens premier : inter-lier des faits en apparence disparates. Il m’a aidé, entre autres choses, à comprendre ma propre trajectoire.

De manière significative, Curtis fait appel à des références littéraires (et non «scientifiques») pour une compréhension profonde des systèmes : le Pique-nique au bord du chemin des frères Strougatski pour l’URSS moribonde (roman qui servit de base au film Stalker de Tarkovski), et, pour l’Occident, la puissant univers romanesque de William Gibson qui forgea le concept de cyberspace. Cela ouvre une réflexion étourdissante sur le rapport entre la création littéraire et la compréhension concrète du monde où nous vivons. Mais revenons sur le cœur du sujet.

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1975-1991 : le sionisme a été officiellement un racisme
pendant 16 ans

12 août 2006, Toronto, manifestation antisioniste.
Sur la banderole : “Pas en notre nom /
des juifs s’opposent aux guerres d’Israël

Dans un monde où les “antifascistes” utilisent la terreur et la violence qu’on attribuait jadis aux fascistes, où les “antiracistes” se recrutent chez les racistes les plus extrêmes (des Blancs qui se croient membres d’une classe à part supérieure à celle des autres Blancs) et interdisent de critiquer le seul État encore ouvertement raciste sur la planète, où pour faire la “guerre au terrorisme” on crée de toutes pièces une armée de mercenaires fanatisés qu’on forme, finance et pourvoie en drogues diverses, il est bon de rappeler aux plus jeunes n’ayant pas connu l’époque de l’Union Soviétique qu’il n’en a pas toujours été ainsi, et que l’équilibre des superpuissances, s’il eut des conséquences fâcheuses en termes de course à l’armement, eut aussi des retombées politiques heureuses en permettant au sein de l’ONU d’appeler un chat un chat.

Ce qui reste encore possible, mais rarement sous forme d’une résolution adoptée en assemblée générale, bien trop de nations – dont la France – étant désormais gouvernées par des mafias sans foi ni loi, ne servant que leurs intérêts égoïstes et certainement pas un projet politique visant le bien commun.

Revenons donc un instant 42 ans en arrière. Le 10 novembre 1975, au cours de sa 2400ème séance plénière, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 3379, intitulée “Elimination de toutes les formes de discrimination raciale” et dont le texte est le suivant :

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Pourquoi il ne se passe rien (Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : Antipresse tape encore dans le mille, mais cette fois le billet de Slobodan Despot se contente de relater le contenu d’un documentaire produit par la BBC, Hypernormalisation, ce qui prouve que même les mass media arrivent à produire des œuvres audiovisuelles lucides sur la société qui les nourrit.

La dystopie dont il est question ici n’a rien d’imaginaire : parmi les institutions en faillite qui nous guident avec constance dans la “gestion de la perception” ou “l’entretien du simulacre”, figure en bonne place l’université dont la tête fait exactement l’inverse de ce qui justifie son existence : la transmission des connaissances, la pédagogie du raisonnement et la défense de l’esprit critique.

Quand un individu sans la moindre légitimité, ni académique, ni morale, ni politique, et encore moins nationale – puisqu’il œuvre ouvertement aux intérêts d’une puissance étrangère – se permet d’attaquer au bazooka un de ses membres dans une lettre qui mériterait d’être reprise verbatim dans un sketch de Dieudonné tant elle est grotesque, l’université non seulement ne remet pas à sa place l’auteur de la dénonciation calomnieuse, mais tente d’enfoncer davantage la victime au cours d’une procédure disciplinaire où le mensonge – direct ou par omission – tient lieu d’argument, où l’ignorance tient lieu de savoir et où toute discussion de fond est soigneusement évitée.

Les articles d’Antipresse sont désormais accessibles via Le Drone, dont c’est aujourd’hui le numéro zéro. Un bulletin fort agréable à lire qu’il est même possible de recevoir chez soi sur du véritable papier, moyennant abonnement bien sûr. Cependant, même si la mise en page du Drone est bien supérieure à celle de ce blog, je choisis de reproduire ici en entier l’article suivant, ce qui permettra à d’éventuels lecteurs non francophones d’avoir une vague idée de son contenu via la traduction automatique disponible à la fin du texte.]


Nous nous sentons dépossédés comme citoyens, trompés comme électeurs, exploités comme consommateurs, empoisonnés comme patients. Notre environnement est tissé de faux-semblants. Malgré les catastrophes qui menacent et les révélations fracassantes sur la corruption du système, rien ne change, personne ne bouge. Pourquoi ? Sommes-nous tous paranos, ou notre monde se serait-il mis à marcher selon d’autres règles ?

Voici un an déjà, un film documentaire essayait de donner un sens à cette suspicion que chacun rumine sans oser l’exprimer ouvertement. Hypernormalisation d’Adam Curtis est produit par la BBC et cela constitue un utile sauf-conduit. S’il provenait d’une petite production «alternative», il eût vraisemblablement fini au purgatoire du conspirationnisme.

Curtis est un reporter audiovisuel original, connu et primé. Souvent taxé de gauchisme, lui-même se reconnaît plutôt des penchants conservateurs-libertariens. Son dernier opus témoigne d’une ambition vertigineuse de compréhension du monde actuel, tant par sa thèse que par sa longueur (2h45). Il dépeint une «grande rupture» qui serait survenue, selon lui, à l’orée des années 1970, lorsque la société industrielle est devenue trop complexe et menaçait d’échapper à tout contrôle.

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