Le message de Noël de Gilad Atzmon (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : ça ne rime que visuellement, mais je n’hésite pas à dire que dans l’Atzmon tout est bon. Merci à lui et joyeux Noël à tous, en célébrant ou pas la naissance de ce sacré révolutionnaire juif qui n’a pas fini de faire parler de lui !

On pourra aussi l’écouter plus longuement ici (à la fin d’un l’article qui traite précisément du même problème) en discussion avec un autre homme de paix.]


Voici le message de Noël de Gilad Atzmon à tous, à ses détracteurs comme à ses soutiens. Il fait suite à la campagne de haine et de censure dont il est victime en Grande-Bretagne.

Bonjour tout le monde,

Je fais cette vidéo parce que, comme le savez probablement, je fais l’objet d’une campagne de diffamation particulièrement abjecte.

Nous avons vu les mêmes personnages attaquer George Galloway, Ken Livingstone, Assange et Corbyn. Me concernant, il s’agit d’une tentative délibérée pour annihiler mon existence, à tel point que le lobby israélien, ainsi que certains éléments du Parti travailliste britannique livrés à la compromission, se sont ligués contre mon saxophone. Croyez-le ou non.

Tout cela signifie probablement que je suis sur la bonne voie. Lorsque vous êtes soumis au feu anti-aérien, cela veut simplement dire que vous vous trouvez au dessus de la cible.

J’ai réalisé cette vidéo aujourd’hui afin de clarifier ma position et de contrer les mensonges grossiers qui sont répandus sur moi et mon travail dans les médias juifs tels que Jewish Chronicle, Times of Israel, etc.

Tout d’abord, soyons clairs. Cela fait vingt ans que j’écris à propos de la politique de l’identité juive. Malgré les accusations diffamatoires qui m’ont été imputées, je n’ai jamais critiqué les juifs, ou qui que ce soit d’autre, en tant que race, personnes, ethnie ou au niveau de la biologie. Cela fait dix ans qu’on m’attribue, de manière quotidienne, l’étiquette d’antisémitisme. Cependant, pas une seule fois au cours de ma vie, je n’ai eu à répondre en justice par rapport à tout ce qui concerne mes écrits ou mes paroles.

Comment est-ce possible que je sois accusé de racisme sans même avoir été inculpé ou ne serait-ce qu’interrogé par la police sur les propos que j’ai tenus, quels qu’il soient ?

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Le Figaro titre : “Entre le Mossad et les Français, des relations étroites et tendues” (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : à force de prendre les gens pour des imbéciles, on les pousse à réfléchir par eux-mêmes. C’est plus ou moins rapide selon les individus, mais c’est inévitable. La logique est un bien commun à l’ensemble de l’humanité, elle n’est pas réservée à quelques-uns. Avis à ceux qui croient pouvoir anesthésier la révolte populaire avec des mesurettes dignes d’une semaine commerciale.

Puisqu’il est ici question de Nicolas Sarkozy, rappelons que celui qui fut président de la République Française du 16 mai 2007 au 15 mai 2012 fut aussi, en conséquence, le principal “bénéficiaire” de l’accident vasculaire cérébral de son prédécesseur Jacques Chirac, survenu le 2 septembre 2005 alors que Nicolas Sarkozy occupait les fonctions de Ministre d’État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire.

L’article ne le précise pas mais il est également utile de rappeler, c’est à la fin du quinquennat d’un Jacques Chirac physiquement affaibli, et quelques mois avant le début de la présidence Sarkozy, que la loi constitutionnelle n°2007-238 du 23 Février 2007 modifia l’article 68 de la Constitution afin qu’y soit retirée l’incrimination de “haute trahison” pour le chef de l’État. Ce même article 68 avait déjà été “toiletté” le 27 juillet 1993, sous la présidence de François Mitterrand et quelques mois après la signature du traité de Maastricht, pour y enlever la notion de “complot contre la sûreté de l’État”. Voir par exemple ici pour plus de détails.

Ah bon ? On croyait encore aux complots jusqu’en 1993 ? Quelle drôle d’époque !]


« Depuis Nicolas Sarkozy, les services secrets israéliens ont opéré un rapprochement avec les autorités françaises, contribuant à déjouer plusieurs tentatives d’attentat. Mais la méfiance reste de mise. »


En pleine réactivation des attentats dirigés contre le peuple de France, dont l’ennemi n’est pas en lui mais bien au-dessus de lui, Le Figaro sort un article étrange à la gloire du Mossad, un des premiers producteurs de terrorisme au monde. On y apprend que le service de renseignement israélien a aidé nos services à déjouer plein d’attentats. Le journal ne dit pas s’il a aidé nos services à en fomenter d’autres ou si ce service étranger a doublé le nôtre en quelques sanglantes occasions.

Le journal qui a retourné très récemment sa veste contre les Gilets jaunes (avec une avalanche d’articles négatifs) revient sur l’historique des relations de la France avec Israël à travers les infiltrations du Mossad dans notre renseignement, et dans notre renseignement militaire mais ça, Le Figaro ne le dit pas : il se borne à évoquer les relations houleuses de De Gaulle avec ces infiltrés après la guerre d’Algérie.

Personne n’ignore que c’est Sarkozy qui a remis le Mossad en selle par le truchement de Squarcini, qui est allé « voir » le patron israélien Meïr Dagan. Cette collaboration a imbriqué les deux services mais a nui à l’image d’indépendance de la France qui a perdu tout crédit au Proche-Orient. Sarkozy a aussi réintégré la France dans l’OTAN sans nous demander notre avis : c’est le privilège des présidents qui font un peu ce qu’ils veulent, dans le dos de leur peuple.

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La guerre secrète en France (Daniele Ganser)

[Note de l’administrateur de ce blog : au moment où des attaques terroristes font des morts et des blessés à Strasbourg, attaques qu’on pourrait cyniquement qualifier de providentielles pour un régime en proie à une révolte populaire profonde, il est utile de se pencher sur les travaux de l’historien suisse Daniele Ganser, auteur d’un ouvrage qui fait référence sur les armées secrètes de l’OTAN.

Ces armées illégales furent responsables de nombreuses actions terroristes notamment lors des “années de plomb” en Italie où une de ses branches, le réseau Gladio, commit des actions violentes sous faux drapeau (attentat de la gare de Bologne…) destinées à jeter le discrédit sur “l’extrême-gauche”, dans un pays où un parti communiste très populaire représentait une menace pour le pouvoir en place.

Cet article déjà très long (34 pages si on l’imprime !) est le septième d’une série dont les premiers sont rappelés ci-dessous. Datant de 2011, il reste cependant parfaitement d’actualité.

Il sera également utile en complément de lire l’article qui tombe fort à propos de Thierry Meyssan : Envers qui Emmanuel Macron est-il débiteur ?, publié le 11 décembre 2018 sur le même Réseau Voltaire.]


S’il est un secret bien gardé en France, c’est celui de la sanglante guerre que les services secrets anglo-saxons ont conduit durant soixante ans à Paris pour maîtriser la vie politique nationale. En révélant les péripéties de cet affrontement historique, l’historien suisse Danièle Ganser souligne le rôle du gaullisme dans le projet national français : d’abord soutenu par la CIA pour revenir au pouvoir, Charles De Gaulle parvient à un consensus politique avec ses anciens camarades résistants communistes à propos de la décolonisation, puis chasse l’OTAN. Il s’ensuit un conflit interne dans les structures secrètes de l’État ; conflit qui se poursuit encore.

Cet article fait suite à :
1. « Quand le juge Felice Casson a dévoilé le Gladio… »
2. « Quand le Gladio fut découvert dans les États européens… »
3. « Gladio : Pourquoi l’OTAN, la CIA et le MI6 continuent de nier »
4. « Les égouts de Sa Majesté »
5. « La guerre secrète, activité centrale de la politique étrangère de Washington »
6. « La guerre secrète en Italie »

L’invasion et l’occupation de son territoire par l’armée allemande pendant la seconde guerre mondiale demeure le plus grand traumatisme de l’histoire moderne de la France. Le 14 juin 1940, Paris tombait entre les mains des nazis. Tandis que les sympathisants de l’extrême droite au sein de l’armée et des élites politiques, partisans du maréchal Philippe Pétain, pactisaient avec l’occupant et installaient un gouvernement de collaboration à Vichy, le général Charles de Gaulle se réfugia à Londres et déclara aux Français qu’il représentait l’unique gouvernement légitime de la France. De Gaulle insista pour que continue la guerre contre l’occupant. Afin de collecter des renseignements, d’assurer la liaison avec les mouvements de résistance locaux et d’organiser des opérations de sabotage en territoire ennemi, il fonda à Londres le Bureau Central de Renseignement et d’Action. Les agents du BCRA étaient parachutés au-dessus de la France pour effectuer leurs missions clandestines au prix de nombreuses vies. Dans ses missions, son entraînement et son équipement, le BCRA, qui fut dissous avant la fin de la guerre, préfigurait l’armée secrète française à laquelle il donna de nombreux combattants. Après le débarquement allié de Normandie le 6 juin 1944 et la libération de la France par les Américains, le général de Gaulle fit une entrée triomphale dans Paris et prit la tête de l’État. Le maréchal Pétain qui avait collaboré avec Hitler fut condamné à mort avant d’être gracié et emprisonné à vie.

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La France reprend des couleurs (Slobodan Despot)

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois de plus, je fais une entorse aux règles du commerce en proposant gratuitement à mes lecteurs un article que je reçois moyennant paiement, via mon abonnement au Drone de l’Antipresse (mais c’est pour mieux les inciter à le soutenir financièrement, tout en se faisant plaisir tant sa lecture est revigorante).

Reçu ce matin, l’article a probablement été écrit entre les troisième et quatrième actes des Gilets jaunes, mais peu importe : ce qui se déroule sous nos yeux, avec l’apparence d’une éruption violente, est en réalité un changement profond et de long terme, l’effondrement d’une structure qui se croyait quasi-éternelle et qui ne repose en réalité que sur les maîtres du discours, débitant un récit de plus en plus faux et creux que la logique humaine finit par faire voler en éclats, catalysée par la souffrance et la colère des victimes de plus en plus nombreuses de cette imposture.

C’est aussi l’occasion de réfléchir sur la richesse que représente l’immigration pour la France : Slobodan Despot, qui est serbe de naissance et vit en Suisse en s’exprimant en français, est l’exemple vivant de l’importance de la francophonie et de la fécondité d’un apport culturel extérieur (mais que les Suisses nous ont chipé !). Pas sûr que l’exemple puisse se généraliser aux hordes de pseudo-réfugiés qui font la fortune des mafias de passeurs et la satisfaction des destructeurs de solidarités nationales.]


Les Gaulois, décidément, ne font rien comme les autres. Le printemps de la France, ils ont réussi à le coller en décembre. Je ne sais sur quoi il débouchera, je sais seulement que dans ce pays, l’on se sent moins seul. Voici donc en vrac quelques tableaux d’une révolution nationale qui n’ose pas encore afficher son nom.

« I was a free man in Paris,
I felt unfettered and alive
There was nobody calling me up for favors
And no one’s future to decide… » (Joni Mitchell)

En liberté dans Paris

Presque malgré moi, j’ai passé mon temps à humer l’air parisien en cette semaine de veillée d’armes. Mardi, j’avais manqué mon train du retour vers la Suisse. Plutôt que de prendre le suivant, j’ai étiré le séjour jusqu’au dernier moment possible, au vendredi. Il m’est arrivé trop souvent de manquer des événements historiques pour des futilités. Cette fois-ci, quelque chose me disait de rester là et d’écouter sans rien attendre.

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L’argent dette (Paul Grignon)

[Note de l’administrateur de ce blog : donnons aux Gilets jaunes les moyens de comprendre le sens profond de leur lutte. Qui n’est pas un conflit de type gauche-droite, ni évidemment un affrontement ethnique ou religieux – même si certains tentent de toutes leurs forces de dévier le conflit sur ce terrain – et n’est même pas une lutte des pauvres contre les riches – l’extrême richesse de certains et l’extrême pauvreté d’autres n’est qu’une conséquence du problème à résoudre – mais une lutte de ceux qui travaillent durement et parviennent tout juste à survivre, contre des parasites qui s’enrichissent sur leur dos.

Cet enrichissement illégitime – il y a des enrichissements légitimes, n’en déplaise aux gauchistes bas du front – a deux instruments essentiels : l’outil bancaire et l’outil médiatique, les instruments qui permettent de produire légalement de la fausse monnaie et de la fausse réalité. Il faut y ajouter – mais vu le pouvoir acquis par les deux premiers, on peut les considérer comme de simples extensions non autonomes – les partis politiques et les institutions d’enseignement et de recherche, ayant failli les uns comme les autres depuis longtemps à leurs missions respectives de défense du bien commun et de la diffusion de la connaissance1.

Toute l’énergie des pouvoirs en place va consister à détourner cette lutte de ses véritables enjeux, qui dépassent très largement la France et sont des enjeux de civilisation. Tout le génie du peuple français devra se mobiliser pour sortir de cette crise par le haut – c’est-à-dire par l’éducation, la culture et la diffusion d’idées à portée universelle, comme il a déjà su le faire – sans tomber dans les mêmes pièges que ceux de 1789, qui fut une révolution bourgeoise au service de l’enrichissement rapide de quelques-uns et non l’établissement de la démocratie (pour une discussion très approfondie sur la question, et en particulier sur les mécanismes inéluctables de la corruption des élus, voir ici).]


Alain Soral – Gilets jaunes, suite : penser samedi et au-delà (E&R)

[Note de l’administrateur de ce blog : clair, net, précis et lucide. Et très “raisonnable”, au sens où l’entendrait un père qui s’adresse à des enfants un peu naïfs et irresponsables.

Souhaitons que la racaille l’entende (celle d’en haut comme celle d’en bas) et que l’on cesse de qualifier “d’extrême-droite la plus radicale” (plus tous les adjectifs qui vont bien : raciste, antisémite, homophobe etc., la caste médiatico-politique semble peiner à trouver les qualificatifs les plus repoussants) le lieu d’où vient un discours de raison et de vérité.

Merci M. Soral pour cette analyse et cette mise en garde.]


À l’aube du samedi 8 décembre 2018, acte IV des Gilets jaunes au croisement de tous les enjeux et de toutes les manipulations, Alain Soral livre son analyse.

Alain Soral – Gilets jaunes, suite : penser samedi et au-delà

D’abord, pour répondre, il faut différencier, Paris, les grandes villes (avec campus étudiants et banlieues) et les campagnes.

D’abord les campagnes : soit la France profonde qui prend tout son sens aujourd’hui, la seule a avoir gardé un peu de profondeur, malgré toutes les manipulations et les destructions opérées depuis des années par le pouvoir profond !

Voici venu le temps de la France profonde face au pouvoir profond.

Dans les campagnes, lieu d’origine de la révolte sociale des Gilets jaunes, la lutte unitaire avec fraternisation des forces de contestation et de sécurité devrait continuer à s’amplifier et à bien se passer…

Dans les grandes villes étudiantes entourées de banlieues, c’est une autre histoire…

Quant à Paris, c’est le lieu de tous les dangers !

Continuer la lecture de la déclaration d’Alain Soral, et lire le guide juridique de Maître Damien Viguier, sur E&R →

On pourra aussi, sur le mouvement des Gilets jaunes, lire avec profit les analyses :

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