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(Jean Bricmont)

Qu’est-ce que l’antisémitisme aujourd’hui en France ?
(Jean Bricmont)

[Note de l’administrateur de ce blog : pas mieux – pour l’instant. Mais avec un ami juif, on vous prépare d’ici quelques temps (disons après la rentrée universitaire) des témoignages croustillants sur la pseudo-lutte contre l’antisémitisme du très influent et très arrogant lobby-qui-n’existe-pas.]


Source : page facebook de Jean Bricmont

Au lieu de répéter pour la n-ième fois, suite aux déclarations de Macron, que l’anti-sionisme n’est pas de l’antisémitisme, les «pro-palestiniens » feraient bien de se demander ce que veut dire antisémitisme aujourd’hui en France :

  • est-ce vouloir faire du tort aux juifs en tant que tels ?
  • est-ce considérer que si les juifs ont le droit de « retourner » en Palestine après seulement 2000 ans d’absence, les Palestiniens qui en ont été chassés en 48 ou leur descendants devraient aussi avoir ce droit ?

  • rire (sous cape) de tous les politiciens, intellectuels, journalistes qui chantent les louanges d’Israël et dénoncent l’antisémitisme face caméra mais n’en pensent pas moins (vous voulez des noms) ?
  • dénoncer l’action du lobby pro-israélien aux EU (et ailleurs) ?
  • défendre la liberté d’expression de toutes les victimes de la lutte contre l’antisémitisme ; et elles sont nombreuses (y a pas que Faurisson, Soral et Dieudonné) : conférence annulées, livres non publiés, carrières brisées, campagnes de haine et de diffamation (comme BHL dans le Point à propos de votre serviteur), plus évidemment tous les effets d’auto-censure que la censure explicite entraîne (vous voulez des exemples ?)

L’amalgame s’étend parfois même aux défenseurs de l’indépendance nationale, aux adversaires des guerres humanitaires, ou aux anti-impérialistes.

L’antisémitisme n’est condamnable que dans le premier sens du mot (et à vrai dire, je ne connais personne qui répond à cette définition), tout le reste devrait pouvoir être discuté, mais ne l’est pas à cause de l’amalgame que le terme « antisémitisme » autorise.

La solidarité avec la Palestine devrait commencer par la lutte contre la soi-disant lutte contre l’antisémitisme, qui est le véritable « stalinisme » de notre temps.


Pour connaître plus en profondeur les arguments de Jean Bricmont et comprendre l’imposture de la “lutte contre l’antisémitisme” institutionnelle, voir aussi sur ce blog :

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3 commentaires sur “Qu’est-ce que l’antisémitisme aujourd’hui en France ?
(Jean Bricmont)

  1. C’est une de mes blagues favorites. Alors que, au cours d’un dîner, quelqu’un(e) vous murmure une phrase anodine, comme : “pouvez-vous me passer le sel s’il vous plait” (plus c’est anodin, meilleurs est le rendu …), vous vous levez prestement, le buste légèrement en arrière signalant par la que vous souhaiter vous tenir a l’écart du “monstre”, et le regard plein de courroux vous lancez fort et clair : “mais enfin, vous dites cela parce que vous êtes antisémite !”. Imparable ! Se déclinait également avec “raciste”, mais cela a beaucoup perdu de son efficacité. En revanche sa version leste marche très très bien : “comment, 100 euro pour une fellation ? vous n’y pensez pas ! ” (trop cher ?). Il est a noter que cette dernière version est aujourd’hui unisexe, notre société allant de “mieux en mieux” ….

  2. mouai.. le jean bricmont..

    lorsque reopen911 sort un papier comme celui là sur jean bricmont, c’est que vraiment il est en dessous de tout!
    http://www.reopen911.info/11-septembre/reopen911-repond-a-noam-chomsky-et-jean-bricmont/

    faut dire qu’il nous prend pour des abrutis le bricmont.
    https://www.investigaction.net/fr/Chomsky-et-Bricmont-a-propos-du-11/

    est-ce que le passage suivant ce n’est pas juste du sophisme? ce n’est pas à *nous, les sales petits conspirationnistes* d’apporter la preuve d’un false flag de la CIA/Mossad/Néocons, mais à lui/eux de nous apporter les preuves de l’implication de database, aka alqaeda..

    **la dernière remarque de Chomsky soulève le problème de la plausibilité des scénarios conspirationnistes. En effet, si tout a été manigancé de l’intérieur (un « inside job »), pas d’avion dans le Pentagone, démolition contrôlée des tours etc., alors pourquoi diable avoir inventé des pirates de nationalité saoudienne plutôt qu’irakienne ou afghane? Après tout, l’administration Bush a tenté d’établir un lien entre le gouvernement irakien et les attentats du 11 septembre. Cela n’aurait-il pas été bien plus facile si les pirates (imaginaires) avaient été irakiens?**

    m’enfin c’est vous l’homme rationnel alors je vous laisse leur répondre :)

    1. bricmont-le-chicken: les usa nous *mentent* sur l’Iraq, la Syrie, la Yougoslavie mais je ne vois pas pourquoi je devrai questionner les attaques du 11 septembre, pourtant point de départ de la *guerre contre le terrorisme* (avec voix grave)
    2. reopen qui taille bricmont-le-chicken. c’est dire le niveau où il est..
    3. françois roby et Heinz Pommer taillent reopen et leurs semblables pour négation (nous aussi on peut le faire!) de l’utilisation d’engins nucléaires le 11 septembre 2001.

    à chicken, chicken et demi :)

    tout est parti de l’interview de michel-collon-le-chicken sur son dernier bouquin. la différence entre soral et collon, il y en a un qui parle du 11 septembre 2001..
    https://www.investigaction.net/fr/michel-collon-pourquoi-avez-vous-ecrit-ce-livre-sur-alain-soral/

    1. Bricmont, d’après ce que j’ai pu lire de lui sur le sujet, est au-dessous de tout sur le 11-Septembre, surtout pour un physicien : c’est une faute professionnelle (de retraité) caractérisée. Il préfère parler de “plausibilité” (soit un argument de science molle qu’on peut tordre dans tous les sens) alors qu’il a à sa disposition les lois de Newton et les principes de la thermodynamique qu’il doit connaître comme sa poche… impardonnable. J’ai bien l’intention de l’asticoter sur la question prochainement, j’attends juste d’accumuler suffisamment de physique “lourde” pour qu’il ne puisse pas se défiler avec des arguments de courrier des lecteurs de Marie-Claire. Mais ça n’empêche pas que je reprenne ses articles quand il dit des choses justes et claires, et ça lui arrive souvent.

      Quant à Michel Collon, je ne connaissais ni son dernier livre ni cette interview et je dois dire qu’il me fait là un peu pitié. Ça sent le Salim Laïbi soft… J’aime bien comment Soral le décrit (“diseur de demi-vérités”) mais là c’est plutôt des quarts de vérités voire des contre-vérités ! Il prétend avoir lu plusieurs fois “Comprendre l’Empire” ; si c’est pour en avoir retenu ça je ne vois que 2 explications possibles : soit il a pris français en 2ème langue étrangère en Belgique soit il tente de se “dédiaboliser” auprès des diaboliseurs, et il devrait savoir que ça ne sert à rien, cf. les supplices infligés à Filoche.

      Arriver à dire que Soral est “absent des luttes concrètes” et qu’il “n’analyse pas assez les mécanismes du capitalisme”, faut le faire ! Et Collon ne semble pas avoir suivi les conseils de lecture de Soral, qui recommande le bouquin dont je parle dans l’article “Le fascisme nouveau est arrivé” (Wall Street et l’ascension de Hitler) quand il ose suggérer que Soral ignore le rôle des banques et de l’industrie dans sa prise de pouvoir ! Ça ne l’empêche pas évidemment de dire que les nazis étaient des “résistants à la banque et au pouvoir de l’argent”, ce qui est parfaitement exact si on considère les mesures économiques prises par son ministre de l’économie Hjalmar Schacht (qualifié de “génie” par certains économistes aujourd’hui, et pas spécialement des néo-nazis). Ce qui prouve simplement que parfois les créatures échappent à leur(s) créateur(s), ce n’est pas nouveau…

      On peut reprocher à Soral des tas de choses (d’avoir soutenu un parti dirigé par une femme qui ne voulait surtout pas le pouvoir, par exemple) mais certainement pas d’être moins profond dans son analyse que Collon, ou d’essentialiser les ennemis de façon religieuse ou ethnique : il passe son temps à faire le contraire, ce qui lui vaut d’ailleurs l’inimitié des bas du front adeptes de la pureté raciale ou qui n’arrivent pas à faire la différence entre musulman et Arabe.

      Il faudrait qu’il en revienne aux fondamentaux de la logique, le petit Michel, parce que là ça sent un peu l’opération marketing foireuse. Déjà, se concentrer sur le personnage Soral au lieu d’analyser sérieusement ses idées, c’est indigne de quelqu’un qui se prétend un tant soit peu intellectuel. C’est aussi un aveu de faiblesse, car comme je l’avais lu une fois sur un forum : “la question n’est pas de savoir si Soral est un sale con, mais si ce sale con a raison !”.

      Parler en termes de vrai ou de faux plutôt qu’en pour ou contre, ça élèverait un peu le débat, Michel, non ? Ah certes, il faut respecter la logique…

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