Décryptage du système économique global [6/7] : Géopolitique de l’entreprise capitalistique – 1/2 (le saker francophone)

Façade de l'immeuble de Goldman Sachs

Façade de l’immeuble de Goldman Sachs, USA.

Par Valérie Bugault – le 21 février 2016

Ni communiste, ni ultra-libérale, la troisième voie politique réside dans l’apaisement des relations sociales, politiques et géopolitiques que rendra possible un renouveau juridique global du concept d’entreprise. Lorsque nous parlerons d’entreprise dans le présent exposé, il faudra comprendre l’actuel modèle d’entreprise de type capitalistique qui s’est imposé au niveau mondial. Les variations juridiques, d’un modèle étatique à l’autre, s’arrêtent devant le mur de leurs points commun que sont la soumission aux intérêts des actionnaires majoritaires et la possibilité de devenir des conglomérats aux mains de ces mêmes actionnaires cachés derrière de multiples structures juridiques.

L’entreprise sous sa forme actuelle, obligeamment tournée vers la prédation économique, est un acteur essentiel du jeu de pouvoir anglo-saxon, lequel développe sa domination par le contrôle monétaire et par le libre-échange. Ce système global de domination, fortement intégré, est aujourd’hui en phase d’expansion rapide.

Or le principe politique, qui a pour fonction de régir la vie en Société, devrait régir le commerce et l’économie et n’être pas régi par eux. Commerce et politique sont deux termes différents qui ne peuvent pas être assimilés. Aujourd’hui, le rôle de l’État est considérablement abaissé et amoindri par le fait du modèle d’entreprise de type capitalistique ; les États n’ont plus les moyens d’assumer leur rôle politique qui est, avant tout, d’assurer et de garantir la paix sociale.

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Le vendredi, c’est poisson

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Manuel Valls se fait signifier son licenciement à sec pour « haute trahison au profit d’un pays étranger »

Tôt ce matin, le président de la République, rendu joyeux par la chute brutale des chiffres du chômage (-27%), due à un regain d’activité industrielle (principalement causé par des ventes d’armes astronomiques), a invité les ministres, secrétaires d’État ainsi que les responsables de l’opposition, Marine Le Pen en tête, à un petit déjeuner dit « œcuménique ». En présence du cardinal Barbarin, qui est passé en coup de vent bénir les viennoiseries, et de people triés sur le volet (Julie Gayet en Dior, Brad Pitt en jean), François Hollande est parti dans un discours sans notes, truffé de pointes d’humour, sur la « fin de la fracture sociale ». Un clin d’œil à son père spirituel régional, Jacques Chirac.

En effet, tous les économistes, qu’ils soient de droite libérale ou de gauche antilibérale, de Jacques Marseille à Thomas Piketty, sont d’accord pour admettre que si la situation actuelle perdure – et il n’y a pas de raison que ce redécollage soit freiné, avec l’afflux de main-d’œuvre qualifiée qui fertilise notre vieux pays – les courbes vont se croiser. Autrement dit, avec la fin de la désindustrialisation et la demande brutale de main-d’œuvre, le plein-emploi est en vue, ainsi que le renflouage des caisses de l’État, mises à mal par des décennies de chômage chronique. On parle d’un bénéfice de 127 milliards pour 2017.

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Chasse aux sorcières «antisémites» à Sciences Po (Guillaume Weill Raynal)

conseil-de-la-licra-fr[Note de l’auteur du blog Éloge de la raison dure : démonstration par l’absurde de la vaste arnaque de la “lutte contre l’antisémitisme” institutionnelle, qui a de plus en plus de mal à cacher sa véritable nature : une police de la pensée politique.]

Sur sa page Facebook, un prof de Sciences Po a procédé, ces jours-ci, au lynchage d’une étudiante, désignée comme «antisémite». Sans la moindre preuve. Dans la meute des « likeurs », un vice-président du CRIF, et… le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Sur les forums et les réseaux sociaux, les  haines les plus diverses s’expriment sans frein, le plus souvent dans le secret de l’anonymat. Mais les attaques se font aussi parfois à visage découvert, en pleine lumière, et en toute bonne conscience.  A l’heure où certains n’ont de cesse de dénoncer les « dérives de l’antiracisme » réelles ou supposées, il est peut-être bon de rappeler qu’une haine folle et gratuite peut parfois se dissimuler aussi sous le masque respectable et avantageux  de la lutte contre l’antisémitisme.

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Devant les caméras du monde entier, Raoul Castro empêche Obama de lui mettre la “papatte” sur l’épaule (F. Asselineau – UPR)

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Obama tente de poser sa main gauche sur l’épaule droite de Raoul Castro, celui-ci, furieux, réagit immédiatement en bloquant la main et en la repoussant vivement loin de lui puis vers le haut.

LE PRÉSIDENT CUBAIN RAOUL CASTRO VIENT DE DÉJOUER LA GESTUELLE DOMINATRICE HABITUELLE DES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS.

Dans la diplomatie mondiale, il n’y a ni voyage, ni parole, ni geste anodin. Mes lecteurs assidus le savent bien puisque j’explique, depuis plusieurs années, comment les présidents américains usent d’une gestuelle très particulière, et très préméditée, pour symboliser, devant le public planétaire, leur domination sur des nations asservies.

Pour faire admettre leur hégémonie mondiale de façon subliminale par des millions de téléspectateurs, George W. Bush puis Barack Obama se sont fait une spécialité de poser la main, sinon tout l’avant-bras, sur l’épaule d’un chef d’État ou d’un chef de gouvernement étranger vassalisé devant les caméras du monde entier.

J’ai expliqué et illustré ce geste, que j’appelle celui de « la papatte sur l’épaule », dans ma conférence « La Tromperie universelle comme mode de gouvernement »(cf. enregistrement du 28 avril 2013 publié sur notre site à partir de 55’ 20’’).

L’AVILISSEMENT DE LA FRANCE

Comme je l’ai montré dans cette conférence, et comme de nombreux exemples sont venus le confirmer par la suite, Nicolas Sarkozy puis François Hollande ont été spécialement l’objet de cette gestuelle humiliante de la part de George W. Bush (pour Sarkozy) et de Barack Obama (pour Sarkozy et Hollande). L’un comme l’autre des deux locataires de l’Élysée y ont réagi avec une veulerie et une passivité incroyables. Non seulement en laissant le chef d’État américain poser sa main de façon ostentatoire sur leurs épaules en signe évident de paternalisme et de domination, mais en accompagnant ce geste d’une pose de soumission et d’un sourire gêné de larbin.

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Tsahal, financée par vos impôts (Ouest-France)

Tsahal[Note de l’auteur de ce blog : “Complotiste !” cria l’idiot ; “Légaliste !” lui répondit l’écho.]

Niche fiscale et Tsahal. La sénatrice de l’Orne menacée de mort

Nathalie Goulet a affirmé à l’AFP avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux après s’être étonnée d’une niche fiscale possible en cas de don à l’armée israélienne.

La sénatrice UDI-UC de l’Orne, Nathalie Goulet a annoncé à l’AFP avoir reçu des menaces de mort après s’être étonnée de la possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l’armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60%.

Également vice-présidente de la commission de la Défense, la sénatrice de l’Orne avait posé le 10 mars une question écrite au secrétaire d’État chargé du budget, Christian Eckert, pour attirer son attention sur le sujet. Souhaitant « avoir l’explication de cette disposition exorbitante du droit commun », elle avait souligné qu’il s’agissait là « d’une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d’une armée étrangère ».

En visite chez des producteurs ornais

Depuis, elle n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

En visite chez des producteurs ornais ce vendredi après-midi, Nathalie Goulet n’a pas souhaité nous en dire plus, refusant de s’exprimer à ce sujet. « Je n’en parlerai pas » a déclaré la sénatrice.

Source : Ouest-France, 25 mars 2016

Décryptage du système économique global [5/7] : Entreprise bancaire, l’instrument juridique du désordre politique global (le saker francophone)

tresoreriePar Valérie Bugault – le 21 février 2016

Les banques sont l’élément prépondérant du système de concentration des capitaux et d’utilisation du capital concentré. Elles ont acquis la possibilité de mettre en place des réglementations économiques très arrangeantes et des systèmes de contrôle purement formels de leurs activités. L’organisation de vastes transferts juridiques de capitaux au profit des propriétaires des principales banques, qui détiennent également – grâce à l’anonymat de certaines sociétés et trusts – de nombreuses autres entreprises, permet à son tour une accélération de la concentration des capitaux dans tous les domaines de l’économie (médias, agro-alimentaire, pharmaceutique, chimique, transports, extraction minière etc.) au moyen, notamment, des fusions-acquisitions 1 mais aussi des achats à effet de levier dits LBO, dont les principaux acteurs sont les services juridiques des banques d’affaires.

Le système de sauvegarde des intérêts bancaires est parfaitement bien déguisé sous un amoncellement de prétendus contrôles et de règles plus techniques les unes que les autres. Ces différentes étapes ont à leur tour permis la mise en œuvre de certains mécanismes de spoliation des masses, lesquels ont tôt fait d’aboutir à une domination politique totale.

L’élite financière occidentale est aujourd’hui dans une position de domination sociale qui n’a pas d’exemple historique pertinent. Jamais l’aristocratie ou la monarchie n’ont à ce point concentré et contrôlé les mécanismes de fonctionnement de la société. L’Ancien Régime partageait la domination sociale entre les armes, tenues par les aristocrates – noblesse d’épée bientôt mélangée aux hommes de loi, la noblesse dite de robe – et les âmes, tenues par l’Église catholique romaine. S’il faut avouer que les mêmes familles se partageaient la plupart des hauts postes de l’armée et du clergé, les contre-pouvoirs, notamment commerciaux, existaient et le niveau de développement technologique ne permettait pas le contrôle total auquel nous assistons aujourd’hui.

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