Au pays des Lumières éteintes

Au pays des Lumières éteintes, ceux qui ont détesté le Père ont voté pour le Fils et le Saint-Esprit réunis.

Au pays qui crut un temps à “mon ennemie c’est la finance”, on a choisi de donner les clés à l’employé de la finance.

Au pays des mathématiques et de la raison, un lauréat de la médaille Fields s’est enthousiasmé pour le candidat au programme et au verbe le plus creux.

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Pas avant le deuxième tour (Nicolas Grégoire)

Tout se passe comme prévu.
Image ©Louison, tous droits réservés.

[Note de l’administrateur de ce blog : il n’est pas toujours possible de pouvoir guérir une maladie correctement diagnostiquée. Mais quand le diagnostic est faux, la guérison est encore moins probable.

On appréciera également dans cet article la déontologie de Mediapart, et de la presse française en général.]


En dénonçant Bayrou, je voulais changer la politique. Censuré, espionné, cambriolé, j’ai découvert que je ne pouvais pas gagner.

Le 2 avril, j’ai décrit dans une tribune mon parcours dans les bas fonds de la politique. Emplois fictifs, extorsion, agressions sexuelles, tout y était, version François Bayrou. Plus de soixante-dix mille lecteurs plus tard, j’ai découvert les dessous d’une élection ou tout s’accordait, jusqu’au sommet de l’Etat, pour protéger Emmanuel Macron. Chronique d’un échec annoncé. Et d’une France qui n’est pas la nôtre.

Maintenant ou jamais

“Bonjour ! Je m’appelle Nicolas Grégoire, j’ai eu deux emplois fictifs à l’UDF pour François Bayrou. Et aujourd’hui, je balance”

C’était le bon moment : un mois avant le premier tour. Dans une élection qui s’annonçait serrée. Avec un bon texte, des preuves et une campagne sur les réseaux sociaux, tout le monde m’entendrait. Les médias, d’abord réticents, finiraient par relayer. Et François Hollande, soucieux de sa réputation et peu enclin à protéger ennemis et traîtres, resterait neutre.

En lisant mon brouillon, mes amis découvrent un Nicolas inconnu, un peu inquiétant. “Tout est vrai, sauf le rez-de-chaussée. Je préfère qu’on ne sache pas à quel étage j’habite”. Après quelques jours de relecture, ma souris reste comme suspendue au-dessus de Publier. Le temps ralentit. Avec l’angoisse des grandes décisions, mon doigt s’écrase sur le bouton.

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[Corée de l’Ouest] Quand les Présidents d’Université
appellent leurs étudiants à voter Macron ! (les-crises.fr)

[Note de l’administrateur de ce blog : ce vendredi, il m’était reproché au sein de mon université d’avoir utilisé mon adresse courriel professionnelle pour avoir exprimé, de façon privée, mon indignation au maire d’une ville ayant selon la presse tenu des propos diffamatoires au sujet d’un collègue. Mais si vous voyez une contradiction avec ce qui suit c’est que vous êtes un dangereux complotiste-d’extrême-droite-radicalisé. Au moins.]


Je suis heureux, j’ai trouvé LE grand gagnant de la campagne de propagande de cette présidentielle ! – qui vire de nouveau au flash totalitaire…

Jugez-vous-même : de très nombreux Présidents d’Université ont carrément écrit dans le cadre de leurs fonctions à tous leurs étudiants pour leur enjoindre de ne pas voter Le Pen, voire carrément de voter Macron !

J’en ai trouvé quelques uns, mais comme c’est vraiment important, j’ai besoin de vous.

J’ai donc décidé de créer le prix “JEAN MOULINET”, pour tous ces résistants européistes, mi-Jean Moulin, mi-Jean Monnet.

Car outre la destruction de la déontologie la plus élémentaire en Démocratie, le plus intéressant est leur argumentaire (Merci de bien vouloir éloigner François Asselineau de ce billet… 🙂 ).

Je vous propose donc de m’aider à recenser en commentaire (en postant un lien) ou par le formulaire contact (si vous l’avez reçu vous-même) les Interventions de Présidents que j’aurais loupées, et que vous pourriez avoir vues ou trouvées sur internet.

Je compte sur vous – c’est historique 🙂

Tout est parti de la Conférence des Présidents d’Université qui a rédigé ce communiqué de presse (archive – les sources sont sauvegardées sur archive.is) :

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Attali président ?

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois n’est pas coutume, je publie ici le billet d’un collègue, chargé de recherche au CNRS, sincèrement et profondément inquiet pour l’avenir de son pays, et très alarmé du faible degré de compréhension qu’ont ses concitoyens de la pièce de théâtre politique en train de se jouer. Merci à lui pour ces rappels historiques et cette analyse aussi douloureuse que lucide.]


La mondialisation

La cause profonde de la langueur économique qui frappe la planète entière depuis quarante années est bien connue : c’est le libre-échange, qui tend à instaurer partout les écarts de revenus les plus importants de la planète, et par conséquent à prolétariser les classes populaires et à laminer les classes moyennes, ce qui fait s’effondrer la demande.

Or la mondialisation n’est pas venue toute seule : il fallut des millions d’heures de travail d’ingénieurs et d’ouvriers pour concevoir les protocoles, écrire les programmes, fabriquer les composants, les assembler, lancer les satellites, faire les fibres optiques, tirer les câbles, etc. Il fallut de nombreuses réunions internationales pour modifier le droit commercial de tous les pays, et des heures de propagande intensive pour vanter les bienfaits du libre-échange. Les banquiers de Londres et New York comprirent quels profits pourraient être tirés de la différence fantastiques des salaires entre les pays développés et sous-développés. Ils financèrent ces productions d’autant plus facilement que, depuis 1971, nulle contrainte réglementaire sérieuse ne bride plus leur licence de créer de la monnaie à partir des vapeurs de la Tamise et de l’Hudson.

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Les leaders diaboliques : qu’est-ce qui fait fonctionner leur cerveau ? (le saker francophone)

[Note de l’administrateur de ce blog : pour prendre un peu (voire beaucoup) de hauteur ou de recul par rapport au problème ici traité, voir aussi le livre de François Roddier Thermodynamique de l’évolution.]


Par Ugo Bardi – Le 24 avril 2017

Source CassandraLegacy

Benito Mussolini (1883-1945) a dirigé le gouvernement italien de 1922 à 1943. Au cours des dernières années de sa carrière, il a fait une série d’erreurs vraiment colossales, qui ont conduit à un désastre pour l’Italie et pour lui personnellement. Mussolini était-il fou ? Idiot ? Ou son cerveau était-il endommagé ? Nous ne pouvons pas le dire avec certitude, mais comprendre la façon dont les esprits fonctionnent, semble être de plus en plus important à notre époque.

Une tendance évidente que nous observons dans l’Histoire est que, en période de crise, les dirigeants forts ont tendance à prendre en charge et à assumer tous les pouvoirs. C’est arrivé avec les Romains, dont le système gouvernemental est passé de la démocratie à une dictature militaire gérée par des empereurs. Il semble que cela se passe aussi avec nous, de plus en plus de pouvoirs étant concentrés entre les mains de l’homme (rarement la femme) au sommet de la hiérarchie du gouvernement.

Il y a des raisons pour cette tendance. La société humaine, comme elle est aujourd’hui, ne semble montrer aucun signe d’intelligence collective. Ce n’est pas un « cerveau », il ne peut pas planifier pour l’avenir, il trébuche vers l’avant, en exploitant ce qui est disponible. Donc, d’une certaine façon, il est logique d’affecter un vrai cerveau à cette charge. Le cerveau humain est la chose la plus complexe que nous connaissons dans l’univers tout entier et il n’est pas déraisonnable d’espérer que cela pourrait mieux gérer la société qu’une populace.

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“Macron est un psychopathe” :
l’analyse d’un psychiatre italien (ERTV)

[Note de l’administrateur de ce blog : à ceux qui seraient tentés de dire “il exagère, et puis la psychiatrisation des opposants, c’est une pratique connue des régimes totalitaires”, je demande de se poser cette question toute simple, et d’y répondre le plus sincèrement possible : “si à quinze ans j’avais couché avec ma (mon) prof de 39 ans, et que ma vie d’adulte se soit construite affectivement et socialement sur cette relation devenue publique, serais-je devenu un(e) adulte psychiquement épanoui(e) et équilibré(e) ?”]


Le professeur Adriano Segatori est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure, de manière très argumentée : « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. »

Macron n’aura pas d’enfants
(Antipresse)

[Note de l’administrateur de ce blog : avec un peu de retard pour cause de voyage, voici la livraison d’Antipresse de dimanche dernier. Mais une fois n’est pas coutume, il s’agit d’un article de la rubrique Angle Mort par Fernand Le Pic, et non d’un texte de Slobodan Despot. Non que ce dernier soit moins bon qu’à l’accoutumée, mais simplement parce que celui que j’ai choisi me semble particulièrement indiqué pour tenter de répondre à ceux qui, vous recommandant en fronçant les sourcils d’aller voter le 7 mai, n’ont pas encore compris que des deux candidats, l’antirépublicain n’est pas celui que le Média Unique désigne comme tel.

Et ceci alors même que dès 2010, Lionel Jospin affirmait que l’antifascisme était du théâtre et que le Front National n’avait jamais été un parti fasciste (même s’il reprenait par la suite des accusations de xénophobie très discutables, et oubliait de rappeler que Jean-Marie Le Pen avait voulu s’engager dans la Résistance à 16 ans). Et alors que si nous devons redouter aujourd’hui une nouvelle forme de totalitarisme, il est assez évident que pour des raisons d’efficacité, ses instigateurs feront tout pour lui donner des apparences de progrès et de modernité, et la différencier au maximum en apparence des totalitarismes passés.]


ANGLE MORT par Fernand Le Pic

Macron serait-il en passe de devenir le nouveau Père du peuple ? Sans doute pas. Non que sa femme ne soit plus en âge d’enfanter mais plutôt que le peuple se révèle être son adversaire le plus intime. Néanmoins, s’il est élu, il le devra à l’incroyable culte de la personnalité que son système de lancement et de soutien aura su mettre en place. Près de 20 000 articles de grande presse à la veille du premier tour, des centaines de reportages élogieux à la télévision, à la radio et sur des réseaux sociaux saturés du soutien constant et parfaitement scénarisé des élites médiatiques françaises. Un culte qui n’a finalement rien à envier à Staline et moins encore à Mao, dont la mystique prit corps avec la «Grande Marche». Liu Chunhua, l’un de ses peintres iconographes préférés durant la si carnassière Révolution culturelle, savait mieux que quiconque jouer de la silhouette du président Mao jeune (la quarantaine), venant à la rencontre du bon peuple «telle la lumière aveuglante du soleil levant, […] apportant l’espoir et la promesse d’un avenir radieux», disait-il. Son célèbre tableau de Mao s’approchant de Anyuan fut reproduit à 900 millions d’exemplaires ! Macron fera sûrement mieux.

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Les Pinçon-Charlot analysent le cas Emmanuel Macron
(Politis)

[Note de l’administrateur de ce blog : on remarquera avec amusement qu’après avoir rassuré le journaliste tremblant d’inquiétude en affirmant (à 1 min 43 s) “nous, on n’est pas du tout dans la théorie du complot” , Monique Pinçon-Charlot expose très précisément, tout au long de cette entrevue, ce qui constitue la définition d’un complot selon le Larousse : “projet plus ou moins répréhensible d’une action menée en commun et secrètement”.]

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