Attali président ?

[Note de l’administrateur de ce blog : une fois n’est pas coutume, je publie ici le billet d’un collègue, chargé de recherche au CNRS, sincèrement et profondément inquiet pour l’avenir de son pays, et très alarmé du faible degré de compréhension qu’ont ses concitoyens de la pièce de théâtre politique en train de se jouer. Merci à lui pour ces rappels historiques et cette analyse aussi douloureuse que lucide.]


La mondialisation

La cause profonde de la langueur économique qui frappe la planète entière depuis quarante années est bien connue : c’est le libre-échange, qui tend à instaurer partout les écarts de revenus les plus importants de la planète, et par conséquent à prolétariser les classes populaires et à laminer les classes moyennes, ce qui fait s’effondrer la demande.

Or la mondialisation n’est pas venue toute seule : il fallut des millions d’heures de travail d’ingénieurs et d’ouvriers pour concevoir les protocoles, écrire les programmes, fabriquer les composants, les assembler, lancer les satellites, faire les fibres optiques, tirer les câbles, etc. Il fallut de nombreuses réunions internationales pour modifier le droit commercial de tous les pays, et des heures de propagande intensive pour vanter les bienfaits du libre-échange. Les banquiers de Londres et New York comprirent quels profits pourraient être tirés de la différence fantastiques des salaires entre les pays développés et sous-développés. Ils financèrent ces productions d’autant plus facilement que, depuis 1971, nulle contrainte réglementaire sérieuse ne bride plus leur licence de créer de la monnaie à partir des vapeurs de la Tamise et de l’Hudson.

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Asselineau : la conspiration qui vient… (librairie Tropiques)

[Note de l’administrateur de ce blog : il est assez jouissif de voir tous les “journalistes” des “grands” media devoir, depuis que François Asselineau est officiellement candidat à l’élection présidentielle, accueillir cet “inconnu” (la faute à qui ?) dans leurs studios et tenter de le faire passer pour un farfelu, alors qu’il est de loin le candidat au discours le plus cohérent, aux arguments les plus bétonnés, au casier judiciaire le plus vierge et qui respecte de la façon la plus scrupuleuse la devise de la République Française.

Mais si une bonne tranche de rigolade quotidienne aide à se maintenir en bonne santé, elle ne suffit pas à nourrir intellectuellement son homme. Et “sans travail, le talent n’est qu’une sale manie”, disait je crois le regretté Georges Brassens. Vous connaissiez le mouvement slow food qui s’attaque à la malbouffe et vise par la même occasion à restaurer une agriculture de qualité ; voici maintenant l’heure de la politique lente (parce qu’avec François, on parle français, attention) qui s’attaque aux mensonges en bande organisée (Décodex et autres orwelleries) tout en visant rien de moins que la restauration de la démocratie.

Et pour cela il vaut mieux prendre son temps : plus de deux heures de conférence et questions devant un public attentif, comme il se doit dans une librairie ; on n’est pas chez Macron, les gens ne regardent pas leur smartphone pour savoir quand il faut applaudir. Ceux qui voudront un autre point de vue pourront également se diriger vers l’enregistrement officiel de l’UPR, en une seule vidéo de 2 h 18 min.

On notera tout de même que les hôtes (un peu âgés…) de François Asselineau à la librairie Tropiques se sentent obligés de se démarquer, en se pinçant le nez et en faisant une moue de dégoût, des opinions d’individus aussi répugnants que Dieudonné (et de bien d’autres dont j’ai un peu de mal à voir le point commun)… preuve qu’ils ont encore des progrès à faire s’ils veulent sortir de la matrice.

Enfin, je conseille à ceux qui prendraient François Asselineau pour un gros matou placide incapable de se mettre en colère d’aller écouter cet enregistrement audio, réalisé lors d’une de ses conférences publiques à une époque où l’UPR était beaucoup moins connue qu’aujourd’hui.]


Comme annoncé dans notre précédent article « conspirationniste », il nous a semblé utile et important de donner l’occasion à François Asselineau d’exprimer et argumenter ses positions, depuis le rétablissement des services publics, au besoin par renationalisation, jusques et y compris sa récusation de la construction européenne atlantiste et tout ce qui s’ensuit…( l’Euro, l’OTAN, la commission de Bruxelles, etc.)

Dominique Pagani et Bruno Drweski (peu soupçonnables de partager les idées de Soral, le Pen, Zemmour, Raël, Villepin, Luc Besson, Tom Cruise, Dieudonné, Brigitte Bardot, Cohn-Bendit, P.Buisson ou F.Fillon) se sont proposés pour débattre avec François Asselineau sur ces questions d’éducation populaire, historique et… politique ; de leur point de vue d’intellectuels marxistes, jugeant que ces accusations de « complotisme » ou « conspirationnisme rouge-brun » étaient une sottise essentiellement motivée par l’ignorance de notre propre histoire, aggravée par le négationnisme historique ambiant.

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Marine Le Pen renoncera-t-elle à sortir de l’euro pour être élue ? (Éric Verhaeghe)

La Liberté guidant le peuple (Eugène Delacroix, 1830)

La Liberté guidant le peuple (Eugène Delacroix, 1830)

[Note de l’administrateur de ce blog : certains s’évertuent à penser – ou à faire croire – notamment dans l’entourage d’Alain Soral, que la candidature de Marine Le Pen serait la véritable opposition à l’Union Européenne et à l’euro, celle de François Asselineau étant un leurre. Mais la lecture des engagements présidentiels de la candidate – dont Éric Verhaeghe cite ici un extrait – peut difficilement confirmer cette interprétation, sachant que la probabilité d’une renégociation des traités fructueuse dans une Europe à 27 membres peut être considérée comme une bonne définition pratique du zéro.]


Il suffisait de voir le discours de Marine Le Pen à Lille ce dimanche pour flairer le danger qu’elle représente pour les autres candidats. Avec évidence, elle “est dans” l’exercice et se positionne déjà dans la prise de pouvoir. Sa rhétorique est victorieuse et s’adresse habilement à tous les courants de l’opinion qu’elle est susceptible de mobiliser. Entre les messages envoyés aux indépendants, les ovations réservées à nos soldats et les appels à la grandeur retrouvée de la France, la présidente du Front National continue son travail de présence quasi-psychique auprès de toutes les zones refoulées d’un narcissisme français meurtri depuis plusieurs décennies par un discours européiste.

La perspective grandissante d’une victoire du Front National

Si, à Paris, la résistance à Marine Le Pen reste forte, l’adhésion n’en est que plus forte dans le reste de la France. Beaucoup de Français interprètent en effet la réaction nobiliaire que nous vivons comme une réaction parisienne à la décentralisation. Plus les Parisiens résistent au Front National, plus les provinciaux ont la conviction que Marine Le Pen claquera le beignet des aristocrates qui les oppriment.

C’est d’ailleurs ici que se trouve le tour de force de la présidente du Front National. Cette Parisienne de naissance, héritière et représentante des banlieues les plus chics est parvenue à incarner la France abandonnée. Elle peut chaleureusement dire merci à tous ceux qui la diabolisent, elle et sa famille, depuis des années. Sans ce rejet constant, son rôle de composition aurait été beaucoup plus difficile à jouer…

Il n’en reste pas moins qu’on la sent bien monter, cette vague de deuxième tour qui emportera sur son passage les ultimes réticences à une stratégie de rupture.

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La réécriture de l’Histoire en marche (UPR)

[Note de l’administrateur de ce blog : encore un article “complotiste”, diront certains : ce n’est pourtant pas ma faute si le Miniver qu’Orwell avait inventé dans 1984 est aujourd’hui devenu réalité, et si nombre de mes contemporains se refusent encore à l’admettre (d’où mon insistance à leur fournir des preuves).

Mais ici on fait encore mieux : ce sont les auteurs eux-mêmes qui exigent la censure de leurs écrits, datant de quatorze ans, et qui mettent en demeure ceux qui oseraient les citer de supprimer leur reproduction. Raison de plus pour faire le contraire, bien entendu.

On notera enfin, au bas de l’article de l’UPR, le lien entre cette censure comique et la candidature non moins comique de la baudruche Macron.]


LA RÉÉCRITURE DE L’HISTOIRE EN MARCHE : La direction du magazine HISTORIA censure son propre numéro 675 de mars 2003 sur le rôle de la CIA dans la construction européenne et met en demeure l’UPR d’en supprimer la reproduction

Par une mise en demeure du 17 mars 2017, l’avocat de Sophia Publications, la société éditrice du magazine Historia, a exigé que nous retirions du site Internet de l’UPR la reproduction de l’article « Quand la CIA finançait la construction européenne » de Rémi Kauffer, figurant dans le numéro 675 (mars 2003), que François Asselineau a montré en direct dans le journal de 20h de TF1 du 13 mars. La loi nous oblige à obtempérer.

Nous signalons que ce texte était vieux de 14 ans (édition de mars 2003) et qu’il figurait depuis plusieurs années sur le site Internet d’Historia, auquel notre article renvoyait.

Nous signalons que ce dossier de Rémi Kauffer n’est plus disponible sur le site d’Historia et cela prétendument « pour des raisons techniques ». Le lien est ici : http://www.historia.fr/parution/mensuel-675

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Sur le même thème, voir également, sur ce blog :

La réécriture de l’histoire du 11-Septembre, un travail à temps plein

George Soros : “C’est vrai, je m’implique dans des activités amorales” (ERTV)

[Note de l’administrateur de ce blog : à une époque étrange où on appelle “philanthrope” une personne qui fait fortune sur la ruine des autres, il est intéressant d’écouter le milliardaire juif George Soros expliquer qu’il n’éprouva pas la moindre gêne ou culpabilité à échapper aux déportations en aidant un membre du gouvernement hongrois, soudoyé par son riche père, à spolier les biens d’autres juifs.

Peut-être peut-on ensuite mieux comprendre comment un autre milliardaire juif – ukrainien cette fois : Igor Kolomoïsky – participa au coup d’État en Ukraine en finançant plusieurs bataillons d’extrémistes néo-nazis, dont le tristement célèbre régiment Azov dont le commandant Biletsky déclara en 2014 : “La mission historique de notre nation dans ce moment critique est d’amener les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie (…) Une croisade contre les sous-hommes menés par les sémites”.

Kolomoïsky qui est par ailleurs à l’origine de la création du Parlement Juif Européen ; si si, une telle institution existe vraiment, depuis 2012 – on se demande bien pourquoi d’ailleurs – et se trouve même hébergée dans les locaux très officiels de l’Union Européenne à Bruxelles.]

UE : Merkel fait passer le TAFTA en force, Hollande opine (Éric Verhaeghe)

angela-merkel[Article paru le 17 septembre 2016]

Au sommet de l’UE à Bratislava, les citoyens européens ont encore assisté à une belle pantalonnade, émaillée d’une fessée déculottée pour François Hollande, et d’une série de quiproquo qui risquent d’être lourds de sens pour l’Union.

TAFTA et la fessée déculottée de Hollande

Premier point: à Bratislava, Merkel a obtenu un maintien de la ligne européenne sur le TAFTA, malgré les annonces de Hollande sur l’arrêt des négociations. Voici ce qu’en dit le communiqué final:

lors du Conseil européen d’octobre, examiner les moyens de mettre en place une politique commerciale robuste qui tire parti de marchés ouverts tout en tenant compte des préoccupations des citoyens

Cette formule alambiquée annonce qu’en octobre, l’Union décidera officiellement de signer le TAFTA, que cela plaise ou non à la France. Il s’agit donc d’une superbe humiliation pour un Président qui annonçait, dans son discours de Wagram, qu’il ne laisserait pas la place de la France être contestée en Europe. Une fois de plus, les rodomontades parisiennes donnent lieu à un écrasement en bonne et due forme dès que les frontières sont franchies.

Mais jusqu’à quand allons-nous tolérer d’être le paillasson de la Prusse?

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Chroniques des sciences inhumaines et asociales (épisode 3)

chroniques avant guerre soral

Pour compléter, l’œuvre d’un précurseur,
écrite entre 2008 et 2011.

[Note de l’administrateur de ce blog : voici le troisième article – écrit il y a un mois – de Cadet Roussel, pseudonyme d’un collègue scientifique, dont le premier avait été publié sous le titre “Chronique des sciences inhumaines et asociales (épisode 1)”. Le deuxième, “L’écroulement de la ziggourat ?”, n’avait pas suivi la numérotation, son ton plus sérieux m’ayant conduit à ne pas l’associer directement au premier. À la demande de l’auteur, qui prévoit une production future au style disparate, je reprends ici la numérotation de la série inaugurée le 5 avril 2016.

Bonne lecture !]


Épisode 3

le 29 juillet 2016, par Cadet Roussel

Notre étrange avant-guerre ?

  1. La vague terroriste

Depuis deux années, une vague d’attaques terroristes, qui va en s’amplifiant, déferle en France, Belgique et Allemagne. Pour les optimistes, le mimétisme entraînerait des fanatiques à fomenter chacun leur coup. Mais l’Histoire enseigne que le terrorisme n’est jamais une suite d’actes isolés accomplis par des exaltés agissant indépendamment. C’est un moyen d’action choisi par des organisations ou des États, qui visent des buts politiques et coordonnent des attentats afin de sidérer les esprits. Les déséquilibrés qui commettent des actes terroristes sont presque toujours manipulés à leur insu. Ravaillac en fut un exemple célèbre ! Selon les analystes politiques, le mouvement Daesh se vengerait en Europe de ses revers en Syrie, en activant des commandos locaux capables de déjouer la police.

L’accélération du tempo fait prévoir une nouvelle provocation pendant les mois d’août ou de septembre, car les mauvais coups sont souvent portés pendant les vacances – quand les classes moyennes de l’hémisphère Nord sont sur la plage ou aux pieds de la Bonne Mère – ou bien à la rentrée – quand la reprise des contacts professionnels est propice aux craintes collectives. Comprendre les buts de ces crimes est nécessaire, tant par compassion pour les victimes et leurs proches que pour empêcher d’autres drames. L’analyse des événements passés peut éclairer l’enchaînement des événements à venir, mais c’est une tâche ardue qui oblige à naviguer prudemment entre les écueils de l’ingénuité et du catastrophisme. Tentons-la néanmoins, au risque du ridicule, risque qui reste bénin dans les situations graves. Et afin de mener au mieux la barque, examinons les attentats qui ont endeuillé notre pays.

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