Est-il rationnel de considérer que nos “élites” le sont ?

Christine Lagarde

Christine Lagarde

Parmi les arguments souvent avancés pour contrer les “conspirationnistes” (on a déjà vu ici ou encore là ce qu’on pouvait penser de cet adjectif), revient souvent l’idée que nos élites dirigeantes, parce que ce sont des élites, sont nécessairement des personnes raisonnables et même très rationnelles, incapables de comportements ou d’actes délirants ou criminels. C’est certainement aller un peu vite en besogne, et sans doute aussi naïf et faux que d’associer végétarisme et non-violence sous prétexte que le régime végétarien permet d’éviter de tuer des animaux (rappelons qu’un certain Adolf Hitler était végétarien).

Plutôt qu’une dissertation théorique sur l’irrationalité auto-entretenue des castes gouvernantes, cette partie de l’humanité qui parce qu’elle a le pouvoir, peut se dispenser de réfléchir et d’examiner sa conscience, illustrons par un exemple ce que peut être le “travail” d’une personne indiscutablement membre de l’élite, habituée aux vols internationaux en classe premium, aux hôtels de luxe et aux limousines avec chauffeur : Christine Lagarde, directrice générale du FMI depuis le 5 juillet 2011, suite à la mésaventure que l’on sait survenue à son prédécesseur Dominique Strauss-Kahn.

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Qu’est-ce qu’une connaissance rationnelle ?

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sculpture nécessitant de
solides connaissances rationnelles

Vaste programme, comme aurait dit de Gaulle à propos d’un autre sujet… finalement pas très éloigné. Impossible dans un article de blog de traiter cette question en profondeur et d’avoir une quelconque prétention épistémologique ; néanmoins, les discours médiatiques ambiants abondent tellement en contre-exemples, nous soumettent à tant de feux d’artifices irrationnels, qu’il paraît utile de retracer les contours du cadre et de montrer surtout ce que la connaissance rationnelle n’est pas.

Initialement, l’article aurait dû s’intituler “Qu’est-ce qu’une connaissance scientifique ?” ; cependant, la perception actuelle de ce qu’est la science, son association presque systématique à la technique, à l’industrie et aux “gros moyens” de la science institutionnelle m’ont convaincu que l’adjectif “scientifique” était trop réducteur voire trompeur.

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